Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

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2011 12 2

Je t’aime, Toi qui lis ces mots.

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 22:55

Je t’aime, Toi qui lis ces mots.

 

 

Plonger les yeux fermés, les paupières soudées,

Dans la mémoire du temps, fleuve alimenté

Par le passé vivant et par le passé mort…

Vivre les sentiments dans l’apnée du remord,

Vivre encor’ et en corps la remontée du sort,

Est se nourrir souvent à mémoire du vent

Qui souffle en souffrances sur le fruit du présent.

 

Se couvrir la tête d’un manteau de tempête

Alors que le soleil se réveille en la tête ;

Se racornir le cœur à tout ce qui a fui…

Chercher le souvenir fait oublier l’oubli.

Aller jusqu’au pays de ces gens qui nous fuient,

Aliène lourdement la ressource de l’être,

Et il s’enfonce alors en des « va-et-vient » traîtres.

 

Par les pages tournées au tour du vivant,

Dans les mains réfléchies, dans le geste d’enfant,

L’être confie sa flamme, unique objet de vie,

Et le fruit de l’attente engrange sans souci,

Dans un élan compris dans la quête d’oubli,

Aussi bien l’en-avant en reflet d’existence,

Que le « nourrissement » de ce à quoi l’on pense.

 

La vie est à ce prix, fruit d’espoir et d’oubli !

Recréer son présent est graines du fleuri !

Juste chemin de l’Homme en ses gênes inscrit!

Il y a peu d’erreurs, errances de consciences,

Qui ne trouvent pardon en la reconnaissance !

C’est pourquoi je souris lors que  mon regard sombre

Aux réflexions intimes qui bousculent les ombres.

 

Aux regards alentours des jours qui se suivent,

Embellis, ça et là, aux bords de nos rives,

S’ensuit un geste simple, un don de soi vivant,

Sans calcul et sans voix, juste écrit de l’enfant…

Où pointe le certain de l’être s’engageant,

Cet enfant qui retrouve en la sincérité,

L’oubli des maux passés, le pardon du souillé.

 

Je t’aime, amour de Toi qui lit ces mots sincères.

De mes larmes d’oubli, issues des lois qui errent,

Je dépose ardemment au lit de ces maux lourds

Comme une vraie caresse comme gage d’amour,

Cette enfin certitude au reflet du toujours.

Je prends le souffle pur qui ressurgit du temps,

Je le pétris de l’âme en animant mes ans.

 

Je t’aime, Toi qui lis ces mots

Et je me réfugie au chaud,

Dans les feuilles de Toi qui doutes,

Embellies du destin qui fait route.

C’est le doute de toi qui nuit,

Confiance est au bout de ta nuit.

 

 

Yann

2011 01 26

DE LA POESIE A LA PRIERE [ 2 - Il y a cette nuit … mais le jour où tu descendras…]

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 21:05

Il y a cette nuit … mais le jour où tu descendras…

 

 

Bien sûr, je pense, je pense à tous les temps ;

Je réfléchis c’est sûr mais ne trouve aucun temps

Pour trouver avec facilité réponse à ma question.

Je le fais quand je peux, dans l’interrogation,

Mais ces moments du jour pulsant le quotidien

M’empêchent de régler mon pas de vie d’humain

Sur l’horloge du temps qui régit les possibles.

Alors que tout mon être ce tend vers cette Bible

Où je puise incessant la joie d’être Chrétien.

Il me reste la nuit dans le jour qui s’éteint,

Pour libérer mes mains, les croiser pour prier

Dans le silence nu d’un cœur si fatigué.

Je rends mes armes d’homme au Dieu qui, m’a fait naître

Et je bénis la nuit qui va le voir être

Ô Toi qui brille avec éclat

Car le jour où tu descendras…

 

 Il y aura du bleu dans le coeur des étoiles

Et des gerbes de feu qui pleuvront sur la terre,

Le ciel s’embrasera des tons de cette toile

Que l’on verra tendue bien au-delà des mers.

 

 Il y aura des pas résonnant aux jardins

De ces vies sans soleil mais où le vent est doux,

Quand s’éloignent soupirs et larmes de chagrin

Là-bas sur le chemin où les péchés sont fous.

 

 Il y aura du sel sur les lèvres du jour,

Nous faisant oublier le fade d’un Antan,

Et du vert Espérance se riant, tout Amour,

Dans le creux d’un jardin en éternel printemps.

 

 Il y aura du miel en écharpe de pluie,

Sous la voûte du temps rivant à nos regards

Ce flamboyant rivage aux portes de la nuit,

D’un véritable Amour qui jamais ne repart.

 

  Alors je te prie dans la nuit de mes doutes

Alors que ma conscience naît , ta Parole en écoute,

La nuit revêt comme un manteau dans sa sombre apparence,

Il me couvre léger du poids de l’espérance.

Ta naissance en approche de l’Avent dans l’ombre

Eclaire l’horizon qui noiera mes décombres.

Ce miracle divin parle à l’intelligence,

Il fuit les émotions, toute imagination.

Le temps de toute nuit est temps de renaissance,

Il livre l’esprit à l’examen de conscience,

Libérant l’homme ; la femme ; d’autres imprégnations ,

Homme, femme, souviens-toi de ta création.

 

 Il y aura des mots aux silences fleuris,

Qui ne franchiront pas la barrière d’un son,

Mais que tu entendras rouler en chant de Vie,

Quand ils viendront loger en ton être profond.

 

 Il y aura des chaînes se brisant enfin ,

Dans une aura d’automne qui se meurt déjà,

Et dont les cendres chaudes se soupirent en vain,

S’éparpillant au loin dans un goût de frimas.

 

 Car le jour où tu descendras…

Ce jour où tu viendras…

 

 Il y aura l’Amour jusqu’au bout de nos doigts,

Dénué de pensées qui ne seraient pas toi .

Et alors nous pourrons, en une profonde Foi,

Donner enfin nos coeurs, en écho de ta Voix.

 

 Toute nuit prendra fin dans l’amour de sa Loi.

La poésie de l’homme en rejoignant sa foi

Rendra à Dieu la grâce de tout son don d’Amour.

Elle fera sa louange sans aucun détour

Et la nuit se fondra en Lumière Christique

Accomplissante  image de « l’Eucharistique »

 

 

 

Yann et Patricia

20101215

 

 

2011 01 1

Mettez des Majuscules pour magnifier 2011, comme si l’on s’interpellait ! [Meilleurs Voeux 2011]

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 17:18

Ange de Paix

Pour ces voeux de bonne année je formule ceci :

Pour tous, ce sont des souhaits de vie sans paraître,

Pour une vie sur le sentier de l’Être,

Avec un soleil d’Amour,

Avec des nuages d’Affection

Une pluie de Tendresse;

Avec une Terre de Partage

Une Mer de Mains tendues

Pour le Don de Soi-Même à l’Autre ;

Avec un vent constant d’Ecoute

Pour la meilleure entente ;

Avec des Souffles vivifiants

Emplissant de Santé les Corps

A la recherche de l’Equilibre.

*

Aidez-nous à créer

Comme des trous noirs pour évacuer toutes les violences,

Les renvoyer d’où elles viennent,

C’est à dire de notre côté sombre et obtus ;

En parallèle aussi pour plus de simplicité

Des Océans de Compréhension, Bleus,

Et de Conscience Pures et Blanches.

*

Et pour Toi seulement, seulement pour Toi qui me lis et comprends,

En particulier je te dédie :

Des Rires et des Sourires ;

Quelques battements de Coeur,

De ceux qui transpirent tes Etats plutôt que tes désirs ;

Quelques Larmes d’Emotion…

A chaque fois que des Ouvertures d’Esprits

Comme jamais se réalisent alors que tout te semble pourri

Au royaume de de l’Illusion de Société,

Je veux te donner la force sûre

De dépasser l’adversité

Pour te réaliser enfin

Alors que tu commenceras à baisser les bras de l’Humain ;

Et tous les Mots d’Amour

Qui feront se rendre compte à Toi l’Être que tu es,

Aussi à l’Être qui t’écoute,

Que la Parole a été donnée au Genre Humain,

Non pas pour la semer à tort et à travers

Des chemins d’inconscience manifeste et brouillonne,

Mais pour en faire un cadeau précieux

De tant et tant d’Utile et d’Evolution,

Seulement pour que soit respecter la Parole de celui qui l’émet.

Le Verbe est si précieux tant il génère d’Egrégores douteux !

Aux inconscients je dit qu’il faut qu’ils se taisent,

Qu’ils cessent les commérages…

Les mots confiés par la parole issue de la pensée

Se doivent d’être la Page Ultime de l’Expression de l’Être,

Non pas le brouillon de celui qui se cherche,

Ce brouillon doit se peindre en Schéma de Page Ultime

Dans l’Atelier du Coeur et de l’Âme naissante à Eux-mêmes…

*

Bonne naissance à chacun d’entre nous…

Pour peu que nous soyons

Du genre à nous remettre en question…

Ne serait-ce qu’un peu,

Vous savez ce peu qui éclaire tant de visage

Ayant compris que la majuscule de l’Être

Réside en son minuscule Être intérieur…

Sa parcelle divine,

Sa parcelle immatérielle et créatrice.

*

 

yann

2010 05 28

Eclaire mon chemin !

Classé sous Prières — ganeshabreizh @ 15:04

 

 

Esprit divin eclaire moi d'une lumière sans ombre

 

 

Eclaire mon chemin !

 

 

  au présent je te demande  mon Dieu :

D’éclairer mon chemin d’une lumière sans ombres.

 

 Je vois le temps qui passe et la vie qui me blesse.

Je sais que ma conscience me fait vaciller,

 Elle balbutie l’absence de ma vigilance,

 Et je remets sur l’autre ma faute et ma peur.

 

 Là au présent je te demande mon Dieu :

D’éclairer mon chemin d’une lumière sans ombres.

 

 Quand cette adversité dessine l’heure noire

Où même l’amitié des uns s’efface alors,

Où même la confiance en moi-même s’effrite,

Voilà que tu deviens mon tout dernier recours.

 

 Là au présent je te demande mon Dieu :

 D’éclairer mon chemin d’une lumière sans ombres.

 

En ultime recours nait alors la prière.

Humblement à genoux je renforce ma foi

Dans la  louange issue de l’Esprit de Lumière,

 Mon Dieu je demande pardon d’être tombé.

 

 Je remercie mon Dieu  de son présent d’Amour

Qui revêt de clarté toute mon âme nue.

Fort de sa parole, de sa confiance en moi

Je marche tête haute sur mon chemin de foi.

 

 Là, au présent je te demande  mon Dieu :

 D’éclairer mon chemin d’une lumière sans ombres.

 

 

 

 yann

 

 

 

 

 

2009 04 28

L’Enfant qui initia la Terre – I – Gestation

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 10:18

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« On porte la vie, mais la Vie ne se donne pas, elle se confie »(yannesoganesh)

L’ Enfant qui initia la Terre

*

I  -  La Gestation

 

 

 » Au fil ténu de l’eau du temps

L’espace accordé d’un grand vent

Où crût la rose sans épine,

L’ Enfant donna la vie sans ruine. »

Il y eut ses larmes aux couleurs d’abandon,

Des sanglots de mer au son d’un soleil qui meurt

Les mains englouties dans un abîme sans fond.

Des éternités d’homme extirpant au bonheur

Les souffrances subies pour y lover l’ amour,

Comme un rayon de miel, spirales envoûtantes,

Recueillement universel de l’humain gourd

Vers son être intérieur aux vibrations montantes.

« Enfantant à son tour des lumières si pures

La marche des destins gravées dans les arbres,

Comme une danse, opalescente nourriture

D’un brouillard qui devint clairvoyance du marbre. »

Il y eut tant de voix pour chanter les nuances,

Pour que l’espace et le temps s’unissent enfin,

Pour que cessent tous les Samsaras. Sans préséance

Les échos percutèrent la muraille aux confins

Des ultimes égo débattant du mental ;

Cessèrent les dernières violences ; les cris,

Les haines sombrèrent en flux transcendental.

Apaisant le silence ! il panse les meurtris.

« Alors un sommeil vint, auréole violine ;

La tempérance parme en précieux univers

Illumine sa Terre d’une aura utérine.

L’athanor hermétique s’ouvrira au travers. »

Les voix s’éteignirent. Il ondoie de nouveau…

Sur les lèvres matricielles s’ouvre un sourire

Laissant la place mûre à l’ esprit en vive-eau

Fusionnement de la conscience, point de mire,

Dans les prairies de l’âme libre de s’unir

Au « Grand-Tout » pour créer l’indicible utopie,

Perfection du chemin, voie de son « infinir »

Que l’on tend innocent ver la neg-entropie.

ganeshabreizh

 

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2009 02 9

Tomber…se relever… l’envol

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 21:46

Tomber...se relever...  l'envol

 

Tomber…se relever… l’envol

 

*

 

Ton être est envahi du doute,

La fatigue surgit en coup au coeur.

Comme un poisson hors de la mer,

Tu cherches en désespoir l’élément bon.

 

Ta détresse te rend solitaire,

L’ ami ne trouve plus les mots

Ou ne l’entends- tu plus comprendre

Le passé en souffrance qui s’accroche ?

 

Ta tête lourde se baisse

Les soupirs empesés s’exhalent.

Tes paupières sur tes yeux coulent,

Tes lèvres assoiffées et glacées se collent.

 

Le cerveau s’embrume de pensées négatives,

Les sourires qui font tes quotidiens se figent,

Le noir des idées assombrit ton visage,

Le moindre geste de vient l’ultime.

 

Tu vis une « petite-mort » à toi-même,

Elle envahit ton espace vital

Et tu te sens couler, couler, sombrer.

La conscience réveille alors l’être intérieur.

 

Ecoute la voix de ton esprit qui vit,

Soumets lui tes combats que le mental créa.

Il te dira les secrets de l’intime appui

Sur lequel apaiser tes douleurs morales.

 

Fais confiance aux jours qui passent,

Vis les nuits qui se suivent. Grâce à eux,

Les souvenirs deviennent l’estompe

Des pastels douloureux de ta vie.

 

Apprends-toi à nouveau de l’intérieur,

Même si tu perçois un toujours inutile;

Sâches que ta main crispée sur ton âme

Appartient à la vie qui te fit naître.

 

Prends enfin soin de toi, femme, homme,

Redessine tes jours au crayon de l’espoir,

Le destin ne joue pas avec ses couleurs,

Mais c’est toi qui doit les faire briller.

 

Il a créé le haut pour porter ta lumière,

Tu l’as d’ailleurs donné à qui fut dans le sombre.

C’est toi qui accepta le bas dans lequel tu erres.

Il ne te reste plus qu’à relever la tête.

 

Vois quelles mains riches tendent leur confiance

Pour prendre dans leurs doigts les eaux du vague à l’âme !

Caressant sans compter ta blessure en souffrance,

Ils apaisent d’un souffle tes battements de mort.

 

C’est une renaissance à l’existence en fuite

Qui mènera tes pas, au plus fort des tempêtes

Sur ton chemin de croix, à ta misson de vie.

L’amour est le viatique, ne le dévoyons plus.

 

L’envol ne se fait pas tout seul.

 

 

ganeshabreizh

 

 

 

2008 10 30

Tu es cette chanson de vie

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 21:53

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Tu es cette chanson de vie


*

Tu es la terre verte, tu es la mer si bleue,

Et je suis cettte graine d’amour,

Et je suis toutes tes vagues.

Tu es notre croissance et son fleurissement,

Et nous nous nourrissons de notre amour

Jusqu’à nous vivre, jusqu’à la fin des temps.


C’est pour toi que la vie existe,

Par toi que l’enfant resplendit.

J’ai des larmes de bonheur,

Elles coulent sur mes joues,

Tu les bois de tes lèvres

Comme je le fais des tiennes,

Elles sont le sel de nos émotions vraies.


Tu es le temps du temps

Et je suis ta clepsydre

Et comme tu coules en moi

Je me nourris de toi tant je te goûte.

Tu es aussi le vent du destin,

Ce vent des jours de tous les jours du temps

Qui gonfle la voile de mon amour en spirale.

C’est lui qui m’amena à toi à travers le pot-au-noir.


C’est pour toi que la vie existe,

Par toi que l’enfant resplendit.

J’ai des larmes de bonheur,

Elles coulent sur mes joues,

Tu les bois de tes lèvres

Comme je le fais des tiennes,

Elles sont le sel de nos émotions vraies.

Tu es la rose exotiquement pure

Irisée des nuances du bleu terre, ciel et mer.

Ce sont les étamines de tes yeux sombres,

Ce sont tes regards d’horizon tendre

Qui font que sur le chemin de la vie,

Je suis pas à pas, d’existence en existence,

Leur étoile solaire, éternel soleil levant.

Jusqu’au chant de ta voix absolue que j’épouse !

Jusqu’au frisson je suis puisque tu es mes joies !


C’est pour toi que la vie existe,

Par toi que l’enfant resplendit.

J’ai des larmes de bonheur,

Elles coulent sur mes joues,

Tu les bois de tes lèvres

Comme je le fais des tiennes,

Elles sont le sel de nos émotions vraies.


Alors que tu respires et que ton souffle naît,

Tu deviens l’atmosphère qui nous permet de vivre.

Je suis l’air frais et l’air chaud, la caresse du temps,

La rivière du vent qui coule vers toi doucement ;

Tu es mon pays, le seul qui fasse l’Univers,

Mes bras se tendent pour l’amour de son expansion,

Car je sais que bien plus, mon amour, tu es l’offrande de foi,

De l’âme à l’âme pour que nous voyagions ensemble


C’est pour toi que la vie existe,

Par toi que l’enfant resplendit.

J’ai des larmes de bonheur,

Elles coulent sur mes joues,

Tu les bois de tes lèvres

Comme je le fais des tiennes,

C’est pour toi que la vie existe,

Par toi que l’enfant resplendit.

J’ai des larmes de bonheur,

Elles coulent sur mes joues,

Tu les bois de tes lèvres

Comme je le fais des tiennes,

Elles sont le sel de nos émotions vraies.

*
eso

*

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2008 06 17

propos de Symbolisme – Les Couleurs – II – Rouge, le Rouge : la couleur Rouge ! Le Roux!

Classé sous — ganeshabreizh @ 19:49

 

Et si je vous parlais du Symbolisme du Rouge, la couleur Rouge !

Le Roux!

 

*

Universellement considérée comme le symbole fondamental du principe de vie, avec sa force, sa  puissance et son éclat, le rouge, couleur de feu et de sang, possède toutefois la même ambivalence symbolique que ces derniers, sans doute, visuellement parlant, selon qu’il est clair ou foncé.

Le rouge clair, éclatant, centrifuge, est diurne, mâle, tonique, incitant à l’action, jetant comme un soleil son éclat sur toute chose avec une immense et une irréductible puissance. Le rouge sombre, tout au contraire, est nocturne, femelle, secret et, à la limite, centripète ; il représente non l’expression mais le mystère de la vie. L’un entraîne, encourage, provoque, c’est le rouge des drapeaux, des enseignes, des affiches et emballages publicitaires ; l’autre alerte, retient, incite à la vigilance et, à la limite, inquiète : c’est le rouge des feux de circulation routière, la lampe rouge interdisant l’entrée d’un studio de cinéma ou de radio, d’un bloc opératoire, etc. C’est aussi l’ancienne lampe rouge des maisons closes, ce qui pourrait paraître contradictoire, puisqu’au lieu d’interdire, elles invitent, mais ne l’est pas, lorsque l’on considère que cette invite concerne la transgression du plus profond interdit de l’époque concernée, l’interdit je té sur les pulsions sexuelles, la libido, les instincts passionnels.

Ce rouge nocturne et centripète est la couleur du « feu central » de l’homme et de la terre, celui du ventre et de l’athanor des alchimistes où, par l’ « œuvre au rouge » s’opère la digestion, le mûrissement, la génération ou la régénération de l’homme ou de l’œuvre.  (L’athanor étant symbole du creuset des transmutations, physiques, morales ou mystiques. Pour les alchimistes, « l’athanor, où s’opère la transmutation, est une matrice en forme d’œuf, comme le monde lui-même, qui est un œuf gigantesque, l’œuf orphique qu’on trouve à la base de toutes les initiations, en Egypte comme en Grèce ; et de même que l’Esprit du Seigneur, ou Ruah Elohim, flotte sur les eaux, de même dans les eaux de l’athanor, doit flotter l’esprit du monde, l’esprit de vie, dont l’alchimiste doit être assez habile pour s’emparer. » [Marcel Griaule, Masques Dogons, p.392, Paris, 1938.]). Les alchimistes occidentaux, chinois et islamiques, utilisent le sens du rouge d’une manière identique, et le « soufre rouge » des Arabes qui désigne l’ « homme universel » est directement issu de cette œuvre au rouge, gestation de l’athanor. Ainsi en va-t-il du « riz rouge » dans le boisseau des Chinois, lui aussi feu – ou sang- de l’athanor, lié au cinabre, dans lequel il se transforme alchimiquement, pour symboliser l’immortalité.

*

Sous-jacent à la verdeur de la terre, à la noirceur du Vase, ce rouge éminemment « sacré et secret » est le mystère vital caché au fond des ténèbres et des océans primordiaux. C’est la couleur de l’âme, celle de la libido, celle du cœur. C’est la couleur de la Science, de la Connaissance ésotérique, interdite aux non-initiés, et que les Sages dissimulent sous leur manteau ; dans les lames des Tarots, l’ « Hermite », la « Papesse », l’ « Impératrice » portent une robe rouge, sous une cape ou un manteau bleu : tous trois, à des degrés divers, représentent la science secrète.

Ce rouge, on le voit, est matriciel. Il n’est licitement visible qu’au cours de la mort initiatique où il prend une valeur sacramentelle : les initiés aux mystères de Cybèle étaient descendus dans une fosse, où ils recevaient sur le corps le sang d’un taureau ou d’un bélier, placé sur une grille au-dessus de la fosse et rituellement sacrifié au-dessus d’eux [Victor Magnien, les Mystères d'Eleusis (leur origine, le rituel de leurs initiations), Paris, 1950.] tandis qu’un serpent allait boire à même la plaie de la victime.

Aux îles Fidji, dans un rituel analogue, on montrait aux jeunes gens « une rangée d’hommes apparemment morts, couverts de sang, le corps ouvert et les entrailles sortant. Mais à un cri du prêtre, les prétendus morts se dressaient sur leurs pieds et couraient à la rivière pour se nettoyer du sang et des entrailles de porc dont on les avait couverts. » [James George Frazer, The Golden Bough, A Study in Magic and Religion, 3ème éd. Revised and enlarged, 12 vol., « 3« , 425, London, 1911-1915.] . Les « océans empourprés » des Grecs et la « mer Rouge » relève du même symbolisme : ils représentent le ventre où mort et vie se transmutent l’une en l’autre.

Initiatique, ce rouge sombre et centripète revêt aussi une signification funéraire : « La couleur pourpre, selon Artémidore, a rapport avec la mort 3[Ste-Croix ; Mystère du Paganisme, in Frédéric Portal, Des couleurs symboliques dans l'Antiquité, le Moyen Age et les Temps Moderne, p. 136-137, Paris, 1837.] – [Artémidore d'Éphèse (dit de Daldis ou Daldien) est un écrivain grec et oniromancien du IIe siècle né à Éphèse. Il a voyagé dans tout le bassin méditerranéen. Son ouvrage en grec intitulé Onirocriticon condense tout le savoir antique sur la divination par le rêve et servira durant des siècles d'ouvrage de référence sur la question. Il fut lu et relu par Freud.]

Car telle est en effet l’ambivalence de ce rouge de sang profond : caché, il est la condition de la vie. Répandu, il signifie la mort. D’où l’interdit qui frappe les femmes en règles : le sang qu’elle rejettent est l’impur, parce qu’en passant de la nuit utérine au jour il renverse sa polarité, et passe du sacré droit au sacré gauche. Ces femmes sont intouchables, et dans de nombreuses sociétés elles doivent accomplir une retraite purificatrice avant de réintégrer la société dont elles ont été momentanément exclues. Cet interdit c’est longtemps étendu à tout homme qui versait le sang d’autrui, fut-ce pour une juste cause ; le bourreau aux habits rouges est comme le forgeron un intouchable, parce qu’il touche à l’essence même du mystère vital, qu’incarne le rouge centripète du sang et du métal en fusion.

Un mythe des îles Trobiand (Mélanésie), rapporté par Bronislaw Malinowski, illustre l’universalité et l’ancienneté de ces croyances : au début des temps un homme apprit le secret de la magie d’un crabe, qui était rouge « à cause de la sorcellerie dont il était chargé ; l’homme tua le crabe après lui avoir extorqué son secret ; c’est pourquoi les crabes aujourd’hui sont noirs, parce qu’ils ont été dépouillés autrefois de leur sorcellerie ; toutefois ils demeurent lents à mourir parce qu’ils ont été jadis les maîtres de la vie et de la mort. » [Bronislaw Malinowski, Mœurs et Coutumes des Mélanésiens, p. 133-134, Paris, 1933.]

*

Le rouge vif, diurne, solaire, centrifuge incite, lui, à l’action ; il est image d’ardeur et de beauté, de force impulsive et généreuse, de jeunesse, de santé, de richesse, d’Eros libre et triomphant – ce qui explique qu’en bien des coutumes, telles que la lampe rouge ci-dessus évoquée, les deux faces du symbole sont présentes. C’est la peinture rouge, généralement diluée dans une huile végétale – ce qui augmente son pouvoir vitalisant – dont femmes et jeunes filles, en Afrique Noire, s’enduisent le corps et le visage, au relevé de l’interdit consécutif à leurs premières règles, à la veille de leur mariage, ou après la naissance de leur premier enfant. C’est la peinture rouge – également dilué dans une huile – dont s’ornent jeunes gens et jeunes filles chez les indiens d’Amérique ; elle est censée stimuler les forces et éveiller le désir. Elle prend une vertu médicale et devient une indispensable panacée. C’est le sens aussi des innombrables traditions qui, de Russie jusqu’en Chine et au Japon, associent la couleur rouge à toutes les festivités populaires, et spécialement aux fêtes de printemps, de mariage et de naissance : bien souvent on dira d’un garçon ou d’une fille qu’il est rouge pour dire qu’il est beau ; on le disait déjà chez les Celtes d’Irlande.

Mais incarnant la fougue et l’ardeur de al jeunesse, le rouge est aussi et par excellence, dans les traditions irlandaises, la couleur « guerrière », et le vocabulaire gaélique connaît deux adjectifs très courant pour le désigner : « derg » et « ruadh ». Les exemples existent par centaines, si ce n’est par milliers, et le Dagda dieu-druide  est dit « Ruahd Roghessa» « rouge de » « la grande science ». Quelques textes, dont surtout le récit de la Destruction de l’ « Auberge de Da Derga » connaissent encore des druides rouges ; ce qui est une référence à leurs capacités guerrières et à la double fonction qui leur est assignée, à la fois de prêtre et de guerrier.

La Gaule a honoré de son côté un Mars Rudiobus et un Rudianus (rouge) [Ernst Windisch, Irische Texte, 5 vol., Leipzig, 1880-1905 passim OGAM -Tradition celtique, 12 - p. 452 - 458,  Rennes, 1948.]

Ainsi, avec cette symbolique guerrière, semble-t-il bien que perpétuellement le rouge soit l’enjeu de la bataille – ou de la dialectique – entre ciel et enfer, feu chtonien et feu ouranien. Orgiastique et libérateur, c’est la couleur de Dyonisos. Les Alchimistes, dont nous avons vu les l’interprétation chtonienne du rouge, disent aussi de la pierre philosophale qu’elle « porte le signe du soleil ». On l’appelle encore Absolu, « elle est pure, puisqu’elle est composée des rayons concentrés du soleil. » [Claude d'Yge, Nouvelle assemblée des philosophes chimiques, aperçus sur le grand œuvre des alchimistes, Préface d'Eugène Canseliet, p. 113, Paris, 1954.].

Lorsque le symbolisme solaire l’emporte et que Mars ravit Venus à Vulcain, le guerrier devient conquérant, et le conquérant « Impérator ». Un rouge somptueux, plus « mûr » et légèrement violacé, devient l’emblème du « pouvoir », qui bien vite s’en réserve l’exclusif usage. C’est la pourpre : cette variété de rouge « était à Rome la couleur des généraux, de la noblesse, des patriciens : elle devint par conséquent celle des Empereurs. Ceux de Constantinople étaient entièrement habillés de rouge… Aussi, dans les commencements, y eut-il des lois qui défendait de porter de gueules dans ses armes [in Frédéric Portal, des Couleurs symboliques dans l'Antiquité, le Moyen Age et les Temps Modernes, 130-131, Paris, 1837.] ; le Code de Justinien condamnait à mort l’acheteur ou le vendeur d’une étoffe de  pourpre. C’est dire qu’elle était devenue le symbole même du pouvoir suprême : « Le rouge et le blanc sont les deux couleurs consacrées à Jéhovah comme Dieu d’amour et de sagesse. » (Fred. Portal, id. supra, 125, n.3), qui semble confondre la sagesse et la conquête, la justice et la force.

LeTarot ne s’y trompe pas : l’arcane 11 – La Force – qui ouvre de ses deux mains la gueule du lion, porte cape rouge sur robe bleue, tandis que l’arcane 8, « La Justice » cache sa robe rouge sous un manteau bleu, à l’instar de «L’Impératrice ». Ext2riorisé, le rouge devient dangereux comme l’instinct de puissance s’il n’est pas contrôlé ; il mène à l’égoïsme, à la haine, à la « passion aveugle », à « l’amour infernal » (Fred. Portal, id. supra, 131) ; Méphistophélès porte le manteau rouge des  princes de l’enfer, tandis que les cardinaux portent celui des princes de l’Eglise, et Isaïe (1, 18) fait ainsi parler l’Eternel :

                        « Venez et discutons, dit Yavhé,

                        Quand vos péchés seraient comme l’écarlate,

                        Comme neige ils blanchiront,

                        Quand ils seraient rouges comme la pourpre,

                        Comme laine ils deviendront. »

Il n’est pas de peuple qui n’ait exprimé – chacun à sa manière- cette ambivalence d’où provient tout le pouvoir de fascination de al couleur rouge, qui porte en elle intimement liées les deux plus profondes pulsions humaines : action et passion, libération et oppression ; tant de drapeaux rouges, flottant au vent de notre temps, le prouvent !

Ce rouge de « gueules », comme dit le blason, renvoie à l’ambivalence de la « gueule », symbole, essentiellement, d’une libido non différenciée, qui hante les rêves des enfants, dont on connaît l’universelle attirance pour la couleur rouge. La « gueule ou rouge des armoiries, selon La Colombières (Fred. Portal, id. supra, 135.), dénote entre les vertus spirituelles l’ardent amour envers Dieu et le prochain ; des vertus mondaines, vaillance et fureur ; des vices, la cruauté, le meurtre et le carnage ; des complexions de l’homme, la colérique. » De son côté la sagesse des Bambara dit que la couleur rouge « fait penser au chaud, au feu, au sang, au cadavre, à la mouche, à l’agacement, à la difficulté, au Roi, à ce que l’on ne peut toucher, à l’inaccessible. » [Dominique Zahan, Sociétés d'initiation Bambara, le N'Domo, le Kore, p. 19, Paris - La Haye, 1960.]

*

En Extrême-Orient, le rouge aussi évoque d’une manière générale, la chaleur, l’intensité, l’action, la passion. C’est la couleur de « rajas » la tendance expansive.

Dans toute l’Extrême-Orient, c’est la couleur du feu, du Sud et parfois de la sécheresse (à noter que le rouge couleur de feu, éloigne le feu : on l’utilise ainsi dans le rite de la construction). C’est aussi la couleur du sang, celle de la vie, celle de  la beauté et de al richesse ; c’est la couleur de l’union (symbolisée par les fils rouges de la destinée noués dans le ciel). Couleur de la vie, c’est aussi celle de l’immortalité, obtenue par le cinabre (sulfure rouge de mercure), par le riz rouge de la Cité des Saules. L’alchimie chinoise rejoint ici le symbolisme de l « œuvre au rouge » de l’alchimie occidentale, et celui du « Soufre rouge » de l’hermétisme islamique. Ce dernier, qui désigne l’ « homme universel », est en fait le produit du premier : la « rubedo » équivaut en effet à l’accession aux « grands Mystères »,  à la sortie de la condition individuelle.

Au Japon, la couleur rouge (Aka) est portée presque exclusivement par les femmes. C’est un symbole de sincérité et de bonheur. D’après certaines écoles shintoïstes, le rouge désigne l’harmonie et l’expansion. Les conscrits japonais portent une ceinture rouge le jour de leur départ, en symbole de fidélité à la patrie. Lorsque l’on veut souhaiter du bonheur à quelqu’un : anniversaire, réussite à un examen, etc., on colore le riz en rouge.

*

Le roux est une couleur qui se situe entre le rouge et l’ocre : un rouge terreux. Il rappelle le feu, la flamme, d’où l’expression de « roux ardent ». Mais au lieu de représenter le feu limpide de l’amour céleste (le rouge), il caractérise le feu impur, qui brûle sous la terre, le feu de l’Enfer, c’est une couleur chtonienne.

Chez les Egyptiens, Seth-Typhon, dieu de la concupiscence dévastatrice, était représenté comme roux, et Plutarque raconte qu’à certaines de ses fêtes l’exaltation devenait telle qu’on précipitait les hommes roux dans la boue. La tradition voulait que Judas eût les cheveux roux.

En somme, le roux évoque le feu infernal dévorant, les délires de la luxure, la passion du désir, la chaleur d’ « en bas », qui consument l’être physique et spirituel.

 

***

 

[Autres Sources : Dictionnaire des symboles, mythes, rêves, coutumes, gestes, formes, figures, couleurs, nombres.

Jean Chevalier et Alain Gheerbrant

Editions Robert Laffont / Jupiter - Collection Bouquins - Ed 1982/.

ISBN - 2.221.50319.8 ]

2007 10 9

Au pied du mur !

Classé sous Reflexions - Apartes — ganeshabreizh @ 23:17

 

Conscience de l'inconscience prépare si elle ne résoud rien dans l'immédiat 

Etre est avoir conscience de son ou ses handicaps. Même réduit par la portée de celui-ci dans certaines dimensions, il ouvre sur tant d’autres !
Il y a tant de handicap !
Pouvons-nous penser qu’il n’y en a pas de plus difficiles à supporter que d’autres dans l’absolu ?
Les notions que nous en avons, pour la plupart, et que nous recevons ou vivons pour notre relative part, que nous percevons sont fonction d’une écoute personnelle et individuelle (participant, vivant, croisant, voyant, croyant.).
Être à l’écoute de soi-même revient à être à l’écoute des autres, l’apprentissage commence absolument par là, on ne peut comprendre les autres si on ne se comprend pas soi-même.
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, à chaque jour suffit “sa-joie-et-sa-peine” , indissociables.
Vient le jour X, Lambda pour d’autres, qui va demander à l’Être de se dépasser d’une façon ou d’une autre, en fonction d’impératifs certains et incontournables ou difficiles à contourner. Les nécessités sont connues, les aides restent absentes, les exigences demeurent, l’action doit se faire.
Ainsi mis au pied du mur, la question se pose : “Veux-je” , “Puis-je” , “Suis-je capable” ?
La seule façon pragmatique de le savoir est de réfléchir au processus qui doit amener à l’action “obligatoire-sinon”.
L’esprit doit être clair pour décider, et s’ il ne l’est pas ? Il faut discuter avec soi-même (non pas contre soi-même, pour soi-même, ou pour ou contre les autres), et dichotomiser avec les états de conscience vraie ; il n’y a pas d’autre observateur que soi-même ; on ne peut rien se cacher, la conscience vit.
Issue du raisonnement constitué par cet échange avec soi, les modalités d’une action se profilent, se dessinent ; l’action équilibrée constructive est à ce prix. Prendre connaissance de soi-même et s c omprendre pour dire, faire, agir, être et non point paraître.
Au fur et à mesure de cet échange intime naissent les possibilités renforcées par les « vouloir-progressivement » de la certitude de pouvoir faire…au moins…, de pouvoir et de vouloir, se dépasser ; sinon rien ne se fait et l’être sombre.

*


On sait, après avoir fait ses choix, quelles seront au minimum et au maximum, les conséquences résultant de l’action que l’on va entreprendre.

Porté par la vie on le fait.

Ce peut être simplement mettre un pied devant l’autre, respirer, ouvrir les yeux (indépendamment de l’instinct) ; serrer une main, avoir un geste de tendresse ou d’amour, accepter d’écouter ou d’entendre, de voire sans oeillères ou survoler, courir un cinq milles mètres, se lever, se coucher ; arrêter de fumer, cesser de boire , de se droguer, tout au moins bannir les excès ; pardonner, canaliser sa violence, contrôler son expression verbale ou écrite ; ainsi que tous les contraires qui en découlent et sont autant de marches à monter, dans un sens ou dans un autre, pour l’évolution de chacun en complément de l’évolution commune. Accepter le constat de soi-même Sans se donner d’excuse de vécu et de ne pas avoir, soi-disant, choisi de venir au monde dans ces conditions.

Le refuge, c’est « ici-et-maintenant »!

Dans le cas contraire, nous ne leurrons jamais que nous-même!

Ainsi l’Être apprend, et s’apprend au quotidien!

Au lieu de dire : « Il », « Elle » « on » m’a trahi, et de chercher à se venger, plus ou moins consciemment, en conséquence d’une certaine conscience issue d’un raisonnement plus ou moins dirigé, ne doit-on pas se dire et dire : « Je ne trompe que moi-même, n’étant pas parfait ?

La vie est ainsi, choisissons-nous de dire ! Avec ses hauts et ses bas !

Et, rien ne change, ni n’évolue dans notre relatif.

Imaginons un instant la vie sous la forme d’une arme : grenade, bombe. Allons-nous, face à cette arme, lorsque nous la rencontrons, la dégoupiller ou mettre un coup de pied dedans au risque de la faire exploser avec ces conséquences, simplement pour le plaisir de voir ce que cela fait ? Allons-nous composer avec, chercher à savoir de quoi il s’agit , prendre le temps de la réflexion, sans mentaliser, avant d’agir, de nous comporter en « animal-instinct » ?

Une évidence existe : Quand on ne sait pas on ne sait pas. Ce qui ne nous parvient pas en seuil de conscience, alors qu’existant dans l’inné à la naissance, certaines parties de se savoir inné non mobilisé par l’éducation disparaît par faute d’avoir été solicité et lorse qu’on veut à nouveau l’acquérir ou le rendre à la conscience ls difficulté deviennent insurmontables, pour ne pas dire impossibles tant la société n’est pas focalisée sur ses manquements.

C’est une constatation absolue, une réalité relative.

Alors l’enfant que nous sommes [voulu ou entretenu (par nous-même ou les autres, quels qu'ils soient)] face à l’inconnu, ou au difficilement appréhendable, prends, doit prendre les moyens d’apprendre.

C’est enfant que cela commence.

yannesoganesh

Esprit-conscient

2007 03 2

Symbolisme et chiffre : le nombre 2 (deux)

Classé sous — ganeshabreizh @ 9:11

 

Symbolisme et chiffre : Le nombre 2

 

 

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Symbole d’opposition, de conflit, de réflexion, ce nombre indique l’équilibre réalisé ou des menaces latentes. Il est le chiffe de toutes les ambivalences et les dédoublements ; Il est la première et la plus radicale des divisions (le créateur et la créature, le blanc et le noir, le masculin et le féminin, la matière et l’esprit, etc.), celle dont découlent toutes les autres, il était attribué dans l’antiquité à la Mère ; il désigne le principe féminin. Et parmi ses redoutables ambivalences, il peut être le germe d’une évolution créatrice aussi bien que d’une involution désastreuse.Masculin féminin astrologique

 

Le nombre deux symbolise le dualisme, sur le quel repose toute la dialectique, tout effort, tout combat, tout mouvement, tout progrès. Mais la division est le principe de la multiplication, aussi bien que de la synthèse. Et la multiplication est bipolaire, elle augment ou diminue, selon le signe qui affecte le nombre.

 

Les deux exprime donc un antagonisme, qui de latent devient manifeste ; une rivalité, une réciprocité, qui peut être de haine autant que d’amour : une opposition, qui peut être contraire et incompatible, aussi bien que complémentaire et féconde.

 

Une image double dans la symbolique, deux lion, deux aigles, etc., renforce, en la multipliant, la valeur symbolique de l’image ou, à l’inverse, en la dédoublant, montre les divisions internes qui l’affaiblissent.

Naples under double eagle                         * Déité égyptienne-Aker-Double lion-Gardant les deux extrémités du jour.

 

*

 

Toute la symbolique africaine repose sur un dualisme fondamental, considéré comme la loi cosmique par excellence : il y a dans l’homme la mort et la vie, le bien et le mal ; du même Gueno (dieu) viennent le bien et le mal ; toute chose à son aspect positif (diurne) et son aspect négatif (nocturne) ; à noter aussi la rivalité de a gauche et de la droite, du haut et du bas, de l’inférieur et du supérieur en chaque être et dans ses relations avec tout être, des points cardinaux opposés deux par deux, du jour et de la nuit, des sexes…[Hampate Ba, Amadou, Kaydara (document de l’Unesco).]

 

Dans le système arithmosophique des Bambara (du Mali), le chiffre de la dualité initiale et de la gémellité est un symbole d’union, d’amour ou d’amitié. [Germaine Dieterlen, Essai sur la religion des Bambara, Paris, 1951]

 

*

 

Dans le monde celtique, un certain nombre de figures mythiques vont par deux, groupant ainsi des caractères opposés ou complémentaires. Le travail d’exploration et d’interprétation de la mythologie celtique n’est pas assez avancé pour qu’on en puisse nommer un grand nombre avec certitude, mais le couple, la dualité essentielle est, en pays celtique, celle du druide et du guerrier, souvent réunie ou concentrée en une seule entité divine. L’un représente la force, l’autre la sagesse de la tradition. Toute les séries ou constructions mythologiques respectent ce principe dualiste, qui s’intègre facilement dans une série de symboles numéraux couvrant le champ théologique. [Ogam, 12, 209-234 et 349-382, Tradition Celtique, Rennes, 1948.]

 

 

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En ce qui concerne le dualisme Chinois, il convient de se référer à la notion de Yin et Yang que voici :

Le caractère yin se compose de yin (exprimant la présence des nuages, le temps couvert) et de fou (la colline, le versant) ; yang se compose de yang (désignant le soleil élevé au-dessus de l’horizon, son action) et du même radical fou. Il s’agit donc originellement du versant ombreux et du versant ensoleillé d’une vallée, dont l’étude a pu être une des bases d’étude de la géomancie. Par extension, yin et yang désignent l’aspect obscur et l’aspect lumineux de toutes choses : l’aspect terrestre et l’aspect céleste ; l’aspect négatif, et l’aspect positif : l’aspect féminin et l’aspect masculin ; c’est en somme l’expression du dualisme et du complémentarisme universel. Yin et Yang n’existent que l’un par rapport à l’autre. Ils sont inséparables, et le rythme du monde, celui même de leur alternance : Yi yin, yi yang, dit le Hi-tseu : un yin, un yang, une fois yin, une fois yang.

 

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Yin s’exprime dans le Yi-king par la ligne interrompue – -, Yang par la ligne continue – . Leur combinaison forme les trigrammes, les hexagrammes. Trois (ou six) lignes yin, c’est k’ouen, la perfection passive, la Terre ; trois (ou six) lignes yang, k’ien, la perfection active, le Ciel, Terre et Ciel, c’est la polarisation de l’Unité primordiale, du Grand Faite T’ai-ki : Un produit deux dit le Tao (aphorisme 42). L’Unité se polarise, se détermine en yin et yang : c’est le processus de la manifestation cosmique, la séparation en deux moitiés de l’Oeuf du Monde. Je suis Un qui devient Deux, dit une inscription égyptienne antique. D’une autre façon, si l’on se limite au domaine de la manifestation, yang et yin évoque respectivement l’unité et la dualité, la monade et la dyade des Pythagoriciens, l’impair et le pair.

 

Yin yang

Le symbolisme du Yin-Yang s’exprime par un cercle divisé en deux moitiés égales par une ligne sinueuse, une partie noir (yin), l’autre blanche (yang), dont on peut remarquer que la longueur deal séparation médiane est égale à celle de la demi-circonférence extérieure ; que le contour de chaque moitié yin et yang est donc égale au périmètre total de la figure. Un tel diagramme évoque la formule du kabbaliste Knor de Rosenroth : Le Ciel et la Terre étaient attachés l’un à l’autre et s’étreignaient mutuellement. L’alternance, l’union statique du yin et du yang s’expriment aussi par l’échiquier, le mandala quaternaire simple de Shiva. Le T’ai-ki t’ou de Tcheou Touen-yi les représente par trois anneaux concentriques, qu’un diamètre sépare en moitiés, alternativement noires et blanches. Mais leur aspect dynamique, productif (des cinq éléments et des dix mille êtres), en même temps que leur interprétation ne peuvent s’exprimer mieux que par le yin-yang, dont il faut encore observer que la moitié yin comporte un point yang et la moitié yang un point yin, signe de l’interdépendance des deux déterminations, trace de la lumière dans l’ombre et de l’ombre dans la lumière. Du point de vue spirituel, selon Frithjof Schuon, c’est le signe de la Présence réelle dans la nuit de l’ignorance et de l’individualité ou de la nuit dans l’universalité et le jour de la Connaissance. La ligne médiane peut représenter la trace d’une hélice évolutive, ce qui exprime le symbolisme du yin-yang en tant que cycle de la destinée individuelle : c’est l’élément d’une spirale de pas infinitésimale, les deux extrémités de la spire (entrée et sortie de la figure) correspondant à la naissance et à la mort.

 

Au Japon, Jikkan et Jûnishi correspondent au yin et au yang chinois. Il faut encore signaler un symbole très proche : le tomoe (ou plus précisément le mitsu-tomoe) japonais (qu’on dit originaire de Corée). C’est une forme plus dynamique encore du déroulement cyclique, qui représente les tendances cosmiques sous un aspect ternaire, familier à l’Inde. On a aussi noté que les joyaux impériaux du Japon (magatama) avaient la forme du demi yin-yang, proche de celle du croissant lunaire. Le yin-yang avait été mis autrefois en rapport avec les phases de la lune. Il s’agit évidemment encore d’un aspect de l’évolution cyclique, mais qui apparaît ici de nature subsidiaire, car la lune, astre nocturne, est toujours yin par rapport au soleil yang.

 

*

Mitsu-tomoe

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[Sources :

 

Dr. Albert Chamfrault, Traité de médecine chinoise, Angoulême, 1957.

 

Marcel Granet, La pensée chinoise, Paris, 1934.

 

René Guénon, Le symbolisme de la Croix, Paris, 1931.

 

René Guénon, Le règne de la quantité et les signes des temps, Paris, 1945.

 

Jean Herbert, Aux sources du Japon : Le Shintô, Paris, 1964.

 

Jacques Lionnet, Les origines de la civilisation chinoise d’après les légendes, in Etudes Traditionnelles, Septembre 1956 numéro 334.

 

Matgioi (Albert Puyou Comte de Pouvourville), La voie métaphysique, Paris, 1936.

 

Gershom C. Scholem, la Kabbale et sa symbolique (traduction de Jean Boesse), Paris, 1966.

 

Paul Schilder, L’image du corps, Paris, 1968.

 

R. P. Léon Wieger, Caractères chinois, Hien-hien, 1932.

 

Richard Wilhelm, I Ging, das Buch der Wandlungen, Düsseldorf, 1956.

 

Yüan-Kuang et Ch. Canone, Méthode pratique de civilisation chinoise par le Yi-King, Paris, 1950.]

 

*

 

Ce symbole condense la plus profonde philosophie et la plus caractéristique de l’esprit chinois. Il n’éprouve guère le besoin de faire appel à des idées abstraites de nombre, de temps, d’espace, de cause, de rythme. Pour traduire ces notions, les Chinois ont ce symbole concret qui, avec le Tao, exprime tout l’ensemble de l’ordonnance du Monde et de celle de l’Esprit. Pour eux, il n’y a pas le temps d’une part et l’espace de l’autre ; ils ne peuvent les concevoir indépendamment des actions concrètes. L’action d’un homme, qu’elle soit manuelle ou intellectuelle, ne peut exister sans eux, de même que le temps et l’espace ne peuvent se concevoir sans action de l’homme.

 

Ils décomposent le temps en périodes et l’espace en régions, les périodes et les espaces sont qualifiés tantôt de yin, tantôt de yang suivant qu’ils sont clairs ou sombres, bons ou mauvais, intérieurs ou extérieurs, chauds ou froid, masculins ou féminin, ouverts ou fermés, etc.

 

Le yin et le yang sont l’analyse et l’image des représentations spatio-temporelles.

 

Très tôt, les chinois s’en sont servis pour l’utilisation religieuse des sites et des occasions ; ces symboles commandaient alors la liturgie et le cérémonial, de même que l’art topographique et chronologique.

 

Le Yin et le Yang, bien qu’ils représentent deux contraires, ne s’opposent jamais, de façon absolue, parce qu’entre eux il y a toujours une période de mutation qui permet une continuité ; tout, homme, temps, espace est tantôt yin, tantôt yang ; simultanément, tout tient des deux par son devenir même et son dynamisme, avec sa double possibilité d’évolution et d’involution.

 

La littérature chinoise se rapporte toujours, sous des allusions plus ou moins claires, au Yin et au Yang.

 

Peux-tu ouvrir et clore les Célestes Battants. (Lao-Tse).

 

Dans le livre de Mao-Tse-Tung, La stratégie de la guerre révolutionnaire, on lira :

 

La Chine est un grand pays où la nuit tombe à l’Ouest, quand le jour se lève à l’Est ; où la lumière se retire au Midi, tandis que le Nord s’éclaire.

 

Et plus loin :

 

L’échec est souvent l’accoucheur du succès.

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Selon l’arithmosophie d’Allendy, deux est le nombre de la différenciation relative, de la réciprocité antagoniste ou attractive. [Dr. René Allendy, 19, Le symbolisme des nombres, Paris, 1948.] Comme tout progrès ne s’opère que par une certaine opposition, tout au moins par la négation de ce que l’on veut dépasser, deux est le moteur du développement différencié et du progrès. Il est l’autre en tant qu’autre. De même si la personnalité se pose en s’opposant, comme on l’a dit, deux est le principe moteur sur la voie de l’individualisation. Les symboles binaires ou les couples (se référer au symbolisme des jumeaux), sont innombrables dans toutes les traditions ; ils sont à l’origine de toute pensée, de toute manifestation, de tout mouvement.

 

*

 

Dans la culture iranienne, on retrouve le chiffre deux attaché aux thèmes suivants :

- le jour et la nuit présenté comme deux aspects de l’éternel retour du temps et du mouvement célestes ;

- le monde d’ici-bas et le monde de l’au-delà, symbolisé par deux demeures ou deux palais (do-sarâ) ;

- la vie terrestre représentée par une demeure faite de poussière, où existent deux portes, l’une pour entrer et l’autre pour sortir, c’est à dire mourir ;

- la brièveté de la vie illustrée par un séjour de deux jours (do-rûza-mâqam) dans ce monde ;

- Les divergences et les différends entre les homes de chaque époque ont été traduits par un climat où règnent deux atmosphères (do-havâî).

 

*

 

Dans les descriptions populaires poétiques de la beauté d’une femme, certaines parties de son corps et de son visage sont associées deux par deux à des images que l’on retrouve dans tous les contes populaires. En voici un exemple :

 

« Deux boucles d’oreilles de perles ornaient ses deux lobes, deux tresses comme deux bouquets de narcisses caressaient la rose de son visage où deux grains de beauté faisaient penser à deux Indous noirs s’asseyant au bord de la source de ses lèvres ; ses deux yeux ressemblaient à deux narcisses, ses deux lèvres à deux cornalines suaves, et ses sourcils étaient dessinés comme deux arcs…. ses deux seins comme deux citrons doux d’Omman se devinaient sous sa chemise de soie… ; ses deux jambes avaient la grâce de deux colonnes d’ivoire, etc. »

 

En témoignage de son respect ou de son amour, au cours de libations, le héros mets les deux genoux sur le sol, en offrant des deux mains une coupe de vin à sa princesse ou à sa bien-aimée.

Pour exorciser les esprits malfaisants ou pour briser l’enchantement d’un château, le héros récite deux rak’at de prières musulmanes.

fateha - first rak'at

 

Pour bien rendre l’image d’un démon, l’accent est toujours mis sur ses deux cornes.Démon

Les principales expressions persanes utilisant le chiffre deux sont très nombreuses et tendent toutes à montrer que les vertus du sujet sont doublées, décuplées, portées en quelque sorte au carré ou à l’infini. Le deux multiplie la puissance à l’infini, dans la symbolique persane. Par exemple, le messager à deux chevaux signifie une extrême rapidité ; une tente à deux compartiments, l’extrême confort, etc.

[Voir par exemple Nizami, Haft-paykar, ed.Vahid Dastgerdi (2° édition), Téhéran 1334 H.s. p. 354, 101-147 ; Mohammad Kâzen, ‘Alamârâ-ye Nâderî, Moscou, 1960, p. 586.]

 

 

 

 

[Autre Source : Dictionnaire des Symboles, Mythes, Rêves, Coutumes, Gestes, Formes, Figures, Couleurs, Nombres

Editions Robert Laffont/Jupiter

Collection Bouquins

Paris, 1969, 1982

ISBN : 2.221.50319.8]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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