Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

2008 01 14

L’écriture

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 0:42

ganesh littéraire

 

*

L’écriture

Les mots ne viennent pas

Dans le temps qu’on voudrait.

Ils sèment des chemins de traverse

Nés de transitions en satiété.

Il est des tentations intimes,

Une écoute opportune et posthume

Aux couloirs des idées en broussailles

Où se perdent les yeux à l’affût

Qui découvrent l’attente insensée,

L’espoir imparfait mûr pour l’écoute.

N’est pas le gué facile

Pour franchir quelque pas,

Face aux courants issus, nourris,

A l’onde universelle du choix.

Les mots ne sont que des balbutiements

Pur esprit de l’âme du poète.

Des doigts d’or qui croisent le fer,

Au gré su de l’ensemencement,

Sont les croisements issu du Nu.

Ils génèrent au lecteur l’écho.

Quand l’écrit existe en fond

Alors que la verve se tait,

Le mot vit en transfuge,

Apparence indicible.

C’est l’oreille attentive de l’être,

Au regard qui s’ouvre à l’informel,

Qui transfert sur la page son encre.

Les yeux en fond de plume noircissent

De leur oralité vibratoire

Le papier blanc de nos inconsciences.

ganeshabreizh

ésotcelt

4 Réponses à “L’écriture”

  1. Melancholia dit :

    …Une référence à la Parole nous fait mourir à notre image…être en même temps pris aux mots et en être dépris ou s’en laisser déprendre. Si , personne ou dit autrement si aucune parole , lorsqu’on est enfant ne vient Nommer et ainsi, séparer de l’autre, on n’en sort pas vivant …Notre Identité implique séparation et perte ..Naître c’est donc bien mourir à ce qui nous conçoit …. »Les mots ne viennent pas dans le temps que l’on voudrait … » dit le poète . La parole, au seuil de la porte des lèvres sépare le moi qui se manifeste, du sujet qui vient à la rencontre .Toute parole divise l’homme Elle règne sur lui .C’est ce que le poète précise au début .C’est une grande souffrance, une vie hors de soi . Ce qui est tracé ici par le biais de cette machine est sans nul doute un peu trop sérieux… et pourtant …je cite : « quand l’écrit existe en fond, alors que la verve se tait  » …Voilà deux images , deux métaphores qui sont de toute beauté, en résonence ? …Elles suggèrent bien cet écart infranchissable ressentti par le poète et son vouloir dire .Le corps dit la parole et fait l’oeuvre, mais la parole dit le corps et l’oeuvre lui donne corps . Dans ce rapport incessant, l’être humain se comprend comme une parole devenant chair .Le discours que nous tenons sur nous même ne sera jamais adéquatement ce que le monde est. L’homme est et il ne dit pas ce qu’il dit de lui … » …les yeux en fond de plume … »  » le mot vit en transfuge » …Autre douceurs imagées d’un autre rêve éveillé .

    Autre  » lecture » du poème . En traversées de petits cailloux blancs, semés au gré d’un coeur hésitant , des chemins sinueux se faufilent sur les multiples branches d’un mur voisin .En excès, en satiété, tout de brise légère enveloppés ,a, b, c, d, pointent leur nez, e, f, g, h, jamais ne se f achent. Le poète joue avec les images et chaque mot trouve une place à naître .Ces branches de couloir étreignent son coeur le questionnant. Anges des, bois redessinent ses ailes toutes froissées Prêtes aux inflexions d’ Espoir. J,K,L murmurent , chut, du silence . A suivre .

  2. Melancholia dit :

    …ligne 17 …erreur sur le mot … »résonance » un « a » au lieu d’un « e » ……

  3. Melancholia dit :

    … ce qui affleure efface au même Instant toute trace . Le plus profond pays commence avant les rêves… Le vent a multiplié à l’infini tous les rayons des arbres, mélangeant leurs ombres en une étincelle d’ or inscrite à jamais dans ce feuillage . A ma mère .

  4. Melancholia dit :

    … Mélancholia ne veut plus rien écrire nulle part .(3ème personne…quelque peu indigeste ..) Il en va peut- être de cette manière ostentatoire de dire les choses …! et qui l’effraie et étrangement parfois l’obscurcisse . Peut-être est-ce un métier qui l’a ainsi faconnée .Qui parle d’ailleurs sur cet écran ?… A qui s’adresse cette main pianotant de manière si malhabile ? Vers qui dirige-t-elle ses mots ? Est-ce le » Moi « , est- ce la conscience? , est-ce l’ Esprit , tournée vers un Ailleurs indéfinissable , innommable … Face au noir d’un écran , il reste toujours dans le coeur ,après lecture, les mots tracés par un poète inconnu . Tout écrit qui fait suite serait-il une autre main tendue à des mots égarés sur un autre ciel .Personne ne le sait .Un tout petit mot résonne encore … »au gué « … ô gué m’amie …la bonne aventure ô gué, la bonne aventure…., autres notes d’un passé de légende qu’il faut enfouir à jamais dans un impossible destin. Passer,comme cette eau sous le Pont d’un Soupir, il faut passer, nous ne sommes que de passage … entendu , sorte d’écho mal sonnant . Un coeur égratigné , transpercé, broyé, défiguré, enseveli . Un désir infini couleur d’aurore et de rosée ,coule désormais vers une improbable nuit, vers une improbable lumière . D’un je ne sais quoi, et d’un presque rien ,sorte d’abandon premier, le visage d’un enfant perdu semble aujourd’hui vaguement s’éclairer . Un « souffle » , une brise fleure deux petites paupières bleuies de gel . Tout comme une certaine nuit de la  » Saint Janvier »…D’ Eleusis à autre moquerie , d’épi et de grains de raisin, sorte d’existence dans la mort d’un Toujours dans un Jamais . »L’oeil par lequel je Le vois est l’oeil par lequel Il me voit » ….Marcher encore. A  » l’ Incréé » , faire confiance encore , et de ce Rien ressenti,aller comme un certain pélerin … parler aux oiseaux, aux fleurs, aux animaux blessés .Du plus haut que le temps , un éclair souleva un jour un éclat de verre déjà bien fissuré ..Il se sentit alors indestructible, invulnérable …mais ne pouvait le regarder tant sa clarté l’éblouissait …

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