Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

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2009 01 29

Demain ce sera toi qui prendra ma main

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 12:27

 

Demain ce sera toi qui prendra ma main

 

Demain ce sera toi qui prendra ma main

 

,

 

Tu fais de mon prénom une source d’amour,

Tu le fonds, tu l’appelles, tu me vis.

Je te regarde là dans le creux de tes ombres,

Y vois en contre-jour nos deuils et nos bonheurs.

L’interrogation tue me livre tant de toi !

Et je mets tant de moi dans les silences bus !

Toutes nos « p’tites-morts » sont reflets de naissances.

Alors qu’elles se créent nous devons les comprendre.

Il y a de la vie dans ce qui disparaît ;

S ’affranchir du passé revient à extirper

L’épine du mental qui enraye l’esprit.

Après avoir erré voici nos mains rejointes.

 

 

Prends tout l’air qu’il te faut, et le temps, et l’espace.

Ne noie pas le présent dans les détails infimes,

Vois ce qui se dessine en ta conscience immense :

Un horizon si clair où le ciel de ta vie

Rejoint en arc-en-ciel l’océan de la mienne.

Viens, je t’emmène enfin dans le lit de la Vie,

Rose-bleue-outremer prend la main que je tends.

Tes sourires dessinent un peu plus chaque jour

Des regards si profonds aux rencontres des miens.

Laissons le plomb des ans aux défaites intimes

Couler la larme amère au plus « enfoui » des mers.

Aujourd’hui je précède les pas de ton coeur,

Demain ce sera toi qui me prendra la main.

 

 

*

 

 

eso

Equanimité

Classé sous Pensees - Meditations - Citations — ganeshabreizh @ 9:26

Equanimité

 

Egaux sont les profanes, égaux les Entrés-dans-le-courant, égaux les Bouddhas; tous sont un dans l’Egalité, et il n’y a entre eux ni dualité ni différence… Si le Bouddha différait de l’Egalité, il pourrait pratiquer l’Égalité; mais comme le Bouddha n’est autre que l’Égalité même, il ne peut ni la pratiquer ni l’obtenir… Les différences n’existent qu’en Vérité vulgaire, et dans la Loi qui est à l’usage des profanes.

 

[ Traduction n° 1566 : Sutra de l’Eveil parfait, ( VIe -VIIe siècle), apocryphe chinois, Bouddhisme, Mahayana, Madhyamaka
Source : Cité dans Hobogirin, p. 273, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p.434]

2009 01 23

L’amour n’est pas que le présent de nos passés

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 16:06

Amour absolu

 

L’amour n’est pas que le présent de nos passés .

 

Il n’est ni l’espace ni le temps.
Avec ces certitudes l’homme à besoin
De mots d’amour, de gestes de tendresse,
Même si il sait au plus profond de lui
Que cet amour est partagé par les êtres qu’il aime.

 

Alors, Homme, questionne-toi sur toi !
N’avons-nous en face de nous que le reflet de nous même ?

 

L’amour préexiste.
Il se peut que l’amour soit enfant.
Quand l’amour est enfant il a choisi son nid,
Non pas pour y paraître mais pour y exister.
Il n’a même pas de corps et rien n’aura jamais.

 

C’est l’illusion de l’homme se croyant homme
Qui transforme ce qui ne doit pas exister.

 

L’amour est et ne naît pas.
Il ne part jamais.
Il ne meurt jamais,
Ne se transforme pas,
Ni n’évolue.

 

Il est au-delà des temps et des gens.
L’amour  ne se construit pas, il est.

 

Il surgit de l’être intérieur
Alors qu’il rencontre la vibration commune
De tous les êtres de l’Univers,
Mais celle de l’un en particulier
Attire une de ses dimensions absolues.

 

Il n’a pas d’enveloppe,
C’est comme une âme vibrante.

 

Il vit de l’éidétique en l’humain qui le pressent,
Il procède de l’omniscience et de l’ubiquité,
C’est l’homme qui relativise pour mieux le diriger,
Le distraire malheureusement de son but initial
Et conserver des braises frelatées qui vont le dévoyer.

 

Ce n’est pas le foyer qui crée l’amour…
Il est aussi le vent la pluie et tous les éléments.

 

L’amour ne s’accouche pas,
Il niche dans les couleurs de l’être,
Dans toutes molécules de ce qui est sans paraître.
L’amour est douleur quand on tente de le construire.
Le vivre simplement, l’admettre tel qu’il est.

 

L’amour est nu, n’a pas besoin de vêtement,
Sa chaleur l’anime alors que le fraîcheur des temps se fait.

 

Alors l’amour peut être voix et silences, les deux à la fois.
L’amour ne se perd pas, c’est nous qui l’égarons.
Nous faisons de nos vies des jeux de piste inouïs,
Et le monde guerroie et nous sommes ce monde.

Amour, qu’enfin soit ta fleur d’unicité de toutes dualités.

 

 

esotcelt

2009 01 13

Joyeux anniversaire à l’ « Enfant-grandissant » – (A Julien)

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 15:33

Métamorphosis

 

*

Joyeux anniversaire à l’ « Enfant-grandissant »

 

(A Julien)

*

 

 

Tes Vingt-quatre hivers ne font que vingt-trois printemps,

Bien-aimé enfant, les ans ne sont que des ans

Et le temps, sans l’espace dans lequel tu te meus,

Tu ne le perds que si ton mental rend brumeux.

Libère les dimensions qui te titillent, aies confiance,

L’enfance est encore là pour te dire qu’oubliance

Des reflets de l’esprit ne mène qu’au pavé

De la souffrance nue. Vivre est sens du né !

Alors que le froid pur ensemençait ta vie

Les temporalités de l’homme accompli

Nourrissaient déjà à ta corne d’abondance

Le fruit mûri et sûr de l’être en descendance.

Oui, enfant de la terre et de tout élément,

Ta naissance au monde projette un diamant.

Tu te dois de polir ces facettes de l’Être,

Elles ne sont en somme que l’écho d’un « peut-être » !

Alors si cette année le destin souriait,

S’il se faisait complice de tous tes souhaits,

Tu pourrais fortifier l’entier bonheur construit,

C’est la confiance en soi qui crée enfin le fruit.

Quel qu’il soit, du matériel au spirituel,

La graine mûre issue d’un « ressort » matriciel,

Avec ton Amélie en seul « partageance »,

Tu sauras façonner cette année d’abondance.

*

 

Papa

2009 01 5

L’être pensant nu qui n’ « interprête » plus

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 15:26

L'être pensant qui n'interprête plus - Piano sous la mer

Tu es mon piano d’air que la mer veut baiser

Dont j’aime à jouer de ses notes liquides

Jusqu’à rendre fleurissant ton corail d’oser.

A chaque marée la recouvrance du vide !



Tu es mon algue brune et sa caresse femme.

C’est l’ondulation fière de ton esprit câlin

Qui fait de ses regards oublier les brises-lames.

Et mon coeur de marin s’amarine en félin !



Mon amour je suis l’île aux rivages abrupts

Qui donnent au passage la chaleur du partage

Les niches de conscience y sont des marches brutes

Où il fait bon poser la confiance en pacage.



La bête y évolue pour faire naître l’humain

Qui par l’ombre du moi laissée en rattrapage

Anihile les peurs, les désirs sans lendemain.

Naît alors sans un fard le plus beau des ramage…



L’être pensant nu

Qui n’ « interprête » plus.


.


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