Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

2007 02 16

Stéphane Eicher – Combien de temps – 3’40

Classé sous A l'ecoute de ... — ganeshabreizh @ 14:30

 

http://www.dailymotion.com/video/2LT2JqKPqkv3d5cwW

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Artiste européen, Stephan Eicher chante en allemand, en suisse allemand, en italien, en anglais, en français ou encore en bernois.

Les chansons (et arrangements des reprises) de ses premiers albums sont essentiellement à base d’instruments électroniques (ordinateurs, samplers, sequencers, synthés…), dans le genre new-wave qui a émergé au début des années 1980.

Après le succès de Eisbär (avec le groupe Grauzone) en Allemagne, il se fait connaître en France avec l’album ‘Les chansons bleues’ (1983), succès d’estime qui est suivi d’un premier tube ‘Two people in a room’ (album ‘I tell this night’ 1985) et de ‘Combien de temps’ (album ‘Silence’ 1987) composé avec Corinne Dacla.

Le succès d’estime et le noyau de fans sont déjà au rendez-vous mais le succès populaire et la reconnaissance « officielle » naissent vraiment de la rencontre entre Stephan Eicher et le romancier Philippe Djian, de leur amitié complice et de leur collaboration fructueuse. Ce dernier écrira en effet les textes de toutes les chansons françaises d’Eicher dès l’album My place’ en 1989 dont entre autres : ‘Déjeuner en paix’, ‘Pas d’ami comme toi’, Des hauts des bas’, etc.

L’artiste rock étoffe son univers musical et a désormais recours à des instruments de musique acoustique classiques (guitare, piano, etc.) parfois méconnus (tel le cymbalum, instrument à cordes frappées) sur l’abum ‘Engelberg’ ou même très anciens (le cromorne par exemple, instrument à vent à anche double et corps recourbé) sur l’album ‘Carcassonne’, et enregistre non plus en studio mais dans des hôtels qui l’accueillent plus chaleureusement.

Associant instruments traditionnels et sons et des rythmes modernes, il affirme une singularité musicale incontestable, bel hommage à un maître respecté : Moondog.

Après l’été 1994, durant lequel il donne 114 concerts, Stephan Eicher sort son premier album live ‘Non ci badar, guarda e passa’ accompagné d’une vidéo ‘guarda e passa’, sur lesquels on trouve bien sûr, les séquences live attendues, mais aussi des moments volés dans le car, les hôtels, les bars aux concerts improvisés, les quais de gare, les après concert… C’est un aperçu intimiste de l’ambiance exaltante, exubérante, glorieuse mais épuisante de cette tournée.

L’électronique album ’1000 vies’ qui suit, en 1996, déconcerte une part du public qui ne reconnaît plus dans la tournée ‘Backstage Concerto’ le Stephan Eicher qu’il a connu, mais le très réussi album ‘Louanges’ les réconcilie largement en 1999.

L’an 2001 voit la sortie d’un best of intitulé ‘Hotel*S’ complété dans sa version luxe, d’un CD comportant des chansons inédites, des versions oubliées ou inattendues.

En 2002, il compose en collaboration avec le violoncelliste Jean-Philippe Audin et le pianiste Achim Meier, la musique du film ‘Monsieur N.’ d’Antoine de Caunes. Il chante avec I Muvrini (‘un sonu pe campa’ – album Umani), Patricia Kaas (‘on pourrait’ de J.J. Goldman), la chanteuse québécoise Claire Pelletier (Ce que tu donnes), compose pour Johnny Hallyday ‘Ne reviens pas’ et trouve enfin le temps d’enregistrer en 2003 ‘Taxi Europa’, qui est décliné sous forme d’un cd normal, d’un Cd live et de deux DVD, l’un retraçant la genèse de ‘Taxi Europa’, le second reprenant principalement le concert donné à l’Ancienne Belgique à Bruxelles, dans le cadre du ‘Tour Taxi Europa’, où Stephan Eicher se met en scène sur grand écran.

Après une tournée quasi confidentielle, ‘projet solo’ où il joue en acoustique seul sur scène au milieu de ses machines, il présente au Blueballs Festival de Lucerne et en Corse quelques titres de son prochain disque qui devrait sortir au printemps 2007 sous le label Barclay.

1. L’ombre de mes cils un seul regard
L’ombre de mes cils comme un rempart
Le plaisir facile les amours d’un soir
Meurent d’un oubli subtil dans le nœud d’un foulard
Combien de temps combien de temps
Si on restait face à face sans un mot
Sans une gomme qui efface
Combien de temps combien de temps
Et je bois je bois
Et je suis saoul de toi saoul de toi

2. L’ombre de mes cris flèches invisibles
L’ombre de mes cris comme une cible
Les mots inutiles sourires illusoires
A vos questions futiles je réponds au hasard
Combien de temps combien de temps
Si on restait face à face sans un mot
Sans une gomme qui efface
Combien de temps combien de temps
Et je bois je bois
Et je suis saoul de toi

3. Ces jours-là j’ai de la peine
A vivre loin loin de toi
J’ai de la folie plein les veines
Je bois je bois et je suis saoul de toi
Combien de temps
Combien de temps combien de temps
Si on restait face à face sans un mot
Sans une gomme qui efface
Combien de temps combien de temps
Et je bois je bois et je suis saoul de toi

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