Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

2006 10 26

Réflexion sur le langage

ganeshabreizh @ 12:22

Veill-Rêve-Sommeil profond-Tunya (www.bld.net)

*

Réveil…ouverture vers la conscience du robinet de l’inconscient…
Penser…émission…réflexion avant de trouver un fil conducteur,
singulier ou pluriel

Je crois que je suis devenu un passeur de mots!

Action…Constatation…les pensées se diluent au contact de la plume
alors qu’elles étaient si présentes dans le rêve éveillé.

Pour vous, visiteuses du Grenier, à vous, visiteurs du Grenier, que je vous
connaisse ou non, soit que vous laissiez la trace anonyme d’un chiffre sur
le compteur de visite ou de mots qui vous sont personnels, je vais essayer de
mettre une patine sur cette logorrhée qui m’envahit à chaque fin de cycle du
sommeil et très souvent lors de l’endormissement, juste avant le « lâcher-prise ».

Ainsi je viens de me heurter à la matière de l’esprit, et à l’esprit de
la matière. La reflexion s’avance à mots feutrés, hésitant puis insistant
aussitôt acceptés ou rejetés dans leur association qui fait naître l’idée.
Vous savez ?
Il s’agit de cette image virtuelle en formation après laquelle on vole
d’interrogation en interrogation, de certitude en désillusion sur sa validité,
qui se compose et se décompose pour se recomposer à l’envie, comme si une idée
ne pouvait être qu’une création avant de naître en recréation suivant les filtres
de la conscience.
Cet état de fait est vivant.
Il vibre au chant des lettres qui animent les mots initiant un « abstrait » comme
une marée bruissante sur la grève d’un bord de « Mère », flux,étal, reflux, étal ;
comme un feu d’artifice dont les couleurs sillonnent dans tous les sens la toile
de mon ciel ; comme le murmure des murmures en froissement, en bruissement de
Nature sous la ramée du savoir et de la connaissance qui en émerge.

Ce qui existe dans ma tête existe ailleurs de par sa source, mais je n’ai pas de
nom pour cette dimension à moins d’imaginaire création… ou utopie.
Y aurait-il vanité de ma part à tenter de cerner à ma façon l’inexplicable
fourmillement d’un langage ? Non, ou bien je me sentirai lobotomiser dans ce que
j’appelle ma dernière liberté : Penser!
Je me heurte souvent au sens profond des mots. J’ai le choix, nous avons tous
le choix, d’utiliser ou non l’immense variété du vocabulaire de la vie (dans
laquelle j’associe la mort) que nous avons à notre disposition au fur et à mesure
de notre croissance, dans autant de langage que nous comprendrons nous-même, ou
qui nous permettrons de nous faire comprendre de l’autre, de cet interlocuteur qui
peut être humain, animal, végétal, minéral et extraterrestre pour ne fermer aucune
des portes constituant les univers des microcosmes ou les macrocosmes.

*(à suivre)

3 Réponses à “Réflexion sur le langage”

  1. melancholia dit :

    …  » MORS JANUA VITAE  » …. A Vous, Robin des Bois, d’ une certaine mort d’ un Beau Jour…, de vie ou de mort. Passeur,…  » il n’ y a point de Polybe, ni de Caméléon , qui puisse changer de couleur aussi souvent que l’eau ! » …châteaux en Espagne , … rêver est un but, c’est un REVE parce que c’est un BUT .Le projet est étalé sur la pierre , sur le lointain du temps. C’est un destin du Temps . » Voyez comme les tours sont hautes ! » . Tous les - »là-bas »- sont des demains . Invitation au grand voyage …Percée dans le granit, bonheur des yeux, bonheur des doigts , forces endormies, deux fois vraies . Regardez le fil, et ses noeuds, tournez autour,saisissez le , en avant, en arrière, nouez, dénouez … rien n’est fixe pour celui qui pense et rêve . Cette patine, il ne suffit pas de l’enrouler sur chacun de vos mots, ce voile noir distribué à l’envie obscurcit le cours de l’eau . S’envelopper …, alors que tout vous anime . Une robeuse vous fit signe,jadis, dans cette rue près d’un Jardin des Plantes , il y a près de vingt ans … Le vent courbe cet être vivant et à l’Instant, emporte au ciel une autre feuille Inutile …Le lichen s’est détaché de cette branche perdue à droite ,cinq petits rameaux ont germé,et malgré la rouille , quatre doigts reformeront peut-être un jour ce murmure d’entre vie et mort ,alangui sur le bord de vos cils , à d’autres cils . Un parfum de vanille , dans un ciel bleu, caresse une main. Un ruban se faufile à d’autre branche perdue, laissant assez d’espace , à la demeure des hommes , plaine à l’infini de pouces et d’index évanouis. Flux, reflux …Vos écrits habitent la demeure fantastique d’une carrière en plein le ciel . A suivre ?

  2. ganeshabreizh dit :

    Merci à toi Mélancholia d’avoir laissé ta plume sur un à suivre d’un début de réflexion sur le langage, d’avoir ainsi engagé le partage des muses créatives.
    Pour te faire  »patienter » en attentant mon prochain propos en réponse, ou en interrogation, qui sait ce qu’il sera ! , je vais apprendre à te connaître en me rendant sur ton site, je te joinsun lien sur mon autre blog, où je cherche à engager l’échange, mais sous une forme spécifique. Peut-être t’y rendras-tu.

    http://esotcelt.unblog.fr/2006/11/17/la-maladie/

    En fait je formule des voeux le jour anniversaire de la naissance de la personne, ne te connaissant pas je t’adresse des voeux sincères de paix et de sérénité, que l’écoute et le partage soient.
    Que la mort initie la vie.
    Mon souffle t’accompagne.

    Amicale affection

    ganeshabreizh (yann)

  3. Melancholia dit :

    … Merci à vous pour ces voeux délicats .Il est si difficile de mourir à soi-même … Il est bien tard… Votre poème suit mes pensées . Vous avez toute ma reconnaissance .

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