Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

  • Accueil
  • > Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich

2007 03 7

Le Baiser à la Terre- »Esquisse de décor pour l’acte 1 du Sacre du printemps-1912

Classé sous Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich — ganeshabreizh @ 18:05

Le Baiser à la Terre (Esquisse de décor pour l'acte 1 du Sacre du Printemps) 1912-Détrempe sur carton-62x94cm-Musée Russe-Saint Pétersbourg.

 

 

Le Baiser à la Terre

Esquisse de décour pour l’acte 1 du Sacre du Printemps

1912

Détrempe sur carton

62 x 94 cm

Musée Russe

Saint Pétersbourg

 

 

 

 

 

 

Toile de Nicolas Roerich-Issa et le crâne du géant-1933

Classé sous Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich — ganeshabreizh @ 18:03

Issa et le crâne du géant-1933-Détrempe sur toile-120x76,20cm-Musée Nicolas Roerich-New York

 

Issa et le crâne du géant – 1933

Détrempe sur toile

120 x 76,20

Musée Nicolas Roerich

New York 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2007 02 28

A la découverte de Jean Cocteau

Classé sous Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich — ganeshabreizh @ 17:02

 

 

*

 

 

Jean CocteauJean Cocteau

1889-1963

 

*

 

Un demi-siècle durant, de 1910 à1960, le nom de Jean Cocteau n’a cessé de briller au premier plan de l’actualité artistique et mondaine. Sorte de funambule, volubile et omniprésent, son personnage a tour à tour amusé, subjugué ou exaspéré ses contemporains. Toute sa vie il fut « le prince frivole », l’éternel adolescent perpétuellement en avance sur les modes – qu’il fume l’opium ou qu’il revendique son homosexualité- . Celui qui étonne et qui dérange. IL accompli le prodige de réussir dans tous les arts et dans toutes les formes du spectacle avec l’incroyable facilité et l’apparente improvisation de qui se joue.

 

*

Jean Cocteau naquit le 5 juillet 1889 à Maisons – Lafitte, dans une famille d’agents de change. Il fut élevé au sein de cette bourgeoisie sur laquelle flottait alors un délicieux parfum artistique et où il était de bon ton de se frotter aux peintres, aux musiciens et aux acteurs. Des fées qui présidaient à sa naissance, le petit Jean avait reçu en don tous les arts avec, au suprême degré, l’art de plaire et l’ambition de faire un jour partie de l’aristocratie, celle que donne la noblesse ou que confère la réussite.

 

Le 4 avril 1908, le grand tragédien Edouard De Max organisa au Théâtre Femina une matinée poétique à laquelle se pressa le Tout – Paris. La séance était consacrée aux œuvres d’un jeune poète inconnu. Ce poète, c’était bien sûr Jean Cocteau dont le nom de vint célèbre du jour au lendemain

 

Il fréquenta les duchesse du Faubourg Saint Germain et les gloires littéraires du moment : Catulle Mendès, Anna de Noailles, Marcel Proust, Reynaldo Hahn, Lucien Daudet et Maurice Rostand.

 

Puis brusquement, il tourna le dos (!) à ces gloires consacrées pour rejoindre des individus qui habitaient Montmartre ou Montparnasse et dont les audaces faisaient hurler : Ils avaient nom Picasso, Max Jacob, Igor Stravinski, il devint leur ami et se fit le propagandiste zélé de l’art nouveau qu’ils inventaient.

 

Après avoir participé au lancement des Ballets Russes avec Diaghilev et Nijinski, il deviendra le meneur de jeu d’un mouvement musical dont il rédigea le manifeste (1918) : Le Groupe des Six dont le père spirituel était Erik Satie et qui comprenait Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc et Germaine Tailleferre. Ces musiciens se proposaient de retrouver les qualités spécifiques de la musique française- clarté, sobriété, concision – que menaçaient les grandes ombres de Wagner et du romantisme de Debussy et de l’impressionnisme.

georges Auric (1899-1983) Compositeur français *Louis Durey (1888-1979) Compositeur français de formation autodidacte*Arthur Honegger (1892-1955) Compositeur Suisse

Le Groupe des Six

Darius Milhaud (1892-1974) Compositeur français (443 opus) *Francis Poulenc (1892-1963) Compositeur français considéré comme autodidacte.*Germaine Tailleferre (1892-1983) Compositrice française

 

 

Cocteau est un prodigieux faire-valoir, un bateleur, un « public-relations » comme on dit aujourd’hui. Ce seront alors les scandales de « Parade » (1917) et des « Mariés de la Tour Eiffel » (1921).

Jean Cocteau révèlera au public les œuvres d’un enfant surdoué Raymond Radiguet, dont il fera publier le « Diable au Corps » et qui mourra à 20 ans.Raymond Radiguet (1903-1923) Romancier: Le diable au corps - Le bal du Comte d'Orgel (posthume)

 

*

 

En dépit d’une santé précaire, l’activité de Cocteau est hallucinante. Tour à tour romancier, poète, dramaturge, scénariste, acteur, metteur en scène de théâtre et puis de cinéma, critique, essayiste, auteurs d’arguments de ballets, créateur de décors et de costumes de théâtre, dessinateur d’affiches, de portraits, lithographe, céramiste, portier, il crée des modèles pour les verriers de Murano, pour les vitraux d’églises.

 

*

 

Où trouve-t-il l’énergie et l’intuition qui lui permettent d’être toujours, partout le premier, de capter les idées qui rôdent, de sentir les talents ? A peine croit-on le saisir, le cerner, l’immobiliser qu’il est déjà ailleurs. S’il avait vécu plus longtemps, Cocteau aurait été ce qu’on nomme aujourd’hui un phénomène médiatique.

 

*

 

Il possédait à l’extrême le sens de la publicité, du slogan. Ses phrases étonnent aujourd’hui encore :

« Les miroirs feraient bien de réfléchir avant de renvoyer les images. »

 

« Le tact dans l’audace, c’est de savoir jusqu’où on peut aller trop loin. »

 

« Les poètes trouvent d’abord et ne cherchent qu’après. »

 

« Le poète est un mensonge qui dit toujours la vérité. »

 

« Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d’en être l’organisateur. »

 

« Nous sommes le rêve d’un dormeur endormi si profondément qu’il ne sait même pas qu’il nous rêve. »

 

« J’ai vécu très au-dessus des moyens de mon épouse. »

 

*

 

Jean Cocteau est l’un des hommes clés de la première moitié de notre siècle. En obéissant au mot de Diaghilev « Etonne-moi ! », il a exprimé mieux qu’un autre l’âme inquiète de l’entre-deux-guerres.

 

*

A cet homme de scandales, et de provocations, les honneurs officiels n’ont pas manqué :

En 1949, il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur.

En 1955, le 10 janvier, il succède à Colette à l’Académie Royale de Langue et de Littérature Française de Belgique et le 3 mars il entre à l’Académie Française.

En 1956, il est fait Docteur Honoris Causa de l’Université d’Oxford et, en 1957, Membre Honoraire du National Institute of Arts and Letters.

En 1960, il est élu Prince des Poètes.

En 1961, il est élu Commandeur de la Légion d’Honneur

Une phrase de son discours de réception à l’Académie Française

(20 octobre 1955) mérite d’être cité :

 

« Qui donc avez-vous laissé s’asseoir à votre table ? Un homme sans cadre, sans papier, sans halte. C’est-à-dire qu’à un apatride, vous procurez des papiers d’identité, à un vagabond une halte, à un inculte le paravent du dictionnaire, un fauteuil à une fatigue, à une main que tout désarme, une épée. »

 

*

 

Cet homme si public aimait pourtant la solitude, cet infatigable bavard savait se taire, ce provocateur avait rencontré Dieu.

Dans des Chapelles, il aimait Lui parler, en peignant d’étonnantes fresques, comme autant de prières à Sa gloire.

Voici où l’on peut admirer les décorations murales de Jean Cocteau :

 

Saint-Jean-Cap-Ferrat (06)

Villa Santo-Sopir (Le génie du sommeil)

Décoration de la villa de Francine Weissweiller « santo-sospir » (1950)

*

 

Villefranche-sur-Mer (06)

Chapelle Saint-Pierre (1956)

 

Menton (06)

*

Salle des mariages de l’Hôtel de Ville (1957)

 

Milly-la-Forêt (91)

L'autel de la Chapelle St-Blaise des Simple-Milly la forêt

Chapelle Saint-Blaise-des-Simples (1959)

*

 

Londres

Eglise Notre-Dame-de-France (1959)

*

 

Megève (74)

Hôtel du Mont-Blanc.

Fresques du Bar « Les Enfants Terribles »

*

 

Cap d’Ail (06)

Théâtre de plein air décoré de mosaïques (1960)

*

 

Metz (57)

 

Vitraux de l’Eglise St-Maximin (1962)

Vitraux de l'Eglise St-Maximin de Metz

 

*

 

Fréjus (83)

Notre Dame de Jérusalem de Fréjus

Chapelle Nore-Dame-de-Jérusalem à la Tour de Mare (1962 – inachevée)

 

*

Jean Cocteau

*

Cocteau est mort d’une attaque cardiaque le 11 octobre 193, deux heures après la mort de sa grande amie Edith Piaf qui avait créé en 1940 son « Bel indifférent ».

Il repose – enfin ! – dans le chœur de la Chapelle St-Blaise-des-Simples. A Milly-la-Forêt.

 

[Source : Tout sur tout – Petit dictionnaire de l’insolite et du sourire –Edition France Loisirs, Paris, 1986 – ISBN : 2-7242-2229-6]

 

Jules Migonney – Artiste peintre (22 février 1876- 5 juillet 1929)

Classé sous Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich — ganeshabreizh @ 14:13

 

 

*

 

 

Jules Migonney – Autoportrait inachevé de Jules Migonney (Peintre originaire de l'Ain)

Bourg en Bresse – 22 février 1876 – Paris – 5 juillet 1929

 

 

Issu d’une famille de milieu modeste, Jules Migonney poursuit de brillantes études au lycée Lalande de Bourg en Bresse. Après son baccalauréat, il entre en 1893 à l’Ecole des Beaux- Arts de Lyon, où il se lie avec le peintre Jean Puy (1876-1960). En 1898, il se rend à Paris pour suivre les cours de l’Ecole des Beaux-Arts en 1901, il entre à l’académie d’Eugène Carrière (1849-1906) que fréquentent aussi Jean Puy, Henri Matisse, André Derain, Albert Marquet. Si Migonney n’a pas les audaces de ses compagnons « fauves », il suit cependant avec curiosité les mouvements de son époque. Il comprend et apprécie ses contemporains, mais il a pour Cézanne la plus grande admiration. Parmi les « anciens » Migonney se reconnaît dans les toiles du Titien, d’Ingres ou de Courbet.

 

Pendant la première décennie du XX° siècle, le jeune peintre voyage en Italie et en Espagne où il découvre la peinture de Vélasquez. Il expose alors peu, préférant progresser, plutôt que de montrer prématurément ses œuvres. De cette époque datent surtout des portraits, tel le Portrait du sculpteur Alphonse Muscat (Musée de Brou), et des natures mortes où le peintre montre un métier solide et le souci de peindre « vrai ».

 

Le choc et l’affirmation de sa personnalité et de son style viendront de sa rencontre avec l’Algérie. En 1909, Migonney obtint une bourse de séjour auprès du Gouvernement Général d’Algérie pou la Villa Abd-El-Tif d’Alger : il y reste jusqu’en 1911. Ce sont là probablement les années les plus belles de sa vie pendant lesquelles il observe, voyage et peint beaucoup « de grandes figures de femmes d’une grâce lumineuse » telle la Femme arabe au narghilé (Musée de Brou). A Alger, il est entouré de jeunes artistes « Abd-El-Tif », comme Léon et Ketty Carré, Charles Dufresne, Paul Jouve ou Léon Cauvy. Il est soutenu par Frédéric Lung et Louis Meley, grands collectionneurs et mécènes algérois.

 

C’est un Orient réaliste, sincère et sensuel que fait revivre la peinture de Migonney, s’inspirant de la vie quotidienne des populations urbaines ou rurales de l’Algérie : ses scènes de bains et de hammam tel Le bain maure du Musée de Brou ou ses peintures de femmes sont prétextes à de beaux nus sensuels et à de grands portraits. Son orientalisme d’un grand réalisme poétique allié à une approche ethnographique – proche en cela d’Etienne Dinet (1861-1929) – s’éloigne de l’orientalisme exotique et clinquant de al fin du XIX° siècle. Malgré certaines audaces plastiques l’œuvre de Migonney garde son caractère réaliste : « Ce que je voudrais surtout, confiait-il à un ami, c’est peindre des gueules » [Léon Deshairs, Jules Migonney, 1931, p. 13]. Et en effet, les personnages de Migonney ne sont pas idéalisés : le peintre s’en tient à la réalité de ses modèles et de ce qui les entoure, même si il vise à la simplicité des formes, du modelé et à la valeur expressive de la ligne. Les peintures inspirées par ses séjours en Algérie constituent la part la plus importante et la plus attachante de son œuvre. Il faut aussi signaler de cette même période une série de gravures sur bois – des scènes de hammam ou de nus – où la ligne synthétique et les franches oppositions de noirs et des blancs, des pleins et des vides ne sont pas sans rappeler la puissance des gravures de Félix Valloton.

 

Après l’interruption de la première guerre mondiale dans la quelle il est engagé, Migonney revient à Paris et travaille essentiellement sur le thème de la nature morte : grandes œuvres exubérantes et luxuriantes, imprégnées du souvenir de l’Orient, où la richesse de la matière picturale donne l’idée de profusion et de luxe, comme on le voit dans la grande Nature morte aux fruits du Musée de Brou. Le peintre revendique cet effet décoratif, proche en cela du mouvement « Art déco » qui marque les années 1920. Migonney participe d’ailleurs activement de 1920 à 1929 aux Salons des Artistes Décorateurs avec notamment des projets de tapisseries. Les années 1922-1924 voient aussi le retour à un thème que l’artiste avait souvent traité dans les années 1904-1905 : le portrait.

 

Vers 1925, la peinture de Migonney évolue : le peintre tente de s’affranchir de l’anecdote, de l’effet décoratif pour une peinture plus dépouillée. Ses sujets de prédilections sont toujours et de plus en plus le nu féminin et le portrait. Artiste reconnu par ses pairs et la critique, Migonney se sent pourtant envahi par le doute et reste insatisfait de sa peinture : « J’ai tout sacrifié à l’art qui m’échappe maintenant… J’ai beau essayé de lutter, je ne peux et la vie me paraît impossible et sans but. » [Léon Deshairs, Jules Migonney, 1931, p. 19] Désemparé, souffrant de ne pouvoir surmonter la grande crise morale et artistique qui le mine, Migonney met fait à ses jours en juillet 1929. Il laisse un testament dans lequel il laisse à sa ville natale pour son musée un ensemble important de soixante cinq peintures, dessins et gravures de son atelier, comprenant ses œuvres mais aussi celles de ses amis Jacques-Emile Blanche et Jean Puy.

 

Comme Louis Jourdan, qui fut son exécuteur testamentaire, Migonney a suivi la voie de la carrière officielle : envois réguliers aux Salons parisiens dès 1901, (Société Nationale des Beaux Arts, Société des Peintres Orientalistes, Salon des tuileries) et au Salon du Sud-Est à Lyon, expositions de groupe, achat par l’Etat de deux œuvres : le dessin préparatoire pour Le Bain maure (Musée national d’art moderne, déposé au Musée de Brou), et une nature morte datant de 1902 (Musée d’Uzès).

 

Après sa mort, trois expositions rétrospectives lui sont consacrées à Paris en 1930 à la Société Nationale des Beaux-Arts, à Lyon en 1930 au Salon du Sud-Est, à Paris en 1931 lors de l’Exposition Internationale coloniale. En 1991, le Musée de Brou a présenté une rétrospective de son œuvre, abordant tous les aspects de son travail.

 

 

Toile du peintre Jules Migonney-Femmes Kabyles revenant de la fontaine-1910

Classé sous Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich — ganeshabreizh @ 14:11

 

*

Femmes Kabyles revenant de la fontaine-1910-Jules Migonney-Huile sur toile 171x152cm-Musée de Brou à Bourg en Bresse

Toile du peintre Jules Migonney-Le Bain Maure-1911

Classé sous Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich — ganeshabreizh @ 14:09

 

 

*

Le Bain Maure peint par Jules Migonney en 1911-huile sur toile 104x188cm-Musée de Brou à Bourg en Bresse

Toile du peintre Jules Migonney-Nature morte aux fruits-1921

Classé sous Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich — ganeshabreizh @ 14:07

 

 

*

Nature morte aux fruits-Toile peinte par Jules Migonney-1921-Huile sur toile 137x205cm-Musée de Brou à Bourg en Bresse

Toile du peintre Jules Migonney-Nu vu de dos-vers 1927

Classé sous Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich — ganeshabreizh @ 14:05

 

 

*

Nu vu de dos-Toile peinte par Jules Migonney vers 1927-Huile sur toile 62,5x73,5cm-Musée de Brou à Bourg en Bresse

2006 10 7

De l’intimiste Jourdan

Classé sous Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich,POESIE — ganeshabreizh @ 6:26

2 pêcheurs-Toile d'un autre peintre bressan

*

Je suis un cavalier des Dombes

A mes pieds les éperons de la Bresse.

Mon chevalet, mes pinceaux cherchent

Des couleurs sentimentales

Que je place en résonnance de ma voyance.

Partez sur mes chemins,

Sans fusil pour chasser les oiseaux

Que je n’ai pas dressés dans les toiles.

J’ai besoin pour l’enfant

Que sa mémoire s’enrichisse

Du passé qui était mon vécu.

Tout peut être détruit

Mon oeuvre reste.

Mon seul orgueil est de me réaliser

Dans ma peinture pour les endroits

Connus, inconnus ou à connaître.

Peut-être n’ai-je pu que voir!

Et si j’ai su inventer?

Ce n’est que pour mieux réaliser le présent.

Je laisse au temps

Le temps de l’évolution

De la perception

De la construction artistique

Ne déniant à quiconque

Le droit de se justifier

Dans l’être d’états d’être.

L’art est fait pour être vécu

Non pour le pain quotidien… »

*

cherchant

ganeshabreizh


Au paysagiste Louis

Classé sous Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich,POESIE — ganeshabreizh @ 5:42

Un thou, un élément essentiel du paysage des étangs de la Dombe
« Promeneur solitaire et ouvert,

Des campagnes, des bosquets et des clairières.

Dans chaque trace ou j’ai mis mes pas,

Se sont levées, dans mon esprit créateur,

Des âmes de couleurs composées

Où il fait bon vivre le reflet de la vie.

« Mon pays est les Dombes et ses saisons,

Ses nuances d’émotions colorées,

Au sortir d’un état remontant à l’enfance

Dans lequel j’ai su mettre mon être et mon devenir.

« Ramène-moi toi l’observateur

Au lever du soleil, au coucher de la lune;

Remplis avec moi les nuages inamovibles,

Les arbres nus, libres ou tourmentés,

Sculptés par les oiseaux qui y nichent,

Bornant les chemins creux ,

Boueux et travaillés

Par le paysan, ses boeuf et son charroi;

Nourris de ses grenouilles qui inondent

Ecoute-les coasser du jour à la nuit,

Du sombre à l’obscur,

De la déclinaison des ombres,

Reflets de la vie à la vie,

Camouflet à la mort

Sous couvert de l’amour.

« Mon souvenir retient au creux de ma mémoire,

Réminiscence de l’adolescence,

Et des Maîtres que j’ai pu rencontrer,

Traçant seul entre les haies du monde :

Les sentiers qui mènent à l’eau et ses mystères.

« Toi mon pays natal,

Miroir de tous mes SI,

Images vivantes,

Mouvements éternels

De mes désirs secrets,

Je t’ai cherché, trouvé, sentes visitées

Vécues dans chaque touffes d’herbes,

Des champs labourés souvent

Par un pinceau tactile

« Prolongement de mes sensibilités.

Cette région de mon enfance

J’ai voulu l’immortaliser

Face au modernisme,

A la culture et à l’inéité de la nature,

Ne laissant porte ouverte

Qu’aux clochers et maisons sculpturales,

Natures mortes à l’occasion.

« Ma palette , chaire de ma chaire,

N’a servi qu’à convaincre

La création d’exister

Avec tous ses bouquets naturels,

Immortels dans les mémoires

De ceux qui vont avoir à vivre

La Bresse et sa culture

*

cherchant

Ganeshabreizh



La Dombes

une région riche en musées

Musée Louis Jourdan à Saint Paul de Varax

 

 

Musée Louis Jourdan

 

01240 St Paul de Varax

 

France

Au paysagiste Louis dans Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich telphone

: 33 (0)4 74 42 51 02

fax dans POESIE

: 33 (0)4 74 42 56 13

email-logo

: Pas disponible

web-logo

: Pas disponible

Localisation

 

Lyon : 40 km
Bourg en Bresse : 15 km
Châtillon sur Chalaronne : 15 km
Aéroport Lyon Saint Exupéry : 50 km
Autoroute Nord Sud : 20 km
Accès TGV par Bourg en Bresse : 13 km

Derrière l’Église, le musée Louis Jourdan (1872-1948), crée en 1962,
est aménagé dans l’ancienne cure, résidence du peintre lors de ses nombreux séjours à Saint Paul de Varax. La ville de saint Paul de Varax y expose 49 toiles (donation de Madame Jourdan) en plus de quelques oeuvres de se amis peintres (Jules Migonney) et quelques objets personnels (besace, palette, pinceaux, sabots, parapluie), dans une des pièces de l’ancienne cure que le peintre loua de 1932 à 1945 pour en faire son atelier d’été.

Pour le moment le musée est fermé et en cours de restauration;

« Rien n’est beau comme Saint Paul de Varax » s’exclame Léon Dallemagne, peintre réputé des pays de l’Ain de retour de son « exil » de magistrat à Hanoï comparant la lumière crue de l’Orient à la douceur des ciels Dombistes. Est-ce l’influence de cet artiste délicat, de 35 ans son aîné, qui fixa Louis Jourdan sur les horizons des Dombes ? ou ses origines terriennes l’attirent-elles plus spécialement sur des labours, ces bois, ces étangs ?.

Né en 1872 à Bourg en Bresse, fils d’un modeste jardinier de la Ville, attiré par le dessin et la peinture depuis l’école à laquelle il les préférait de beaucoup : il s’enhardit, à 15 ans, a présenter ses croquis au « maître » qu’il admirait.

« Il vaut mieux commettre ça qu’un crime  » s’entendait-il répondre ! … Déception ! mais bien plus tard, ils devaient se retrouver à l’atelier d’Alfred Chanut, autre célébrité bressane, petit cénacle fréquenté par les diverses générations de peintres locaux qui illustrèrent les années 1900.

Mais la vie est là, dure aux impécunieux, et il lui faut bien gagner son pain. A 16 ans, son père l’envoie à Lyon où il va travailler toute la semaine comme …garçon coiffeur, profession loin de combler ses aspirations artistiques.

Heureusement, il fait la connaissance de quelques jeunes peintres : Migonney, Villon, Morisot et il les retrouve chaque dimanche.

Ses premiers contacts avec saint Paul remontent à ces équipées où débarquait la joyeuse bande de ces jeunes rapins venant planter leur chevalet au bord des étangs ou des bois « où ont les entendait rire et chanter. Ouis après le rituel repas chez la mère Mande, sur la place, retour à Lyon où il fallait bien à nouveau passer la semaine à gagner quelques heures de liberté consacrées à la peinture.

Mais sa maîtrise s’affirme de plus en plus au cours des années et à force de ténacité et de talent, il peut enfin se consacrer uniquement à son art, soutenu et encouragé par le dévouement de sa compagne des bons et mauvais jours qui sut lui apporter l’appui nécessaire au plein épanouissement de tout génie créateur.

Les paysages de saint Paul lui sont nécessaires : il y revient sans cesse. Il expose d’abord à partir de 1896 au salon des Artistes Lyonnais, puis en 1902 au salon des Artistes Français où chaque année il progresse jusqu’à la Médaille d’honneur en 1946 (« La coupe dans les bois de Varax »). Ses oeuvres sont toutes d’ici ! « Louis Jourdan, dit Léon Deshair, son ami et biographe, fut un de ces hommes qui furent et ne voulurent être que peintres de paysage. « Aimer et chanter à sa façon un coin de France lui parut amplement suffire au labeur et à la joie de toute une vie ».

Autour de Villars les Dombes

Aussi revient-il régulièrement dans son cher saint Paul. Aux séjours à l’hôtel Mande succèdent la location de la maison martin toute proche sur la place, puis celle de l’ancienne cure, louée à la commune de 1932 à 1945. Il y installe son atelier d’été bien modeste en comparaison de celui de Paris, vaste verrière largement éclairée, construit selon ses plans. Mais là, à saint Paul, il a vue sur le paysage, le château de Varax et il peint de sa fenêtre  » La maison de la mère Foret sous la neige » actuellement au musée du Louvre ; d’autres toiles ornent le Musée du Luxembourg, le Musée d’Art Moderne, ceux de Belfort, de saint Quentin ; bien d’autres encore à l’Hôtel de ville de Lyon, au musée de brou, à l’Hôtel de ville de Bourg, etc…Son oeuvre porte partout ces paysages de Dombes qui lui tiennent tant à cœur.

Mort à Paris le 3 mai 1948, il repose maintenant au cimetière de sa ville natale, non loin de son ami de toujours, Jules Migonney.

Mais, c’est à saint Paul qu’il reste dans la mémoire de ceux qui l’on connu, qui revoient sa silhouette se profilant sur le fond des haies ou l’horizon des étangs, rentrant de ses promenades solitaires, charge de son chevalet et de ses gibecières bourrées de matériel et des esquisse qu’il venait de jeter sus ses toiles au gré de l’éclairage et des touches des saisons, s’arrêtant pour bavarder en aptois avec ceux dont les silhouettes se retrouvent ça et là au milieu de ses oeuvres.

Pour ceux-ci, point d’effort à comprendre la peinture de Jourdan, ils y vivent toute l’année ! Chaque toile est un portrait de famille, même les plus anciennes, où l’on recherche l’actuel aspect changé des paysages, où comme dans un album jauni, on retrouve les traits de l’adulte sous la silhouette du jeune âge.

Il surgit là, peint par Villon au milieu de ses oeuvres exposées depuis 1962 dans on atelier transformé en Musée grâce au don de madame Jourdan, à l’ombre de notre vieille romane dont le clocher se profile dans nombre de ses toiles en grande partie achevées là, touche après touche, et qui sont revenues témoigner de l’attachement de celui qui fut le grand amoureux de la Dombes.

Texte de monsieur Jacques Ballerin

http://ladombes.free.fr/Les%20musees/

Musee-Louis_Jourdan_St_Paul_de_Varax.htm

 

1234

Fée |
Rikach-inspiration |
yvanlepape |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le Rêve Errant
| Jean-michel BARRAT Artiste ...
| MIDO