Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

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2012 01 11

Sont, les matins qui se lèvent résonnant de l’éveil…

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 13:48

Sont, les matins qui se lèvent résonnant de l’éveil… dans POESIE 1Sont-les-matins-qui-se-l%C3%A8vent-r%C3%A9sonnant-de-l%E2%80%99%C3%A9veil%E2%80%A6

Sont, les matins qui se lèvent résonnant de l’éveil…

Sont, les matins qui se lèvent résonnant de l’éveil…
Sont, les êtres qui crèvent leurs bulles de sommeils…
Ne sont pas, les oublis des pardons qui s’embrument…
Ne sont pas les ourdis des amours qui écument.

Est, la Terre qui se bat pour l’homme qui la noie…
Le révolutionnaire a fait d’une voie
Un combat délétère en oppresseur qui broie
La révolte idéale qu’il n’a pas su mener…
S’oublie le principal qu’est l’Amour buriné
Par l’océan des ans  et tous les vents d’ « antans »,
Ce sculpteur lancinant des Révoltés aimant.

Cet Amour buriné est ce vrai capitaine…
Face aux éléments nés des cœurs qui désenchainent,
Il nous fait transcender, querelles nées d’idées,
Les égos bousculés  et faux-semblants innés.

Sont, les matins qui se lèvent résonnant de l’éveil…
Sont, les êtres qui crèvent leurs bulles de sommeils…
Ne sont pas, les oublis des pardons qui s’embrument…
Ne sont pas les ourdis des amours qui écument.

Les enfants libérés chantent l’air du temps vrai ;
Conscience trouve enfin l’écoute sans ivraie,
Egale fragmentation nées de ces confins.
Un air de contrition régénère les « enfins ».
La chanson des baleines en mer surveille
Le bourdon d’ abeilles en la terre d’éveil….
Se coulera le miel en rayon de soleil,
S’enchantera le ciel de ces chants qui conseillent.

Sont, les êtres qui s’aiment en désenchainement
Ne font pas de « Confiance » larmes d’« outrément »,
Ne sont pas les poètes, ces sculpteurs d’images,
Ces révoltés des mots qui oublient les ravages
De leur plume oubliée, soumise au faux silence,
Et dans lequel se tait tout ce à quoi ils pensent.
Sont, les chemins secrets que l’on découvre en Dieu,
Ils révèlent l’esprit miséricordieux.

Sont, les matins qui se lèvent résonnant de l’éveil…
Sont, les êtres qui crèvent leurs bulles de sommeils…
Ne sont pas, les oublis des pardons qui s’embrument…
Ne sont pas les ourdis des amours qui écument.

Yann

2011 12 2

Je t’aime, Toi qui lis ces mots.

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 22:55

Je t’aime, Toi qui lis ces mots.

 

 

Plonger les yeux fermés, les paupières soudées,

Dans la mémoire du temps, fleuve alimenté

Par le passé vivant et par le passé mort…

Vivre les sentiments dans l’apnée du remord,

Vivre encor’ et en corps la remontée du sort,

Est se nourrir souvent à mémoire du vent

Qui souffle en souffrances sur le fruit du présent.

 

Se couvrir la tête d’un manteau de tempête

Alors que le soleil se réveille en la tête ;

Se racornir le cœur à tout ce qui a fui…

Chercher le souvenir fait oublier l’oubli.

Aller jusqu’au pays de ces gens qui nous fuient,

Aliène lourdement la ressource de l’être,

Et il s’enfonce alors en des « va-et-vient » traîtres.

 

Par les pages tournées au tour du vivant,

Dans les mains réfléchies, dans le geste d’enfant,

L’être confie sa flamme, unique objet de vie,

Et le fruit de l’attente engrange sans souci,

Dans un élan compris dans la quête d’oubli,

Aussi bien l’en-avant en reflet d’existence,

Que le « nourrissement » de ce à quoi l’on pense.

 

La vie est à ce prix, fruit d’espoir et d’oubli !

Recréer son présent est graines du fleuri !

Juste chemin de l’Homme en ses gênes inscrit!

Il y a peu d’erreurs, errances de consciences,

Qui ne trouvent pardon en la reconnaissance !

C’est pourquoi je souris lors que  mon regard sombre

Aux réflexions intimes qui bousculent les ombres.

 

Aux regards alentours des jours qui se suivent,

Embellis, ça et là, aux bords de nos rives,

S’ensuit un geste simple, un don de soi vivant,

Sans calcul et sans voix, juste écrit de l’enfant…

Où pointe le certain de l’être s’engageant,

Cet enfant qui retrouve en la sincérité,

L’oubli des maux passés, le pardon du souillé.

 

Je t’aime, amour de Toi qui lit ces mots sincères.

De mes larmes d’oubli, issues des lois qui errent,

Je dépose ardemment au lit de ces maux lourds

Comme une vraie caresse comme gage d’amour,

Cette enfin certitude au reflet du toujours.

Je prends le souffle pur qui ressurgit du temps,

Je le pétris de l’âme en animant mes ans.

 

Je t’aime, Toi qui lis ces mots

Et je me réfugie au chaud,

Dans les feuilles de Toi qui doutes,

Embellies du destin qui fait route.

C’est le doute de toi qui nuit,

Confiance est au bout de ta nuit.

 

 

Yann

2011 10 28

KARUKERA « A toi, fruit d’océan, Karukera fleur de terre, Danse du feu et de l’esprit, de l’âme des êtres qui t’habitent. »

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 13:45

 

Karukera,; guadeloupe mon amour

 KARUKERA,

 

 

«  A toi, fruit d’océan,  Karukera  fleur de terre, 

Danse du feu et de l’esprit, de l’âme des êtres qui t’habitent. »

 

 

 

Papillon de « Terre-Amérindienne » et  de « Souffre » du Ciel.

 

Les hommes et les femmes vivaient  en pêches rudes

 

Enrichies des ethnies en leurs quête et nourries par la mer.

 

Du fait de  l’île-terre il y avait un refuge en ces confins du ciel

 

Rocher aux tempêtes, aux ouragans, à la folie des luttes,

 

Les Caribs sanglants et guerriers n’étaient pas loin ;

 

Les étreintes de la colère élémentale s’enchaînaient ;

 

Et Dieu pleurait, densifiait la résistance  aux vents,

 

Pleurait sur la souffrance humaine du peuple né migrant,

 

Indigènes Caraïbes issus des Arawaks ou nobles Taïnos,

 

Sagesse ancestrale issu de la tradition orale,

 

Echo d’harmonie fusionnelle en nature et partage,

 

Déjà fleur de métissage aux sangs d’ailleurs ;

 

Esclaves en négritude endoloris et meurtris,

 

Colons aventuriers, conquérants fous en démesure.

 

 

 

Terre d’île et de volcan qui lave l’être et bruisse à son âme.

 

Par les pluies tropicales et le chant du petit-monde,

 

Comme une nourriture des Anciens qui s’expriment.

 

Ils disent son histoire à cette Basse – Terre, île coiffée,

 

Haute du feu de son volcan, « Vieille-Dame » de garde ;

 

C’est au pied de tes flancs que veille la Vierge !

 

Île drossée par la houle du large en côte sous le vent,

 

Baignée en quelque sorte par la rivière aux herbes,

 

Pansée par l’Esprit fort « Notre-Dame-Du-Mont-Carmel ».

 

Trois-Rivières a déterré les vestiges du temps,

 

Redonnant la mémoire de la terre aux peuples de l’île.

 

Le chant de la Basse-Terre a résonné en moi et je m’en suis nourri.

 

J’ai rencontré le silence des cœurs qui battaient à l’unisson

 

De l’histoire construite en quelque sorte, comme mouvance utile

 

Ramenée à la « conscience-outil » de l’enfant qui subit, hors famille,

 

Le poids de l’être ainsi, plutôt qu’autrement divisible.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Terre d’île et de volcan qui permet aux êtres le secours

 

Par le temps plus clément  qui fait cet accueil  complice.

 

Il y a aussi le chant du petit-monde qui se fait différent,

 

Comme une nourriture des Anciens qui s’expriment.

 

Ils disent son histoire à la Grande – Terre, large de ses plaines.

 

Ici croit la canne, cette fleur du « Ti-punch » et du sucre,

 

Les champs sentent presque le rhum et les sueurs du plant,

 

Alors que s’affairent à son pied une  main d’ancestralité.

 

Les coups du destin et les secondes de libre arbitre

 

Ont embaumé la sève de ces cannes qui vous broient la santé.

 

Ils disent leur histoire de l’en-dessous de cette mer salée

 

Aux  vallons des Grands-Fonds, aux mornes verdoyants ;

 

Aux plages de sables blancs, aux lagons protecteurs,

 

Aux mangroves nourricières, aux abruptes falaises

 

Où l’impétueux flot musclé de la mer Caraïbe

 

Vient se casser l’écume en « Pointe-des-Châteaux »

 

Livrant l’éponge aux sables  foulés par la mouette du large.

 

Il y avait comme des traces folles de bouteilles à la mer.

 

 

 

La flamme de l’instant se renforce un peu plus

 

Lorsque la conscience nue du cheminement pur,

 

Construit une marge  en page du croître enfin.

 

Avant que d’en parler à vous qui me lisez

 

Je dis le secret fort des senteurs maternelles,

 

De la mangue qui tombe en ce bord des chemins,

 

A peine ramassée tant elle est… tant elle est.

 

De la pomme liane qui étire son plan

 

En fleur comme orchidée, en fruit de bord de haies ;

 

De la quenette douce et acide à la fois,

 

Un peu comme un letchi qui vous fond dans la bouche.

 

« J’anone » encore le corossol au goût douçâtre,

 

Je cueille la papaye aux vertus si soignantes

 

Que le respect se doit à ce fruit savoureux,

 

La carambole étoile agaçant les papilles.

 

L’ananas bouteille en mutations hybrides

 

Reflète la saveur du peuple en Guadeloupe,

 

Peuple enrichi de tant de traditions anciennes.

 

 

 

…./…A suivre

 

YANN

2011 01 26

DE LA POESIE A LA PRIERE [ 2 - Il y a cette nuit … mais le jour où tu descendras…]

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 21:05

Il y a cette nuit … mais le jour où tu descendras…

 

 

Bien sûr, je pense, je pense à tous les temps ;

Je réfléchis c’est sûr mais ne trouve aucun temps

Pour trouver avec facilité réponse à ma question.

Je le fais quand je peux, dans l’interrogation,

Mais ces moments du jour pulsant le quotidien

M’empêchent de régler mon pas de vie d’humain

Sur l’horloge du temps qui régit les possibles.

Alors que tout mon être ce tend vers cette Bible

Où je puise incessant la joie d’être Chrétien.

Il me reste la nuit dans le jour qui s’éteint,

Pour libérer mes mains, les croiser pour prier

Dans le silence nu d’un cœur si fatigué.

Je rends mes armes d’homme au Dieu qui, m’a fait naître

Et je bénis la nuit qui va le voir être

Ô Toi qui brille avec éclat

Car le jour où tu descendras…

 

 Il y aura du bleu dans le coeur des étoiles

Et des gerbes de feu qui pleuvront sur la terre,

Le ciel s’embrasera des tons de cette toile

Que l’on verra tendue bien au-delà des mers.

 

 Il y aura des pas résonnant aux jardins

De ces vies sans soleil mais où le vent est doux,

Quand s’éloignent soupirs et larmes de chagrin

Là-bas sur le chemin où les péchés sont fous.

 

 Il y aura du sel sur les lèvres du jour,

Nous faisant oublier le fade d’un Antan,

Et du vert Espérance se riant, tout Amour,

Dans le creux d’un jardin en éternel printemps.

 

 Il y aura du miel en écharpe de pluie,

Sous la voûte du temps rivant à nos regards

Ce flamboyant rivage aux portes de la nuit,

D’un véritable Amour qui jamais ne repart.

 

  Alors je te prie dans la nuit de mes doutes

Alors que ma conscience naît , ta Parole en écoute,

La nuit revêt comme un manteau dans sa sombre apparence,

Il me couvre léger du poids de l’espérance.

Ta naissance en approche de l’Avent dans l’ombre

Eclaire l’horizon qui noiera mes décombres.

Ce miracle divin parle à l’intelligence,

Il fuit les émotions, toute imagination.

Le temps de toute nuit est temps de renaissance,

Il livre l’esprit à l’examen de conscience,

Libérant l’homme ; la femme ; d’autres imprégnations ,

Homme, femme, souviens-toi de ta création.

 

 Il y aura des mots aux silences fleuris,

Qui ne franchiront pas la barrière d’un son,

Mais que tu entendras rouler en chant de Vie,

Quand ils viendront loger en ton être profond.

 

 Il y aura des chaînes se brisant enfin ,

Dans une aura d’automne qui se meurt déjà,

Et dont les cendres chaudes se soupirent en vain,

S’éparpillant au loin dans un goût de frimas.

 

 Car le jour où tu descendras…

Ce jour où tu viendras…

 

 Il y aura l’Amour jusqu’au bout de nos doigts,

Dénué de pensées qui ne seraient pas toi .

Et alors nous pourrons, en une profonde Foi,

Donner enfin nos coeurs, en écho de ta Voix.

 

 Toute nuit prendra fin dans l’amour de sa Loi.

La poésie de l’homme en rejoignant sa foi

Rendra à Dieu la grâce de tout son don d’Amour.

Elle fera sa louange sans aucun détour

Et la nuit se fondra en Lumière Christique

Accomplissante  image de « l’Eucharistique »

 

 

 

Yann et Patricia

20101215

 

 

2011 01 1

Mettez des Majuscules pour magnifier 2011, comme si l’on s’interpellait ! [Meilleurs Voeux 2011]

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 17:18

Ange de Paix

Pour ces voeux de bonne année je formule ceci :

Pour tous, ce sont des souhaits de vie sans paraître,

Pour une vie sur le sentier de l’Être,

Avec un soleil d’Amour,

Avec des nuages d’Affection

Une pluie de Tendresse;

Avec une Terre de Partage

Une Mer de Mains tendues

Pour le Don de Soi-Même à l’Autre ;

Avec un vent constant d’Ecoute

Pour la meilleure entente ;

Avec des Souffles vivifiants

Emplissant de Santé les Corps

A la recherche de l’Equilibre.

*

Aidez-nous à créer

Comme des trous noirs pour évacuer toutes les violences,

Les renvoyer d’où elles viennent,

C’est à dire de notre côté sombre et obtus ;

En parallèle aussi pour plus de simplicité

Des Océans de Compréhension, Bleus,

Et de Conscience Pures et Blanches.

*

Et pour Toi seulement, seulement pour Toi qui me lis et comprends,

En particulier je te dédie :

Des Rires et des Sourires ;

Quelques battements de Coeur,

De ceux qui transpirent tes Etats plutôt que tes désirs ;

Quelques Larmes d’Emotion…

A chaque fois que des Ouvertures d’Esprits

Comme jamais se réalisent alors que tout te semble pourri

Au royaume de de l’Illusion de Société,

Je veux te donner la force sûre

De dépasser l’adversité

Pour te réaliser enfin

Alors que tu commenceras à baisser les bras de l’Humain ;

Et tous les Mots d’Amour

Qui feront se rendre compte à Toi l’Être que tu es,

Aussi à l’Être qui t’écoute,

Que la Parole a été donnée au Genre Humain,

Non pas pour la semer à tort et à travers

Des chemins d’inconscience manifeste et brouillonne,

Mais pour en faire un cadeau précieux

De tant et tant d’Utile et d’Evolution,

Seulement pour que soit respecter la Parole de celui qui l’émet.

Le Verbe est si précieux tant il génère d’Egrégores douteux !

Aux inconscients je dit qu’il faut qu’ils se taisent,

Qu’ils cessent les commérages…

Les mots confiés par la parole issue de la pensée

Se doivent d’être la Page Ultime de l’Expression de l’Être,

Non pas le brouillon de celui qui se cherche,

Ce brouillon doit se peindre en Schéma de Page Ultime

Dans l’Atelier du Coeur et de l’Âme naissante à Eux-mêmes…

*

Bonne naissance à chacun d’entre nous…

Pour peu que nous soyons

Du genre à nous remettre en question…

Ne serait-ce qu’un peu,

Vous savez ce peu qui éclaire tant de visage

Ayant compris que la majuscule de l’Être

Réside en son minuscule Être intérieur…

Sa parcelle divine,

Sa parcelle immatérielle et créatrice.

*

 

yann

2010 05 28

Eclaire mon chemin !

Classé sous Prières — ganeshabreizh @ 15:04

 

 

Esprit divin eclaire moi d'une lumière sans ombre

 

 

Eclaire mon chemin !

 

 

  au présent je te demande  mon Dieu :

D’éclairer mon chemin d’une lumière sans ombres.

 

 Je vois le temps qui passe et la vie qui me blesse.

Je sais que ma conscience me fait vaciller,

 Elle balbutie l’absence de ma vigilance,

 Et je remets sur l’autre ma faute et ma peur.

 

 Là au présent je te demande mon Dieu :

D’éclairer mon chemin d’une lumière sans ombres.

 

 Quand cette adversité dessine l’heure noire

Où même l’amitié des uns s’efface alors,

Où même la confiance en moi-même s’effrite,

Voilà que tu deviens mon tout dernier recours.

 

 Là au présent je te demande mon Dieu :

 D’éclairer mon chemin d’une lumière sans ombres.

 

En ultime recours nait alors la prière.

Humblement à genoux je renforce ma foi

Dans la  louange issue de l’Esprit de Lumière,

 Mon Dieu je demande pardon d’être tombé.

 

 Je remercie mon Dieu  de son présent d’Amour

Qui revêt de clarté toute mon âme nue.

Fort de sa parole, de sa confiance en moi

Je marche tête haute sur mon chemin de foi.

 

 Là, au présent je te demande  mon Dieu :

 D’éclairer mon chemin d’une lumière sans ombres.

 

 

 

 yann

 

 

 

 

 

2010 01 14

Il était une nuit

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 9:15

Il était une nuit

 

 

 

Il était une nuit

[Seul le mental critique, l’esprit, lui, compose -  yannesoganesh.]

 

Lorsque tu penses tout avoir, réfléchis à l’être possédant…

Lorsque tu penses manquer de tout penses à l’être qui ne possède rien….

 

Ne voir, en un premier regard, en regardant quelqu’un,

D’abord et seulement la matière qui est, que l’on souhaite,

Que l’on désire, que l’on veut, qui peut tant se parfaire…

Peut-être est-ce très bien puisqu’après tout nous sommes incarnation matière.

Mais c’est pour abriter tant notre esprit que notre âme.

 

Ne voir en un premier regard

En regardant la même personne

D’abord et seulement l’esprit

…….

Je viens te donner des chemins de rencontre

Que tu ne soupçonnes pas ou plus…

Le chiffon de poussières sur les traces  que tu effaças

De nos présents communs pour faire briller l’instant…

Les coups de balai, les coups de serpillère,

L’éponge sur la vaisselle… et l’on fait ainsi

Des milliards de chemin des quotidiens remplis ;

 

……

A quoi, à qui pense-t-on

Alors que le tissu s’imprègne

De nos poussières d’avoir été ?

 

Sait-on seulement que l’on recueille

Le fruit de notre entier présent,

Que nous n’effaçons rien,

N’étalons nulle chose,

Qu’il fasse jour ou nuit

Le geste est le même :

Automatique !

 

 

Mais qu’en est-il donc de la conscience

De nos poussières de cœur et d’âme,

Qu’en faisons-nous dans la rencontre avec l’autre ?

Sous quelle eau fraîche la rendons-nous vivable et claire ?

Qu’oblitérons-nous comme tâche de notre ménage d’être ?

 

Bien sûr existent des dallages de marbre

Qu’effleure seulement la visible apparence de l’instant qui se fait !

Bien sûr vivent des surfaces planes ou volumétriques

Qui ne rebutent pas, qui s’enflent des présences !

Petits jeux du chat et de la souris

Du mental et de l’esprit,

De la conscience sans crible, intime,

A la conscience passoire,

Facile et moutonnante.

 

Le choix de la première parole,

Du premier mot qui sort,

Se fait compréhensif

Quand le mental se fige,

C’est l’esprit qui s’exprime

Et l’amour qui le porte.

C’est comme un pardon,

Pas reconnaissance de l’erreur.

C’est une conscience du jour de pluie

Qui embellit le jour où le soleil luit,

Comme un arc en ciel de lune et d’étoiles

Qui viendrait nourrir un festin de terrer océane

Et de mer intimes, illuminant la joie

D’un chemin de rencontre

Né de la magie de l’instant

Qui voit grandir la retrouvaille.

 

Tu devrais t’avancer l’âme en paix,

Le cœur en fête…

Les sols brillent,

La vaisselle est rangée,

Tout est clean.

J’ai privilégié la matière !

T’es-tu senti

Seule ou fatiguée

Pendant ce temps de nuit

Où j’ai œuvré

Dans la musique du partage ?

 

Dans le fond, que reste-t-il ?

Le trop du trop !

L’œuvre commune !

Un verre à deux que j’ai bu seul !

 

Dis, dis-moi simplement que tu m’aimes,

Cesse de taire tes silences qui te bouffent,

Donne leur cette voix du cœur qui s’exprime en cinq mots :

« Je t’aime mon amour ».

 

Je t’aime,

Laisse le piano jouer

Pour la maison qui brille

Alors que je m’éteins doucement…

Doucement… doucement….

Pour pas te réveiller,

Même si dans mon silence de veille

Je t’ai pensé si fort mon amour,

Si fort.

 

 

Eso

2010 01 8

Conscience des saisons du silence – Le silence – 5

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 23:16

 

Conscience des saisons du silence

 

 

Conscience des saisons du silence

(Le Silence 5)

 

 

 

Le silencieux silence ébruite la conscience.

Le paysage dort en silence de vie.

Les temples sont silence d’un silence gris

Où flottent les prières des hommes du temps.

Les femmes sont un jardin où respire en silence

« L’enfant-son-mélodie-du-silence-à-genoux. »

La clarté simple et austère, l’ombre qui se rend,

Dépouillées lentement d’artifices du monde

S’offrent en sacrifice au silence qui gémit.

 

L’appréhension noire de la réalité,

De l’existence en berne alors que tout se tait,

Installe en lettre seule une tranquillité,

Douce quiétude prête à peindre la toile.

Se dessine une phrase en sa vérité nue,

Les souffles secrets du nid gomment avec tendresse

Les maux imparfaits qui s’effacent,

Les concepts en détresse s’enfuient à tire d’ailes,

La préhension des choses remplace l’abstraction,

La substance nourrit  l’âme de son altérité.

 

Plus d’analyse futile y fait étal,

La mer des synthèses s’estompe au ponant,

La conscience s’éveille et pulse la rencontre

De l’esprit, intuition d’expérience immédiate,

L’intellect se fige en posture glacée,

S’enracinant un peu comme l’illusion du vivre.

Dans le silence du Soi la vie s’offre à toi,

Ne la saisis pas ; méditer c’est vibrer

Juste percevoir cette fuite des tempos.

 

Des émotions filtrées par fuite du mental,

Conscientes des saisons de l’être naissant zen,

Meublent l’air pur de la résidence du vide

Où l’harmonie installe son atmosphère de paix.

Tu es l’observateur serein de cette union.

Au jardin de l’esprit naissent les sables mous,

Les cailloux chauds et la mousse fraîche et comme une eau

L’échange se fait de ses poussières de stress

Pour les brumes vibrées d’une osmose tranquille.

 

Alors ton esprit est porte du silence

Menant au chemin fleuri de la compassion.

 

Eso

7 Janvier 2010

2009 12 28

Le chemin des rencontres

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 1:59

en route vers la rencontre dans le flou du destin

 

…en route vers la rencontre dans le flou du destin…

   

Les chemins des rencontres

 

 

Imagine un désert où les sables se « dunent ».

On le pense uniforme en son immensité

Mais le grain vole au vent en chemin d’infortune

Effaçant pas à pas la trace « infréquentée ».

 

Des lueurs d’ouvertures se ferment aux ombres.

Ces éclairs plein de vie, prémices d’espérance

Dans l’espace et le temps, sortent de la pénombre.

L’esprit né se réveille en l’humain en partance…

 

Le mental balbutie sa sociale existence

Rythmant de son égo les rapports avec l’être.

Naît ainsi dans le flou le parchemin si dense

Des vies, des subis, les connaître et soumettre,

Issus des poussières grises du destin

Ce si singulier maître qui se fait tant pluriel.

Les êtres des rencontres, routards clandestins,

Sont les bougies des cœurs  quêtant l’existentiel.

 

Ce chemin tortueux, existence en dédale,

Est fait de pistes nues que la raison compense,

Où l’inconscient se frotte aux consciences vénales.

C’est la conscience éthique, riche cohérence

Qui vient croiser le fer en paliers de douleur,

Aires de réflexions aux croisements d’échanges,

Portes de l’union libre ou du lien débiteur.

Vous mes rencontres, graines de challenge,

Mes rencontres d’air, de terre, d’eau, de feu,

Masculine en pouvoir ployant sous l’archétype,

Féminine en vouloir attendant l’être preux,

De vos vibrations d’être mon âme s’équipe

Et je noie dans le néant celles qui paraissent.

 

La rencontre et croisement de chacun de nous

Ont fait dans l’infini ce que sont nos faiblesses

Et riche de l’amour, notre force surtout.

 

Imagine un désert où les sables se « dunent ».

On le pense uniforme en son immensité

Mais le grain vole au vent en chemin d’infortune

Effaçant pas à pas la trace « infréquentée ».

 

Des lueurs d’ouvertures se ferment aux ombres.

Ces éclairs plein de vie, prémices d’espérance

Dans l’espace et le temps, sortent de la pénombre.

L’esprit né se réveille en l’humain en partance…

 

 

 

Esotcelt

20091225

2009 10 7

Harmonie

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 13:45

Harmonie innéfable

 

 

 

 

Harmonie

 

 

 

La diaphane harmonie tisse une  mue subtile

Née d’un doigt de soie d’or rencontré à l’aurore.

Au point d’Epiphanie germent en fils fertiles

Les cils d’un regard fort, intense métaphore

Du chemin de l’amour, passerelle de l’âme

Suspendue aux parcours des sentiments en flammes.

 

L’harmonie est le « Voir »

 

 

A l’instant d’un partir pour un voyage au nord

Je laissais au midi la chaleur de leurs mains

Qui venaient se blottir en dernier réconfort

Sur ma peine engourdie par un retour prochain ;

L’harmonie rassurait, enveloppante et sûre,

De ses bras satisfait la famille en murmure.

 

L’harmonie est « Sentir »

 

 

Cette petite mort d’un temps de vie naissante

Nourrit les certitudes des êtres qui s’imprègnent

Et ils se remémorent l’ascension concertante

Vers cette complétude absolue qu’ils atteignent

Par l’écoute attentive du silence et du dit,

Par la conscience vive que l’on approfondit.

 

L’harmonie est le « Ouïr »

 

 

L’harmonie se nourrit des gouttes de soi-même

Que l’on dispense au gré des dimensions d’aimer

Sorte de pot-pourri des victoires suprêmes,

Echelle des degrés de l’être à s’estimer

Enfant de l’univers et note de musique

Dans le divin concert de la vie vers l’Unique.

 

L’harmonie est « Unir »

 

 

 

eso

 

 

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