Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

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2006 10 8

La porte

Classé sous TEXTES Personnels - 1-La Porte — ganeshabreizh @ 9:07

Vague et vent

N’en avoir que le concept social de vocabulaire, la matérialité génératrice de frontière, de mouvement à tous les temps de la conjugaison.

Pour l’ Être, c’est un début au moment où elle s’ouvre et ce sera une suite lorsqu’elle se fermera ; mais se clora-t-elle un jour! Pour lui, cette porte ouverte le jour de sa conception, rejeté par une vague sur un rivage perlé d’amour, entre deux rochers, il va vous murmurer sa naissance et sa vie telle qu’il continue de l’évoluer en harmonie, en symbiose avec les éléments.

Je m’appellerai pour vous, ÊTRE et mon nom signifiera Eternité puisqu’ à mon sens, je n’ai pas d’âge. Peut-être un commencement, mais quand ? … Allez savoir pourquoi au regard d’Eternité…. Ah! Si, je me rappelle l’eau à la limite de la nuit et du jour dans une immensité céleste, perdu dans l’écume et le sel d’un vent, atome d’au-delà ballotté au gré des flots. Jailli d’une porte du temps.

Personne ne peut me voir.

Je ne suis pour l’instant qu’une infinitésimale particule de ce qui va devenir mon tout, petit point d’énergie.

Mer est ma mère et temps est mon père, personne ne me l’a dit . C’est inscrit cependant au plus profond de mon devenir . Je sombre petit à petit dans une inconscience imbibée d’étoiles . Le noir m’envahit et je ne cherche pas à le repousser ; je ne le subis pas, je le vis en vibration intégrale, en aveugle et confiant . Le moment approche ou je vais Être.

Sur cette planète terre? la lune se lève… Je perçois son influence réverbérante de soleil . La marée monte . Les vagues grossissent, moutonnent, s’enflent en chant d’accueil.

Je sais que je suis au sommet de l’une d’elles, la plus grosse, la plus forte, la plus majestueuse, celle qui va se nourrir de toutes les autres pour me ressusciter.

Elle court sur l’immensité entre ciel et abysse.

Les vents se lèvent, forcissent se fouettent en tempête . Certain aident ma vague, d’autres luttent férocement porteurs d’entités en suspens liguées pour l’ empêcher de me donner au monde.

Au creux de ma mémoire éidétique, je pêche que ces entités ne sont en fait que les synergies d’êtres vivants morts récemment ou de dormeurs en rêve . Eternelles luttes entre les « pour » et les « contre », les positifs et les négatifs, les contraires, les dualités de tous ordres.

Avance la vague… S’époumonent les vents.

La puissance de l’acquis face à la peur du devenir…Je pressens d’autres éléments alors que je sombre dans l’inconscience la plus profonde, de la chaleur sous forme d’éclair, des résonances au nom du tonnerre, et la combinaison des deux essaie de me noyer, mais il est écrit dans le secret des galaxies que je dois vivre.

Grondez mes éléments!

Hurlez avec les négatifs dont vous n’êtes en ce moment que l’émanation . Rien n’y fera.

ÊTRE doit être, je le vis . Pourtant il me semble n’avoir rien demandé . Est-ce bien sûr!… J’enfouis dans ma particule la question que je me pose :

-Pourquoi dois-je exister sous une forme que je ne connais pas encore ?

Ma perception s’atténue au fur et à mesure que ma vague s’écoule.

Je ne peux même plus conserver ma conscience de particule, ma naissance approche et d’un coup , c’est le noir absolu . Au même moment je heurte une surface solide et …

Que s’est-il passé ?

De particule, je suis devenu forme, matière et je suis immobile, vibration en mouvement constant mais contraint

Je suis conscient.

Je suis la vie et ne me souviens d’aucun vécu.

*

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