Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

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2006 10 4

Les joies (Johann Wolfgang von Goethe)

Classé sous Inspiration de Poetes Connus — ganeshabreizh @ 3:48
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Libellule

Volant autour de la source,

La changeante libellule

M’ éjouit depuis longtemps :

Tantôt sombre et tantôt claire,

Comme le caméléon.

Tantôt rouge et tantôt bleue,

Tantôt bleue et tantôt verte.

Oh ! Si je pouvais, du moins,

Voir de tout près ses couleurs !

Elle bourdonne et plane et point ne cesse !

Mais, chut ! Au tronc du saule elle se pose.

Ah ! Je la tiens ! Ah ! Je la tiens ! Sur l’heure,

Je l’ examine avec précision,

Et je ne vois que du bleu triste et sombre …

Voilà ton lot, ô l’ analyste de tes Joies !

*

Johann Wolfgang von Goethe

******************************************************************

Poème extrait de POESIES / GEDICHTE

des origines au Voyage en Italie

(Page 177)

AUBIER – Collection Bilingue

Edition 1951 

Saule

Johann Wolfgang von Goethe

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.
Johann Wolfgang von Goethe (né à Francfort le 28 août 1749 et mort le 22 mars 1832 à Weimar à l’âge de 82 ans) est un poète, romancier et dramaturge allemand, également scientifique et grand administrateur.

Biographie
Johann Wolfgang von Goethe  Johann Wolfgang von Goethe
Son père était conseiller de Francfort – il aurait d’ailleurs été très dur et sévère. Le jeune Goethe était davantage attaché à sa mère. Dans sa ville natale, il s’éprit de la jeune et belle Lili Schoenemann. Il reçoit une éducation humaniste rigoureuse (il avait dû apprendre notamment plusieurs langues dont le grec ancien, le latin, le français…). Goethe a étudié le droit à Leipzig de 1765 à 1768 et à Strasbourg de 1770 à 1771. Il y rencontre Johann Gottfried Herder, et eut une idylle avec Frédérique Brion. En 1772, il est reçu docteur, revient à Francfort, et devient magistrat à Wetzlar. En 1773, il commence à écrire. Au cours d’un voyage avec Basedow et Lavatter sur la Lahn, il compose devant le château-fort de Lahneck le poème Geistesgruss, poème traduit par Madame de Staël. En 1775, il s’installe à Weimar en tant qu’attaché à la cour du duc, puis en 1786, à Rome. Il entame une liaison avec Charlotte von Stein de sept ans son aînée, qui dura dix ans. Il lui écrivit 1 700 lettres.

Deux ans plus tard, il revient à Weimar, devient ministre du Duc et s’installe avec Christiane Vulpius, qu’il épouse en 1806. En 1791, il devient directeur du théâtre ducal jusqu’en 1817. En 1792, il est à la bataille de Valmy aux côtés du duc de Saxe-Weimar.
En 1794, il se lie d’amitié avec Schiller, et participe à la revue de ce dernier, Les Heures.

En 1808, il rencontre Napoléon Bonaparte à Erfurt qui le décore de la Légion d’honneur.
Il rencontre, en 1813, le philosophe Arthur Schopenhauer avec qui il discute de sa théorie des couleurs. Visiteur assidu du salon littéraire tenu par sa mère Johanna, il y rencontre artistes et philosophes dont Heinrich Reiss et le peintre Füssli. En 1814, il se prend de passion pour Marianne von Willemer. En 1822, il demande en mariage Ulrike von Levetzow (16 ans ), qui refuse. Il est d’ailleurs intéressant de noter que les expériences de Goethe avec les femmes ont influencé les personnages féminins dépeints dans ses œuvres : ainsi le personnage de Lotte dans Les Souffrances du jeune Werther correspond en partie à Charlotte von Stein; la jeune Ulrike von Levetzow lui inspire le personnage de Marguerite dans Faust. Il finit sa vie célèbre sous le nom de « Sage de Weimar ».

Il est l’auteur d’une œuvre prolifique qui le rattache à deux mouvements littéraires, le Sturm und Drang et le classicisme de Weimar (Weimarer Klassik), ainsi que d’une théorie de la lumière et de la découverte d’un os de la mâchoire.

Il est notamment l’auteur des Souffrances du jeune Werther (die Leiden des jungen Werther), Les affinités électives (Wahlverwandschaften), Faust I et II, Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister (Wilhelm Meisters Lehrjahre) ainsi que de nombreux poèmes dont beaucoup sont si célèbres que des vers en sont entrés comme proverbes dans la langue allemande : Willkommen und Abschied (« es schlug mein Herz, geschwind zu Pferde / es war getan fast eh gedacht »), Mignon (« kennst du das land wo die Zitronen blühen… », Connais-tu le pays où fleurit le citronnier), Erlkönig, Le roi des aulnes (« Wer reitet so spät durch Nacht und Wind / es ist der Vater mit seinem Kind… ») Der König in Thule, etc.

L’histoire naturelle [modifier]
Goethe dans la campagna romana (Tischbein – 1786)

Goethe s’intéresse à la botanique et publie un essai sur la métamorphose des plantes : Versuch die Metamorphose der Pflanzen zu erklären (1790). Dans celui-ci, Goethe tente d’établir une théorie générale sur la morphologie des végétaux en reconnaissant l’analogie de certaines formes comme les cotylédons, la forme des fleurs ou des feuilles. Il esquisse également une théorie de l’évolution chez les végétaux et relie la morphologie avec la phylogénie. Cette vision est très en avance sur les idées généralement tenues sur les végétaux à son époque. Il est ainsi l’un des premiers (et peut-être le premier) à employer le terme de métamorphose en botanique.

L’arbre fétiche de Goethe était également celui de la ville de Weimar, le Ginkgo biloba.

Œuvres
Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur Johann Wolfgang von Goethe.
Wikisource propose un ou plusieurs textes de Johann Wolfgang von Goethe dans le domaine public

Le serpent vert
Traité des couleurs
La métamorphose des plantes et autres écrits botaniques, précédé de l’introduction de Rudolf Steiner (1884), Editions Triades.
Correspondance
Correspondance : Goethe, Carlyle (édition de Charles Eliot Norton ; traduction de Georges Khnopff). – Paris : Éditions du Sandre, 2005. – 183 p., 22 cm. – ISBN 2-914958-22-6. Inclut le texte d’une correspondance du 24 juin 1824 au 6 mai « 1832″ et quelques annexes.
Claudia Schweizer, Johann Wolfgang von Goethe und Kaspar Maria von Sternberg, Münster 2004, ISBN 3-8258-7579-2
Poésies
Prométhée (Prometheus) (1774)
Ballades (1787)
Le Roi des Aulnes (1782)
L’Apprenti sorcier
Élégies romaines (1788 – 1790)
Épigrammes vénitiennes (1790)
Xénies (1796) avec Schiller
Hermann et Dorothée (1798)
Achilléide
Le Roman de Renard
Le Divan occidental-oriental (1819)
Lieds (Chansons)
Odes
Vers inspirés par la vue du crâne de Schiller
Romans]
Les Souffrances du jeune Werther (Die Leiden des jungen Werther) (1774);
Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister (Wilhelm Meisters Lehrjahre) (1796);
Les Affinités électives (Die Wahlverwandschaften) (1809)
Théâtre [modifier]
L’amant capricieux (Die Laune des Verliebten) ;
Goetz de Berlichingen (Götz von Berlichingen)(1773)
Clavigo (1774)
Stella (1776)
Iphigénie en Tauride (1779)
Egmont (1789)
Torquato Tasso
Le grand Cophte (1790)
Le Général citoyen (1793)
Les Révoltés (1793)
La Fille naturelle(1804)
Faust I (1808) et II (1832, posthume)
Autobiographie
Poésie et vérité (1811 – 1833)
Autres
Voyage en Suisse et en Italie
Campagne de France (1822)
Maximes et réflexions (1833)
Entretiens de Goethe et d’Eckermann (1822 – 1833)
Entretiens d’Émigrés allemands – LE CONTE (1795) – Editions Novalis, 1993
Textes divers [modifier]
Discours en l’honneurs de Wieland
Importance de l’individuel
Kotzebue
Sur moi-même ; fragments
Proposition amiable
Fréron
Du goût
Palissot
Piron
Voltaire
Sur le Laocoon
La Cène de Léonard de Vinci
Vérité et vraisemblance dans les œuvres d’art
Poésies de Jean-Henri Voss
Poésies alemaniques par J-P Hebel
Sans-culottisme littéraire
Sur la langue allemande
Traduction de Lucrèce par de Knebel
Pour les jeunes poètes
Encore un mot pour les jeunes poètes
Bibliographie
Édouard Rod: Essai sur Goethe, Paris, Perrin, 1898
Karl Otto Conrady: Goethe – Leben und Werk, Artemis Verlag Zürich 1994, 1040 Seiten.
Richard Friedenthal: Goethe – sein Leben und seine Zeit, Piper-Verlag München
Nicholas Boyle: Goethe. Der Dichter in seiner Zeit. Aus dem Engl. übers. von Holger Fliessbach. Frankfurt am Main: Insel 2004.
Bd. 1: 1749–1790. (Insel-Taschenbuch. 3025) ISBN 3-458-34725-9
Bd. 2: 1790–1803. (Insel-Taschenbuch. 3050) ISBN 3-458-34750-X
George Henry Lewes: Goethe’s Leben und Schriften. übers. von von Julius Frese. Berlin : Duncker 1857.
Gero von Wilpert: Goethe-Lexikon. Stuttgart 1998, Kröner, ISBN 3-520-40701-9
Goethe, Johann Wolfgang, in: Allgemeine Deutsche Biographie, Leipzig, München 1875–1912, Bd. 9, S. 413ff.
Wolfram Voigt/Ulrich Sucker: Johann Wolfgang von Goethe. BSB B. G. Teubner Verlagsgesellschaft, Reihe: Biographien hervorragender Naturwissenschaftler, Techniker und Mediziner Band 38, Leipzig 1987
Renate Wieland: Schein Kritik Utopie. Zu Goethe und Hegel. München (edition text + kritik) 1992, ISBN 3-88377-419-7
Ettore Ghibellino: Goethe und Anna Amalia – eine verbotene Liebe, A.J. Denkena-Verlag, Weimar 2003, ISBN 3-936177-02-3
Peter Matussek: Goethe zur Einführung. Hamburg: Junius, 2002, 2. Aufl., ISBN 3885069725
Jürgen Hartmann: Goethe und die Ehrenlegion/ Goethe et la Légion d’Honneur Mainz: Schmidt Universitätsdruckerei, 2005, ISBN 3-93 5647-27-1
Bortoft : La démarche scientifique de Goethe – Editions Triades, 2001
Rudolf Steiner
L’Esprit de Goethe, EAR
Une théorie de la connaissance chez Goethe, EAR
Goethe et sa conception du monde – EAR
Goethe, le Galilée de la science du vivant, Editions Novalis 2002. – Cet écrit rassemble les introductions réalisées par Rudolf Steiner lors des éditions de l’œuvre scientifique de Goethe, publiée entre 1882 et 1897.
Jad Hatem, Satan, monothéiste absolu selon Goethe et Hallaj, Éditions du Cygne, Paris, 2006
Anecdote
Sur son lit de mort, Goethe agonisait ; il rouvrit alors les yeux, tendant un bras et lançant « Encore un peu de lumière… », puis s’éteignit.

  
 

En 1926, la psychologue Catherine Morris Cox a publié une étude sur les hommes et femmes, ayant vécu entre 1450 et 1850, réputés être les plus intelligents. Leur QI a été estimé d’après les écrits et travaux qu’ils ont laissés. Philosophes, mathématiciens, écrivains, musiciens, etc: ce sont souvent des personnalités qui excellaient dans plusieurs domaines. Selon elle, le poète allemand Goethe surclasserait tout le monde avec un QI de 210, suivi de près par Blaise Pascal (195), Galilée (185), Descartes et Nietzsche (180), Mozart (165) et Einstein avec « seulement » 160.
Certains de ses poèmes ont été source d’inspiration pour des groupes allemands comme Rammstein.
Liens internes
Goethe-Institut
Littérature germanique
Goetheanum
Rudolf Steiner
Lien externe
Une bio-bibliographie
Quelques citations de J. W. von Goethe Les citations.net
J. W. von Gœthe, Poésie et vérité : Livre I (Goethe par lui-même : sa première enfance), Œuvres complètes de Johann Wolfgang von Gœthe, tome 8 : Mémoires, Traduction nouvelle par Jacques Porchat, Libraire Hachette et Cie, Paris, 1862, Première partie, pp. 4-38.
J. W. von Goethe, Le serpent vert, “Entretiens d’émigrés allemands : Conte”, Œuvres de Goethe, tome VII : “Les années de voyage”, traduction nouvelle par Jacques Porchat, Paris, Librairie de L. Hachette et Cie, 1860, pp. 501-532.

   

Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Johann_Wolfgang_von_Goethe

 

 

Prajanaparamita-hrdaya-sutra (Sutta en pâli) dit « Heart Sutra of Prajna  » – (Sutra du coeur) Buddhiste Chant by Imée Ooi – 5’06

Classé sous A l'ecoute de ... — ganeshabreizh @ 3:47

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Prajanaparamita-hrdaya-sutra (Sutta en pâli) dit  Heart Sutra of Prajna – (Sutra du coeur)

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Texte émanant du site :

http://zen-occidental.net

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Hannya Shingyô

Le Sûtra du Coeur

Ce texte, très court, qui se présente comme le « coeur » des sûtras indiens de la Perfection de Sagesse (prajñâ pâramitâ) est devenu en Chine, puis au Japon, une sorte de credo aux vertus magiques. Au nom de la vacuité, il met à mal les doctrines anciennes des quatre nobles vérités et de coproduction conditionnée. Il existe plusieurs traductions en chinois, celle de Xuanzang (j. Genjô, 602 ?-664) est psalmodiée quotidiennement dans les temples zen japonais. En voici une traduction.

 

 

 


 

 


Le Sûtra du Coeur de la prajñâ pâramitâ

Traduit par Xuanzang, le maître de la Loi de la triple corbeille sous la dynastie Tang

Lorsque le bodhisattva Seigneur-de-la-contemplation pratique la profonde prajñâ pâramitâ, il voit que les cinq agrégats sont tous vides et se libère de toutes les souffrances.

Shâriputra, les formes ne sont pas différentes du vide, le vide n’est pas différent des formes, les formes sont le vide, le vide est les formes. Il en va de même des sensations, des perceptions, des constructions mentales et des consciences.

Shâriputra, tous ces éléments ayant l’aspect du vide, ils ne naissent ni ne disparaissent, ils ne sont ni souillés ni purs, ils ne croissent ni ne décroissent. C’est pourquoi dans le vide, il n’y a pas de forme, non plus de sensation, de perception, de construction mentale ni de conscience.

Il n’y a pas d’oeil, d’oreille, de nez, de langue, de corps ni de mental. Il n’y a pas de forme, de son, d’odeur, de saveur, de tangible ni d’élément. Il n’y a pas de domaine du visuel et ainsi de suite jusqu’à il n’y a pas de domaine de la conscience mentale.

Il n’y a pas d’ignorance et non plus cessation de l’ignorance et ainsi de suite jusqu’à il n’y a pas de vieillesse ni de mort et non plus cessation de la vieillesse et de la mort. Il n’y a pas de souffrance, d’origine, d’extinction ni de chemin. Il n’y a pas de connaissance et non plus d’obtention car il n’y a rien à obtenir.

Comme le bodhisattva s’appuie sur la prajñâ pâramitâ, son esprit ne connaît plus d’empêchement et comme il n’a plus d’empêchement, il est dénué de crainte. En se déprenant des méprises et des pensées illusoires, il accède au nirvâna. Comme les bouddhas des trois temps s’appuient sur la prajñâ pâramitâ, ils obtiennent l’anuttara samyak sambodhi.

Sache donc que la prajñâ pâramitâ est la grande formule magique, la grande formule du savoir, la formule suprême, la formule inégalée qui permet de supprimer toute souffrance, qui est vraie et non pas vaine. C’est pourquoi j’enseigne la formule de la prajñâ pâramitâ. J’enseigne ainsi la formule : « Gate, gate, pâragate, pârasamgate, bodhi, svâhâ! »

 

 

 

 


 

 

Notes

Pour chaque phrase sont données la prononciation en usage dans les liturgies des deux écoles japonaises, Sôtô et Rinzai, une lecture japonaise, un essai de traduction et quelques brèves notes explicatives.

La lecture japonaise n’est pas une traduction mais un mode de lecture qui permet aux japonais de lire du chinois en rétablissant l’ordre syntaxique et en ajoutant les particules (les enclitiques) et les désinences verbales propres à leur langue. Il n’y a cependant pas de lecture unique, le chinois gardant presque toujours une certaine indétermination – d’autant plus que les textes anciens ignorent la ponctuation. Chaque lecture oriente donc la compréhension par le choix de telle ou telle forme verbale ou de telle ou telle ponctuation. On a suivi ici une lecture traditionnelle de l’école Sôtô. Il est à noter que l’édition de poche des Japonais Nakamura Hajime et Kino Kazuyoshi (Hannya shingyô, Kongô hannyakyô, Tokyo, Iwanami Shoten, 1983) que l’on trouve dans n’importe quelle librairie japonaise présente une lecture légèrement différente. Ils font par exemple le choix de lire la première phrase, « Lorsque le bodhisattva Maîtrise-de-la-contemplation pratiquait la profonde prajñâ pâramitâ… » (Kanjizai bosatsu, jin hannya haramita o gyô jishi toki…), ce que permet l’original chinois.

Sôtô : [Ma-ka] han-nya ha-ra-mit-ta shin-gyô

Rinzai : [Ma-ka] han-nya ha-ra-mi-ta shin-gyô

Traduction : Le sûtra du coeur de la [mahâ] prajñâ pâramitâ

Maka : Les écoles Sôtô et Rinzai ajoutent ce terme (skt. mahâ, « grand ») qui ne se trouve pas dans la traduction de Xuanzang.
Hannya haramita : La sixième des vertus des bodhisattva, la vertu (pâramitâ) de sagesse (prajñâ).
Shingyô : Ce texte se présente comme le « coeur » de tous les sûtras de la prajñâ pâramitâ. On notera que le Sôtô Zen Text Project traduit le titre par « Heart of Great Perfect Wisdom Sutra » (voir le lien ci-dessous).

 

Sôtô : Kan-ji-zai bo-satsu, gyô jin han-nya ha-ra-mit-ta ji, shô-ken go-on kai kû, do is-sai ku-yaku.

Rinzai : Kan-ji-zai bosa, gyô jin han-nya ha-ra-mi-ta ji, shô-ken go-on kai kû, do is-sai ku-yaku.

Lecture japonaise : Kanjizai bosatsu, jin hannya haramita o gyô zuru toki, goon kai ku nari to shôken shite, issai no kuyaku o do shitamau.

Traduction : Lorsque (… toki) le bodhisattva Seigneur-de-la-contemplation (kanjizai bosatsu) pratique (… o gyô zu[ru]) la profonde prajñâ pâramitâ (jin hannya haramita), il voit que (… to shôken shi[te]) les cinq agrégats sont tous vides (goon kai ku nari) et ([shi]te) se libère de (… o do shitamau) toutes les souffrances (issai no kuyaku).

Kanjizai : « Seigneur-de-la-contemplation », il s’agit du bodhisattva Avalokiteshvara. Le qualificatif de jizai a le sens de « souverain, qui est maître de ».
Shôken (su) : Un verbe composé de deux idéogrammes qui ont chacun de le sens de « voir, éclairer ».
Goon : « Les cinq agrégats » qui constituent par leur agrégation même un individu. Voir ci-après.
Do (su) : Littéralement « traverser », c’est-à-dire aller sur l’autre rive du nirvâna.
Kuyaku : Les difficultés créées par les souffrances.

 

Sôtô : Sha-ri-shi, shiki fu-i kû, kû fu-i shiki, shiki soku-ze kû, kû soku-ze shiki, ju-sô-gyô-shiki, yaku-bu nyoze.

Rinzai : Sha-ri-shi, shiki fu-i kû, kû fu-i shiki, shiki soku-ze kû, kû soku-ze shiki, ju-sô-gyô-shiki, yaku-bu nyoze.

Lecture japonaise : Sharishi, shiki wa kû ni koto narazu, kû wa shiki ni koto narazu, shiki wa sunawachi kore kû, kû wa sunawachi kore shiki, jûsôgyôshiki mo mata mata kaku no gotoshi.

Traduction : Sâriputra (sharishi), les formes (shiki) ne sont pas différentes (… ni koto narazu) du vide (), le vide () n’est pas différent (… ni koto narazu) des formes (shiki), les formes (shiki) sont (sunawachi kore) le vide (), le vide () est (sunawachi kore) les formes (shiki). Il en va de même (… mata mata kaku no gotoshi) des sensations, des perceptions, des constructions mentales et des consciences (jûsôgyôshiki).

Sharishi : Sâriputra, l’un des dix grands disciples du Bouddha Shâkyamuni, qualifié de « premier pour la sagesse ».
Shiki : La forme (les formes), le premier des cinq agrégats (skt. rûpa), la matière.
Jûsôgyôshiki : « Les sensations, les perceptions, les constructions mentales, les consciences », les quatre autres agrégats (skt. vedanâ, sañjñâ, samskâra, vijñâna).

 

Sôtô : Sha-ri-shi, ze-sho-hô kû-sô, fu-shô fu-metsu, fu-ku fu-jô, fu-zô fu-gen, ze-ko kû-chû, mu-shiki mu-jusô-gyô-shiki.

Rinzai : Sha-ri-shi, ze-sho-hô kû-sô, fu-shô fu-metsu, fu-ku fu-jô, fu-zô fu-gen, ze-ko kû-chû, mu-shiki mu-jusô-gyô-shiki.

Lecture japonaise : Sharishi, kono shohô wa kûsô ni shite, shô zezu, metsu zezu, akatsukazu, kiyokarazu, masazu, herazu, kono yueni kûchû ni wa shiki mo naku, jusôsyôshiki mo naku.

Traduction : Shâriputra (sharishi), tous ces éléments (kono shohô) ayant l’aspect du vide (kûsô ni shite), ils ne naissent (shô zezu) ni ne disparaissent (metsu zezu), ils ne sont ni souillés (akatsukazu) ni purs (kiyokarazu), ils ne croissent (masazu) ni ne décroissent (herazu). C’est pourquoi (kono yueni) dans le vide (kûchû ni wa), il n’y a pas (… naku…) de forme (shiki), non plus (… naku…) de sensation, de perception, de construction ni de conscience (jusôgyôshiki).

Kûsô (ni shite): « [ayant pour] caractère le vide ».

 

Sôtô : Mu-gen-ni-bi-zes-shin-ni, mu-shiki-shô-kô-mi-soku-hô, mu-gen-kai nai-shi mu-i-shiki-kai.

Rinzai : Mu-gen-ni-bi-zes-shin-ni, mu-shiki-shô-kô-mi-soku-hô, mu-gen-kai nai-shi mu-i-shiki-kai.

Lecture japonaise : Gennibizesshinni mo naku, shikishôkômisokuhô mo naku, genkai mo naku, naishi ishikikai mo naku.

Traduction : Il n’y a pas (… naku…) d’oeil, d’oreille, de nez, de langue, de corps ni de mental (gennibizesshinni). Il n’y a pas (… naku…) de forme, de son, d’odeur, de saveur, de tangible ni d’élément (shikishôkômisokuhô). Il n’y a pas (… naku…) de domaine du visuel (genkai) et ainsi de suite jusqu’à (naishi) il n’y a pas (… naku…) de domaine de la conscience mentale (ishikikai).

Gennibizesshinni… : Le texte passe en revue la division traditionnelle des dix-huit éléments que forment les six organes des sens (l’oeil, l’oreille, le nez, la langue, le corps [comme support du toucher], le mental), les six objets des sens (la forme, le son, l’odeur, la saveur, le tangible, l’élement) et les six sphères de connaissance qui leur correspondent. Le terme de , skt. dharma, rendu ici par « élément », désigne tous les objets qui ne relèvent pas des cinq premiers sens. On en dénombre soixante-quatre.
Naishi : « Et ainsi de suite jusqu’à », la formule permet d’abréger les répétitions dont sont coutumiers les textes indiens.

 

Sôtô : Mu-mu-myô yaku mu-mu-myô-jin, nai-shi mu-rô-shi, yaku mu-rô-shi-jin, mu-ku-shû-metsu-dô, mu-chi yaku mu-toku, i mu-sho-tok[u] ko.

Rinzai : Mu-mu-myô yaku mu-mu-myô-jin, nai-shi mu-rô-shi, yaku mu-rô-shi-jin, mu-ku-shû-metsu-dô, mu-chi yaku mu-toku, i mu-sho-tok[u] ko.

Lecture japonaise : Mumyô mo naku, mata mumyô no tsukuru koto mo naku, naishi rôshi mo naku, mata rôshi mo tsukuru koto mo naku, kushûmetsudô mo naku, chi mo naku mata toku mo naku, shotoku naki o motte no yueni.

Traduction : Il n’y a pas (… naku…) d’ignorance (mumyô) et non plus (mata… naku…) cessation de (… no tsukuru koto…) l’ignorance (mumyô) et ainsi de suite jusqu’à (naishi) il n’y a pas (… naku…) de vieillesse ni de mort (rôshi) et non plus (mata… naku…) cessation de (… no tsukuru koto…) la vieillesse et de la mort (rôshi). Il n’y a pas (… naku…) de souffrance, d’origine, d’extinction ni de chemin (kushûmetsudô). Il n’y a pas (… naku…) de connaissance (chi) et non plus (mata… naku…) d’obtention (toku) car il n’y a (… naki o motte no yueni) rien à obtenir (shotoku).

Mumyô… rôshi : « Ignorance… vieillesse et mort », le premier et le dernier des douze éléments de la coproduction conditionnée.
Kushûmetsudô : « Souffrance, origine, cessation, chemin », les quatre nobles vérités de la souffrance, de son origine, de l’extinction (le nirvâna) et du sentier octuple.
I mushotoku ko : « Car il n’y a rien à obtenir », certains traducteurs ponctuent le texte avant cette proposition mais la lecture japonaise suivie ici le fait après.

 

Sôtô : Bo-dai-sat-ta, e han-nya ha-ra-mit-ta ko, shin mu-kei-ge, mu-kei-ge ko, mu-u-ku-fu, on-ri [is-sai] ten-dô mu-sô, ku-gyô ne-han, san-ze sho-butsu, e han-nya ha-ra-mit-ta ko, toku a-noku-ta-ra san-myaku-san-bo-dai.

Rinzai : Bo-dai-sat-ta, e han-nya ha-ra-mi-ta ko, shin mu-kei-ge, mu-kei-ge ko, mu-u-ku-fu, on-ri [is-sai] ten-dô mu-sô, ku-gyô ne-han, san-ze sho-butsu, e han-nya ha-ra-mi-ta ko, toku a-noku-ta-ra san-myaku-san-bo-dai.

Lecture japonaise : Bodaisatta wa hannya haramita ni yoru ga yueni, kokoro keige nashi, keige naki ga yueni, kufu aru koto nashi, [issai] no tendô musô o onri shite nehan o kugyô su, sanze no shobutsu, hannya haramita ni yoru ga yueni, anokutara sanmyakusanbodai o etamaeri.

Traduction : Comme (… ga yueni) le bodhisattva (bodaisatta) s’appuie sur (… ni yoru) la prajñâ pâramitâ (hannya haramita), son esprit (kokoro) ne connaît plus d’empêchement (keige nashi) et comme (… ga yueni) il n’a plus d’empêchement (keige naki…), il est dénué (… aru koto nashi) de crainte (kufu). En se déprenant (… o onri shite …) de toutes (issai no…)] les méprises et pensées illusoires (tendô musô), il accède au (… o kugyô su) nirvâna (nehan). Comme (… ga yueni) les bouddhas des trois temps (sanze no shobutsu) s’appuient sur (… ni yoru) la prajñâ pâramitâ (hannya haramita), ils obtiennent (… o etamaeri) l’anuttara samyak sambodhi (anokutara sanmyakusanbodai).

Issai (no) : « Toutes (les méprises et pensées illusoires) », les écoles Sôtô et Rinzai ajoutent ce terme qui ne se trouve pas dans la traduction de Xuanzang.
Sanze no shobutsu : Les bouddhas du passé, du présent et du futur.
Anokutara sanmyakusanbodai : Transcription du sanskrit anuttara samyak sambodhi, « l’éveil correct complet sans supérieur ».

 

Sôtô : Ko chi han-nya ha-ra-mit-ta, ze dai-jin-shu, ze dai-myô-shu, ze mu-jô-shu, ze mu-tô-dô-shu, nô jo is-sai ku, shin-jitsu fu-ko, ko setsu han-nya ha-ra-mit-ta shu soku, setsu shu watsu gya-tei gya-tei, ha-ra-gya-tei, ha-ra-sô-gya-tei, bo-ji so-wa-ka.

Rinzai : Ko chi han-nya ha-ra-mi-ta, ze dai-jin-shu, ze dai-myô-shu, ze mu-jô-shu, ze mu-tô-dô-shu, nô jo is-sai ku, shin-jitsu fu-ko, ko setsu han-nya ha-ra-mi-ta shu soku, setsu shu watsu gya-tei gya-tei, ha-ra-gya-tei, ha-ra-sô-gya-tei, bo-ji so-wa-ka.

Lecture japonaise : Yueni shiru, hannya haramita wa, kore daijinshu nari, kore daimyôshu nari, kore mujôshu nari, kore mutôdôshu nari, yoku issai no ku o nozokite, shinjitsu ni shite kyo narazu, karu ga yueni hannya haramita no shu o toku. Sunawachi shu o toite notamawaku, gyatei gyatei, haragyatei, harasôgyatei, boji sowaka.

Traduction : Sache donc que (yueni shiru) la prajñâ pâramitâ (hannya haramita) est (kore… nari) la grande formule magique (daijinshu), la grande formule du savoir (daimyôshu), la formule suprême (mujôshu), la formule inégalée (mutôdôshu) qui permet de supprimer (yoku… o nozokite) toute souffrance (issai no ku), qui est vraie et (shinjitsu ni shite) non pas vaine (kyo narazu). C’est pourquoi (karu ga yueni) j’enseigne (… o toku) la formule de la prajñâ pâramitâ (hannya haramita no shu). J’enseigne (… o toite notamawaku) ainsi (sunawachi) la formule (shu) : « Gate, gate, pâragate, pârasamgate, bodhi, svâhâ! » (gyatei gyatei, haragyatei, harasôgyatei, boji sowaka).

Gyatei gyatei, haragyatei, harasôgyatei, boji sowaka : Le mantra pourrait être traduit par : « Allé, Allé, dépassé, allé complètement à l’éveil. Salut! »

 

Sôtô : Han-nya shin-gyô.
Rinzai : Han-nya shin-gyô.

On clôt un texte en chinois par son titre. La traduction française omet cette répétition.

 

 


 

La perfection (Khalil Gibran)

Classé sous Inspiration de Poetes Connus — ganeshabreizh @ 3:46

Tu me demandes, mon frère, quand l’ homme deviendra parfait.

Voici donc ma réponse.

L’ homme peut se diriger vers la perfection dès lors qu’ il se sent
confondu avec l’ espace dénué de toute limite et avec l’ océan
dépourvu de tout rivage, qu’ il est devenu ce feu qui ne cesse
de se ranimer, cette lumière à jamais étincelante, cet air quiet
ou cette tempête en furie, ces nuées chargées d’ éclairs,
de tonnerre et de pluie, ces rivières qui festoient ou larmoient,
ces arbres qui fleurissent ou se défeuillent, ces terres qui
s’ élèvent en monts ou s’ incurvent en vallons, ces champs
en semailles ou en sommeil.

Lorsque l’ homme éprouve tout cela, il est à mi-chemin.
Et s’ il désire atteindre le sommet de la perfection, il devra,
quand il ressent la plénitude de son être, s’ identifier à cet
enfant dépendant de sa mère, à ce père responsable de
sa famille, à ce jeune homme égaré entre ses aspirations
et ses soupirs, à ce vieillard qui lutte contre son passé et
son avenir, à ce dévot dans son ermitage, à ce criminel dans
sa geôle, à cet érudit entre ses livres et ses écrits, à cet
ignorant entre la cécité de ses nuits et l’ obscurité de ses jours,
à cette religieuse entre les fleurs de sa foi et les épines de
son austérité, à cette prostituée entre les crocs de sa faiblesse
et les griffes de ses nécessités, à ce pauvre entre son amertume
et sa soumission, à ce nanti entre ses ambitions et sa complaisance,
à ce poète entre la brume de ses crépuscules et la lueur de ses aurores.

Quand l’ homme parvient à expérimenter et à connaître tout cela, il atteint alors la perfection et devient une des ombres de Dieu.

*

Khalil GIBRAN dans Merveilles et Processions

traduit de l’ arabe par Jean-Pierre Dahdah

*

chez Albin Michel – Collection Spiritualités vivantes – N° 138

Collections dirigées par Jean Mouttapa et Marc de Smedt

*

KHALIL GIBRAN

 
     
:

Khalil Gibran enfant

 
1883 Naissance du poète et peintre libanais à Bcharré, village situé dans la « Vallée Sainte » avoisinant les forêts de grands cèdres. Il est baptisé dans la religion chrétienne maronite dont était issue sa mère. Il reçoit son enseignement primaire en arabe et en syriaque.
 
1895 Il émigre aux États-Unis en compagnie de sa mère, son frère et de ses deux soeurs pour s’établir à Boston et ouvrir une épicerie

1897 De retour au Liban, il s’installe à Beyrouth pour suivre les cours de la fameuse école de la Sagesse al-Hikmat où l’histoire des religions et le droit international lui sont enseignés. 
 
1901 Une série de voyages en Grèce, en Italie et en Espagne le conduisent à Paris où pendant deux années il étudie la peinture et achève son livre Les Esprits Rebelles : cette oeuvre protestataire, mal reçue par les autorités turques, est brûlé publiquement.
 
1903 Gibran est rappelé à Boston où décèdent sa mère, son frère et une de ses soeurs de la tuberculose. C’est dans un état de détresse et de détachement qu’il entame une version anglaise du Prophète, oeuvre dont il avait déjà esquissé les grandes lignes en arabe dès l’âge de quinze ans et qu’il travaillera jusqu’en 1923.
 
1904 Le quotidien new-yorkais Al-Muhajir, publié en langue arabe, diffuse ses poèmes, récits et essais; ils seront par la suite rassemblés dans le recueil Larmes et Sourires (1914).
 
1908 Un séjour de deux ans à Paris lui permet d’étudier à l’Académie des beaux arts et de rencontrer de nombreux artistes : Rodin, Debussy, Maeterlinck, Rostand
 
1910 Gibran se fixe définitivement à New York : sa renommée mondiale ne cessera de croître.
 
1916 « Mon peuple est mort« , cette citation résume son engagement pour son pays natal qu’il soutient dans sa lutte contre le joug ottoman et la famine.
 
1920 Gibran est à la tête de « Al-rabiat al-qalamiyyat », cercle littéraire réunissant l’élite du monde arabe émigré aux États-Unis. 
 
1923 Publication et succès immédiat de son oeuvre longuement mûrie et remaniée : Le Prophète. A son grand regret, sa santé détériorée ne lui permet pas un retour en orient
 
1931 Gibran meurt le 10 Avril dans un hôpital de New York. Son corps fut déposé à sa demande dans le monastère Mar Sarkis, non loin de Bcharré
 

 

Publications du vivant de Gibran
1918 The Madman
1919 Twenty Drawings
1920 The Forerunner
1923 The Prophet
1926 Sand and Foam
1928 Jesus, the Son of Man
1931 The Earth God
Publications posthumes
The Wanderer
The Garden of the Prophet
Prose Poems
The Broken Wings
A Self-Portrait
Thought and Meditations
Spiritual sayings
Lazarus and his Beloved

Khalil Gibran

Francis Lalanne et Linda Lemay – PLeure un bon coup ma p’tite Véro – 4’10

Classé sous A l'ecoute de ... — ganeshabreizh @ 3:44

http://www.dailymotion.com/video/X01qWBLME8Mi32NYJ

Francis Lalanne – On se retrouvera (Le Passage) – 2’32

Classé sous A l'ecoute de ... — ganeshabreizh @ 3:43

http://www.dailymotion.com/video/7xzZxeKecQzaA9nAI

T’en souviens-t-il de ce temps là (Francis Lalanne)

Classé sous Inspiration d'Auteurs — ganeshabreizh @ 3:42

T’ en souvient-il de ce temps là Francis Lalnne avec des enfants

Ce temps d’avant d’ être des hommes ?

Trois frères hauts comme trois pommes,

Nous découvrions tes mots, Art !

Et sous le signe de Mozart,

L’ amour seul nous donnait le la…

Le temps passait sans turbulence

Et, pour mieux exprimer le silence,

Pour mieux apprendre à le parler,

A l’ écouter, à l’ écouler,

Je faisais de tout un poème :

Tartines dans le café à la crème ;

Morceaux de pain et de chocolat ;

Et dans ce calme jamais plat

Tout mon petit monde était là :

Les chats, les chiens et les cochons d’ Inde,

Et “Juliette “, et “Rosalinde”,

Et les copains de chaque jour

Que l’ on s’ était fait à l’ école ;

Vieux meubles, sous les abats jours,

Bagarres pour une bricole,

Jean-Félix toujours quelque part

La guitare à l’ oeil comme au doigt ;

René entre deux cinémas,

S’ entraînant au septième art

Et filmant son copain Thomas

En super-huit comme il se doit…

Et puis les câlins de maman…

Et puis notre famille à table ;

Papa, ce héros de roman

Toujours immense et redoutable,

Son front large et mystérieux,

Qui nous menait, du bout des yeux,

Sur le chemin de la sagesse

En nous comblant avec largesse ;

T’ en souvient-il de ce temps-là,

Enfant qui dors au fond de moi ?

Je ne te vois plus sous mon toi ;

Je ne te vois plus dans la glace ;

Un autre, un grand , a pris ta place ;

Un adulte , un monstre, un mutant

Aux traits marqués par chaque instant .

Et lorsque je revois ta bouille,

Sur mes photos , je la gribouille

Pour ne plus avoir mal au vent

De ce temps qui me vient d’avant ;

Qui fait de l’homme un mort vivant…

Aujourd’ hui je fais le chanteur,

Félix est un grand concertiste,

Et René, réalisateur,

Tous les trois frères sur la piste ;

Et tout se poursuit quelque part…

C’ est pour ça que l’ on fait l’ artiste ;

Pour garder vivant ce poupard

Du temps de la case départ…

Un air, trois notes, LA LA LA,

T’ en souvient-il de ce temps là ?

*******************************************************************

Extrait de Les carnets de Lucifer par Francis Lalanne

Chez Les Belles Lettres

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ISBN : 2-251-44021-6 Article 2005

Francis Lalanne –  » être juif  » – Interview sur Torah.tv – 5’55

Classé sous A l'ecoute de ... — ganeshabreizh @ 3:41

Image de prévisualisation YouTube

Francis Lalanne – La maison du bonheur – 5’19

Classé sous A l'ecoute de ... — ganeshabreizh @ 3:40

 

http://www.dailymotion.com/video/6NiPpglfT49xT4dl7

 

*

Francis Lalanne


LA MAISON DU BONHEUR


Paroles et musique: Francis Lalanne


Un jardin, quatre murs
Un soleil, dore comme un citron mur
Ta chaleur blottie contre ma chaleur
Et ton coeur, tout contre mon coeur

Tes yeux doux, tes seins lourds
Mes mains, nous couches contre tes velours
Nos prénoms graves au feutre en couleur
Sur ton coeur, sur mon coeur

Ce serait la maison du bonheur
Même à fort loyer je suis preneur
Il n’y aurait que toi contre moi
Et l’amour contre notre amour

Plus d’autos, plus de cinés
Rien qu’un rêve au-dessus du bout de ton nez
Tes grains de beauté mon grain de folie
Et ta vie tout contre ma vie

Rien qu’un toit pour nous deux
Rien qu’une chambre avec vue sur tes yeux
Chien qui dort et qui veille au bas du lit
Sur ta vie, sur ma vie

Ce serait la maison du bonheur
Même à fort loyer je suis preneur
Il n’y aurait que toi contre moi
Et l’amour contre notre amour

Un jardin sur l’amer
Un chagrin jette comme un fruit amer
Ta chaleur serrée contre ma chaleur
Et ton coeur, contre mon coeur

Ce serait la maison du bonheur
Même a fort loyer je suis preneur
Il n’y aurait que toi contre moi

Et l’amour contre notre amour

Ce serait la maison du bonheur
Même à fort loyer je suis preneur
Il n’y aurait que toi contre moi
Et l’amour contre notre amour

Celine Dion et Josh Groban – The prayer – 4’49

Classé sous A l'ecoute de ... — ganeshabreizh @ 3:08

http://www.dailymotion.com/video/x1363x

*

The prayer

I pray youll be our eyes, and watch us where we go.
And help us to be wise in times when we dont know
Let this be our prayer, when we lose our way
Lead us to the place, guide us with your grace
To a place where well be safe la luce che tu hai
I pray well find your light
Nel cuore rest
And hold it in our hearts.
A ricordarci che
When stars go out each night,
Eterna stella sei

The light you have
I pray well find your light
Will be in the heart
And hold it in our hearts.
To remember us that
When stars go out each night,
You are eternal star nella mia preghiera
Let this be our prayer
Quanta fede
When shadows fill our day
How much faith theres
Let this be our prayer
In my prayer
When shadows fill our day lead us to a place, guide us with your grace
Give us faith so well be safe sognamo un mondo senza pi violenza
Un mondo di giustizia e di speranza
Ognuno dia la mano al suo vicino
Simbolo di pace, di fratern
We dream a world without violence
A world of justice and faith.
Everyone gives the hand to his neighbours
Symbol of peace, of fraternity la forza che ci
We ask that life be kind
il desiderio che
And watch us from above
Ognuno trovi amor
We hope each soul will find
Intorno e dentro
Another soul to love
The force his gives us
We ask that life be kind
Is wish that
And watch us from above
Everyone finds love
We hope each soul will find
Around and inside
Another soul to love let this be our prayer
Let this be our prayer, just like every child need to find a place, guide us with your grace
Give us faith so well be safe
Need to find a place, guide us with your grace
Give us faith so well be safe la fede che
Hai acceso in noi,
Sento che ci salv
Its the faith
You light in us
I feel it will save us

Mes enfants très chéris

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 3:07

Je donne à votre vie ces quelques vers d’amour,
Afin d’illuminer votre être au jour le jour.
Peu importe à l’esprit l’heure où le soleil chût
Si en ce samedi vos mots sont parvenus
Et permirent au coeur de desserrer l’étreinte
Où l’ont plongé l’attente et le doute, sans feinte.

Hermès était passé : Quelques lettres gisaient,
Blanches et timbrés, dans la boîte à souhait.
De la main je les pris et, plus ou moins distrait
Par les chiennes en furie, les couvaient,il est vrai,
D’un regard attendri, et pensait un instant
Aux enfants qui manquaient à l’appel du levant.

Le graphisme attendu brillait par son absence.
Un jour de plus passait au creux de l’espérance,
Lorsqu’à la mie-journée une main féminine
A découvert au sol, comme une blanche hermine,
Celle qui échappa à mon oeil de fouine,
Mettant un point final aux affres qui me minent.

L’encre bleue de vos yeux, coulée sur le papier,
Imprègne de son feu votre joie d’écolier.
Travailleur et joueur, poète à tes heures,
Aîné en garçon mûr tu t’exerces en chercheur.
Appliqué, éveillé, yogi et footballeur,
Benjamin, petit d’homme, tu avances sans heurt.

Le père que je suis belle-maman aussi,
Apprécions sans réserve tous les efforts fournis.
Quand de votre présent vous faîtes notre nid
Dans votre quotidien nous créons le souci.
Il vous faut pardonner aux parents que nous sommes
L’intransigeance mise à vous apprendre l’homme.

C’est d’éducation que je veux vous parlez
Et faire référence au Rabelais caché.
J’apporte si après une explication
Aux questions posées par cette citation :
« Les hommes sont mortels seulement dans leur corps
Les enfants par l’esprit leur survivent alors. »

L’adulte en mission a reçu de la vie
Celle inexorable d’éduquer les petits,
La flamme est allumée, protège sa vaillance.
Il donne son savoir, développe sa conscience,
Avec attention il sert de référence
Transformant enfance au-delà d’adolescence.

La connaissance entraîne évolution en l’âme
« Science sans conscience est bien ruine de flamme. »
Construire avec moral amène à fortifier.
Donnant la confiance, permettant d’oublier
Qu’au moteur de la foi le feu est nourricier.

Dans le geste qui sauve sans superstition,
Le plus clair, le plus beau, digne de création,
Est le signe de croix, loi de compensation,
Dans notre univers ultime symbolisation.
Parce qu’au nom du Père en se touchant le front
Ala force cosmique notre hymne nous jouons.
Parce qu’au nom du fils échoit notre plexus
La force tellurique offre l’antivirus.
Au nom du Saint-Esprit touchant l’épaule gauche,
Appelle à l’équilibre où deux forces s’ ébauchent.
Amen est sur la droite en concrétisation,
Résultats compensés, puissance en mission,
En V de vérité, en V de volonté
Symbole de naissance en une énergie clé.

Nantis de ces préceptes empreints de la sagesse,
Il vous faut maintenant en saisir la justesse,
Regarder dans la glace. Un être vous sourit.
Servez de résonance où la vigueur jaillit.
La personnalité à laquelle nous croyons ?
Il faut la magnifier en cherchant son action.

*

ésotcelt

ganeshabreizh

*

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