Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

2006 10 26

Réflexion sur le langage

Classé sous — ganeshabreizh @ 12:22

Veill-Rêve-Sommeil profond-Tunya (www.bld.net)

*

Réveil…ouverture vers la conscience du robinet de l’inconscient…
Penser…émission…réflexion avant de trouver un fil conducteur,
singulier ou pluriel

Je crois que je suis devenu un passeur de mots!

Action…Constatation…les pensées se diluent au contact de la plume
alors qu’elles étaient si présentes dans le rêve éveillé.

Pour vous, visiteuses du Grenier, à vous, visiteurs du Grenier, que je vous
connaisse ou non, soit que vous laissiez la trace anonyme d’un chiffre sur
le compteur de visite ou de mots qui vous sont personnels, je vais essayer de
mettre une patine sur cette logorrhée qui m’envahit à chaque fin de cycle du
sommeil et très souvent lors de l’endormissement, juste avant le « lâcher-prise ».

Ainsi je viens de me heurter à la matière de l’esprit, et à l’esprit de
la matière. La reflexion s’avance à mots feutrés, hésitant puis insistant
aussitôt acceptés ou rejetés dans leur association qui fait naître l’idée.
Vous savez ?
Il s’agit de cette image virtuelle en formation après laquelle on vole
d’interrogation en interrogation, de certitude en désillusion sur sa validité,
qui se compose et se décompose pour se recomposer à l’envie, comme si une idée
ne pouvait être qu’une création avant de naître en recréation suivant les filtres
de la conscience.
Cet état de fait est vivant.
Il vibre au chant des lettres qui animent les mots initiant un « abstrait » comme
une marée bruissante sur la grève d’un bord de « Mère », flux,étal, reflux, étal ;
comme un feu d’artifice dont les couleurs sillonnent dans tous les sens la toile
de mon ciel ; comme le murmure des murmures en froissement, en bruissement de
Nature sous la ramée du savoir et de la connaissance qui en émerge.

Ce qui existe dans ma tête existe ailleurs de par sa source, mais je n’ai pas de
nom pour cette dimension à moins d’imaginaire création… ou utopie.
Y aurait-il vanité de ma part à tenter de cerner à ma façon l’inexplicable
fourmillement d’un langage ? Non, ou bien je me sentirai lobotomiser dans ce que
j’appelle ma dernière liberté : Penser!
Je me heurte souvent au sens profond des mots. J’ai le choix, nous avons tous
le choix, d’utiliser ou non l’immense variété du vocabulaire de la vie (dans
laquelle j’associe la mort) que nous avons à notre disposition au fur et à mesure
de notre croissance, dans autant de langage que nous comprendrons nous-même, ou
qui nous permettrons de nous faire comprendre de l’autre, de cet interlocuteur qui
peut être humain, animal, végétal, minéral et extraterrestre pour ne fermer aucune
des portes constituant les univers des microcosmes ou les macrocosmes.

*(à suivre)

2006 10 8

Arrachement aux soupirs

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 10:59

Solitude

Detresse -Solitude

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Dans la chaleur des nuits

J’ai rêvé d’une main

Qui entraînait mon coeur

Sans une ombre, sans fleur,

Et cette main pleurait

En chantant sa rengaine.

Puis j’ai du murmurer

Le nom d’un tendre oiseau.

Bleu de douceur en fusion

Il m’a pris cette griffe

Qui me tuait l’espace

D’aimer le jour sans cri.

Absent de tout amour

Je me suis réveillé

Personne à mes côtés.

Ma bouche déformait

Un reflux solitude

Au froid de l’absolu nu.

Amère pensée ma traîne

Puisse-tu ramener

La renégate sans feinte.

Après tant de promesses

Puisses-tu recoller

Mes morceaux de détresse.

*

Cherchant

ganeshabreizh

2006 10 7

Bereshit

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 12:57

Souffle créateur

Il y eut la Pangée…

Les aboiements des chiens dans la fuite s’estompent.
La nuit orphique s’abandonne en les couloirs.
La lune étoilée, isolée en grande pompe
Agenouille les draps sur le lits des espoirs.

Alors on a prié…

On prend pour le silence
Les mots qui se sont tus,
Temps mis en non-violence,
Jours d’obscurité nue.

Et l’on a médité…

Les métaphores fléchées en aurore de l’autre
Ont conscience de l’être qui a convaincu.
Les cris ont chu enfin et les regards se vautrent
Contact impersonnel, conscience d’avoir pu.

Conjugué…

Les pensées se libellent avec en signature
L’impression du vivant, la troisième personne
D’un singulier pluriel où en écho résonnent
La paix, l’amour, l’inné, la main de l’écriture.

Rencontré…

Lorsque les phrases du désert sonnent à l’huis
En visiteuse étrange des esprits à l’écoute
Elles révèlent à l’âme une pure escorte
Plus douce et subtile pour la fin de la route.

Il y eut l’involution…

Le symbole solaire s’est pâlement voilé
Pour ne pas éblouir la liberté du vent,
Son diamant d’un impur bonheur préoccupé
A fait croître l’enfant en une cangue d’an.

Rongé d’évolution…

Les archétypes fondent et donnent aux langages
Une pâte à lever qui sans Ego traduit
Donnera ce bon pain dont mie et croûte enfuies
Délayera la bouche et l’oreille sur le Soi sage.

Gâtée de science…fiction…

Tous psychanalysés, les temps de la Psychée
Font naître au maintenant un présent à venir
Ce début de conscience enfin introspectée
Qui d’amour greffera l’entier des souvenirs.

Pour quelle révolution…

Les révoltes sauvages envahissent l’oubli
Inquisitions, shoah, tyran, racisme, guerres,
Grand nettoyage ethnique, esclavagisme enfin,
Déraisons des Etats, génocides d’enfer.

Et quelle absolution…

Toute tuerie de Peuple aura blanchi les os.
La matière et le temps, les esprits apaisés
Auront soigné les morts…vivants respectés,
Infini le pardon deviendra sacerdoce.

Voici qu’une heure sonne…

La bête est repue, disparues les peurs, les haines
Atomisées par les vibrations, esprit d’Or…
Exit les gémonies des silences d’alors!
L’homme bon a le mal mourant,
L’être mauvais a le bien renaissant,
Le funèbre n’a de glas que l’éclat de son rire…
Un moteur de moto vrombit
Le réveil est brutal.
Ah! L’utopie!
N’y a-t-il que du regret
Dans la vibration de ce mot?
Les larmes ont toutes la vie.
Le monde est sec.
Tout va …
Se transformer
En vérité divine.

Que l’homme se réveille!

*

ésotcelt

ganeshabreizh

Souffle créateur

2006 10 6

Port de pêche

Classé sous Poesie Juniors — ganeshabreizh @ 1:54

port du Diben-120.jpg
Le village s’éveille joyeux.
Dès les premiers rayons lumineux
Les marins descendent dans la rue
Vers le petit port encore nu.

Ici de longs bateaux amarrés
Aux belles couleurs et bien rangés
Veillent la prime aurore, enchâssés,
Chaloupant par une heureuse journée.

Les hommes s’affairent alentours,
Révisant leurs filets démêlés
Alors qu’il leur faudra bientôt chercher
Une flotte de pêche pour les jours.

Quittant cette eau profonde et noire
Pour n’y revenir que le soir,
Ils s’en vont vers le grand large
Y respirer l’air des sages.

*

ésotcelt

ganeshabrreizh

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2006 10 4

Prajanaparamita-hrdaya-sutra (Sutta en pâli) dit « Heart Sutra of Prajna  » – (Sutra du coeur) Buddhiste Chant by Imée Ooi – 5’06

Classé sous A l'ecoute de ... — ganeshabreizh @ 3:47

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Prajanaparamita-hrdaya-sutra (Sutta en pâli) dit  Heart Sutra of Prajna – (Sutra du coeur)

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Texte émanant du site :

http://zen-occidental.net

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Hannya Shingyô

Le Sûtra du Coeur

Ce texte, très court, qui se présente comme le « coeur » des sûtras indiens de la Perfection de Sagesse (prajñâ pâramitâ) est devenu en Chine, puis au Japon, une sorte de credo aux vertus magiques. Au nom de la vacuité, il met à mal les doctrines anciennes des quatre nobles vérités et de coproduction conditionnée. Il existe plusieurs traductions en chinois, celle de Xuanzang (j. Genjô, 602 ?-664) est psalmodiée quotidiennement dans les temples zen japonais. En voici une traduction.

 

 

 


 

 


Le Sûtra du Coeur de la prajñâ pâramitâ

Traduit par Xuanzang, le maître de la Loi de la triple corbeille sous la dynastie Tang

Lorsque le bodhisattva Seigneur-de-la-contemplation pratique la profonde prajñâ pâramitâ, il voit que les cinq agrégats sont tous vides et se libère de toutes les souffrances.

Shâriputra, les formes ne sont pas différentes du vide, le vide n’est pas différent des formes, les formes sont le vide, le vide est les formes. Il en va de même des sensations, des perceptions, des constructions mentales et des consciences.

Shâriputra, tous ces éléments ayant l’aspect du vide, ils ne naissent ni ne disparaissent, ils ne sont ni souillés ni purs, ils ne croissent ni ne décroissent. C’est pourquoi dans le vide, il n’y a pas de forme, non plus de sensation, de perception, de construction mentale ni de conscience.

Il n’y a pas d’oeil, d’oreille, de nez, de langue, de corps ni de mental. Il n’y a pas de forme, de son, d’odeur, de saveur, de tangible ni d’élément. Il n’y a pas de domaine du visuel et ainsi de suite jusqu’à il n’y a pas de domaine de la conscience mentale.

Il n’y a pas d’ignorance et non plus cessation de l’ignorance et ainsi de suite jusqu’à il n’y a pas de vieillesse ni de mort et non plus cessation de la vieillesse et de la mort. Il n’y a pas de souffrance, d’origine, d’extinction ni de chemin. Il n’y a pas de connaissance et non plus d’obtention car il n’y a rien à obtenir.

Comme le bodhisattva s’appuie sur la prajñâ pâramitâ, son esprit ne connaît plus d’empêchement et comme il n’a plus d’empêchement, il est dénué de crainte. En se déprenant des méprises et des pensées illusoires, il accède au nirvâna. Comme les bouddhas des trois temps s’appuient sur la prajñâ pâramitâ, ils obtiennent l’anuttara samyak sambodhi.

Sache donc que la prajñâ pâramitâ est la grande formule magique, la grande formule du savoir, la formule suprême, la formule inégalée qui permet de supprimer toute souffrance, qui est vraie et non pas vaine. C’est pourquoi j’enseigne la formule de la prajñâ pâramitâ. J’enseigne ainsi la formule : « Gate, gate, pâragate, pârasamgate, bodhi, svâhâ! »

 

 

 

 


 

 

Notes

Pour chaque phrase sont données la prononciation en usage dans les liturgies des deux écoles japonaises, Sôtô et Rinzai, une lecture japonaise, un essai de traduction et quelques brèves notes explicatives.

La lecture japonaise n’est pas une traduction mais un mode de lecture qui permet aux japonais de lire du chinois en rétablissant l’ordre syntaxique et en ajoutant les particules (les enclitiques) et les désinences verbales propres à leur langue. Il n’y a cependant pas de lecture unique, le chinois gardant presque toujours une certaine indétermination – d’autant plus que les textes anciens ignorent la ponctuation. Chaque lecture oriente donc la compréhension par le choix de telle ou telle forme verbale ou de telle ou telle ponctuation. On a suivi ici une lecture traditionnelle de l’école Sôtô. Il est à noter que l’édition de poche des Japonais Nakamura Hajime et Kino Kazuyoshi (Hannya shingyô, Kongô hannyakyô, Tokyo, Iwanami Shoten, 1983) que l’on trouve dans n’importe quelle librairie japonaise présente une lecture légèrement différente. Ils font par exemple le choix de lire la première phrase, « Lorsque le bodhisattva Maîtrise-de-la-contemplation pratiquait la profonde prajñâ pâramitâ… » (Kanjizai bosatsu, jin hannya haramita o gyô jishi toki…), ce que permet l’original chinois.

Sôtô : [Ma-ka] han-nya ha-ra-mit-ta shin-gyô

Rinzai : [Ma-ka] han-nya ha-ra-mi-ta shin-gyô

Traduction : Le sûtra du coeur de la [mahâ] prajñâ pâramitâ

Maka : Les écoles Sôtô et Rinzai ajoutent ce terme (skt. mahâ, « grand ») qui ne se trouve pas dans la traduction de Xuanzang.
Hannya haramita : La sixième des vertus des bodhisattva, la vertu (pâramitâ) de sagesse (prajñâ).
Shingyô : Ce texte se présente comme le « coeur » de tous les sûtras de la prajñâ pâramitâ. On notera que le Sôtô Zen Text Project traduit le titre par « Heart of Great Perfect Wisdom Sutra » (voir le lien ci-dessous).

 

Sôtô : Kan-ji-zai bo-satsu, gyô jin han-nya ha-ra-mit-ta ji, shô-ken go-on kai kû, do is-sai ku-yaku.

Rinzai : Kan-ji-zai bosa, gyô jin han-nya ha-ra-mi-ta ji, shô-ken go-on kai kû, do is-sai ku-yaku.

Lecture japonaise : Kanjizai bosatsu, jin hannya haramita o gyô zuru toki, goon kai ku nari to shôken shite, issai no kuyaku o do shitamau.

Traduction : Lorsque (… toki) le bodhisattva Seigneur-de-la-contemplation (kanjizai bosatsu) pratique (… o gyô zu[ru]) la profonde prajñâ pâramitâ (jin hannya haramita), il voit que (… to shôken shi[te]) les cinq agrégats sont tous vides (goon kai ku nari) et ([shi]te) se libère de (… o do shitamau) toutes les souffrances (issai no kuyaku).

Kanjizai : « Seigneur-de-la-contemplation », il s’agit du bodhisattva Avalokiteshvara. Le qualificatif de jizai a le sens de « souverain, qui est maître de ».
Shôken (su) : Un verbe composé de deux idéogrammes qui ont chacun de le sens de « voir, éclairer ».
Goon : « Les cinq agrégats » qui constituent par leur agrégation même un individu. Voir ci-après.
Do (su) : Littéralement « traverser », c’est-à-dire aller sur l’autre rive du nirvâna.
Kuyaku : Les difficultés créées par les souffrances.

 

Sôtô : Sha-ri-shi, shiki fu-i kû, kû fu-i shiki, shiki soku-ze kû, kû soku-ze shiki, ju-sô-gyô-shiki, yaku-bu nyoze.

Rinzai : Sha-ri-shi, shiki fu-i kû, kû fu-i shiki, shiki soku-ze kû, kû soku-ze shiki, ju-sô-gyô-shiki, yaku-bu nyoze.

Lecture japonaise : Sharishi, shiki wa kû ni koto narazu, kû wa shiki ni koto narazu, shiki wa sunawachi kore kû, kû wa sunawachi kore shiki, jûsôgyôshiki mo mata mata kaku no gotoshi.

Traduction : Sâriputra (sharishi), les formes (shiki) ne sont pas différentes (… ni koto narazu) du vide (), le vide () n’est pas différent (… ni koto narazu) des formes (shiki), les formes (shiki) sont (sunawachi kore) le vide (), le vide () est (sunawachi kore) les formes (shiki). Il en va de même (… mata mata kaku no gotoshi) des sensations, des perceptions, des constructions mentales et des consciences (jûsôgyôshiki).

Sharishi : Sâriputra, l’un des dix grands disciples du Bouddha Shâkyamuni, qualifié de « premier pour la sagesse ».
Shiki : La forme (les formes), le premier des cinq agrégats (skt. rûpa), la matière.
Jûsôgyôshiki : « Les sensations, les perceptions, les constructions mentales, les consciences », les quatre autres agrégats (skt. vedanâ, sañjñâ, samskâra, vijñâna).

 

Sôtô : Sha-ri-shi, ze-sho-hô kû-sô, fu-shô fu-metsu, fu-ku fu-jô, fu-zô fu-gen, ze-ko kû-chû, mu-shiki mu-jusô-gyô-shiki.

Rinzai : Sha-ri-shi, ze-sho-hô kû-sô, fu-shô fu-metsu, fu-ku fu-jô, fu-zô fu-gen, ze-ko kû-chû, mu-shiki mu-jusô-gyô-shiki.

Lecture japonaise : Sharishi, kono shohô wa kûsô ni shite, shô zezu, metsu zezu, akatsukazu, kiyokarazu, masazu, herazu, kono yueni kûchû ni wa shiki mo naku, jusôsyôshiki mo naku.

Traduction : Shâriputra (sharishi), tous ces éléments (kono shohô) ayant l’aspect du vide (kûsô ni shite), ils ne naissent (shô zezu) ni ne disparaissent (metsu zezu), ils ne sont ni souillés (akatsukazu) ni purs (kiyokarazu), ils ne croissent (masazu) ni ne décroissent (herazu). C’est pourquoi (kono yueni) dans le vide (kûchû ni wa), il n’y a pas (… naku…) de forme (shiki), non plus (… naku…) de sensation, de perception, de construction ni de conscience (jusôgyôshiki).

Kûsô (ni shite): « [ayant pour] caractère le vide ».

 

Sôtô : Mu-gen-ni-bi-zes-shin-ni, mu-shiki-shô-kô-mi-soku-hô, mu-gen-kai nai-shi mu-i-shiki-kai.

Rinzai : Mu-gen-ni-bi-zes-shin-ni, mu-shiki-shô-kô-mi-soku-hô, mu-gen-kai nai-shi mu-i-shiki-kai.

Lecture japonaise : Gennibizesshinni mo naku, shikishôkômisokuhô mo naku, genkai mo naku, naishi ishikikai mo naku.

Traduction : Il n’y a pas (… naku…) d’oeil, d’oreille, de nez, de langue, de corps ni de mental (gennibizesshinni). Il n’y a pas (… naku…) de forme, de son, d’odeur, de saveur, de tangible ni d’élément (shikishôkômisokuhô). Il n’y a pas (… naku…) de domaine du visuel (genkai) et ainsi de suite jusqu’à (naishi) il n’y a pas (… naku…) de domaine de la conscience mentale (ishikikai).

Gennibizesshinni… : Le texte passe en revue la division traditionnelle des dix-huit éléments que forment les six organes des sens (l’oeil, l’oreille, le nez, la langue, le corps [comme support du toucher], le mental), les six objets des sens (la forme, le son, l’odeur, la saveur, le tangible, l’élement) et les six sphères de connaissance qui leur correspondent. Le terme de , skt. dharma, rendu ici par « élément », désigne tous les objets qui ne relèvent pas des cinq premiers sens. On en dénombre soixante-quatre.
Naishi : « Et ainsi de suite jusqu’à », la formule permet d’abréger les répétitions dont sont coutumiers les textes indiens.

 

Sôtô : Mu-mu-myô yaku mu-mu-myô-jin, nai-shi mu-rô-shi, yaku mu-rô-shi-jin, mu-ku-shû-metsu-dô, mu-chi yaku mu-toku, i mu-sho-tok[u] ko.

Rinzai : Mu-mu-myô yaku mu-mu-myô-jin, nai-shi mu-rô-shi, yaku mu-rô-shi-jin, mu-ku-shû-metsu-dô, mu-chi yaku mu-toku, i mu-sho-tok[u] ko.

Lecture japonaise : Mumyô mo naku, mata mumyô no tsukuru koto mo naku, naishi rôshi mo naku, mata rôshi mo tsukuru koto mo naku, kushûmetsudô mo naku, chi mo naku mata toku mo naku, shotoku naki o motte no yueni.

Traduction : Il n’y a pas (… naku…) d’ignorance (mumyô) et non plus (mata… naku…) cessation de (… no tsukuru koto…) l’ignorance (mumyô) et ainsi de suite jusqu’à (naishi) il n’y a pas (… naku…) de vieillesse ni de mort (rôshi) et non plus (mata… naku…) cessation de (… no tsukuru koto…) la vieillesse et de la mort (rôshi). Il n’y a pas (… naku…) de souffrance, d’origine, d’extinction ni de chemin (kushûmetsudô). Il n’y a pas (… naku…) de connaissance (chi) et non plus (mata… naku…) d’obtention (toku) car il n’y a (… naki o motte no yueni) rien à obtenir (shotoku).

Mumyô… rôshi : « Ignorance… vieillesse et mort », le premier et le dernier des douze éléments de la coproduction conditionnée.
Kushûmetsudô : « Souffrance, origine, cessation, chemin », les quatre nobles vérités de la souffrance, de son origine, de l’extinction (le nirvâna) et du sentier octuple.
I mushotoku ko : « Car il n’y a rien à obtenir », certains traducteurs ponctuent le texte avant cette proposition mais la lecture japonaise suivie ici le fait après.

 

Sôtô : Bo-dai-sat-ta, e han-nya ha-ra-mit-ta ko, shin mu-kei-ge, mu-kei-ge ko, mu-u-ku-fu, on-ri [is-sai] ten-dô mu-sô, ku-gyô ne-han, san-ze sho-butsu, e han-nya ha-ra-mit-ta ko, toku a-noku-ta-ra san-myaku-san-bo-dai.

Rinzai : Bo-dai-sat-ta, e han-nya ha-ra-mi-ta ko, shin mu-kei-ge, mu-kei-ge ko, mu-u-ku-fu, on-ri [is-sai] ten-dô mu-sô, ku-gyô ne-han, san-ze sho-butsu, e han-nya ha-ra-mi-ta ko, toku a-noku-ta-ra san-myaku-san-bo-dai.

Lecture japonaise : Bodaisatta wa hannya haramita ni yoru ga yueni, kokoro keige nashi, keige naki ga yueni, kufu aru koto nashi, [issai] no tendô musô o onri shite nehan o kugyô su, sanze no shobutsu, hannya haramita ni yoru ga yueni, anokutara sanmyakusanbodai o etamaeri.

Traduction : Comme (… ga yueni) le bodhisattva (bodaisatta) s’appuie sur (… ni yoru) la prajñâ pâramitâ (hannya haramita), son esprit (kokoro) ne connaît plus d’empêchement (keige nashi) et comme (… ga yueni) il n’a plus d’empêchement (keige naki…), il est dénué (… aru koto nashi) de crainte (kufu). En se déprenant (… o onri shite …) de toutes (issai no…)] les méprises et pensées illusoires (tendô musô), il accède au (… o kugyô su) nirvâna (nehan). Comme (… ga yueni) les bouddhas des trois temps (sanze no shobutsu) s’appuient sur (… ni yoru) la prajñâ pâramitâ (hannya haramita), ils obtiennent (… o etamaeri) l’anuttara samyak sambodhi (anokutara sanmyakusanbodai).

Issai (no) : « Toutes (les méprises et pensées illusoires) », les écoles Sôtô et Rinzai ajoutent ce terme qui ne se trouve pas dans la traduction de Xuanzang.
Sanze no shobutsu : Les bouddhas du passé, du présent et du futur.
Anokutara sanmyakusanbodai : Transcription du sanskrit anuttara samyak sambodhi, « l’éveil correct complet sans supérieur ».

 

Sôtô : Ko chi han-nya ha-ra-mit-ta, ze dai-jin-shu, ze dai-myô-shu, ze mu-jô-shu, ze mu-tô-dô-shu, nô jo is-sai ku, shin-jitsu fu-ko, ko setsu han-nya ha-ra-mit-ta shu soku, setsu shu watsu gya-tei gya-tei, ha-ra-gya-tei, ha-ra-sô-gya-tei, bo-ji so-wa-ka.

Rinzai : Ko chi han-nya ha-ra-mi-ta, ze dai-jin-shu, ze dai-myô-shu, ze mu-jô-shu, ze mu-tô-dô-shu, nô jo is-sai ku, shin-jitsu fu-ko, ko setsu han-nya ha-ra-mi-ta shu soku, setsu shu watsu gya-tei gya-tei, ha-ra-gya-tei, ha-ra-sô-gya-tei, bo-ji so-wa-ka.

Lecture japonaise : Yueni shiru, hannya haramita wa, kore daijinshu nari, kore daimyôshu nari, kore mujôshu nari, kore mutôdôshu nari, yoku issai no ku o nozokite, shinjitsu ni shite kyo narazu, karu ga yueni hannya haramita no shu o toku. Sunawachi shu o toite notamawaku, gyatei gyatei, haragyatei, harasôgyatei, boji sowaka.

Traduction : Sache donc que (yueni shiru) la prajñâ pâramitâ (hannya haramita) est (kore… nari) la grande formule magique (daijinshu), la grande formule du savoir (daimyôshu), la formule suprême (mujôshu), la formule inégalée (mutôdôshu) qui permet de supprimer (yoku… o nozokite) toute souffrance (issai no ku), qui est vraie et (shinjitsu ni shite) non pas vaine (kyo narazu). C’est pourquoi (karu ga yueni) j’enseigne (… o toku) la formule de la prajñâ pâramitâ (hannya haramita no shu). J’enseigne (… o toite notamawaku) ainsi (sunawachi) la formule (shu) : « Gate, gate, pâragate, pârasamgate, bodhi, svâhâ! » (gyatei gyatei, haragyatei, harasôgyatei, boji sowaka).

Gyatei gyatei, haragyatei, harasôgyatei, boji sowaka : Le mantra pourrait être traduit par : « Allé, Allé, dépassé, allé complètement à l’éveil. Salut! »

 

Sôtô : Han-nya shin-gyô.
Rinzai : Han-nya shin-gyô.

On clôt un texte en chinois par son titre. La traduction française omet cette répétition.

 

 


 

Mes enfants très chéris

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 3:07

Je donne à votre vie ces quelques vers d’amour,
Afin d’illuminer votre être au jour le jour.
Peu importe à l’esprit l’heure où le soleil chût
Si en ce samedi vos mots sont parvenus
Et permirent au coeur de desserrer l’étreinte
Où l’ont plongé l’attente et le doute, sans feinte.

Hermès était passé : Quelques lettres gisaient,
Blanches et timbrés, dans la boîte à souhait.
De la main je les pris et, plus ou moins distrait
Par les chiennes en furie, les couvaient,il est vrai,
D’un regard attendri, et pensait un instant
Aux enfants qui manquaient à l’appel du levant.

Le graphisme attendu brillait par son absence.
Un jour de plus passait au creux de l’espérance,
Lorsqu’à la mie-journée une main féminine
A découvert au sol, comme une blanche hermine,
Celle qui échappa à mon oeil de fouine,
Mettant un point final aux affres qui me minent.

L’encre bleue de vos yeux, coulée sur le papier,
Imprègne de son feu votre joie d’écolier.
Travailleur et joueur, poète à tes heures,
Aîné en garçon mûr tu t’exerces en chercheur.
Appliqué, éveillé, yogi et footballeur,
Benjamin, petit d’homme, tu avances sans heurt.

Le père que je suis belle-maman aussi,
Apprécions sans réserve tous les efforts fournis.
Quand de votre présent vous faîtes notre nid
Dans votre quotidien nous créons le souci.
Il vous faut pardonner aux parents que nous sommes
L’intransigeance mise à vous apprendre l’homme.

C’est d’éducation que je veux vous parlez
Et faire référence au Rabelais caché.
J’apporte si après une explication
Aux questions posées par cette citation :
« Les hommes sont mortels seulement dans leur corps
Les enfants par l’esprit leur survivent alors. »

L’adulte en mission a reçu de la vie
Celle inexorable d’éduquer les petits,
La flamme est allumée, protège sa vaillance.
Il donne son savoir, développe sa conscience,
Avec attention il sert de référence
Transformant enfance au-delà d’adolescence.

La connaissance entraîne évolution en l’âme
« Science sans conscience est bien ruine de flamme. »
Construire avec moral amène à fortifier.
Donnant la confiance, permettant d’oublier
Qu’au moteur de la foi le feu est nourricier.

Dans le geste qui sauve sans superstition,
Le plus clair, le plus beau, digne de création,
Est le signe de croix, loi de compensation,
Dans notre univers ultime symbolisation.
Parce qu’au nom du Père en se touchant le front
Ala force cosmique notre hymne nous jouons.
Parce qu’au nom du fils échoit notre plexus
La force tellurique offre l’antivirus.
Au nom du Saint-Esprit touchant l’épaule gauche,
Appelle à l’équilibre où deux forces s’ ébauchent.
Amen est sur la droite en concrétisation,
Résultats compensés, puissance en mission,
En V de vérité, en V de volonté
Symbole de naissance en une énergie clé.

Nantis de ces préceptes empreints de la sagesse,
Il vous faut maintenant en saisir la justesse,
Regarder dans la glace. Un être vous sourit.
Servez de résonance où la vigueur jaillit.
La personnalité à laquelle nous croyons ?
Il faut la magnifier en cherchant son action.

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ésotcelt

ganeshabreizh

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