Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

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2006 10 8

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Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 21:39

Un trou …

Peu importe la profondeur

Et la couleur qui s’y trouve.

Y être

Avec son corps

Son coeur.

Il est l’heure,

L’âme s’entrouvre.

Son trou…

Mise à nu du sentiment

Terrestre, humain

Tombée au crochet de la vie.

Il suffit au souffle enfant

D’oxygéner demain

Pour créer l’occis,

Le ferment.

Planter le regret,

Déraciner la vengeance,

Extirper l’amertume,

Vider la solitude,

Laisser aux autres le jugement humain,

Accepter de Dieu celui de son essence.

Renaître après s’être dépouillé.

*

Cherchant

ganeshabreizh

*

Trou dans la croûte minérale

Angelo Branduardi – La pulce d’aqua (la demoiselle) – 4’25 et paroles

Classé sous A l'ecoute de ... — ganeshabreizh @ 21:30

 

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*

La Demoiselle
Angelo Branduardi 1979

 

 

C’est la demoiselle
Marchant sur le ruisseau
Qui t’a rendu bien malade.
Elle t’a pris ton ombre, ton rire, ta joie.
Et ne reviendra pas.

Dans le grand silence.
Des souvenirs perdus.
Tu trembles et tu t’agites.
Tu veux ton enfance, ton ombre, ta voix.
Elles ne reviendront pas.

C’est la demoiselle.
Marchant sur le ruisseau.
qui t’a rendu bien malade.
elle t’a pris ton ombre, ton rire, ta voix.

Mais qui te les rendra ?

E` la pulce d’acqua
che l’ombra ti rubò
e tu ora sei malato
e la mosca d’autunno
che hai schiacciato
non ti perdonerà.
Sull’acqua del ruscello
forse tu troppo ti sei chinato,
tu chiami la tua ombra,
ma lei non ritornerà.
E` la pulce d’acqua
che l’ombra ti rubò
e tu ora sei malato
e la serpe verde
che hai schiacciato
non ti perdonerà.
E allora devi a lungo cantare
per farti perdonare
e la pulce d’acqua che lo sa
l’ombra ti renderà.

 

Gouache

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 21:22

Visage en fond d'allée sous griffe silvestre, le rêve d'étouffement par touche 

 

 

Ma toile de sommeil 

Accrochée dans ses rêves. 

Mon pinceau sans peintre 

Pénétré de couleur. 

Ma main qui regarde le tout. 

J’en prends, j’en laisse, 

Je résiste à l’envie 

D’étouffement par touches. 

Touche en passion 

Que rougit un baiser 

Mais qui laisse mon coeur 

A la raison de l’autre 

  

Cherchant 

ganeshabreizh 

A nous

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 19:40
Main

*

Bruissement de feuilles sur landes échevelées,

Et ses oiseaux s’élancent elliptiques et cruels

Pour ensanglanter le blond ciel de nos vies.

Page tournée par l’onde, paresse éternelle,

Ton coeur a grandi et mes bras se resserrent,

Etreinte d’avenir que voudrait le couchant.

Va, ta douleur se tait dans l’âme mon ange,

Et sur ton front que dore enfin le vrai bonheur

Je peux murmurer ta victoire en aube de chaleur.

J’étreins ta main que la peur abandonne

Et les yeux dans les yeux nous sommes transformés

En femme, en homme, merci à notre confiance.

Cherchant

ganeshabreizh

Christine

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 19:31

Nymphe

*

C ombien de fois ai-je appelé

H ache ce volcan solitude,

R ire amoureux, joie pétrifiée !

I ci ma nymphe et mon espoir

S culptant son visage penché.

T u as pu faire de mon âme

I nsistance d’astre blessé…

N age mon coeur vers la main qui

E lit en tremblant ton secours

*

Cherchant

ganeshabreizhn

Arrachement aux soupirs

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 10:59

Solitude

Detresse -Solitude

*************************************************************************************

Dans la chaleur des nuits

J’ai rêvé d’une main

Qui entraînait mon coeur

Sans une ombre, sans fleur,

Et cette main pleurait

En chantant sa rengaine.

Puis j’ai du murmurer

Le nom d’un tendre oiseau.

Bleu de douceur en fusion

Il m’a pris cette griffe

Qui me tuait l’espace

D’aimer le jour sans cri.

Absent de tout amour

Je me suis réveillé

Personne à mes côtés.

Ma bouche déformait

Un reflux solitude

Au froid de l’absolu nu.

Amère pensée ma traîne

Puisse-tu ramener

La renégate sans feinte.

Après tant de promesses

Puisses-tu recoller

Mes morceaux de détresse.

*

Cherchant

ganeshabreizh

De mèche avec mon souvenir

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 10:11

Mèches de cheveux 

Je préfère garder de vous

Tendre vierge aux longs cheveux soyeux

L’image que j’ai aimée

Plutôt que de vous rendre à l’adieu

Cette mèche maudite

Qui fut dans cette lettre écrite

Le baume qui atténue

La douleur de vous avoir perdue

*

cherchant

ganeshabreizh

Fin

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 9:41

Fin

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Il gèle dans un coeur,

mes doigts s’abandonnent.

Quelques larmes se glacent

Sur ces joues sans couleur.

Une vie d’espérance

A pris fin aujourd’hui

Sans amour à combler

Sans tristesse à pleurer.

Un grand vide en un fond

gisant de la félicité,

Un grand vide où je perds

La notion d’être aimé.

De chagrins étonnés

Il reste comme un retard

Qui plane échaudé

Dans son amer refrain.

*

Cherchant

ganeshabreizh

Brouillard

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 9:19

Cerf bramant dans le brouillard

Blancheur grisâtre de l’air humide et froid,
Rondeur fuyante, une forêt d’effeuillés.
On perçoit des bruits, on n’entends que des voix !
Un cri d’oiseau ! D’aucun ne s’est montré:
Instinct d’animaux que le froid fait terrer !
Le monde s’évanouit : il rit bien trop pâle !
Les formes s’estompent et font si bien pleurer
Les cimes des arbres. Dans ce grand coton sale
Les oiseaux abandonnés par elles
Tombent de peur et de froid…Sur l’herbe frêle.
Dorénavant le brouillard éternise la terre folle.

cherchant

Ganeshabreizh

La porte

Classé sous TEXTES Personnels - 1-La Porte — ganeshabreizh @ 9:07

Vague et vent

N’en avoir que le concept social de vocabulaire, la matérialité génératrice de frontière, de mouvement à tous les temps de la conjugaison.

Pour l’ Être, c’est un début au moment où elle s’ouvre et ce sera une suite lorsqu’elle se fermera ; mais se clora-t-elle un jour! Pour lui, cette porte ouverte le jour de sa conception, rejeté par une vague sur un rivage perlé d’amour, entre deux rochers, il va vous murmurer sa naissance et sa vie telle qu’il continue de l’évoluer en harmonie, en symbiose avec les éléments.

Je m’appellerai pour vous, ÊTRE et mon nom signifiera Eternité puisqu’ à mon sens, je n’ai pas d’âge. Peut-être un commencement, mais quand ? … Allez savoir pourquoi au regard d’Eternité…. Ah! Si, je me rappelle l’eau à la limite de la nuit et du jour dans une immensité céleste, perdu dans l’écume et le sel d’un vent, atome d’au-delà ballotté au gré des flots. Jailli d’une porte du temps.

Personne ne peut me voir.

Je ne suis pour l’instant qu’une infinitésimale particule de ce qui va devenir mon tout, petit point d’énergie.

Mer est ma mère et temps est mon père, personne ne me l’a dit . C’est inscrit cependant au plus profond de mon devenir . Je sombre petit à petit dans une inconscience imbibée d’étoiles . Le noir m’envahit et je ne cherche pas à le repousser ; je ne le subis pas, je le vis en vibration intégrale, en aveugle et confiant . Le moment approche ou je vais Être.

Sur cette planète terre? la lune se lève… Je perçois son influence réverbérante de soleil . La marée monte . Les vagues grossissent, moutonnent, s’enflent en chant d’accueil.

Je sais que je suis au sommet de l’une d’elles, la plus grosse, la plus forte, la plus majestueuse, celle qui va se nourrir de toutes les autres pour me ressusciter.

Elle court sur l’immensité entre ciel et abysse.

Les vents se lèvent, forcissent se fouettent en tempête . Certain aident ma vague, d’autres luttent férocement porteurs d’entités en suspens liguées pour l’ empêcher de me donner au monde.

Au creux de ma mémoire éidétique, je pêche que ces entités ne sont en fait que les synergies d’êtres vivants morts récemment ou de dormeurs en rêve . Eternelles luttes entre les « pour » et les « contre », les positifs et les négatifs, les contraires, les dualités de tous ordres.

Avance la vague… S’époumonent les vents.

La puissance de l’acquis face à la peur du devenir…Je pressens d’autres éléments alors que je sombre dans l’inconscience la plus profonde, de la chaleur sous forme d’éclair, des résonances au nom du tonnerre, et la combinaison des deux essaie de me noyer, mais il est écrit dans le secret des galaxies que je dois vivre.

Grondez mes éléments!

Hurlez avec les négatifs dont vous n’êtes en ce moment que l’émanation . Rien n’y fera.

ÊTRE doit être, je le vis . Pourtant il me semble n’avoir rien demandé . Est-ce bien sûr!… J’enfouis dans ma particule la question que je me pose :

-Pourquoi dois-je exister sous une forme que je ne connais pas encore ?

Ma perception s’atténue au fur et à mesure que ma vague s’écoule.

Je ne peux même plus conserver ma conscience de particule, ma naissance approche et d’un coup , c’est le noir absolu . Au même moment je heurte une surface solide et …

Que s’est-il passé ?

De particule, je suis devenu forme, matière et je suis immobile, vibration en mouvement constant mais contraint

Je suis conscient.

Je suis la vie et ne me souviens d’aucun vécu.

*

Cherchant

ganeshabreizh

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