Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

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2008 03 9

Emily Loizeau lit le poème « Pour faire le portrait d’un oiseau » de J. Prévert. 2 ’03 et paroles.

Classé sous A l'ecoute de ... — ganeshabreizh @ 4:38

 

Jacques Prévert 

 

http://www.dailymotion.com/video/x1p48e

 

*

Pour faire le portrait d'un oiseau - Prevert

*

Peindre d’abord une cage
avec une porte ouverte
peindre ensuite
quelque chose de joli
quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d’utile
pour l’oiseau
placer ensuite la toile contre un arbre
dans un jardin
dans un bois
ou dans une forêt
se cacher derrière l’arbre
sans rien dire
sans bouger…
Parfois l’oiseau arrive vite
mais il peut aussi mettre de longues années
avant de se décider
Ne pas se décourager
attendre
attendre s’il le faut pendant des années
la vitesse ou la lenteur de l’arrivée de l’oiseau
n’ayant aucun rapport
avec la réussite du tableau
Quand l’oiseau arrive
s’il arrive
observer le plus profond silence
attendre que l’oiseau entre dans la cage
et quand il est entré
fermer doucement la porte avec le pinceau
puis
effacer un à un tous les barreaux
en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l’oiseau
Faire ensuite le portrait de l’arbre
en choisissant la plus belle de ses branches
pour l’oiseau
peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
la poussière du soleil
et le bruit des bêtes de l’herbe dans la chaleur de l’été
et puis attendre que l’oiseau se décide à chanter
Si l’oiseau ne chante pas
C’est mauvais signe
signe que le tableau est mauvais
mais s’il chante c’est bon signe
signe que vous pouvez signer
Alors vous arrachez tout doucment
une des plumes de l’oiseau
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.
 
 

Jacques Prevert

*

Emily Loizeau - L'autre bout du monde

Ex abrupto ou Impromptu sur une dimension progressive non maîtrisée

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 4:07

 

 

Ainsi le jour s’est levé tendrement au soleil qui croit.

C’est ton pas que je découvre chantant au revers de mon ciel.

Silhouette précédant le regard où mes yeux se noient.

La main colorée de ta vie, ta voix aux goûts des miels

Caressent mon sommeil en éveil, en harmonie captive.

La douce rosée se dessine sur la feuille attentive.

‘ 

En plein midi de l’être se crée des ressacs, fleurs de mers.

Des coeurs inassouvis bousculent en délire conscient

Les esprits qui travaillent en occulte les goûts d’amer.

Délivrant un message en profits oublieux de l’escient,

Sous couvert de partage, l’action devient égocentrique.

La dimension de l’éthique cède le pas à l’inique.

‘ 

La nuit assassine de sang choit. Fuit l’ombre du temps cru.

Au passage de frontière femme et enfants sont vivants !

Il y eut l’échange de mots vides dans le noir ténu.

Les armes brandies ont tué maintenues par l’homme absent,

Remplacé par les ordres aberrants, écrasant l’humain.

Le génocide naît gouttes d’intolérances nourries de l’inhumain.

 *

 yannesoganesh

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