Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

2008 06 17

propos de Symbolisme – Les Couleurs – II – Rouge, le Rouge : la couleur Rouge ! Le Roux!

Classé sous — ganeshabreizh @ 19:49

 

Et si je vous parlais du Symbolisme du Rouge, la couleur Rouge !

Le Roux!

 

*

Universellement considérée comme le symbole fondamental du principe de vie, avec sa force, sa  puissance et son éclat, le rouge, couleur de feu et de sang, possède toutefois la même ambivalence symbolique que ces derniers, sans doute, visuellement parlant, selon qu’il est clair ou foncé.

Le rouge clair, éclatant, centrifuge, est diurne, mâle, tonique, incitant à l’action, jetant comme un soleil son éclat sur toute chose avec une immense et une irréductible puissance. Le rouge sombre, tout au contraire, est nocturne, femelle, secret et, à la limite, centripète ; il représente non l’expression mais le mystère de la vie. L’un entraîne, encourage, provoque, c’est le rouge des drapeaux, des enseignes, des affiches et emballages publicitaires ; l’autre alerte, retient, incite à la vigilance et, à la limite, inquiète : c’est le rouge des feux de circulation routière, la lampe rouge interdisant l’entrée d’un studio de cinéma ou de radio, d’un bloc opératoire, etc. C’est aussi l’ancienne lampe rouge des maisons closes, ce qui pourrait paraître contradictoire, puisqu’au lieu d’interdire, elles invitent, mais ne l’est pas, lorsque l’on considère que cette invite concerne la transgression du plus profond interdit de l’époque concernée, l’interdit je té sur les pulsions sexuelles, la libido, les instincts passionnels.

Ce rouge nocturne et centripète est la couleur du « feu central » de l’homme et de la terre, celui du ventre et de l’athanor des alchimistes où, par l’ « œuvre au rouge » s’opère la digestion, le mûrissement, la génération ou la régénération de l’homme ou de l’œuvre.  (L’athanor étant symbole du creuset des transmutations, physiques, morales ou mystiques. Pour les alchimistes, « l’athanor, où s’opère la transmutation, est une matrice en forme d’œuf, comme le monde lui-même, qui est un œuf gigantesque, l’œuf orphique qu’on trouve à la base de toutes les initiations, en Egypte comme en Grèce ; et de même que l’Esprit du Seigneur, ou Ruah Elohim, flotte sur les eaux, de même dans les eaux de l’athanor, doit flotter l’esprit du monde, l’esprit de vie, dont l’alchimiste doit être assez habile pour s’emparer. » [Marcel Griaule, Masques Dogons, p.392, Paris, 1938.]). Les alchimistes occidentaux, chinois et islamiques, utilisent le sens du rouge d’une manière identique, et le « soufre rouge » des Arabes qui désigne l’ « homme universel » est directement issu de cette œuvre au rouge, gestation de l’athanor. Ainsi en va-t-il du « riz rouge » dans le boisseau des Chinois, lui aussi feu – ou sang- de l’athanor, lié au cinabre, dans lequel il se transforme alchimiquement, pour symboliser l’immortalité.

*

Sous-jacent à la verdeur de la terre, à la noirceur du Vase, ce rouge éminemment « sacré et secret » est le mystère vital caché au fond des ténèbres et des océans primordiaux. C’est la couleur de l’âme, celle de la libido, celle du cœur. C’est la couleur de la Science, de la Connaissance ésotérique, interdite aux non-initiés, et que les Sages dissimulent sous leur manteau ; dans les lames des Tarots, l’ « Hermite », la « Papesse », l’ « Impératrice » portent une robe rouge, sous une cape ou un manteau bleu : tous trois, à des degrés divers, représentent la science secrète.

Ce rouge, on le voit, est matriciel. Il n’est licitement visible qu’au cours de la mort initiatique où il prend une valeur sacramentelle : les initiés aux mystères de Cybèle étaient descendus dans une fosse, où ils recevaient sur le corps le sang d’un taureau ou d’un bélier, placé sur une grille au-dessus de la fosse et rituellement sacrifié au-dessus d’eux [Victor Magnien, les Mystères d'Eleusis (leur origine, le rituel de leurs initiations), Paris, 1950.] tandis qu’un serpent allait boire à même la plaie de la victime.

Aux îles Fidji, dans un rituel analogue, on montrait aux jeunes gens « une rangée d’hommes apparemment morts, couverts de sang, le corps ouvert et les entrailles sortant. Mais à un cri du prêtre, les prétendus morts se dressaient sur leurs pieds et couraient à la rivière pour se nettoyer du sang et des entrailles de porc dont on les avait couverts. » [James George Frazer, The Golden Bough, A Study in Magic and Religion, 3ème éd. Revised and enlarged, 12 vol., « 3« , 425, London, 1911-1915.] . Les « océans empourprés » des Grecs et la « mer Rouge » relève du même symbolisme : ils représentent le ventre où mort et vie se transmutent l’une en l’autre.

Initiatique, ce rouge sombre et centripète revêt aussi une signification funéraire : « La couleur pourpre, selon Artémidore, a rapport avec la mort 3[Ste-Croix ; Mystère du Paganisme, in Frédéric Portal, Des couleurs symboliques dans l'Antiquité, le Moyen Age et les Temps Moderne, p. 136-137, Paris, 1837.] – [Artémidore d'Éphèse (dit de Daldis ou Daldien) est un écrivain grec et oniromancien du IIe siècle né à Éphèse. Il a voyagé dans tout le bassin méditerranéen. Son ouvrage en grec intitulé Onirocriticon condense tout le savoir antique sur la divination par le rêve et servira durant des siècles d'ouvrage de référence sur la question. Il fut lu et relu par Freud.]

Car telle est en effet l’ambivalence de ce rouge de sang profond : caché, il est la condition de la vie. Répandu, il signifie la mort. D’où l’interdit qui frappe les femmes en règles : le sang qu’elle rejettent est l’impur, parce qu’en passant de la nuit utérine au jour il renverse sa polarité, et passe du sacré droit au sacré gauche. Ces femmes sont intouchables, et dans de nombreuses sociétés elles doivent accomplir une retraite purificatrice avant de réintégrer la société dont elles ont été momentanément exclues. Cet interdit c’est longtemps étendu à tout homme qui versait le sang d’autrui, fut-ce pour une juste cause ; le bourreau aux habits rouges est comme le forgeron un intouchable, parce qu’il touche à l’essence même du mystère vital, qu’incarne le rouge centripète du sang et du métal en fusion.

Un mythe des îles Trobiand (Mélanésie), rapporté par Bronislaw Malinowski, illustre l’universalité et l’ancienneté de ces croyances : au début des temps un homme apprit le secret de la magie d’un crabe, qui était rouge « à cause de la sorcellerie dont il était chargé ; l’homme tua le crabe après lui avoir extorqué son secret ; c’est pourquoi les crabes aujourd’hui sont noirs, parce qu’ils ont été dépouillés autrefois de leur sorcellerie ; toutefois ils demeurent lents à mourir parce qu’ils ont été jadis les maîtres de la vie et de la mort. » [Bronislaw Malinowski, Mœurs et Coutumes des Mélanésiens, p. 133-134, Paris, 1933.]

*

Le rouge vif, diurne, solaire, centrifuge incite, lui, à l’action ; il est image d’ardeur et de beauté, de force impulsive et généreuse, de jeunesse, de santé, de richesse, d’Eros libre et triomphant – ce qui explique qu’en bien des coutumes, telles que la lampe rouge ci-dessus évoquée, les deux faces du symbole sont présentes. C’est la peinture rouge, généralement diluée dans une huile végétale – ce qui augmente son pouvoir vitalisant – dont femmes et jeunes filles, en Afrique Noire, s’enduisent le corps et le visage, au relevé de l’interdit consécutif à leurs premières règles, à la veille de leur mariage, ou après la naissance de leur premier enfant. C’est la peinture rouge – également dilué dans une huile – dont s’ornent jeunes gens et jeunes filles chez les indiens d’Amérique ; elle est censée stimuler les forces et éveiller le désir. Elle prend une vertu médicale et devient une indispensable panacée. C’est le sens aussi des innombrables traditions qui, de Russie jusqu’en Chine et au Japon, associent la couleur rouge à toutes les festivités populaires, et spécialement aux fêtes de printemps, de mariage et de naissance : bien souvent on dira d’un garçon ou d’une fille qu’il est rouge pour dire qu’il est beau ; on le disait déjà chez les Celtes d’Irlande.

Mais incarnant la fougue et l’ardeur de al jeunesse, le rouge est aussi et par excellence, dans les traditions irlandaises, la couleur « guerrière », et le vocabulaire gaélique connaît deux adjectifs très courant pour le désigner : « derg » et « ruadh ». Les exemples existent par centaines, si ce n’est par milliers, et le Dagda dieu-druide  est dit « Ruahd Roghessa» « rouge de » « la grande science ». Quelques textes, dont surtout le récit de la Destruction de l’ « Auberge de Da Derga » connaissent encore des druides rouges ; ce qui est une référence à leurs capacités guerrières et à la double fonction qui leur est assignée, à la fois de prêtre et de guerrier.

La Gaule a honoré de son côté un Mars Rudiobus et un Rudianus (rouge) [Ernst Windisch, Irische Texte, 5 vol., Leipzig, 1880-1905 passim OGAM -Tradition celtique, 12 - p. 452 - 458,  Rennes, 1948.]

Ainsi, avec cette symbolique guerrière, semble-t-il bien que perpétuellement le rouge soit l’enjeu de la bataille – ou de la dialectique – entre ciel et enfer, feu chtonien et feu ouranien. Orgiastique et libérateur, c’est la couleur de Dyonisos. Les Alchimistes, dont nous avons vu les l’interprétation chtonienne du rouge, disent aussi de la pierre philosophale qu’elle « porte le signe du soleil ». On l’appelle encore Absolu, « elle est pure, puisqu’elle est composée des rayons concentrés du soleil. » [Claude d'Yge, Nouvelle assemblée des philosophes chimiques, aperçus sur le grand œuvre des alchimistes, Préface d'Eugène Canseliet, p. 113, Paris, 1954.].

Lorsque le symbolisme solaire l’emporte et que Mars ravit Venus à Vulcain, le guerrier devient conquérant, et le conquérant « Impérator ». Un rouge somptueux, plus « mûr » et légèrement violacé, devient l’emblème du « pouvoir », qui bien vite s’en réserve l’exclusif usage. C’est la pourpre : cette variété de rouge « était à Rome la couleur des généraux, de la noblesse, des patriciens : elle devint par conséquent celle des Empereurs. Ceux de Constantinople étaient entièrement habillés de rouge… Aussi, dans les commencements, y eut-il des lois qui défendait de porter de gueules dans ses armes [in Frédéric Portal, des Couleurs symboliques dans l'Antiquité, le Moyen Age et les Temps Modernes, 130-131, Paris, 1837.] ; le Code de Justinien condamnait à mort l’acheteur ou le vendeur d’une étoffe de  pourpre. C’est dire qu’elle était devenue le symbole même du pouvoir suprême : « Le rouge et le blanc sont les deux couleurs consacrées à Jéhovah comme Dieu d’amour et de sagesse. » (Fred. Portal, id. supra, 125, n.3), qui semble confondre la sagesse et la conquête, la justice et la force.

LeTarot ne s’y trompe pas : l’arcane 11 – La Force – qui ouvre de ses deux mains la gueule du lion, porte cape rouge sur robe bleue, tandis que l’arcane 8, « La Justice » cache sa robe rouge sous un manteau bleu, à l’instar de «L’Impératrice ». Ext2riorisé, le rouge devient dangereux comme l’instinct de puissance s’il n’est pas contrôlé ; il mène à l’égoïsme, à la haine, à la « passion aveugle », à « l’amour infernal » (Fred. Portal, id. supra, 131) ; Méphistophélès porte le manteau rouge des  princes de l’enfer, tandis que les cardinaux portent celui des princes de l’Eglise, et Isaïe (1, 18) fait ainsi parler l’Eternel :

                        « Venez et discutons, dit Yavhé,

                        Quand vos péchés seraient comme l’écarlate,

                        Comme neige ils blanchiront,

                        Quand ils seraient rouges comme la pourpre,

                        Comme laine ils deviendront. »

Il n’est pas de peuple qui n’ait exprimé – chacun à sa manière- cette ambivalence d’où provient tout le pouvoir de fascination de al couleur rouge, qui porte en elle intimement liées les deux plus profondes pulsions humaines : action et passion, libération et oppression ; tant de drapeaux rouges, flottant au vent de notre temps, le prouvent !

Ce rouge de « gueules », comme dit le blason, renvoie à l’ambivalence de la « gueule », symbole, essentiellement, d’une libido non différenciée, qui hante les rêves des enfants, dont on connaît l’universelle attirance pour la couleur rouge. La « gueule ou rouge des armoiries, selon La Colombières (Fred. Portal, id. supra, 135.), dénote entre les vertus spirituelles l’ardent amour envers Dieu et le prochain ; des vertus mondaines, vaillance et fureur ; des vices, la cruauté, le meurtre et le carnage ; des complexions de l’homme, la colérique. » De son côté la sagesse des Bambara dit que la couleur rouge « fait penser au chaud, au feu, au sang, au cadavre, à la mouche, à l’agacement, à la difficulté, au Roi, à ce que l’on ne peut toucher, à l’inaccessible. » [Dominique Zahan, Sociétés d'initiation Bambara, le N'Domo, le Kore, p. 19, Paris - La Haye, 1960.]

*

En Extrême-Orient, le rouge aussi évoque d’une manière générale, la chaleur, l’intensité, l’action, la passion. C’est la couleur de « rajas » la tendance expansive.

Dans toute l’Extrême-Orient, c’est la couleur du feu, du Sud et parfois de la sécheresse (à noter que le rouge couleur de feu, éloigne le feu : on l’utilise ainsi dans le rite de la construction). C’est aussi la couleur du sang, celle de la vie, celle de  la beauté et de al richesse ; c’est la couleur de l’union (symbolisée par les fils rouges de la destinée noués dans le ciel). Couleur de la vie, c’est aussi celle de l’immortalité, obtenue par le cinabre (sulfure rouge de mercure), par le riz rouge de la Cité des Saules. L’alchimie chinoise rejoint ici le symbolisme de l « œuvre au rouge » de l’alchimie occidentale, et celui du « Soufre rouge » de l’hermétisme islamique. Ce dernier, qui désigne l’ « homme universel », est en fait le produit du premier : la « rubedo » équivaut en effet à l’accession aux « grands Mystères »,  à la sortie de la condition individuelle.

Au Japon, la couleur rouge (Aka) est portée presque exclusivement par les femmes. C’est un symbole de sincérité et de bonheur. D’après certaines écoles shintoïstes, le rouge désigne l’harmonie et l’expansion. Les conscrits japonais portent une ceinture rouge le jour de leur départ, en symbole de fidélité à la patrie. Lorsque l’on veut souhaiter du bonheur à quelqu’un : anniversaire, réussite à un examen, etc., on colore le riz en rouge.

*

Le roux est une couleur qui se situe entre le rouge et l’ocre : un rouge terreux. Il rappelle le feu, la flamme, d’où l’expression de « roux ardent ». Mais au lieu de représenter le feu limpide de l’amour céleste (le rouge), il caractérise le feu impur, qui brûle sous la terre, le feu de l’Enfer, c’est une couleur chtonienne.

Chez les Egyptiens, Seth-Typhon, dieu de la concupiscence dévastatrice, était représenté comme roux, et Plutarque raconte qu’à certaines de ses fêtes l’exaltation devenait telle qu’on précipitait les hommes roux dans la boue. La tradition voulait que Judas eût les cheveux roux.

En somme, le roux évoque le feu infernal dévorant, les délires de la luxure, la passion du désir, la chaleur d’ « en bas », qui consument l’être physique et spirituel.

 

***

 

[Autres Sources : Dictionnaire des symboles, mythes, rêves, coutumes, gestes, formes, figures, couleurs, nombres.

Jean Chevalier et Alain Gheerbrant

Editions Robert Laffont / Jupiter - Collection Bouquins - Ed 1982/.

ISBN - 2.221.50319.8 ]

2008 04 26

Musiqu’tine ou l’histoire d’un partage

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 1:59

 

 

 

Comment expliquer à ton âme

Ce que la musique classique réveille

Engendre et dissoud ?

Comment révéler l’expert

La puissance évocatrice

Des notes et des silences ?

Nécessité d’amalgame saisie

Y plonger en pacifique fait

Résonner le canal du laisser sourdre.

Se mettre en résonance ici du La

Rend parfait l’éducatrice de l’acidulé

On s’y repaît en transparence.

Ce que tu prends en vibrations

Tu le rends vivant quand

La jonction crée l’échange du reçu.

‘ 

En plus, ce que tu donnes à ton oreille

La musique l’éveille pour être

Au creux de la satisfaction  de la conscience

Le bien être engendre l’ « évolu ».

 Toute musique est

Parce que tout vibre 

La musique respire le son de l’âme

La musique sent en vibration du partage

Juste l’amour donné  reflet d’amour perçu.

La « musiqu’tine » est   l’amour inconnu

Celui qui se cache et se libère à la fois

Issu de du fait des filles  nées.

Des blessures saignent encore en bémols

Autant de paroles tendre émises

Autant de restrictions en dièses.

La blanche tendresse apportée

Se heurte à la noire pensée du vécu

Les clés de la confiance se méfient

C’est en crochant toute interrogation

Que j’ai couché sur la portée du temps

La ronde des présents initiés de l’amour

Les tempos dans leurs allegros, leurs respirations

Soupirent un moment et libèrent la réticence

Les regards des enfants se posent sur l’intrus.

‘ 

En plus, ce que tu donnes à ton oreille

La musique l’éveille pour être

Au creux de la satisfaction  de la conscience

Le bien être engendre l’ « évolu ».

 Toute musique est

Parce que tout vibre 

‘ 

De la résonance naît ainsi l’écho

Celui qui s’emplit des voix issues

De tant de cœur, de tant de cœur.

De l’esprit qui se crée doucement

A la lecture des regards qui partagent

L’enfance se lie à l’être qui survient

Les dons de chacun se fondent en famille

Attendant de l’un le « reconnu » de l’autre

Pas la reconnaissance, juste le « reconnu »

Les épreuves apparaissent  lestées de leurs destins

Les reçues se heurtent aux vécues de tous et de chacun

L’expression libère les instincts même les mieux trempés

Les libres-arbitres aussi s’interrogent un peu

Il coulent allègrement sous le poids des « se-taire »

C’est le crescendo et le décrescendo  qui libèrent  la violence.

 ’

En plus, ce que tu donnes à ton oreille

La musique l’éveille pour être

Au creux de la satisfaction  de la conscience

Le bien être engendre l’ « évolu ».

 Toute musique est

Parce que tout vibre 

‘ 

Tu sais ce qui advint des fluctuations de nos êtres

Les conflits ont nourris les non-dits, et les « encore- voulus »

C’est de nos maintenant qu’ il s’agit de vivre.Et l’archet a vieilli de courir sur les cordes qui fuient
Les cordes sont ramollies de par l’archet qui n’a pas rebondit
Quand le corps se tendait, l’autre corps s’invalidait.

La résonance a fui alors!

L’esprit s’est réparti

Départi de sa conscience
Il a commencé a fuir la réalité.

‘ 

Adagio ma non troppo
 

*
ganeshabreizh

2008 04 13

Non-Evanescence conscience et être (Slam)

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 19:50

Conscience intime

 

*

Tout ce qui est émotion du rire au pleurer

Te renvoie à tous tes manques et tes vouloirs

Tes assouvis et tes inassouvis

Les manques et les partages

Initiés, ourdis et jamais aboutis

Rappelle-toi les rêves de l’enfance

Les subis d’adolescence

Les transcender pour exister

Les arrivées de l’adulte au goût du parvenir

Les  oublis de l’être qui se frottent au conscient de l’inconscience totale des autres

Les appris qui combattent avec soi-même, pour n’avoir pas à lutter contre

Puisque c’est brûler l’énergie que d’élever la haine

Au rang de l’action sous couvert de régler l’injustice

 

Toi qui me lis emplis ton esprit et  ton cœur et ton âme

Des vibrations constructives de l’empathie d’être

Si les mains sont tendues ce n’est pas pour le regard

C’est pour les prendre entre les tiennes et les donner aux autres

Non pas pour les couper mais pour les laver de leurs blessures

Les extirper de l’indifférence les baigner des larmes qui lavent

Résultante de la conscience acquise aux feux des présents de chaque jour

Nourris par la part d’écoute que l’homme se donne à lui-même pour dévier

Du chemin tracé qui soulage ce qui l’amène à se pourrir la vie

 

Mon immortelle vie d’amour tu as soudé « cœur-âme-esprit » pour l’effet miroir

Je ne t’ai pas toujours suivi loin de là les brouillards du matériel

Ont tant empli les quotidiens de l’enfance et de l’adolescence

Les boucliers étaient restés dans les placards des parents des enseignants des amis

Ce n’est que le questionnement l’aventure de la philosophie de la métaphysique

Qui a nourri et engendré l’examen de conscience qui réveille intimement

Cet oubli des décisions de « L’avant-naître » tu sais petit cœur

Ce que tu oublies de tes choix de vie lorsque tu nais de la femme et de l’homme

Ce qui  fit que tu acceptas de re-franchir le pas pour te libérer enfin

De toute incarnation nouvelle

Maintenant que je suis Homme conscient libre de dire et de faire en ce sens retrouvé

J’écoute je tends la main je partage je provoque utilement avec les mots qui soignent

 

Je soutiens

J’agis

Je vis

Je suis

J’exécute les présents

J’aime enfin ce que je suis

Ce que les autres sont

Je bois leurs différences

Je m’enrichis  de les voir être

Comme ils sont

Juste un peu de voix pour exprimer

Juste un peu de don de soi-même pour partager

Pour échanger par les regards plus que par les mots

 

J’ai appris à regarder observer sans juger

Plutôt que de voir en être blasé qui dit tout savoir

Tout connaître et tout comprendre

Qui ne s’étonne plus de rien sinon d’être incompris

J’ai appris en côtoyant les travers et les tout-droits

Les regards fuyants  qui larmoient leurs absences

Et les yeux dans les yeux qui se voilent  de leurs présences

J’ai fui aussi des regards présents qui me buvaient le sang

Et des regards absents dans lesquels je me noyais

Je noyais l’incertain de mes connaissances de l’être

Sans pour autant maîtriser ce dont demain serait fait

 

Il  y eut des cœurs à cœur et des corps à corps

Des esprits en » fondu enchaîné » des âmes nues simples et discrètes

Ourlées de leur sincérité ou bien de leur folie de n’être que ceci

Maintenant je poursuis  la route vous savez ce chemin

A la fois tracé en pointillé pour que le libre arbitre tente

D’en diriger l’intime

Ce qui fait sa force

Et la puissance de l’être

Regarde Ami

Ce que tu ne peux changer

Mais sache vraiment ce que cela veut dire 

C’est le destin qui te le donne à vivre

C’est ton choix d’avant la naissance que tu retrouves

Ferme les yeux

Tous les yeux

Ceux qui regardent

Ceux qui oublient

Laisse les paupières s’entrouvrirent

Celles de ton être intime qui résonne enfin pour se souvenir

Les sons se profilent, les voies d’outre ciel s’impriment

La vie est là telle que tu as choisi de la vivre

Ne la renie pas elle est ta génération spontanée d’être

Et toi tout être que tu sois je t’aime d’être et d’avoir été ainsi

De ce que tu es ne  renie rien

Apprends juste à te connaître et à t’aimer

C’est ainsi que tu aimeras l’autre

Ce reflet de toi-même en autre dimension

Evoluons ensemble juste pour l’enfant qui naît

Et toi qui t’interroges enfin.

*

ganeshabreizh

Conscience cosmique

 

2008 04 11

A toi, l’enfant qui souffre

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 16:40

 

Reflet de l'espoir

*

 

A toi l’enfant malade

Je viens dire que je sais

La souffrance en ballade

Peur qui sert de harnais

‘ 

J’échange le regard

Qui imbibe tes yeux

Pour un doudou foulard

Qui calme ton anxieux

‘ 

Ma main saisit la tienne

Et de loin je te donne

Un peu plus quotidienne

La force qui couronne

‘ 

Mon cœur bat pour le tien

Le soutien toujours fort

Un bisou d’Ange-Gardien

Devient ton réconfort

‘ 

Nous sommes à l’écoute

De toi enfant qui souffre

Et qui poursuit sa route

Tu es beau au fond du gouffre

‘ 

De chaque jour qui passe

Naît cet espoir de vie

Petit ami coriace

Je prie pour ta survie

‘ 

Qu’enfin tu puisses vivre

Que l’amour soit ton livre

‘ 

 Je t’aime

 

*

 

ganeshabreizhemoticone

*

L'amour et la tendresse veillent la flamme

2008 04 5

Octave de vie ou tentative d’anaphore sonore

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 18:55

Etats de vie en musicalité

 

 

*

Octave de vie

ou tentative d’anaphore sonore 

Do

Dors l’enfant ! Vie est accueil des mues de tes rêves,

Dodelinent les mots qui naissent et qui t’élèvent,

Dose, dose, dose encore.

Réveilles-toi adolescent ! Quitte les Trolls,

Ressuscite l’oubli des avants qui rend fol,

Réfléchis en métaphore.

Mi

Minimise jamais les regards des étoiles et dame nature.

Milite en l’idée perdue nourrie de ses brûlures,

Mine de rien, l’air de tout !

Fa

Façonne corps, esprit, au crible du présent

Façonne leurs facettes en reflets d’existant,

Face à toi, face à son tout !

Sol

Sollicite l’écoute : « couleurs-énergies »,

Soliloque. Reflue Soleil de tes orgies !

Sol psychique androgynique.

La

Laboure ta parcelle, assole bien le temps.

Labeurs des uns créant un travail pour les gens,

La vie de tous les jours pique.

Si

Signe les blessures, les amours en partages.

Signifie aux rencontres les vertus de l’âge

Si seul ! Tu l’annihiles.

Do

Dors du sommeil du juste sens du non revenir,

Dompteur du destin bu tu restes en souvenir

D’homme lu, indélébile.

*

ganeshabreizh

 

2008 03 30

Allo ! De là, je viens te parler des hélas

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 17:05

Tous les hélas d'ici et d'au-delà

 

*

Allo ! De là, je viens te parler des hélas

*

Il a cédé les dés et l’être est décédé,

Décédant du dehors décidant du dedans

De tous ces « c’est » aussi su que l’intense de soi même

Qui à l’insu de l’autrui insinue le décès

Naissante séparation de tout le matériel

Amputation d’un mental issu des relations

Nées de cette intimité que l’être entretient avec lui-même

‘ 

Tout cela se peint se sculpte dans l’inculte

S’empreint des couleurs cultes délavées du destin

Générant comme un voile de buvard imbu 

Attaqué par l’intime de tous nos libre arbitre

Et les esprits s’envolent animant les ondes folles

Et la matière qui se dissout pour presque rien mais c’est toujours dix sous

Et c’est toujours cher quand la chair de ta chair a subi la médicale enchère

‘ 

L’union de ceux qui restent souffre aux grés

De leurs consciences enfouies de leurs sens occultés

La douleur répand l’âpre douceur des regrets des non-dits

Des si j’avais su des si j’avais grandi des c’est pas possible

De  tous les « ainsi-faits » les « ainsi-dits » les « ainsi-nu » mis bout à bout

 Le nuits réveillent les jours s’endorment et le temps s’enfuit dans les tabous

‘ 

Tous les regards souvenirs se posent sur les liens

Altérations de l’être ils furent ancrés et jamais déliés

Retenus par le pouvoir de ceux qui n’en ont pas le vouloir

Alors qu’ils auraient dus voler toujours plus haut

Libérés des contraintes que l’homme donne à l’amour

Qu’il empèse d’astreinte de plainte et d’éteinte en demi-teinte

‘ 

Concevoir d’autres voix envisager d’autres voies

Evoluer l’individu si nu face à lui-même repu fourbu de son tribu

Au soleil qui l’aveugle à la pluie des mots giclant de ses nuages d’âme

Le secret de l’être naissant à la mort de chaque seconde d’être

Réside en un renoncement de course au toujours vouloir plus ou simplement cela

‘ 

Il faut juste décider de céder les dés à la main absolue

Ne jamais les reprendre et les laisser rouler

Les regarder prendre le vent nature

S’imprégner de tout le tapis terrestre des astres

 ’

Illuminés du Ciel aussi bien on s’endort

Le sommeil qui s’éveille

Aussi bien sommeille

Le réveil qui s’endort

 ’

Les frontières de l’illusion relative

Rejoignent celles des calculs vaincus

Lâcher prise et s’en remettre à l’infus

 ’

Ami imagine un instant

Que l’instant qui se tend

Soit le dernier du temps

‘ 

Ami imagine un instant

Que tu as le pouvoir de voir

D’entendre et de savoir

‘ 

De dire et de toucher

Les yeux fermés immobile

‘ 

Les oreilles bouchées

La bouche close

‘ 

Quelle va être ton éthique de vie ?

‘ 

Que vas-tu faire de tes hélas ?

*

ganeshabreizh

2008 03 29

Anecdote matinale

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 2:03

 

Réveil

 

*

 

Le jour se lève, l’oiseau chante le déclin de la lune opportune.

L’esprit s’ébroue alors que l’œil s’ouvre, que les muscles  se tendent.

Les odeurs de la maison encore emplie de nuit

Répercutent leurs traces sur le café qui passe au son de l’eau.

 ’

La douche crépite sa « vivifiance » sur la peau qui fleurit son réveil.

Bonjour de solitude ! As-tu bien dormi mon amour ?

Les secondes du chien égrènent ses jappements, le chat s’étire au poil ;

S’éclaire alors  un des plus beau sourire dans la glace au moment du sortir.

‘ 

Le temps suspend sa nuit et dit bonjour au jour

*

ganeshabreizh

2008 03 18

Métissage universel [Poème lauréat du Printemps des Poètes 2008 de Nouvelle-Poésie – Créer en Duo avec Khadija (sur le site http://nouvelle-poésie.com)

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 2:01

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*

 

Métissage universel

*

 

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Se répandent cristallines

Les plaintes de ta guitare

Vibrato d’une âme câline

Rêvant la vie sans fard

Ton ramage me fascine

Messager du brouillard

Pour ta flamme si chagrine

Soudain mon luth s’égare

Chanson de la mutine

Défiant les remparts

A la nuit coralline

D’ocre et de nectar

Ton art je le dessine

 ’

Je savais que la paix était en toi

Il suffit de voir tes mains maghrébines

Pincer de leurs regards la vie d’effroi

Qui côtoie l’extrême d’un monde églantine.

Voilà que je saisi comme toi l’âme

De ma viole de gambe elle contrefait

Si bien la voix. Ton coeur est le sésame

Du partage oriental où la joie naît.

Je suis faible de toute certitude

L’occident m’a vu naître pour aimer,

Voit notre maîtrise à nous recomposer!

C’est aux notes du temps que la portée

Transcrit l’humeur abolie des faits nés…

 ’

Il y a bien longtemps d’esprits du passé.

 ’

Bienvenu sur terre de l’accueil et des contacts
Etranger, seul, tu l’étais ! Ici, tu es des nôtres,
Ensemble pour la concorde soyons « chantre-apôtre »,
Chantons la paix dans une fraternité intacte !

Hymne mélodieux, union de luth et de guitare,
Enfant d’Ihy et de Bragi, ce chant à deux
Dessine la rencontre bénie de deux impétueux
Adeptes de la tolérance, l’érigent en noble phare.

Tenons-nous la main, philanthropes du monde,
Forts de nos valeurs, brisons les chaînes de peur,
Redoutables frontières aux élans de nos cœurs.

Métissons rimes et vers en Poésie- Nouvelle
Eden de nos âmes au printemps éternel,
Buvons à l’amitié entre les peuples du monde.

 ’

Ainsi la rencontre initiée par les flammes du partage

Révèle aux esprits en éveil, aux cœurs chauds, à l’ouïe de l’âme,

Tableaux multiplex du Septentrion  et du « Méridionâme »,

Le scalde et son strophisme joints en l’œil d’Hathor : « Enfant-Joie-sage » ;

Et se fondent au feu de l’échange les portions du levant

Dans celles nées du couchant, du tropical à l’équinoxial.

Les pôles de cultures s’attirent en patchwork idéal

Fermentés de l’homme et de la femme, de l’adulte à l’enfant.

Au début de notre espace-temps naquit l’oralité pure

La voix mature de transmissions de toutes les traditions

Fruits des regards humains éclairés, ça et là, d’évolutions.

Ce fut par l’écriture que les humains croissant communiquèrent,

Hybridant leurs connaissances ; enfin, par amour fraternisèrent.

Les mots se transmirent, de révolte en révolte, aux jours qui parurent.

 ’

Il y a bien longtemps d’esprits du passé.

Khadija et ésotcelt

[Retrouvez-nous sur http://nouvelle-poesie.com]

 

*

La vie sans limite pour l'humanité impuissante

2008 03 14

Conditionnement

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 5:13

L'oeil addictivée

*

L’âme aveugle perd son dernier œil,

Avilit le cœur qui la recueille.

Que voulez-vous qu’il fasse en l’espace

D’un lambeau d’être pleurant sa trace ?

 

Le bonheur nu s’écroule détruit,

Couleur sauvage en larme de pluie

Il plane à ternir les remords nés

Dans la nuit de son tort aveuglé

 

Et il cogne sa tête

L’esprit en arbalète

Sur le mur de l’ennui

Maculé par l’enfui.

 

Le réveil sera dur,

Lendemains clairs-obscurs,

L’habitude addictive

Noie l’âme censive.

 

*

Le troisième oeil aveuglé

2008 03 9

Ex abrupto ou Impromptu sur une dimension progressive non maîtrisée

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 4:07

 

 

Ainsi le jour s’est levé tendrement au soleil qui croit.

C’est ton pas que je découvre chantant au revers de mon ciel.

Silhouette précédant le regard où mes yeux se noient.

La main colorée de ta vie, ta voix aux goûts des miels

Caressent mon sommeil en éveil, en harmonie captive.

La douce rosée se dessine sur la feuille attentive.

‘ 

En plein midi de l’être se crée des ressacs, fleurs de mers.

Des coeurs inassouvis bousculent en délire conscient

Les esprits qui travaillent en occulte les goûts d’amer.

Délivrant un message en profits oublieux de l’escient,

Sous couvert de partage, l’action devient égocentrique.

La dimension de l’éthique cède le pas à l’inique.

‘ 

La nuit assassine de sang choit. Fuit l’ombre du temps cru.

Au passage de frontière femme et enfants sont vivants !

Il y eut l’échange de mots vides dans le noir ténu.

Les armes brandies ont tué maintenues par l’homme absent,

Remplacé par les ordres aberrants, écrasant l’humain.

Le génocide naît gouttes d’intolérances nourries de l’inhumain.

 *

 yannesoganesh

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