Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

2011 03 13

DE LA POESIE A LA PRIERE [ 1 - Souvenons-nous... de la nuit jaillira Sa Lumière]

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 22:09

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SOUVENONS-NOUS :

DE LA NUIT JAILLIRA SA LUMIERE

 

 

Souvenons-nous…Adam et Eve du temps premier ;

Ce temps d’avant, vierge du péché !

Rappelle-toi Adam, ce goût d’éternité, de Paradis,

Tu y coulais la condition divine de ta vie !

Oh, Adam ! Qu’as-tu fais de toutes libertés ?

Pourquoi avoir voulu t’emparer de cette condition,

Voulant ainsi par orgueil égaler Dieu dans son action ?

Alors des jours illuminés par sa présence

Tu nous fis enterrer dans une nuit intense.

 

 

Quand de la nuit des temps surgit l’écho des voix

Qui se perdent au vent, s’éloignant de la Foi,

Percluses de jours trop lourds où la vie se fait dure,

Mais redressant toujours, une âme aux clairs murmures…

 

 

 

 

Ecoute le silence qui te dira sans bruit

Que Dieu est Bienveillance, et jamais ne t’oublie,

Que l’Espoir en partance met ton cœur en sursis

De l’attendue présence, ce grand souffle de Vie.

 

 

Quand la peur t’envahit, que sous ton front on voit

Planer nuages gris et rêves aux abois,

Que ton ciel entier crie, qu’en plus rien tu ne crois

Et que se noie ta vie en profond désarroi…

 

 

Ecoute la chanter, cristalline et vivante,

En cœur d’immensité et douceurs odorantes

La voix de cet Amour qui nous a tout donné

Nous promettant toujours de venir nous sauver…

 

 

 

 

Homme, réveille-toi ; femme suis son pas !

Femme, réveille-toi ; homme, suis son pas !

Les enfants vous regardent pour suivre le Chemin !

Si nous sommes dans la nuit d’un hésitant destin

C’est pour renaître en une humilité sans fin.

Les Prophètes éclairés annoncèrent le Sauveur des humains ;

Et ce temps de l’Avent crée l’hymne d’Amour total :

Ce Chant de Louange et de Joie reflets de sa Lumière Fœtale.

 

 

Et nous avons marché, et nous sommes tombés,

Nous sommes relevés, avec humilité.

Et nous avons couru dans le désert ardu,

Bravé nos pas perdus, pour ce nouveau-né, nu…

 

ALORS, TOI QUI CROIT… N’OUBLIE JAMAIS

 

D’écouter le silence qui te dit en chantant

Que Dieu n’est que clémence et t’aime infiniment.

Que l’espoir en partance met ton cœur en suspens

De cet Amour immense qui brille au firmament…

 

 

 

 

Que le doute s’efface en voie d’obéissance !

Nourris et baignés par sa Parole en permanence

Alors nous qui croyons en Lui, vivrons ainsi,

Détruisant nos montagnes d’orgueil bouffies.

Car Jésus, Fils de Dieu, en naissant comme un homme

Du sein de la Vierge femme : Marie que l’on nomme ;

Est fruit du renoncement et de la soumission.

Le Père est là aimant voir que nous veillons.

 

Ne restons pas dans cet éphémère de la chair,

Celle-ci passe comme l’herbe se fane à l’air

Et nous serons sauvés par l’Esprit qui libère.

 

 

 

 

Patricia & Yann

20101215

 

2011 01 26

DE LA POESIE A LA PRIERE [ 2 - Il y a cette nuit … mais le jour où tu descendras…]

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 21:05

Il y a cette nuit … mais le jour où tu descendras…

 

 

Bien sûr, je pense, je pense à tous les temps ;

Je réfléchis c’est sûr mais ne trouve aucun temps

Pour trouver avec facilité réponse à ma question.

Je le fais quand je peux, dans l’interrogation,

Mais ces moments du jour pulsant le quotidien

M’empêchent de régler mon pas de vie d’humain

Sur l’horloge du temps qui régit les possibles.

Alors que tout mon être ce tend vers cette Bible

Où je puise incessant la joie d’être Chrétien.

Il me reste la nuit dans le jour qui s’éteint,

Pour libérer mes mains, les croiser pour prier

Dans le silence nu d’un cœur si fatigué.

Je rends mes armes d’homme au Dieu qui, m’a fait naître

Et je bénis la nuit qui va le voir être

Ô Toi qui brille avec éclat

Car le jour où tu descendras…

 

 Il y aura du bleu dans le coeur des étoiles

Et des gerbes de feu qui pleuvront sur la terre,

Le ciel s’embrasera des tons de cette toile

Que l’on verra tendue bien au-delà des mers.

 

 Il y aura des pas résonnant aux jardins

De ces vies sans soleil mais où le vent est doux,

Quand s’éloignent soupirs et larmes de chagrin

Là-bas sur le chemin où les péchés sont fous.

 

 Il y aura du sel sur les lèvres du jour,

Nous faisant oublier le fade d’un Antan,

Et du vert Espérance se riant, tout Amour,

Dans le creux d’un jardin en éternel printemps.

 

 Il y aura du miel en écharpe de pluie,

Sous la voûte du temps rivant à nos regards

Ce flamboyant rivage aux portes de la nuit,

D’un véritable Amour qui jamais ne repart.

 

  Alors je te prie dans la nuit de mes doutes

Alors que ma conscience naît , ta Parole en écoute,

La nuit revêt comme un manteau dans sa sombre apparence,

Il me couvre léger du poids de l’espérance.

Ta naissance en approche de l’Avent dans l’ombre

Eclaire l’horizon qui noiera mes décombres.

Ce miracle divin parle à l’intelligence,

Il fuit les émotions, toute imagination.

Le temps de toute nuit est temps de renaissance,

Il livre l’esprit à l’examen de conscience,

Libérant l’homme ; la femme ; d’autres imprégnations ,

Homme, femme, souviens-toi de ta création.

 

 Il y aura des mots aux silences fleuris,

Qui ne franchiront pas la barrière d’un son,

Mais que tu entendras rouler en chant de Vie,

Quand ils viendront loger en ton être profond.

 

 Il y aura des chaînes se brisant enfin ,

Dans une aura d’automne qui se meurt déjà,

Et dont les cendres chaudes se soupirent en vain,

S’éparpillant au loin dans un goût de frimas.

 

 Car le jour où tu descendras…

Ce jour où tu viendras…

 

 Il y aura l’Amour jusqu’au bout de nos doigts,

Dénué de pensées qui ne seraient pas toi .

Et alors nous pourrons, en une profonde Foi,

Donner enfin nos coeurs, en écho de ta Voix.

 

 Toute nuit prendra fin dans l’amour de sa Loi.

La poésie de l’homme en rejoignant sa foi

Rendra à Dieu la grâce de tout son don d’Amour.

Elle fera sa louange sans aucun détour

Et la nuit se fondra en Lumière Christique

Accomplissante  image de « l’Eucharistique »

 

 

 

Yann et Patricia

20101215

 

 

2011 01 2

DE LA POESIE A LA PRIERE [ 3 - la dignité du peuple sauvé]

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 21:57

 

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DE LA POESIE A LA PRIERE

[ la dignité du peuple sauvé]

 

 

 

Ô Peuple chrétien rend grâce à Dieu

Tu as reçu l’onction qui te fait peuple sauvé !

 

Jésus, Fils de Dieu; nouvel Adam sur la terre,

Merci d’avoir créé ton Eglise chrétienne

Pour que l’Humanité s’unisse en prière.

Tes disciples, les apôtres d’un temps ont fait siennes

Tes Paroles de Vie conduisant à la Foi;

Maintenant ce sont tes prêtres ; les gardiens de ta Loi.

Ta naissance vient libérer l’Homme-Nouveau ;

La nuit d’un temps s’achève : le salut naît dans un berceau,

Et le jour qui se lève disperse à jamais

Les ténèbres et l’ombre abolissant tous les « oui-mais »:

Le doute noir et la contradiction s’effacent,

Au coeur du peuple sauvé la lumière se place.

 

Peuple sauvé qui depuis si longtemps écoute

Les prières et les chants qui s’élèvent aux cieux,

Te voilà désormais aux abords de la route

Où se perche la voix aux accents glorieux.

 

Ô Seigneur de l’univers, si bon et aimant,

Si juste et protecteur, si présent… si présent…

Vois ton peuple sauvé à genoux tout entier, humblement.

Tous ces Chrétiens en marche ont les mêmes coeurs et âmes,

Les bras levés vers toute ta majesté,

Le coeur empli de leur « Alléluia »,

L’âme indiciblement libérée,

Dans une adoration communiante

D’une seule voix forte d’un amour absolu,

Il vient ainsi rendre grâce au Dieu vivant;

Créateur et sauveur, guérisseur et libérateur,

Dire et chanter tout son respect sacré.

 

Peuple sauvé, tu l’attendais avec Amour

Brodant sur soie de jour tes espoirs au lointain,

Doutant parfois aussi du prometteur retour

Mais réchauffant ton Ame aux éclats du destin.

 

Dans l’espoir emplissant son esprit,

Dans une juste attente de ta dernière Epiphanie,

Ton peuple sauvé s’agenouille en vigilance.

Hommes, femmes, enfants,

Plein d’égard les uns pour les autres;

Ils se préparent à recevoir

L’insigne présent de ta Parousie,

Signe du jugement dernier,

Préfiguration de la résurrection de la chair.

 

Gloire a Toi… Gloria…Alléluia, Alléluia.

 

Notre prière se fait si légère et profonde,

Exprimant le respect et la vénération pour ta Sainte-Face.

Comme au bord d’une extase, l’oreille attentive,

Nos bras s’écartent et nos mains se lèvent,

Nos regards sont tournés vers Toi, Très Sainte Trinité,

Et chaque battement de nos coeurs en liesse

Transporte notre chant de louange.

 

L’homme est digne parce que créé par Dieu à son image,

L’homme est digne parce qu’il suit la Loi du Seigneur;

L’homme est digne parce que par son intelligence il prie,

Et quand il prie, c’est tout son corps qui prie,

Mains jointes ou bras levés avec force,

Tendresse sur les lèvres sincères qui exhalent les mots,

Main dans la main de l’autre respirant juste à ses côtés.

 

Peuple sauvé, écoute ! tes souffrances s’en vont

Roulant comme cailloux sur les plages du temps,

Ouvre bien grand ton cœur au souffle du Pardon,

Et voit comme il est doux de se savoir croyant.

 

L’homme digne ne craint pas le silence

Qui précède ou suit la prière;

Même le silence de l’homme est prière

Pour Dieu qui sonde son esprit,

Dieu est dans le silence,

Les fruits de la prière viendront,

Soyons patients et fermes dans la foi.

 

Peuple sauvé ne cesse jamais de prier.

Lever les yeux c’est déjà prier;

Soupirer, respirer c’est encore prier,

Se taire ou murmurer aussi est prière,

Même l’écoute est prière;

Elle est prière consentante et attentive;

Et généreuse parce qu’elle est humblement partage.

 

Peuple sauvé, Peuple en chemin d’éternité,

Que tes mains s’entrelacent et murmurent les mots

De ces humbles moments que tu sauras porter

Au dessus d’un bleu ciel, comme un royal flambeau.

 

Peuple sauvé, peuple de Dieu nous sommes.

Prenons le temps, de la prière spontanée

Sa voix simple et sans calcul ressemble

Au cri d’enfant aimant vers son père attentif.

 

Si nous voulons chanter la gloire du Seigneur,

Chantons-là…

Mieux même …

Crions-là…

Vers Toi, mon Dieu.

 

Amen

 

 

Yann et Nostalgie

20101215

2010 05 28

Eclaire mon chemin !

Classé sous Prières — ganeshabreizh @ 15:04

 

 

Esprit divin eclaire moi d'une lumière sans ombre

 

 

Eclaire mon chemin !

 

 

  au présent je te demande  mon Dieu :

D’éclairer mon chemin d’une lumière sans ombres.

 

 Je vois le temps qui passe et la vie qui me blesse.

Je sais que ma conscience me fait vaciller,

 Elle balbutie l’absence de ma vigilance,

 Et je remets sur l’autre ma faute et ma peur.

 

 Là au présent je te demande mon Dieu :

D’éclairer mon chemin d’une lumière sans ombres.

 

 Quand cette adversité dessine l’heure noire

Où même l’amitié des uns s’efface alors,

Où même la confiance en moi-même s’effrite,

Voilà que tu deviens mon tout dernier recours.

 

 Là au présent je te demande mon Dieu :

 D’éclairer mon chemin d’une lumière sans ombres.

 

En ultime recours nait alors la prière.

Humblement à genoux je renforce ma foi

Dans la  louange issue de l’Esprit de Lumière,

 Mon Dieu je demande pardon d’être tombé.

 

 Je remercie mon Dieu  de son présent d’Amour

Qui revêt de clarté toute mon âme nue.

Fort de sa parole, de sa confiance en moi

Je marche tête haute sur mon chemin de foi.

 

 Là, au présent je te demande  mon Dieu :

 D’éclairer mon chemin d’une lumière sans ombres.

 

 

 

 yann

 

 

 

 

 

2007 04 26

Consolation à Marcia – IV – V – VI – Sénèque [Malheur-Mort-Perte d'être-Souffrance-Douleur]

Classé sous A la découverte de ... — ganeshabreizh @ 14:32

Sénèque (Seneca)

*

 

IV

 

 

*

1 – Je ne t’entraînerai pas non plus dans les recommandations trop sévères, comme de supporter d’une façon inhumaine des malheurs qui frappent les êtres humains ou comme sécher tes larmes de mère le jour même de l’enterrement. Je vais me soumettre en même temps que toi à un arbitrage ; la questin débattue entre nous de savoir s’il vaut mieux qu’une souffrance soit profonde ou perpétuelle.

Je ne doute pas de tes préférences pour l’exemple de Julia Augusta (c’est le nom que Livia reçut à la mort d’Auguste), dont tu fus très proche ; c’est elle qui t’invite à prendre part à ses délibérations.

 

2 – Dans la prime ardeur de la douleur, quand le malheur rend particulièrement impulsif et agressif, elle permit à Areus, le philosophe attitré de son époux, de venir la voir et elle reconnut qu’elle y trouva un grand réconfort, plus qu’en le peuple romain auquel elle ne voulait pas communiquer son chagrin, plus qu’en Auguste qui titubait depuis qu’il avait perdu l’un de ses deux appuis et qui n’avait pas besoin qu’on lui fasse porter le fardeau du chagrin des siens, plus qu’en son fils Tibère dont l’amour l’empêcha, lors de cette mort prématurée et pleurée par le monde entier, de sentir autre chose qu’une différence dans le nombre de ses enfants.

 

3 – Voici, à mon avis, comment il l’aborda, voici en quels termes il commença à s’adresser à cette femme si soucieuse de rester fidèle à sa réputation :

« Jusqu’à ce jour, Julia, et pour autant que je le sache, moi qui accompagne partout ton époux et qui connais non seulement ce que vous laisser voir en public mais aussi les mouvements plus secrets de vos coeurs, tu as veillé à ce qu’on ne puisse rien blâmer en toi.

 

4 – Et quelles que fussent les circonstances – graves ou banales- tu t’es appliquée à ne rien faire qui te fît souhaiter le pardon d’une opinion publique qui juge les princes en toute indépendance.

Et je ne connais rien de plus beaux pour des gens très haut placés que d’accorder souvent leur pardon sans jamais le solliciter de quiconque.

Tu dois donc dans la situation présente, rester fidèle à ta manière, autrement dit ne rien faire que tu souhaiterais ne pas avoir fait ou avoir fait autrement.

 

 

*

 

 

 

V

 

 

 

 

*

 

1 – « Ensuite je te prie et te supplie de ne pas opposer à tes amis une humeur difficile et intraitable. Tu ne dois pas ignorer, en effet, qu’aucun d’entre eux ne sait comment se comporter, s’il doit parler ou non de Drusus en ta présence, pris entre la peur d’offenser un si brillant  jeune homme en l’oubliant et celle de t’offenser en le nommant.

 

2 – Quand nous nous réunissons en ton absence, nous glorifions ses faits et dires avec toute l’admiration qui lui est due ; mais en ta présence, nous observons un profond silence à son sujet. Et ainsi tu te prives d’un plaisir extrême : entendre les louanges de ton fils, louanges que, je n’en doute pas un instant, tu ferais durer éternellement, fût-ce au péril de ta vie, si la possibilité t’en était donnée.

 

3 – Tolère donc, encourage même les conversations à son sujet et prête une oreille complaisante au nom et à la mémoire de ton fils ; et ne considère pas cela comme une épreuve, à l’instar de tous ces gens qui, en pareille circonstance, considèrent qu’entendre des paroles consolatrices est une part de leur malheur.

 

4 – Pour le moment, tu as pris le parti complètement opposé et, oubliant les bons côté de ta Fortune, tu n’en vois que les mauvais côtés : tu ne te retournes pas vers les moments agréables vécus avec ton fils lors de vos rencontres ni vers ses douces caresses d’enfant ni vers ses progrès d’écolier ; tu t’appesantis sur le dernier aspect des choses et comme si celui-ci n’était pas assez horrible en soi, tu fais tout ton possible pour en amplifier l’horreur.

 

5 – Non ! Je t’en supplie, ne convoite pas la gloire perverse entre toutes de donner l’image du malheur absolu !

Songe également qu’il n’y a pas de grandeur à se montrer courageux dans la prospérité, lorsque la vie suit son cours favorable ; une mer calme et un vent complaisant ne mettent pas non plus en valeur le savoir-faire du pilote, il faut que survienne une épreuve pour que se révèle son courage.

 

6 – Ne te laisse donc pas abattre, garde l’équilibre, reprends tes esprits dans tout ce vacarme et résiste à cette avalanche de coups qui s’est abattue sur toi. La Fortune ne déteste rien autant qu’un esprit qui garde son calme ».  Après quoi il lui montra celui de ces fils qui était en vie et il lui montra ses petits enfants issus de celui qu’elle avait perdu.

 

*

 

 

VI

 

 

*

1 – C’est dans ton cas, Marcia, qu’il s’agissait là, c’est à tes côtés qu’Areus est venu s’asseoir. Intervertis les rôles : c’est toi qu’il a cherché à consoler. Mais je veux bien croire, Marcia, qu’on t’ait arraché plus que n’a jamais perdu aucune mère – je ne cherche pas à t’apaiser ni à minimiser le malheur qui s’est abattu sur toi. Si les pleurs triomphent des rigueurs du destin, pleurons ensemble.

2 – Passons chacune de nos journées à gémir, consumons chacune de nos nuits dans l’affliction et l’insomnie ; déchirons-nous à pleines mains la poitrine, attaquons-nous même à notre visage et donnons libre cours à notre peine, quitte à ce qu’elle tourne à la cruauté.

Mais si aucune de ces bruyantes manifestations de deuil ne rappelle à la vie ce qui est mort, si aucune souffrance ne modifie le cours d’un destin immuable et fixé de toute éternité et si la mort retient ce qu’elle a emporté, que cesse une souffrance inutile.

3 – Contrôlons-nous donc et ne laissons pas cette force aveugle nous détourner de notre route ! Honte au pilote à qui les vagues ont arraché son gouvernail, qui a laissé les voiles flotter au gré des vents, qui a abandonné son bateau à la tempête ; gloire à celui, même en plein naufrage, que la mer a englouti tandis qu’il cherchait à redresser la barre !

*

 

Consolation par Györgi Giergl - www.cgfa.sunsite.dk

 

 

2007 02 16

Stéphane Eicher – Combien de temps – 3’40

Classé sous A l'ecoute de ... — ganeshabreizh @ 14:30

 

http://www.dailymotion.com/video/2LT2JqKPqkv3d5cwW

*

Artiste européen, Stephan Eicher chante en allemand, en suisse allemand, en italien, en anglais, en français ou encore en bernois.

Les chansons (et arrangements des reprises) de ses premiers albums sont essentiellement à base d’instruments électroniques (ordinateurs, samplers, sequencers, synthés…), dans le genre new-wave qui a émergé au début des années 1980.

Après le succès de Eisbär (avec le groupe Grauzone) en Allemagne, il se fait connaître en France avec l’album ‘Les chansons bleues’ (1983), succès d’estime qui est suivi d’un premier tube ‘Two people in a room’ (album ‘I tell this night’ 1985) et de ‘Combien de temps’ (album ‘Silence’ 1987) composé avec Corinne Dacla.

Le succès d’estime et le noyau de fans sont déjà au rendez-vous mais le succès populaire et la reconnaissance « officielle » naissent vraiment de la rencontre entre Stephan Eicher et le romancier Philippe Djian, de leur amitié complice et de leur collaboration fructueuse. Ce dernier écrira en effet les textes de toutes les chansons françaises d’Eicher dès l’album My place’ en 1989 dont entre autres : ‘Déjeuner en paix’, ‘Pas d’ami comme toi’, Des hauts des bas’, etc.

L’artiste rock étoffe son univers musical et a désormais recours à des instruments de musique acoustique classiques (guitare, piano, etc.) parfois méconnus (tel le cymbalum, instrument à cordes frappées) sur l’abum ‘Engelberg’ ou même très anciens (le cromorne par exemple, instrument à vent à anche double et corps recourbé) sur l’album ‘Carcassonne’, et enregistre non plus en studio mais dans des hôtels qui l’accueillent plus chaleureusement.

Associant instruments traditionnels et sons et des rythmes modernes, il affirme une singularité musicale incontestable, bel hommage à un maître respecté : Moondog.

Après l’été 1994, durant lequel il donne 114 concerts, Stephan Eicher sort son premier album live ‘Non ci badar, guarda e passa’ accompagné d’une vidéo ‘guarda e passa’, sur lesquels on trouve bien sûr, les séquences live attendues, mais aussi des moments volés dans le car, les hôtels, les bars aux concerts improvisés, les quais de gare, les après concert… C’est un aperçu intimiste de l’ambiance exaltante, exubérante, glorieuse mais épuisante de cette tournée.

L’électronique album ’1000 vies’ qui suit, en 1996, déconcerte une part du public qui ne reconnaît plus dans la tournée ‘Backstage Concerto’ le Stephan Eicher qu’il a connu, mais le très réussi album ‘Louanges’ les réconcilie largement en 1999.

L’an 2001 voit la sortie d’un best of intitulé ‘Hotel*S’ complété dans sa version luxe, d’un CD comportant des chansons inédites, des versions oubliées ou inattendues.

En 2002, il compose en collaboration avec le violoncelliste Jean-Philippe Audin et le pianiste Achim Meier, la musique du film ‘Monsieur N.’ d’Antoine de Caunes. Il chante avec I Muvrini (‘un sonu pe campa’ – album Umani), Patricia Kaas (‘on pourrait’ de J.J. Goldman), la chanteuse québécoise Claire Pelletier (Ce que tu donnes), compose pour Johnny Hallyday ‘Ne reviens pas’ et trouve enfin le temps d’enregistrer en 2003 ‘Taxi Europa’, qui est décliné sous forme d’un cd normal, d’un Cd live et de deux DVD, l’un retraçant la genèse de ‘Taxi Europa’, le second reprenant principalement le concert donné à l’Ancienne Belgique à Bruxelles, dans le cadre du ‘Tour Taxi Europa’, où Stephan Eicher se met en scène sur grand écran.

Après une tournée quasi confidentielle, ‘projet solo’ où il joue en acoustique seul sur scène au milieu de ses machines, il présente au Blueballs Festival de Lucerne et en Corse quelques titres de son prochain disque qui devrait sortir au printemps 2007 sous le label Barclay.

1. L’ombre de mes cils un seul regard
L’ombre de mes cils comme un rempart
Le plaisir facile les amours d’un soir
Meurent d’un oubli subtil dans le nœud d’un foulard
Combien de temps combien de temps
Si on restait face à face sans un mot
Sans une gomme qui efface
Combien de temps combien de temps
Et je bois je bois
Et je suis saoul de toi saoul de toi

2. L’ombre de mes cris flèches invisibles
L’ombre de mes cris comme une cible
Les mots inutiles sourires illusoires
A vos questions futiles je réponds au hasard
Combien de temps combien de temps
Si on restait face à face sans un mot
Sans une gomme qui efface
Combien de temps combien de temps
Et je bois je bois
Et je suis saoul de toi

3. Ces jours-là j’ai de la peine
A vivre loin loin de toi
J’ai de la folie plein les veines
Je bois je bois et je suis saoul de toi
Combien de temps
Combien de temps combien de temps
Si on restait face à face sans un mot
Sans une gomme qui efface
Combien de temps combien de temps
Et je bois je bois et je suis saoul de toi

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