Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

2009 05 7

Brouillon d’être

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 11:34

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*

 

Brouillon d’être.

 

Connais-tu la mémoire de l’oubli,

 

Celle qui effleure les souvenirs,

 

Qui gomme ou en boit les imperfections,

 

Qui ne se souvient plus que du présent ?

 

 

Elle hume les vents d’hier, le sang perdu ;

 

Elle souffle les bougies de l’air du temps

 

Sur le gâteau morcelé des ans nus,

 

Sur l’espace déchiré de la conscience.

 

 

Alors la violette parme s’immisce

 

De mousse en mousse, entourée de lichens,

 

Sur cette terre acide qui nourrit

 

La menthe, le rosier, le chant de l’eau.

 

 

Les silences tus au lac du pardon

 

« Empathisent » tant de violence accrue !

 

La larve de cette graine est hybride

 

De l’être en devenir, de l’être éteint.

 

 

Accepter la fuite du regard trouble

 

Qui se pose et se dose en larmes voilées

 

Au gré des insconscientes larves brutes.

 

Tendre la main quand la peur démange.

 

 

L’arbre de vie est l’immensité droite,

 

L’arbre de la mort est ombre portée,

 

Le soleil des mots luit des deux côtés

 

Eclairant l’âme d’un même rayon…

 

 

…Celui du Brouillon d’être

 

*

ganeshabreizh

*

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2009 04 28

L’Enfant qui initia la Terre – I – Gestation

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 10:18

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« On porte la vie, mais la Vie ne se donne pas, elle se confie »(yannesoganesh)

L’ Enfant qui initia la Terre

*

I  -  La Gestation

 

 

 » Au fil ténu de l’eau du temps

L’espace accordé d’un grand vent

Où crût la rose sans épine,

L’ Enfant donna la vie sans ruine. »

Il y eut ses larmes aux couleurs d’abandon,

Des sanglots de mer au son d’un soleil qui meurt

Les mains englouties dans un abîme sans fond.

Des éternités d’homme extirpant au bonheur

Les souffrances subies pour y lover l’ amour,

Comme un rayon de miel, spirales envoûtantes,

Recueillement universel de l’humain gourd

Vers son être intérieur aux vibrations montantes.

« Enfantant à son tour des lumières si pures

La marche des destins gravées dans les arbres,

Comme une danse, opalescente nourriture

D’un brouillard qui devint clairvoyance du marbre. »

Il y eut tant de voix pour chanter les nuances,

Pour que l’espace et le temps s’unissent enfin,

Pour que cessent tous les Samsaras. Sans préséance

Les échos percutèrent la muraille aux confins

Des ultimes égo débattant du mental ;

Cessèrent les dernières violences ; les cris,

Les haines sombrèrent en flux transcendental.

Apaisant le silence ! il panse les meurtris.

« Alors un sommeil vint, auréole violine ;

La tempérance parme en précieux univers

Illumine sa Terre d’une aura utérine.

L’athanor hermétique s’ouvrira au travers. »

Les voix s’éteignirent. Il ondoie de nouveau…

Sur les lèvres matricielles s’ouvre un sourire

Laissant la place mûre à l’ esprit en vive-eau

Fusionnement de la conscience, point de mire,

Dans les prairies de l’âme libre de s’unir

Au « Grand-Tout » pour créer l’indicible utopie,

Perfection du chemin, voie de son « infinir »

Que l’on tend innocent ver la neg-entropie.

ganeshabreizh

 

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2009 03 10

Notre histoire sans fin…, pour les enfants du temps

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 22:42

Amour, mer et frangipanier

Notre histoire sans fin…, pour les enfants du temps

 

 ’

 

Tu es la part de vie cachée soigneusement.

Dans un coin de ma terre, un jardin d’absolu

Que nous ensemençâmes tandis qu’il était temps,

A vu le jour se tendre en don du Ciel perçu.

 

 ’

Il y a nos missions choisies à la naissance.

Nous dans tous nos subis, et nos moments de dons,

 Pour ces êtres élus dans un passé du vent

 Alors qu’ils rattrapaient notre course en partance.

 

 ’

Maintenant que l’Amour a tissé en couleur

Nos chemins de traverse, s’ouvre une voie patiente

Ornée des champs de Soi cultivés de nos pleurs.

Notre saison est là, tapie et communiante.

 

 ’

Petite fleur suave aux nuances si pures

Ainsi tu épanouis ton âme qui s’apaise,

Donnant le temps au temps pour que dans un murmure

L’absolu de nos Êtres façonne nos glaises.

 

 ’

eso

2009 02 15

Dès maintenant je sais…par les pages tournées…

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 22:21

Il faut confier aux flots le passé en bouteille

 

 

*

Dès maintenant je sais…par les pages tournées…

 Ce présent d’un futur rend si présent l’amour
Qu’il éveille déjà dans ton coeur étoilé
Le bleu tendre exotique au rose de tes joues,
Une marche en avant engendrant l’harmonie.

 

Et c’est ce goût de mer qui lave tous tes sens,
Sa promesse émeraude boucle d’un vert tendre
Les rameaux immergeant de cet arbre immortel.
Comme un lierre adouci notre mythe commence.

Mieux que les tus celés c’est le secret qui parle,
Il vient nicher le feu en l’insondable moi,
Sa vibration ultime et dernier cri de vie
Avant la Vie, sur les brisants de mon rivage.

Tu y étales alors ta tempête intérieure.
Pour atteindre le sable, unir au chant du coeur
Ce futur souhaité de l’amour au présent,
Il faut confier aux flots le passé en bouteille.

… comme il y a si longtemps on retrouve l’amour

ganeshabreizh

2009 02 13

De Moi à Toi

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 23:35

De moi à toi

De Moi à toi

 

 

Regarde-moi dans les yeux,
Prends de ma main qui tremble
Le pouls de mes mots d’amour,
Ceux que je dis au jour
Dans le monde du silence
Et que je transmet la nuit venue
Aux rêves qui t’habitent.


Je les ai puisés dans les « aussi »
Des regards de ton coeur,
Sur l’onde des non-dits »
Et des « vouloir-encore »
De ta tendresse émue,
De ta chaleur de femme.

eso

2009 02 9

Tomber…se relever… l’envol

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 21:46

Tomber...se relever...  l'envol

 

Tomber…se relever… l’envol

 

*

 

Ton être est envahi du doute,

La fatigue surgit en coup au coeur.

Comme un poisson hors de la mer,

Tu cherches en désespoir l’élément bon.

 

Ta détresse te rend solitaire,

L’ ami ne trouve plus les mots

Ou ne l’entends- tu plus comprendre

Le passé en souffrance qui s’accroche ?

 

Ta tête lourde se baisse

Les soupirs empesés s’exhalent.

Tes paupières sur tes yeux coulent,

Tes lèvres assoiffées et glacées se collent.

 

Le cerveau s’embrume de pensées négatives,

Les sourires qui font tes quotidiens se figent,

Le noir des idées assombrit ton visage,

Le moindre geste de vient l’ultime.

 

Tu vis une « petite-mort » à toi-même,

Elle envahit ton espace vital

Et tu te sens couler, couler, sombrer.

La conscience réveille alors l’être intérieur.

 

Ecoute la voix de ton esprit qui vit,

Soumets lui tes combats que le mental créa.

Il te dira les secrets de l’intime appui

Sur lequel apaiser tes douleurs morales.

 

Fais confiance aux jours qui passent,

Vis les nuits qui se suivent. Grâce à eux,

Les souvenirs deviennent l’estompe

Des pastels douloureux de ta vie.

 

Apprends-toi à nouveau de l’intérieur,

Même si tu perçois un toujours inutile;

Sâches que ta main crispée sur ton âme

Appartient à la vie qui te fit naître.

 

Prends enfin soin de toi, femme, homme,

Redessine tes jours au crayon de l’espoir,

Le destin ne joue pas avec ses couleurs,

Mais c’est toi qui doit les faire briller.

 

Il a créé le haut pour porter ta lumière,

Tu l’as d’ailleurs donné à qui fut dans le sombre.

C’est toi qui accepta le bas dans lequel tu erres.

Il ne te reste plus qu’à relever la tête.

 

Vois quelles mains riches tendent leur confiance

Pour prendre dans leurs doigts les eaux du vague à l’âme !

Caressant sans compter ta blessure en souffrance,

Ils apaisent d’un souffle tes battements de mort.

 

C’est une renaissance à l’existence en fuite

Qui mènera tes pas, au plus fort des tempêtes

Sur ton chemin de croix, à ta misson de vie.

L’amour est le viatique, ne le dévoyons plus.

 

L’envol ne se fait pas tout seul.

 

 

ganeshabreizh

 

 

 

2009 01 29

Demain ce sera toi qui prendra ma main

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 12:27

 

Demain ce sera toi qui prendra ma main

 

Demain ce sera toi qui prendra ma main

 

,

 

Tu fais de mon prénom une source d’amour,

Tu le fonds, tu l’appelles, tu me vis.

Je te regarde là dans le creux de tes ombres,

Y vois en contre-jour nos deuils et nos bonheurs.

L’interrogation tue me livre tant de toi !

Et je mets tant de moi dans les silences bus !

Toutes nos « p’tites-morts » sont reflets de naissances.

Alors qu’elles se créent nous devons les comprendre.

Il y a de la vie dans ce qui disparaît ;

S ’affranchir du passé revient à extirper

L’épine du mental qui enraye l’esprit.

Après avoir erré voici nos mains rejointes.

 

 

Prends tout l’air qu’il te faut, et le temps, et l’espace.

Ne noie pas le présent dans les détails infimes,

Vois ce qui se dessine en ta conscience immense :

Un horizon si clair où le ciel de ta vie

Rejoint en arc-en-ciel l’océan de la mienne.

Viens, je t’emmène enfin dans le lit de la Vie,

Rose-bleue-outremer prend la main que je tends.

Tes sourires dessinent un peu plus chaque jour

Des regards si profonds aux rencontres des miens.

Laissons le plomb des ans aux défaites intimes

Couler la larme amère au plus « enfoui » des mers.

Aujourd’hui je précède les pas de ton coeur,

Demain ce sera toi qui me prendra la main.

 

 

*

 

 

eso

2009 01 23

L’amour n’est pas que le présent de nos passés

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 16:06

Amour absolu

 

L’amour n’est pas que le présent de nos passés .

 

Il n’est ni l’espace ni le temps.
Avec ces certitudes l’homme à besoin
De mots d’amour, de gestes de tendresse,
Même si il sait au plus profond de lui
Que cet amour est partagé par les êtres qu’il aime.

 

Alors, Homme, questionne-toi sur toi !
N’avons-nous en face de nous que le reflet de nous même ?

 

L’amour préexiste.
Il se peut que l’amour soit enfant.
Quand l’amour est enfant il a choisi son nid,
Non pas pour y paraître mais pour y exister.
Il n’a même pas de corps et rien n’aura jamais.

 

C’est l’illusion de l’homme se croyant homme
Qui transforme ce qui ne doit pas exister.

 

L’amour est et ne naît pas.
Il ne part jamais.
Il ne meurt jamais,
Ne se transforme pas,
Ni n’évolue.

 

Il est au-delà des temps et des gens.
L’amour  ne se construit pas, il est.

 

Il surgit de l’être intérieur
Alors qu’il rencontre la vibration commune
De tous les êtres de l’Univers,
Mais celle de l’un en particulier
Attire une de ses dimensions absolues.

 

Il n’a pas d’enveloppe,
C’est comme une âme vibrante.

 

Il vit de l’éidétique en l’humain qui le pressent,
Il procède de l’omniscience et de l’ubiquité,
C’est l’homme qui relativise pour mieux le diriger,
Le distraire malheureusement de son but initial
Et conserver des braises frelatées qui vont le dévoyer.

 

Ce n’est pas le foyer qui crée l’amour…
Il est aussi le vent la pluie et tous les éléments.

 

L’amour ne s’accouche pas,
Il niche dans les couleurs de l’être,
Dans toutes molécules de ce qui est sans paraître.
L’amour est douleur quand on tente de le construire.
Le vivre simplement, l’admettre tel qu’il est.

 

L’amour est nu, n’a pas besoin de vêtement,
Sa chaleur l’anime alors que le fraîcheur des temps se fait.

 

Alors l’amour peut être voix et silences, les deux à la fois.
L’amour ne se perd pas, c’est nous qui l’égarons.
Nous faisons de nos vies des jeux de piste inouïs,
Et le monde guerroie et nous sommes ce monde.

Amour, qu’enfin soit ta fleur d’unicité de toutes dualités.

 

 

esotcelt

2009 01 13

Joyeux anniversaire à l’ « Enfant-grandissant » – (A Julien)

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 15:33

Métamorphosis

 

*

Joyeux anniversaire à l’ « Enfant-grandissant »

 

(A Julien)

*

 

 

Tes Vingt-quatre hivers ne font que vingt-trois printemps,

Bien-aimé enfant, les ans ne sont que des ans

Et le temps, sans l’espace dans lequel tu te meus,

Tu ne le perds que si ton mental rend brumeux.

Libère les dimensions qui te titillent, aies confiance,

L’enfance est encore là pour te dire qu’oubliance

Des reflets de l’esprit ne mène qu’au pavé

De la souffrance nue. Vivre est sens du né !

Alors que le froid pur ensemençait ta vie

Les temporalités de l’homme accompli

Nourrissaient déjà à ta corne d’abondance

Le fruit mûri et sûr de l’être en descendance.

Oui, enfant de la terre et de tout élément,

Ta naissance au monde projette un diamant.

Tu te dois de polir ces facettes de l’Être,

Elles ne sont en somme que l’écho d’un « peut-être » !

Alors si cette année le destin souriait,

S’il se faisait complice de tous tes souhaits,

Tu pourrais fortifier l’entier bonheur construit,

C’est la confiance en soi qui crée enfin le fruit.

Quel qu’il soit, du matériel au spirituel,

La graine mûre issue d’un « ressort » matriciel,

Avec ton Amélie en seul « partageance »,

Tu sauras façonner cette année d’abondance.

*

 

Papa

2009 01 5

L’être pensant nu qui n’ « interprête » plus

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 15:26

L'être pensant qui n'interprête plus - Piano sous la mer

Tu es mon piano d’air que la mer veut baiser

Dont j’aime à jouer de ses notes liquides

Jusqu’à rendre fleurissant ton corail d’oser.

A chaque marée la recouvrance du vide !



Tu es mon algue brune et sa caresse femme.

C’est l’ondulation fière de ton esprit câlin

Qui fait de ses regards oublier les brises-lames.

Et mon coeur de marin s’amarine en félin !



Mon amour je suis l’île aux rivages abrupts

Qui donnent au passage la chaleur du partage

Les niches de conscience y sont des marches brutes

Où il fait bon poser la confiance en pacage.



La bête y évolue pour faire naître l’humain

Qui par l’ombre du moi laissée en rattrapage

Anihile les peurs, les désirs sans lendemain.

Naît alors sans un fard le plus beau des ramage…



L’être pensant nu

Qui n’ « interprête » plus.


.


ganeshabreizh

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