Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

2007 03 7

A propos de la Toile « La pierre blanche » ou « Le Signe de Chintamani » (Nicolas Roerich)

Classé sous Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich — ganeshabreizh @ 18:20

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Cette toile représente un gros rocher blanc sur lequel est gravé un cheval en mouvement, portant sur son dos une flamme sacrée dans laquelle s’inscrivent trois globes. Le cheval est rentouré de symboles associés, d’une manière ou d’un autre, au processus de transformation  : le soleil, la lune et les étoiles, un cercle, un carré, des lignes sinueuses, de grandes feuilles vertes et un écu hexagonal incrusté de trois diamants. A l’arrière-plan, un paysage de montagne aux couleurs froides. Sous le rocher blanc qui porte l’inscription du mantra tibétain  » Om Mani Padme Um », les pierres semblent avoir pris feu. Ce tableau est parfois appelé Le Signe de Chintamani. Dans une autre toile exécutée par Roerich en 1924, à son arrivée en Inde, Le trésor du monde – Chintamani, le cheval porte un coffret en flamme, qui contient apparemment une pierre. [Treasure of th World – Chintamani est reproduit en couleurs dans ‘Roerich-Himalaya’, p. 31, sous le titre de Treasure of the World].

omOM MANI PADME HUM

Elena Roerich évoque dans l’une de ses lettres publiées ultérieurement la légende de Chintamani, fragment de pierre aux pouvoirs bénéfiques : « L’Orient en particulier abonde en légendes sur ce trésor ».[Lettres d’Elena Roerich (vol. II, 1935-1939) publiées d’abord en russe (Riga : Latvian Roerich Society, 1940), puis traduites par L. Dutko sous le titre de ‘Letters of Elena Roerich’ New York : Agni Yoga Society, 1967) p.73.] Elle y livre des détails liés aux oeuvres de son mari : « Le cheval blanc du Tibet et de Mongolie, Erdeni Mori, porte sur son dos Chintamani  (le trésor du monde) . » Selon la tradition la pierre serait conservée dans un coffret du treizième siècle « qui aurait été fabriqué à partir d’une pièce de cuir ayant appartenu à Salomon lui-même, » et  » de nombreux symboles alchimiques sont inscrits sur le cuir » ; ils sont peut-être semblables à ceux de La pierre blanche.

Les trois globes rappellent l’emblème figurant sur la Bannière de Paix du pacte Roerich, pour lequel le peintre et ses partisans militèrent à partir de 1929, mettant sur pied des comités dans des pays aussi divers que la France et la Mandchourie, et organisant des conférences internationales en Belgique, en Uruguay et aux Etats-Unis. Le pacte fut signé apr vingt-neuf pays à la Maisons-Blanche, à Washington, lors de la Fête panaméricaine du 15 avril 1935. Le Président Roosevelt, présent à la cérémonie déclara : « Ce traité possède une signification spirituelle qui va bien au-delà du texte officiel. » [« Call to World Unity », ‘The Roerich Pact’, p.3]. Selon Svetoslav Roerich, le Pacte – Bannière de Paix Roerich était une entreprise « réellement éducative »:

Pax cultura (Roerich pact)

« Mon père ne crut jamais qu’un pacte ou un document quelconque pussent réellement freiner l’humanité et la contraindre à sauvegarder ses trésors culturels. C’est un acte éducatif que d’amener lentement les gens à comprendre la valeur des oeuvres d’art, qui représentent ce qu’il y a de plus grand et de plus noble dans l’humanité ».[Svetoslav Roerich, entretien avec Kenneth Archer.]

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[Source : Nicolas Roerich "Roerich Est & Ouest" par Kenneth Archer - Edition Parkstone - Parkstone Presse - Bournemouth-Angleterre-1999.ISBN / 1-85995-4 78-2]

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