Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

2010 01 14

Il était une nuit

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 9:15

Il était une nuit

 

 

 

Il était une nuit

[Seul le mental critique, l’esprit, lui, compose -  yannesoganesh.]

 

Lorsque tu penses tout avoir, réfléchis à l’être possédant…

Lorsque tu penses manquer de tout penses à l’être qui ne possède rien….

 

Ne voir, en un premier regard, en regardant quelqu’un,

D’abord et seulement la matière qui est, que l’on souhaite,

Que l’on désire, que l’on veut, qui peut tant se parfaire…

Peut-être est-ce très bien puisqu’après tout nous sommes incarnation matière.

Mais c’est pour abriter tant notre esprit que notre âme.

 

Ne voir en un premier regard

En regardant la même personne

D’abord et seulement l’esprit

…….

Je viens te donner des chemins de rencontre

Que tu ne soupçonnes pas ou plus…

Le chiffon de poussières sur les traces  que tu effaças

De nos présents communs pour faire briller l’instant…

Les coups de balai, les coups de serpillère,

L’éponge sur la vaisselle… et l’on fait ainsi

Des milliards de chemin des quotidiens remplis ;

 

……

A quoi, à qui pense-t-on

Alors que le tissu s’imprègne

De nos poussières d’avoir été ?

 

Sait-on seulement que l’on recueille

Le fruit de notre entier présent,

Que nous n’effaçons rien,

N’étalons nulle chose,

Qu’il fasse jour ou nuit

Le geste est le même :

Automatique !

 

 

Mais qu’en est-il donc de la conscience

De nos poussières de cœur et d’âme,

Qu’en faisons-nous dans la rencontre avec l’autre ?

Sous quelle eau fraîche la rendons-nous vivable et claire ?

Qu’oblitérons-nous comme tâche de notre ménage d’être ?

 

Bien sûr existent des dallages de marbre

Qu’effleure seulement la visible apparence de l’instant qui se fait !

Bien sûr vivent des surfaces planes ou volumétriques

Qui ne rebutent pas, qui s’enflent des présences !

Petits jeux du chat et de la souris

Du mental et de l’esprit,

De la conscience sans crible, intime,

A la conscience passoire,

Facile et moutonnante.

 

Le choix de la première parole,

Du premier mot qui sort,

Se fait compréhensif

Quand le mental se fige,

C’est l’esprit qui s’exprime

Et l’amour qui le porte.

C’est comme un pardon,

Pas reconnaissance de l’erreur.

C’est une conscience du jour de pluie

Qui embellit le jour où le soleil luit,

Comme un arc en ciel de lune et d’étoiles

Qui viendrait nourrir un festin de terrer océane

Et de mer intimes, illuminant la joie

D’un chemin de rencontre

Né de la magie de l’instant

Qui voit grandir la retrouvaille.

 

Tu devrais t’avancer l’âme en paix,

Le cœur en fête…

Les sols brillent,

La vaisselle est rangée,

Tout est clean.

J’ai privilégié la matière !

T’es-tu senti

Seule ou fatiguée

Pendant ce temps de nuit

Où j’ai œuvré

Dans la musique du partage ?

 

Dans le fond, que reste-t-il ?

Le trop du trop !

L’œuvre commune !

Un verre à deux que j’ai bu seul !

 

Dis, dis-moi simplement que tu m’aimes,

Cesse de taire tes silences qui te bouffent,

Donne leur cette voix du cœur qui s’exprime en cinq mots :

« Je t’aime mon amour ».

 

Je t’aime,

Laisse le piano jouer

Pour la maison qui brille

Alors que je m’éteins doucement…

Doucement… doucement….

Pour pas te réveiller,

Même si dans mon silence de veille

Je t’ai pensé si fort mon amour,

Si fort.

 

 

Eso

2009 09 25

Le silence III —Des poèmes sans mots dont le nom est Silence.

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 23:31

Des poèmes sans mot dont le mot est silence

 

 

 

Des poèmes sans mots dont le nom est  Silence.

 

 

J’ai écrit des poèmes sans mots… si vrais,

Des poèmes secrets, des  poèmes d’enfant,

Comme un conteur confiant du  destin qui se livre

Aux nues illuminées par l’arc-en-ciel du monde.

J’ai écrit des poèmes sans mots… si frais,

Dont les vers de silence ont ciselé  nos cœurs…

Ces battements muets disaient cette chamade

Qui étreignait nos souffles alors qu’ils se joignaient,

Ils mourraient l’un à l’autre pour naître plus fort.

 

Il ya l’unisson qui chante nos frissons de chair

Au moment du regard pensé sur le regard de l’autre,

Il y a cette étreinte enceinte de nos mains conjointes

A l’instant révélé du chant secret porté haut

Par nos âmes qui s’aiment, nos auras qui se fondent.

 

Je les relis maintenant que les jours et les nuits

De notre année première s’estompent dans le ciel.

Je nous repeins sans cesse aux rizières quotidiennes

Qui laissent échapper tant de caresses uniques

Répandant tout un baume sur tes douleurs de corps.

 

Je pense  à la grâce divine qui fit se joindre

Nos chemins d’infortune en bout de vie de plus,

Pour l’évolution commune en un halo de paix,

Pour panser nos blessures, nos « fur-et -à –mesure ».

Le jardin de la Vie se nourrit d’eau de vie.

Ce sont un peu les larmes et les sueurs du cœur

Qui font grandir l’osmose et croître en compassion ;

A bas les coups de nerf et les poings qui se serrent,

Juste place au sourire et à la main tendue.

 

C’est tout ce partage que l’on vit en Silence,

Le geste se mesure au rythme de l’amour.

J’écris des poèmes de toi, de moi, de nous,

Des poèmes sans mots dont le nom est Silence.

 

 

eso

2009 05 7

Brouillon d’être

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 11:34

arbredeviearbredemort.jpg

 

*

 

Brouillon d’être.

 

Connais-tu la mémoire de l’oubli,

 

Celle qui effleure les souvenirs,

 

Qui gomme ou en boit les imperfections,

 

Qui ne se souvient plus que du présent ?

 

 

Elle hume les vents d’hier, le sang perdu ;

 

Elle souffle les bougies de l’air du temps

 

Sur le gâteau morcelé des ans nus,

 

Sur l’espace déchiré de la conscience.

 

 

Alors la violette parme s’immisce

 

De mousse en mousse, entourée de lichens,

 

Sur cette terre acide qui nourrit

 

La menthe, le rosier, le chant de l’eau.

 

 

Les silences tus au lac du pardon

 

« Empathisent » tant de violence accrue !

 

La larve de cette graine est hybride

 

De l’être en devenir, de l’être éteint.

 

 

Accepter la fuite du regard trouble

 

Qui se pose et se dose en larmes voilées

 

Au gré des insconscientes larves brutes.

 

Tendre la main quand la peur démange.

 

 

L’arbre de vie est l’immensité droite,

 

L’arbre de la mort est ombre portée,

 

Le soleil des mots luit des deux côtés

 

Eclairant l’âme d’un même rayon…

 

 

…Celui du Brouillon d’être

 

*

ganeshabreizh

*

arbredevieenbrouillondtre.jpg

2009 02 9

Tomber…se relever… l’envol

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 21:46

Tomber...se relever...  l'envol

 

Tomber…se relever… l’envol

 

*

 

Ton être est envahi du doute,

La fatigue surgit en coup au coeur.

Comme un poisson hors de la mer,

Tu cherches en désespoir l’élément bon.

 

Ta détresse te rend solitaire,

L’ ami ne trouve plus les mots

Ou ne l’entends- tu plus comprendre

Le passé en souffrance qui s’accroche ?

 

Ta tête lourde se baisse

Les soupirs empesés s’exhalent.

Tes paupières sur tes yeux coulent,

Tes lèvres assoiffées et glacées se collent.

 

Le cerveau s’embrume de pensées négatives,

Les sourires qui font tes quotidiens se figent,

Le noir des idées assombrit ton visage,

Le moindre geste de vient l’ultime.

 

Tu vis une « petite-mort » à toi-même,

Elle envahit ton espace vital

Et tu te sens couler, couler, sombrer.

La conscience réveille alors l’être intérieur.

 

Ecoute la voix de ton esprit qui vit,

Soumets lui tes combats que le mental créa.

Il te dira les secrets de l’intime appui

Sur lequel apaiser tes douleurs morales.

 

Fais confiance aux jours qui passent,

Vis les nuits qui se suivent. Grâce à eux,

Les souvenirs deviennent l’estompe

Des pastels douloureux de ta vie.

 

Apprends-toi à nouveau de l’intérieur,

Même si tu perçois un toujours inutile;

Sâches que ta main crispée sur ton âme

Appartient à la vie qui te fit naître.

 

Prends enfin soin de toi, femme, homme,

Redessine tes jours au crayon de l’espoir,

Le destin ne joue pas avec ses couleurs,

Mais c’est toi qui doit les faire briller.

 

Il a créé le haut pour porter ta lumière,

Tu l’as d’ailleurs donné à qui fut dans le sombre.

C’est toi qui accepta le bas dans lequel tu erres.

Il ne te reste plus qu’à relever la tête.

 

Vois quelles mains riches tendent leur confiance

Pour prendre dans leurs doigts les eaux du vague à l’âme !

Caressant sans compter ta blessure en souffrance,

Ils apaisent d’un souffle tes battements de mort.

 

C’est une renaissance à l’existence en fuite

Qui mènera tes pas, au plus fort des tempêtes

Sur ton chemin de croix, à ta misson de vie.

L’amour est le viatique, ne le dévoyons plus.

 

L’envol ne se fait pas tout seul.

 

 

ganeshabreizh

 

 

 

2009 01 23

L’amour n’est pas que le présent de nos passés

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 16:06

Amour absolu

 

L’amour n’est pas que le présent de nos passés .

 

Il n’est ni l’espace ni le temps.
Avec ces certitudes l’homme à besoin
De mots d’amour, de gestes de tendresse,
Même si il sait au plus profond de lui
Que cet amour est partagé par les êtres qu’il aime.

 

Alors, Homme, questionne-toi sur toi !
N’avons-nous en face de nous que le reflet de nous même ?

 

L’amour préexiste.
Il se peut que l’amour soit enfant.
Quand l’amour est enfant il a choisi son nid,
Non pas pour y paraître mais pour y exister.
Il n’a même pas de corps et rien n’aura jamais.

 

C’est l’illusion de l’homme se croyant homme
Qui transforme ce qui ne doit pas exister.

 

L’amour est et ne naît pas.
Il ne part jamais.
Il ne meurt jamais,
Ne se transforme pas,
Ni n’évolue.

 

Il est au-delà des temps et des gens.
L’amour  ne se construit pas, il est.

 

Il surgit de l’être intérieur
Alors qu’il rencontre la vibration commune
De tous les êtres de l’Univers,
Mais celle de l’un en particulier
Attire une de ses dimensions absolues.

 

Il n’a pas d’enveloppe,
C’est comme une âme vibrante.

 

Il vit de l’éidétique en l’humain qui le pressent,
Il procède de l’omniscience et de l’ubiquité,
C’est l’homme qui relativise pour mieux le diriger,
Le distraire malheureusement de son but initial
Et conserver des braises frelatées qui vont le dévoyer.

 

Ce n’est pas le foyer qui crée l’amour…
Il est aussi le vent la pluie et tous les éléments.

 

L’amour ne s’accouche pas,
Il niche dans les couleurs de l’être,
Dans toutes molécules de ce qui est sans paraître.
L’amour est douleur quand on tente de le construire.
Le vivre simplement, l’admettre tel qu’il est.

 

L’amour est nu, n’a pas besoin de vêtement,
Sa chaleur l’anime alors que le fraîcheur des temps se fait.

 

Alors l’amour peut être voix et silences, les deux à la fois.
L’amour ne se perd pas, c’est nous qui l’égarons.
Nous faisons de nos vies des jeux de piste inouïs,
Et le monde guerroie et nous sommes ce monde.

Amour, qu’enfin soit ta fleur d’unicité de toutes dualités.

 

 

esotcelt

2008 12 9

Je me « rose » de Toi

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 12:03

 

Rose Ciel 

*

Je me « rose » de toi.

 

 

 

*

Tu as lancé l’oiseau,
Ne le retiens pas
Entre tes deux mains blanches !
Respire juste pour
Ne pas l’aliéner
Alors qu’il te « respire »

*

Les petits mots lui manquent,
Il n’en a pas vécu.
Que l’envol de l’être
Soit le reflet intime
De ton coeur et ton âme.
Le mental et l’esprit ?

*

Laisse-les se battre !
Les vouloirs et désirs ?
Abandonne-les, là,
Aux reflets du miroir !

*

Il n’y a que toi femme
Pour prendre ton envol,
Bien au-delà du feu
Que brûle le désir.

*

Il n’y a que toi fleur.
Et je me « Rose » de toi
Pour te chérir plus encore
Tous les jours de la vie.

*

eso

 

 

Petite réponse à http://www.nouvelle-poesie.com/texte-7823-Poemes-Libres-L-envol-la-chanson-de-l-oiseau—ii.php

2008 11 21

Programme 2008/2009 Techniques poetiques I – Le rythme dans la langue française

Classé sous — esotcelt @ 23:21

Programme 2008/2009 Techniques poétiques

  • I – Le rythme dans la langue française

*

C’est la composante musicale de la langue, qui apparaît aussi bien en prose qu’en poésie.

Le rythme permet de mettre en relief certains mots ou d’établir des correspondances entre les termes, fondées sur le sens ou sur le son.

A – Les éléments constitutifs

1- En général

  • a) – Les accents : Toutes les syllabes ne sont pas prononcées de la même manière ; certaines, dites « accentuées » ou « toniques », sont plus marquées, c’est à dire plus longues, plus fortes, plus aiguës que les autres, dites « atones ».

  • Le français dispose : – d’accents fixes sur la dernière syllabe du mot quand il a une terminaison masculine, c’est à dire tout sauf un « e » muet (ex : jardin, garçon); sur l’avant-dernière syllabe quand il a une terminaison féminine, c’est à dire « e » (ex : vache, orage);

  • D »accents mobiles (libres, ils déterminent le rythme particulier du vers, cf.infra);

  • D ’accents d’insistance (sur le début des mots).

  • b) – D’autres sons viennent définir la mélodie du texte : ce sont le diapason de la voix, aigu ou grave, la musique de la voix, la rapidité du débit

  • c)– Le rythme proprement parlé est créé par le retour d’un même phénomène à divers intervalles, en particulier par les accents toniques placés sur la dernière syllabe tonique d’un mot ou d’un groupe de mots qui forment une unité grammaticale (Ex : « Juste ciel ! Tout mon sang / dans mes veines / se glace / »), Racine, Phèdre, I, 3). Ces accents divisent la phrase en « mesures » délimitées par les coupes indiquées par / (ex: « Juste ciel ! / Tout mon sang / dans mes veines / se glace / »). Mesurer le rythme signifie compter ler nombre de syllabes prononcées contenues dans chaque mesure: pour l’exemple cité, cela donne 3 /3 /3 /

d)- Les sonorités : elles n’ont pas de rapport précis avec les sentiments, mais leur retour crée un rythme d’allitération (retour multiplié d’un son identique) ou d’assonances (répétition de la dernière voyelle accentuée) faisant naître une harmonie suggestive qui met en relief la phrase grâce à des sons qui conviennent à l’idée (ex: Bossuet : « O nuit désastreuse, ô nuit effroyable, où retentit tout à coup comme un coup de tonnerre, cette étonnante nouvelle. ») où une harmonie imitative (arrangement de mots par le son duquel on chercher à imiter un bruit naturel [Littré]) où les sons visent à imiter un bruit en l’imitant (ex : Racine : « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? »).

2 – En particulier, pour la poésie, s’ajoutent les effets :

a)- de la césure, c’est à dire de la coupe qui partage un alexandrin en deux hémistiches (moitié d’un vers marqué par une césure);

b)- de la rime, voire de la rime intérieure;

c)- des pauses, c’est à dire les arrêts nécessités par la syntaxe (étude des règles grammaticales d’une langue) :

  • - l’enjambement quand la phrase n’a pas la même longueur que le vers (elle déborde au delà de la césure, où sur le vers suivant ; ex. Racine : «  Je répondrai, Madame, avec liberté / D’un soldat qui sait mal farder la vérité ») ;

  • - le rejet (un élément court est rejeté au vers suivant ; ex. « l’escalier / Dérobé » dans Hernani) ;

  • - le contre-rejet (un élément court amorce, à la fin d’un vers, une phrase qui se développe au vers suivant ; ex. Verlaine : « Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? L’automne/ Faisait voler la grive à travers l’air atone »).

3 – En particulier, en prose,

le rythme donné par les accents est partiellement confondu avec celui des pauses, car toute pause coïncide avec la fin d’un mot, donc avec un accent tonique. Cependant la syntaxe joue un rôle important ; il faut prêter attention à :

  • la longueur des phrase elles-même, dans leur succession ;

  • la longueur des groupes rythmiques (sans être aussi élaboré que celui du vers, le rythme de la prose est loin d’être quelconque. Soumis à l’élan de l’acte, il porte sur des unités plus étendues que les syllabes ou les mesures : les mots phonétiques qui s’enchaînent, séparé parfois par des articulations du texte et leur disposition. ( on pourrait parler ici de césure comme dans la poésie) , ils forment ensemble des groupes rythmiques, séparés par des pauses).

  • la répétition de mêmes constructions syntaxiques.

B – Etude des effets

Les coupes et les pauses divisent donc la phrase en morceaux qui nous paraissent avoir une certaine durée égale, croissante, décroissante, etc.

On distingue en particulier :

1 – Des effets d’équilibre donnés par :

a)- Le rythme binaire : le vers ou les deux moitiés du vers sont divisées en deux mesures égales (ex. le vers de Racine cité en A1) ;

b)- Le rythme ternaire

Le vers est divisé en trois mesures égales (ex. Victor Hugo : « Je marcherai / les yeux fixés / sur mes pensées »).

Ces effets peuvent être créés en prose par les groupes syntaxiques. Ils suggèrent le plus souvent un mouvement régulier ou une impression de calme, de durée pour un état agréable (ex. la sérénité) ou désagréable (ex. l’ennui). Le passage d’un rythme binaire à un rythme ternaire (cf. le trimètre romantique où les accents libres viennent étouffer celui de la césure) correspond souvent à un changement dans les faits ou les sentiments. Il évite la monotonie, ou met en valeur l’insolite, le

pittoresque.

2 – Des effets de déséquilibre données par

a)- Un rythme croissant : les mesures du vers (ou les groupes syntaxiques en prose) sont de                  plus en plus longues (ex. Du Bellay : « Ainsi / de peu à peu / crût l’empire romain »). Le but est de traduire un phénomène ou un sentiment qui s’amplifie ;

b)- Un rythme accumulatif : le nombre d’accents toniques ou de pauses est supérieur à la moyenne (4 pour un alexandrin); cela viens à rendre la succession d’actions rapides, le désordre des mouvements, la violence d’un sentiment ou la confusion d’un état d’âme ;

c)- Les enjambements, rejets, contre-rejets,, qui provoquent un effet d’insolite ou de mise en valeur d’un mot ou d’un groupe de mots (accompagné, chez les Romantiques, du désir de disloquer l’alexandrin), ou un effet de chaos qui a la même valeur que celui créé par le rythme accumulatif, ou, dans certain cas, la prosaïsme (caractère de ce qui est prosaïque : qui manque d’idéal, de noblesse, sans poésie, commun, plat, sans caractère) du discours familier.

Source [GRADUS – Les procédés littéraires (Dictionnaire) par Antoine Dupriez. - Editions 10/18 _ Département d'Univers Poche, collection Domaine Français – 1984 – ISBN / 2-264-03709-1]

2008 11 9

Vous avez dit « Je t’aime » !

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 18:48

amouruniversel1.jpg

*

Vous avez dit « Je t’aime »!

Pourquoi habiller le « je t’aime »  ,

Alors qu’il est si bien tout nu

Dans sa simplicité pure et son âme enfantine,

Dans sa dimension d’être enfin don ?



Le « je t’aime » est soleil pour effacer les ombres,

Le « je t’aime » est eau de source, immortalisation de vie,

Il est encore lumière intérieure nourrissant l’extérieur,

Et le phare de révérence sur la mer de la vie.


coeurcosmique.jpg


Nous avons dit « je t’aime » !



« Je t’aime mon amour »! et tu n’es pas qu’amour

Vécu.

« Je t’aime mon ami »! et tu n’es pas qu’ami

Vivant.

« Je t’aime mon enfant »! et tu n’es pas qu’enfant.

Grandissant.

« Je t’aime mon frère, ma soeur »! et tu n’es pas que frère ou soeur

De sang, de coeur ou d’âme.

« Je t’aime mon père, ma mère »! et tu n’es pas que père ou mère

Géniteurs, éducateurs ou références.



Il n’y pas que les mots pour le dire

Mais le regard pour en attiser la braise.

S’aimer sans se le dire revient à respirer

L’amour dans les gestes et les sourires,

Les non-dits et les perçus pourtant.



Le « je t’aime »absolu est compassionnel et équanime,

Il a transcendé le sociétal plan commun

se nourrissant de ses relatifs archétypaux

Pour livrer le « je t’aime » à l’univers entier,

à tous les règnes du microcosme au macrocosme.



Il se lit dans l’écoute et la main qui se tend

Dans l’attention consciente de soulager la souffrance,

D’apaiser les désirs où elle trouve sa source,

Où qu’elle se niche et d’où qu’elle vienne,

Pour simplement initier l’éveil de l’être.



Le « je t’aime » est vibratoire, il résulte d’un partage

Où l’émotion imprimée au recto et au verso de l’entité humaine

Dépasse le simple plan terrestre

Et transcende l’Être enfin conscient

Fusionnant les égo au ça, au Soi.



Le « je t’aime » au creux du lit est semblable à la chaleur

Du « je t’aime » murmuré au saut du même lit

Encore tout empli de cette nuit rêveuse

Qui a livré l’amour à sa fonction primale,

Livrant pour un instant les êtres à la fusion.


yinyanglove.jpg

Il n’y a pas de « je t’aime » corporel

Car il n’est pas matière,

Ce ne sont que bouffées

De tendresse et d’esprit « masculin-féminin »,

Le « je t’aime », ainsi, devient union.



Il emplit le coeur et l’esprit de celui qui le dit

Par l’illumination du regard de celui qui le reçoit.



Le premier vrai « je t’aime » doit être celui

Que l’on dit à soi-même,

Peut-être les yeux fermés pour le mieux savourer

Ou les yeux grands ouverts et perlant quelque peu,

Brillant sûrement de confiance,

Après avoir compris

Que tant qu’il n’est pas dit ainsi,

En toute sincérité

Il ne peut être dit à autrui

Pour le vivre.



Et le temps est venu pour ce faire

Puisque c’est le passé des rencontres

Qui nous mène où nous sommes,

Nus enfin,

Vierges de tout jugement,

D’enfin nous dire « je t’aime »   juste à l’oreille

De la vie qui naît à ce moment,

De l’être intérieur, cet être et esprit

Qui sort alors l’humain de son tout mentalisme.



Voici ce «je t’aime » qui nous sort de l’illusion d’aimer

Et nous fait cheminer vers l’absolu universel.

A chaque battement de coeur, l’onde d’amour

Energise son ondulation en vague irrépressible qui nous submerge,

Nous immergeant dans l’apaisement du Tout.



Allons au devant de l’autre avant qu’il ne vienne à nous

Et si l’inverse se produit ouvrons-nous pour comprendre.

Ne plus reproduire à jamais les errances du passé de l’autre.

Vivre est conscience de créer.

Je t’aime, toi qui lis ces mots.



*

yannesoganesh

*

amouruniversel.jpg

amourtotal.gif

2008 10 21

Dakini

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 9:42

dakini8.jpg

*

Dakini

L’aragne ne vient jamais à vous, elle attend.

Vous allez à l’aragne et la toile de soie

Vibre enfin sous vos doigts pour peu qu’avec le temps

Les regards se partagent, naissent les émois.

L’aragne est femme-déesse qui danse, cadence

De son anaréisme amoureux, l’espérance.

Ce sont ses yeux noisette et son souffle de braise,

Ses bras de Dakini, qui vous tendent leurs mains.

Messagère céleste aux fils qui apaisent

Elle garde les secrets de la vie en demain,

Sachante transcendant les hiers de chacun

Elle souffre en humaine vers un passé défunt.

dakinileaf.jpg

 ’

La langue de ses mots, yogini accomplie,

Stimule le sens secret du langage oublié

La parole d’aragne est la caresse enfouie

Dans les replis d’esprit qui vous rend envié

Par ceux qui son perdu dans le délir des sens

Ayant oblitéré l’amour et son essence.

Belle en sa joie cosmique elle plante son esprit.

Son âme aventurière en l’univers profane

Le brise et le remplace en niveaux entrepris

Convertibles, integrables, esprits diaphanes,

Cachant mieux aux non-initiés le Grand-Secret:

Par semen et pensée d’éveil la Bodhicitta est.

*

eso

dancingspider.jpg

2008 10 20

Ainsi le chemin – Adella et Eso sur le Camino

Classé sous POESIE — esotcelt @ 8:56

photo0045050.jpg 

Ainsi le Chemin

*

Avec toi issue de poésie et d’un passé lointain,

Avec toi que je ne connaissais pas,

Avec toi la femme cheminante

Je pris ton pas rebelle sur la voie.

Par toi le sourire évada mon être.

Par toi j’ai appris des plans vibratoires

Où l’amitié profonde évolue l’âme.

Par toi j’ai pu grâce aux regards nouveaux

Vérifier quelques dons que le Ciel donna

Au cherchant que je suis. Les sacs si lourds

Ecourtaient nos étapes. Bivouac

Un soir, hébergement un autre. Vivre

Devint un chant partage. La nature vraie,

Le pèlerin d’alors, croisées sincères

Dont les mots bleus reflétaient les pensées.

Volonté amicale en bandoulière,

Poésie pour certains, don de soi

Pour l’autre dont le sourire tendait la main.

Il y en eu de ces émotions nues,

Empathisantes et si envoûtantes

Que nous ne sommes plus les mêmes humains.

L’empreinte du Chemin c’est posée, là,

Sur l’empreinte profonde l’un pour

L’autre, qui un temps faiblissait, se levait,

Puisant dans la force de la Compagne

La ressource pour lui tendre à son tour

La main du cœur et de l’âme, l’écoute

Attentive aux errances de l’esprit.

Ce fut chacun son tour. Merci mon Dieu

De nous avoir mis sur la Route à Deux.

A jamais nous sommes gravés de ça

Cette autre forme d’amour au nom d’Eux,

Une sorte d’union sacrée si particulière

Qui rejoint dans le temps les Âmes-Sœurs,

Cette grande famille des Etres qui se cherchent,

Où se côtoient si bien destin et libre arbitre.

Même en vacillant on avance en priant,

Que la pente soit dure ou le sol roulant,

Que le soleil se lève sur une mer de brouillard,

Que le soleil nous plombe de sa chaleur ;

Que la pluie nous lave de son vent d’eau,

Mouillant la matière et séchant les larmes.

Ce fut notre être intérieur qui renaquit ainsi

Poussé par la méditation des cheminants :

Les pieds sur terre et l’esprit dans le Ciel,

Le cœur dans les étoiles et l’âme en prière ;

Juste pour avancer un peu plus dans la Vie

Sans plus blesser quiconque, s’aimer soi-même,

Connaître ses limites pour ne plus rien exiger,

Seulement donner, donner toujours

Sans rien attendre qu’un sourire.

*

eso

*

photo0405050.jpg

*

photo07280v8050.jpg

*

photo0955050.jpg

*

photo071adella.jpg

*

photo080bivouac.jpg

*

photo085eso.jpg

123456

Fée |
Rikach-inspiration |
yvanlepape |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le Rêve Errant
| Jean-michel BARRAT Artiste ...
| MIDO