Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

2010 06 21

Comme les ailes d’un même papillon : « T’en souvient-il ? »

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 10:01

commelesailesdunmmepapillon.jpg

Comme les ailes d’un même papillon :T’en souvient-il ?

 

Cette image de pluie sur un visage d’ange

Dessine en gouttelettes la colère du temps.

Il pleut des larmes de ciel,  sur la terre en sang

Se lave l’heure vide nettoyant sa fange.

 

L’enfant tombe à genoux pour un peu de soleil,

Et le doute l’assaille et la crainte le prend.

Il y avait la chaleur avant la guerre du vent ;

Les animaux se terrent pour un long sommeil.

 

Les hommes n’ont rien fait et le monde se meurt,

Et le silence naît pour son éternité.

Dieu que la terre fut belle avant son feu passé,

Un paradis de foi sans embryons de peur.

 

Les univers chantaient et l’on voyait les anges,

Les étoiles brillaient sur champs d’amour immense,

Les âmes humaines entraient dans cette danse

Où la paix apaisait tous les cœurs en vendange.

 

Il m’en souvient aussi de ta main dans la mienne…

Déjà nous nous aimions sans nous le dire encore,

L’enfant secret tapi tout au fond de nos corps

Se nourrissait alors de notre âme aérienne.

 

yann

 

2010 06 18

A la mort de l’Enfant

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 13:03

 

A la mort de l'enfant

 

 

 

 

A la mort de l’enfant

 

 

 

Le chagrin amène les larmes,

 

Salées comme la mer,

 

Et les vagues, soulevées par le vent du destin,

 

Balaient l’instant d’ici,

 

Ne laissant derrière lui

 

Qu’un passé réuni,

 

Tous sentiments controversés d’avenir.

 

 

 

La vague est un mouvement perpétuel

 

Et la vie son rivage au sable de l’humain.

 

 

 

Il est l’heure de survivre ou de vivre

 

L’enfant sur le pouls de nos heures,

 

Roulées par les flots d’un présent

 

Sur les galets de toile blanche.

 

 

 

Il est l’heure de survivre ou de vivre

 

Des souvenirs d’enfance,

 

Des oublis du passé,

 

De l’étude aux amis ;

 

L’enfant jusqu’au bout de son souffle

 

Il te faut l’enrichir

 

Du souvenir de ses dons.

 

 

 

Femme, homme, sur le ressac du temps vivant

 

Dépose ta palette des secondes avec des bleus

 

Des verts, des orangés, des rouges, des jaunes,

 

Pour autant qu’on les aime…

 

 

 

Ecrire la vague, sa vague,

 

Sur chaque partie de soi

 

Qu’on aura voulu sienne….

 

 

 

Femme, homme, renoncer à vivre

 

C’est interrompre la vague,*

 

Supprimer la marée,

 

Eteindre la lune,

 

Noyer le soleil et les étoiles

 

A la mort de l’enfant.

 

 

 

yann

 

 

 

2010 06 17

Il s’appelle poète et sa muse est l’amer

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 20:51

Il s'appelle poète et sa muse est l'amer

 

 

Il s’appelle poète et sa muse est l’amer

 

 

 

Tu dois laisser au temps de l’être le temps du vivre.

 

N’écorche pas ton cœur vivant aux poids des ans,

 

L’harmonie vraie naît des pages tournées du Livre.

 

Le vent fou de la peur meurt aux feux océans.

 

 

 

Du désespoir d’hier un soleil a surgi.

 

C’est le fruit des rencontres, noyau du destin,

 

Qui habille les élans, nous laisse groggy

 

En valse-hésitation pour devenirs éteints.

 

 

 

A cheval sur le temps du dormir en éveil,

 

L’espace d’un instant le rideau se déchire,

 

Un désert de vie s’endort et « se dune » au sommeil,

 

Comme un rêve s’entrouvre à l’âme qui aspire.

 

 

 

Laisse alors au temps du vivre le temps de l’Être,

 

Il pansera ta fleur par un miel d’amour ;

 

Les vagues de l’esprit sur l’amer prendront lettres

 

Dessinant l’équilibre en unique secours.

 

 

 

 

yann

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