Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

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2007 03 7

Nicolas Roerich (1874-1947)-Artiste peintre

Classé sous Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich — ganeshabreizh @ 18:33

A la découverte de Nicolas Roerich

(Peintre, poète, écrivain russe)

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Portrait de Nicolas Roerich - par Svetoslav Roerich-1937 (Huile sur toile-137x150cm-Musée Nicolas Roerich-New York

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Nicolas Roerich est né la 9 octobre 1874 à Saint-Pétersbourg, il décéda le 13 décembre 1947. Il est aussi connu sous le nom de Nicolaï Konstatinovich Rerikh.

Nicolas Roerich et sa femme Héléna Helena Roerich par Svetoslav Roerich

furent les cofondateurs de L’Agny Yoga Society, d’inspiration théosophique, et également membres de l’Ordre des Roses Croix (Amorc).

 

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Son œuvre est marqué par de nombreux voyages à travers l’Europe, l’Amérique et l’Asie, notamment l’Inde.

Ila puisé dans ses pérégrinations une inspiration empreinte d’un certain mysticisme. Ainsi ce passionné d’archéologie s’est plus à représenter l’origine du monde telle que la voient les grands mythes sacrés et profanes empreints d’archétypes.

Il a peint, dessiné et sculpté.

Jeune artiste et universitaire, il se forma au contact de l’intelligentsia de Saint-Pétersbourg, ville décrite dès sa fondation comme « la fenêtre de l’occident » de la Russie.

A l’instar de plusieurs générations de peintres européens, il poursuivit sa formation artistique en France et en Italie, mails il demeura fasciné par l’orientalisme de la Russie. Au début de sa vie professionnelle, en tant que collaborateur à la revue « Le Monde de l’Art » de Serguei Diaghilev, il était plus proche de la tendance slavophile que de la tendance francophile.

 

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On trouvera des informations de fond sur les tendances idéologiques au sein du Monde de l’art dans Beverley Whitney Kean, « All thé Empty Palaces : The Merchant Patrons of Modern Art in Pre-revolutionnary Russia » (Londres : Barrie and Jenkins, 1983), pp.44-55, et des informations générales dans « The World of Art Mouvement in Early Twentieth Century Russia », «édition d’Alexandre Kamenski, traduit du russe par Arthur Shkarosky-Raffe (Léningrad : Aurora Art Publisher,1991).] *

Son travail de décorateur pour les ballets russes de Diaghilev lui fit découvrir l’Europe de al fin de la Belle Epoque, marquée par une explosion créatrice dont témoigne par exemple l’exposition internationale où il montra ses tableaux, élan brutalement interrompu par la Première Guerre mondiale.

 

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Roerich quitta son pays natal à l’époque de la Révolution russe, et en devait pratiquement plus jamais y retourner. De 1917 à 1919, il vécu en Finlande et exposa ses tableaux dans plusieurs pays scandinaves. Il partit ensuite pour Londres, où il fut décorateur à l’Opéra de Covent Garden ; il exposa, tant à Londres que dans d’autres villes d’Angleterre sous le titre de Spells of Russia (Sortilèges russes).

 

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[« Spells of Russia », catalogue de l’exposition Nicolas Roerich, Goupil Gallery (Londres : Wiliam Marchant, 1920.]

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En 12920, il emmena sa femme et ses deux fils aux Etats-Unis, venant ainsi s’ajouter au nombre déjà important d’artistes européens forcés à l’exil par les guerres et les révolutions du XX° siècle. Roerich arrivait toutefois aux Etats-Unis avec un avantage considérable : il y avait été invité par le prestigieux Chicago Art Institute et l’ Opéra de Chicago. Il se fixa néanmoins à New-York, où il rencontra le succès, en tant que peintre mais également comme fondateur de divers organismes culturels.

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[Sina Fosdick, “ Nicolas Roerich : A Brief Biography”, New York : Nicolas Roerich Museum]

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De Nicolas Roerich à l’âge de quarante neuf ans, on peut dire qu’il avait réussi, et qu’il incarnait parfaitement l’artiste occidental au sens que ce terme avait progressivement acquis depuis la Renaissance. Et pourtant, l’année de ses cinquante ans, sa vie connut un bouleversement total : en 1923, il s’embarqua pour l’Inde avec sa famille, et parcourut toute la région avant d’entreprendre une expédition de cinq années à travers l’Asie centrale.

 

Plan de l'expédition Roerich en Asie centrale - 1925-1928

 

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On retrouve dans l’œuvre de Roerich les lignes directrices qui sous-tendent sa vie. Sa peinture s’inspira tout d’abord de l’histoire enfouie de la Russie, d’objets trouvés lors de ses fouilles archéologiques.

 

Ces ossements, urnes, couteaux et autres objets rituels retrouvés dans des tombeaux conduisirent l’artiste à étudier, dès l’adolescence les coutumes des anciens Slaves. C’est de là que naquirent les chefs d’œuvre de jeunesse, scènes de la vie primitive revisitées à travers le mythe. La fascination de Roerich pour ces traces souterraines de l’évolution humaine se transforma peu à peu, jusqu’à atteindre, sur les sommets himalayens, la pure contemplation. C’est là, dans ces splendides panoramas du toit du monde, que s’acheva sa quête et qu’il parvint à exprimer par la peinture le lien entre la réalité et la spiritualité intérieure. Les montagnes devinrent pour lui le moyen d’explorer la couleur pure, la synthèse de la perception visuelle et de la spiritualité. Ayant débuté sa carrière artistique avec un symbolisme où abondaient les visions typiques de la Russie, il finit par trouver sa propre méthode d’abstraction en débarrassant ses paysages montagneux des détails pour en faire des instruments de méditation.

 

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Entre ces débuts et cet aboutissement, Roerich ne cessa jamais d’être un paysagiste pour qui les hommes étaient indissociables de al culture qu’ils contribuaient à édifier, que ce fût par des rituels ou des structures architecturales. Il expérimenta toutes les étapes de la figuration, passant du groupe à la silhouette solitaire, elle-même de plus en plus petite au sein d’un paysage de plus en plus vaste, avant de disparaître totalement. Selon France Grant, journaliste dans le New York des années 1920 et membre de la direction des organismes fondés par Roerich, celui-ci était tout à fait conscient de cette évolution. D’ailleurs, le changement ne concernait « pas tant le sujet » car :

« Ce qui l’intéressait, c’était l’homme en tant que partie du cosmos tout entier. Le point de départ c’est l’homme. Pour ce qui est de la Russie, ça a commencé [pour lui] par l’âge de pierre ; il envisage la grande aventure dans son ensemble. Un jour, il dit qu’il était formidable de tenir dans ses doigts, en Russie, le bout d’un fil, et de retracer le parcours jusqu ‘au début, en Asie centrale… Il avait la vision de ce fil de l’humanité, toujours le fil, jamais brisé. » [Frances Grant, entretiens avec l’auteur (New York, novembre - décembre 1982).]

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En raison des très nombreux voyages que Roerich effectua au cours de sa vie, il était presque inévitable que ses toiles fussent éparpillées aux quatre coins du monde. Mais la majorité se trouve en Russie, en Inde et aux Etats-Unis. Jusqu’à dix ans environ après la mort de Roerich, les œuvres en Russie dataient presque exclusivement des années qu’il avait passées dans ce pays. De même les toiles d’Inde datent de al période pendant laquelle Roerich a vécu en Asie. Celles des Etat-Unis, en revanche, couvrent toutes les époques, à la fois orientales et occidentales. A la mort de Roerich, ses fils, Georges et Svetoslav, firent dons d’un nombre considérable de toiles, anciennes ou plus récentes, à des musées soviétiques.

 

La collection du Musée Nicolas Roerich de New York est la seule collection Roerich permanente des Etats-Unis. S’y trouvent environ deux cents toiles correspondant à quarante années de création. Les œuvres de la périodes asiatique, à partir des années trente, sont le mieux représentées.

 

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[Source : Monographie de Kenneth Archer : Nicola Roerich – Parkstone Press, Bournemouth, Angleterre, 1999 –

ISBN : 1.85995.478.2]

Toile du peintre Nicolas Roerich-Décor pour Peer Gynt-1911

Classé sous Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich — ganeshabreizh @ 18:31

 

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Décor pour Peer Gynt-1911-Pastel sur carton-65x50cm-Musée Nicolas Roerich New York

 

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Décor pour Per Gynt – 1911

Pastel sur carton

65 x 50 cm

Musée Nicolas Roerich

New York

 

A propos de la toile du Décor pour Peer Gynt (Nicolas Roerich)

Classé sous Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich — ganeshabreizh @ 18:30

La hutte de style nordique perchée sur le rocher apparaît comme une construction solide en équilibre instable sur une base étroite. En la peignant vue d’en bas, Roerich accentue cette apparente contradiction et semble établir un parallèle entre la hutte de Solveig et ce qu’éprouve la jeune fille pour Peer Gynt : un amour pur qu’il rejette mais qui survivra à son désir de voyage. Les amants sont réunis au cinquième acte de la pièce écrite par Henrik Ibsen en 1867.

L’arbre situé au centre du tableau a perdu toutess ses jeunes branches mais reste ancré dans la pierre, comme soutenu par elle ; de même le héros prodigue rentre vieilli et assagi de ses aventures, qui l’ont mené au royaume des Trolls et plus loin encore.

Roerich créa de multiples décors pour la mise en scène du Théâtre d’Art de Moscou en 1912 ; tous abondent en allusions symbolistes, le peintre voyant dans la pièce d’Ibsen un « drame norvégien cosmique ». [« Spectacle », ‘Adamant’ (Paris : Presse franco-russe, 1923 ; New york : Corona  Mundi, 1924), p.49.]  

Le dessin exécuté au pastel, joue sur une palette limitée de bleus et de jaunes, composantes de la couleur verte que Roerich utilise avec parcimonie pour suggérer l’espoir et la rédemption que représente l’amour de Solveig dans ce conte faustien.

Roerich reçut cette comande des directeurs du Théâtre d’ Art de Moscou, Konstantin Stanislavski et Vladimir Nemirovitch-Dantchenko, qui étaient au courant de sa réputation grandissante de décorateur. Sa toute première commande datait de 1907, Nikolaï Evreinov et Nikolaï Drizen lui ayant demandé de concevoir les décors de The Three Wise Men pour le théâtre Starinny de Saint-Pétersbourg ; il y eut ensuite Fuente Ovejuna, en 1911. Le fait d’être reconnu par d’éminentes figures du monde théâtral stimula la productivité du jeune homme, et l’incita, en tant qu’artiste, à prendre des risques.

Dès le début de sa carrière, Roerich trouva un précieux conseiller en Vladimir Stassov, bibliothécaire d’une grande érudition, critique reconnu, et partisan du nationalisme en art. Svetoslav Roerich évoque, à propos de cette époque, la culture encyclopédique de Stassov et le cercle d’intellectuels dont il ouvrit les portes à Nicolas ; il lui présenta par exemple Nikolaï Rimski-Korsakov et Léon Tolstoï.[Svetoslav Roerich entretien avec Kenneth Archer.) Bien que Roerich obtint ses premières commandes grâce à Stassov, et malgré la slavophilie commune qui liait les deux hommes, le jeune peintre se sentait attiré par de nouveaux courants intellectuels, notamment par le Monde de l’Art de Diaghilev. Il fallait à l’évidence, cultiver une telle relation, puisque ce dernier demanda à Roerich, en 1909, de créer lesdécors et les costumes de Prince Igor pour sa saison parisienne.

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[Source : Nicolas Roerich "Roerich Est & Ouest" par Kenneth Archer - Edition Parkstone - Parkstone Presse - Bournemouth-Angleterre-1999.ISBN / 1-85995-4 78-2]

Toile du peintre Nicolas Roerich-L’Elbourz-1913

Classé sous Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich — ganeshabreizh @ 18:29

 

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L'Elbourz 1913-Détrempe sur toile-35,5x25cm-Musée Nicolas Roerich-New York

 

 

L’Elbourz – 1913

Détrempe sur toile

35,5 x 25 cm

Musée Nicolas Roerich

New York

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toile du peintre Nicolas Roerich-Le Messager-1914

Classé sous Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich — ganeshabreizh @ 18:27

Le Messager-1914-Charbon et Pastel sur carton-75x88,9cm-Musée Russe Saint Pétersbourg

 

 

Le Messager

Charbon et Pastel sur carton

75 x 88,5 cm

Musée Russe

Saint Pétersbourg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toile du peintre Nicolas Roerich-Le Messager de l’aigle-1927

Classé sous Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich — ganeshabreizh @ 18:25

Le Messager de 'aigle-1927-Détrempe sur bois-40,6x32cm-Musée Nicolas Roerich-New York

 

Le Messager de L’aigle

Détrempe sur bois

40,6 x 32 cm

Musée Nicolas Roerich

New York

 

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A propos de la toile « Le Messager de l’aigle » (Nicolas Roerich)

Classé sous Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich — ganeshabreizh @ 18:24

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Au début de l’expédition des Roerich en Asie centrale, l’aîné des fils Georges, était âgé de 22 ans mais avait déjà achevé ses études, qu’il avait suivies à Londres, Columbia, Harvard et la Sorbonne ; cette formation allait être le point de départ d’une brillante carrière d’orientaliste. Dès 1924 il avait écrit un ouvrage sur la peinture tibétaine, puis il prépara ‘Trails to Inmost Asia’, récit d’expédition publié par Yale University Press en 1931. [Georges N. Roerich, ‘Tableaux tibétains’ (Paris : Librairie Orientaliste, Paul Geuthner, 1925)]. Il précise dans sa préface quels étaient les objectifs de ce projet :

« Nous eûmes l’occasion, en Asie centrale, d’observer l’une des plus immense chaîne de montagnes du haut monde, de voyager des mois durant à travers des hauts plateaux et des déserts arides de sables et de cailloux, et d’étudier les vestiges d’une culture disparue qui, en d’autres temps, liaient la Chine aux pays du bassin méditerrannéen. » [Georges N. Roerich, note de l'auteur, 'Trail to Inmost Asia', p.xi]

Georges Roerich définit en outre l’idée que se faisait son père de ce voyage, qui devait lui permettre « de rendre compte par la peinture des paysages et des peuples de l’Asie centrale » (ce qu’il fit en cinq cents tableaux), « d’estimer l’éventualité de nouvelles explorations archéologiques », et « de rassembler une large collection de matériel ethnographique et linguistique. »[ibid.) 

Le Message de l’aigle représente un lama méditant près d’une grotte, dans la montagne. La présence de l’aigle suggère que nous nous trouvons à une altitude vertigineuse et que le lama, qui reçoit le message de l’aigle, se trouve dans un état d’exaltation consciente. Au cour de son expédition, Roerich peignit des lamas, des moines, des yogis et des ermites dans leur retraite austère. C’était la première fois qu’un artiste occidental entretenait une telle tâche. Alexandra David-Neel, écrivain français du dix-neuvième siècle initiée à la vie monastique des bouddhistes tibétains fut l’une des rares personnes étrangères à témoigner de tels phénomène. Elle exprima par des mots ce que Roerich décrivait par la peinture : « des anachorètes vivant dans des grottes ou des huttes, situées en général à très haute altitude, parfois presque aussi haut que…les neiges éternelles…bien au-dessus de trois mille mètres, dans l’Himalaya et au Tibet. » [Alexandra David-Neel ‘Initiations and Initiates in Tibet’, traduction de Fred Rothwell (Londres : Rider, 1931), p. 211 & note 2].

Quand aux écrits d’Elena Roerich, ils soulignent les défis posés par le choix d’une vie spirituelle :

« La taupe est au chaud dans son trou.

L’aigle est transi dès avant le lever du jour ».

[‘Leaves and Morya’s Garden’ (Vol. 1, The call) p. 23]

La famille Roerich avait en effet quitté le confort de la vie new-yorkaise, pour se lancer dans une aventure dangereuse, durant laquelle ses membres durent affronter privations et manque de réserves. Sina Fosdick raconte que Roerich peignait parfois sur des caisses, comme c’est le cas ici, sur « de la toile de tente et même, sur les instances de Madame Roerich, sur du tissus découpé dans ses robes. » [Sina Fosdick entretien avec Kenneth Archer].

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[Source : Nicolas Roerich "Roerich Est & Ouest" par Kenneth Archer - Edition Parkstone - Parkstone Presse - Bournemouth-Angleterre-1999.ISBN / 1-85995-4 78-2]

 

Toile du peintre Nicolas Roerich-Les Très-grands et Très-sacrés du Thang Lo-1928-1929

Classé sous Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich — ganeshabreizh @ 18:23

Les Très-grands et Très-sacrés du Thang Lo-1928-1929-Détrempe sur toile-97,1x61,6-Musée Nicolas Roerich-New York

 

Les Très-grands et Très-secrets du Thag Lo

Détrempe sur toile

97,1 x 61,6 cm

Musée Nicolas Roerich

New York 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toile de Nicolas Roerich-La Pierre Blanche-1933

Classé sous Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich — ganeshabreizh @ 18:20

La Pierre blanche-1933-Détrempe sur toile-105,4x82,5cm-Musée NicolasRoerich New York

 

La Pierre blanche-1933

Détrempe sur toile

105,4 x 82,5

Musée Nicolas Roerich

New York

 

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A propos de la Toile « La pierre blanche » ou « Le Signe de Chintamani » (Nicolas Roerich)

Classé sous Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich — ganeshabreizh @ 18:20

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Cette toile représente un gros rocher blanc sur lequel est gravé un cheval en mouvement, portant sur son dos une flamme sacrée dans laquelle s’inscrivent trois globes. Le cheval est rentouré de symboles associés, d’une manière ou d’un autre, au processus de transformation  : le soleil, la lune et les étoiles, un cercle, un carré, des lignes sinueuses, de grandes feuilles vertes et un écu hexagonal incrusté de trois diamants. A l’arrière-plan, un paysage de montagne aux couleurs froides. Sous le rocher blanc qui porte l’inscription du mantra tibétain  » Om Mani Padme Um », les pierres semblent avoir pris feu. Ce tableau est parfois appelé Le Signe de Chintamani. Dans une autre toile exécutée par Roerich en 1924, à son arrivée en Inde, Le trésor du monde – Chintamani, le cheval porte un coffret en flamme, qui contient apparemment une pierre. [Treasure of th World – Chintamani est reproduit en couleurs dans ‘Roerich-Himalaya’, p. 31, sous le titre de Treasure of the World].

omOM MANI PADME HUM

Elena Roerich évoque dans l’une de ses lettres publiées ultérieurement la légende de Chintamani, fragment de pierre aux pouvoirs bénéfiques : « L’Orient en particulier abonde en légendes sur ce trésor ».[Lettres d’Elena Roerich (vol. II, 1935-1939) publiées d’abord en russe (Riga : Latvian Roerich Society, 1940), puis traduites par L. Dutko sous le titre de ‘Letters of Elena Roerich’ New York : Agni Yoga Society, 1967) p.73.] Elle y livre des détails liés aux oeuvres de son mari : « Le cheval blanc du Tibet et de Mongolie, Erdeni Mori, porte sur son dos Chintamani  (le trésor du monde) . » Selon la tradition la pierre serait conservée dans un coffret du treizième siècle « qui aurait été fabriqué à partir d’une pièce de cuir ayant appartenu à Salomon lui-même, » et  » de nombreux symboles alchimiques sont inscrits sur le cuir » ; ils sont peut-être semblables à ceux de La pierre blanche.

Les trois globes rappellent l’emblème figurant sur la Bannière de Paix du pacte Roerich, pour lequel le peintre et ses partisans militèrent à partir de 1929, mettant sur pied des comités dans des pays aussi divers que la France et la Mandchourie, et organisant des conférences internationales en Belgique, en Uruguay et aux Etats-Unis. Le pacte fut signé apr vingt-neuf pays à la Maisons-Blanche, à Washington, lors de la Fête panaméricaine du 15 avril 1935. Le Président Roosevelt, présent à la cérémonie déclara : « Ce traité possède une signification spirituelle qui va bien au-delà du texte officiel. » [« Call to World Unity », ‘The Roerich Pact’, p.3]. Selon Svetoslav Roerich, le Pacte – Bannière de Paix Roerich était une entreprise « réellement éducative »:

Pax cultura (Roerich pact)

« Mon père ne crut jamais qu’un pacte ou un document quelconque pussent réellement freiner l’humanité et la contraindre à sauvegarder ses trésors culturels. C’est un acte éducatif que d’amener lentement les gens à comprendre la valeur des oeuvres d’art, qui représentent ce qu’il y a de plus grand et de plus noble dans l’humanité ».[Svetoslav Roerich, entretien avec Kenneth Archer.]

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[Source : Nicolas Roerich "Roerich Est & Ouest" par Kenneth Archer - Edition Parkstone - Parkstone Presse - Bournemouth-Angleterre-1999.ISBN / 1-85995-4 78-2]

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