Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

2008 09 17

Jewel Spirit…

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 8:17

 

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*

 

 

 

 

Jewel spirit….

 

 

Le saule a rencontré la rose bleue.

 

Les regards ont croisé sur sol ami

 

Les voies anciennes de la poésie,

 

Les mains du coeur se sont serrées un peu.

 

 

*

 

Les mots ont reconnu tout en partage.

 

Initiés, ça et là, au gré des voix,

 

L’effeuillement confiant au bout des doigts

 

De l’âme, le chant des peines en cage.

 

 

*

 

Un scarabée vivant jouant de l’être,

 

Soleil levant de renaissance infuse,

 

Vient de naître en l’intime fait qui use.

 

Les questions s’agglutinent aux fenêtres.

 

 

*

 

La rose bleue adoucit ses épines,

 

L’âme adoucit la rétractilité,

 

Offre le coquillage d’avoir été.

 

La perle noire attentive chemine.

 

 

*

 

Il y a tant de vies dans ce refus nu

 

Imprégné de conscience « espérante »,

 

Non pas que la douleur s’efface mendiante,

 

Juste un peu de temps pour vivre le connu

 

 

*

 

Une bouffée d’air frais au goût de menthe

 

Cueillie en chevalier des mûriers

 

Enrobe l’amitié de ses milliers

 

D’attentions douces et communiantes.

 

 

*

 

Depuis, la rose bleue sourit et vit

 

Le chemin intérieur, fort de tendresse ;

 

La respiration naît avec hardiesse

 

Par conscience du saule au coeur meurtri.

 

 

*

 

A tâtons les esprits vont, communiquent,

 

Embaument du passé, les présents lus ;

 

Les souffrances et les joies dès lors vécues.

 

Semences d’avenir si authentique.

 

 

*

 

C’est le choix du destin de livrer vide

 

L’être à l’être en rencontre, en plein de soi,

 

Juste pour s’apprendre, lire ces Moi,

 

Faire de ses chemins  » l’efface-ride « .

 

 

 

*

ganeshabreizh

*

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2008 07 28

C’est le passé du temps qui nous fait ce présent

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 13:29

Eternity of Love - Eternité d'amour - Yin Yang 

 (Pour Fy)

 

 

 

 

 

 

J’ai goûté sur le dos des anges tout parsemés d’amour, les volutes de toi qui les en imbibaient ;

Dans l’eau mûre de la rivière de mon être, j’ai déposé le sel pour assoiffer ton cœur.

J’ai épousé tes pas dans tous les mots d’amour, fleurs fragiles de nos rimes en labour.

J’ai rencontré les êtres éternels, ils m’ont parlé de toi dont  je ne savais rien

Le ciel s’est voûté pour me prendre la main,

La monture des nuages est belle, me rapproche de nous.

C’est au clair de nos levers d’espoir

Que c’est couché ma flamme pour mieux t’embraser,

Me reposer un peu.

Que le « chemin-matière » est long pour te toucher le corps,

Te serrer dans mes bras, respirer tous tes souffles et vivre tes sourires.

Je fuis au présent tous les passés du temps,

Et puis je m’aperçois que sans eux nous ne serions même pas,

Alors je les bénis, j’encense les jours fuis où tu n’étais pas là. 

Je pose genou à terre, le regard dans l’espace

Je connais ton visage et ta main qui se pose

Sur le bout de tes lèvres, pour alors mutine cacher ce qui reste de crainte.

J’embrasse la terre nue pensant aux sables fous qui portaient tes attentes,

Si c’était à refaire je ne changerais rien.

Je ne suis pas gourmand, je t’aime d’éternité vécue, d’éternité à vivre.

Tu vois la vie, cet instant de
la Terre, ce Don de Dieu pour nous rendre meilleur,

Je la chevauche enfin, je bénis nos lever de Soleil et tous nos clairs de Lune.

Ne pense pas aux couchants qui voient mourir le jour, seul le soleil prend son bain dans la mer.

La couche existe encore, certes, elle n’accueille plus que des corps qui dessalent..

La nuit n’est pas propice aux étreintes futiles

C’est quand la lumière point que je te fais l’amour, les yeux dans les yeux.

Sublimant l’impossible, transcendant les possibles

L’amour est absolu, et, s’il ne l’était pas

Il en mourrait de tous ces relatifs qui

Divisent l’humain, le ramènent à la bête

Le passé, mon amour aime le : c’est à nous qu’il conduit !

Le présent que tu vis, sache le dissocier des vents de nos  déserts.

Il n’y a pas d’ornière dans le chemin du temps

Il n’y a que l’illusion du mirage du désir.

Nous sommes la certitude de notre devenir.

Nous en ferons plus d’heures à nous que de minutes à ceux

Dont l’égo à figé tous les élans du cœur, sauf le pardon de l’âme.

La vie est belle, sais-tu ! telle que nous la vivons ;

N’en demandons pas plus qu’on en peut assumer,

Le destin s’y entend pour nous le rappeler.

C’est au-delà du Ciel, mon Amour si tendre,

Que nous nous rejoindrons lorsque le temps sera.

Je viens d’être emporté par ta vague, ma plume se noie en nous.

Je ne bénis jamais assez le « Ciel » pour notre réalité.

Nous sommes deux consciences révélées l’une à l’autre,

Issues d’âmes antiques qui ne renaîtront plus.

Nous nous sommes trouvés, nous sommes ce « Nous » plein.

Notre frisson est de savoir que nous ne nous quittons plus.

eso

2008 07 23

De « Soleil-Lune  » à « Lune-Soleil ».

Classé sous POESIE — esotcelt @ 14:48

De

 

*

De « Soleil-Lune » à « Lune-Soleil »,

A toi, « l’Amour-Lointain » qui énergise les cœurs dans tous les présents blancs

A toi, « l’Amour-Rencontre » né de poésie en poésie, créé pour nous enrichir de l’autre.

Je dis que je nous désaltère de nos épisodiques regards des mots passés aux cribles de nos consciences.

Je dis que je nous caresse l’esprit de la main chaleureuse, en visière pour se regard au loin qui s’emplit de chacun.

Scrutons ensemble la nuit des étoiles, au jour le jour, d’hémisphères en hémisphères, pour nous seuls.

Nous y prenons le substrat de notre Être commun ; nous y puisons les écoutes du temps qui nous nourrit.

Quand tu cueilles une fleur au jardin de notre tendresse, dans l’émoi de nos partages,

Je la cueille aussi, je la recueille encore pour mémoire, dans ses présents de toi, respirant tout ce que j’imagine, portant au firmament nos sublimes sincérités

Ce sont des roses rouges, et des pivoines encore ; elles fleurent bons nos connaissances et nos reconnaissances.

Ce sont des jasmins blancs boutonnés d’or vert, des hibiscus tendres, quelques pervenches pures « pastélisant » notre soif.

Jusqu’au palmier qui se met sur son trente-et-un pour que ses dattes datent par leur douceur notre richesse d’aimer.

J’épouse les formes de l’arbre pour être encore plus fort, nourrissant mon magnétisme du sien.  La nature nous anime tant !

J’entreprends l’escalade des rayons arc en ciel quand je sais que tes yeux sont humides, simplement pour les boire.

Je grimpe sur le dos des nuages quand le vent les pousse au sud, avec pour seul parachute l’amour de notre amour.

Il y a toujours un courant qui me rassure, me dit que le temps nourrit notre affection, que l’espace dans la conscience nous transcende.

C’est déjà si bon, si beau de s’aimer, hors matière ; nous sommes les gardiens de ce riche trésor.

J’attends juste l’envol de l’oiseau, je le charge de mes flots bleus pour ta mer si verte ; mes sentiments moutonnent encore dans tout son vague à l’âme.

Enfin je rêve des possibles, toutes ces joies, petites ou grandes, qui tordent le cou à tous les impossibles.

*

Pour créer ces quotidiens si forts, si doux,

Ces quelques heures tendres, où,

Clavier contre clavier, ton astral dans mon astral,

Nous aimons ce que nous sommes pour nous.

Vivre est conscience de créer,

D’aimer encore et encore,

Aussi, toi, mon Amour.

Laisse moi une fois encore

*

Me noyer dans la rosée de tes doux yeux,

Dans la brume de ton regard,

Juste au moment où il se plie sur la nuit ;

Ma main sur ton cœur

Le sentiment m’étreint alors que je perle.

Amour que ta vie soit douce !

Ma lune se lève alors que mon soleil dort.

A toi, ma Sœur, mon Amie, mon Amour la fleur de mon Âme
Je dis: tu as raison d’Aimer.

 

esoYannesh

*

L'éloignement

 

 

 

2008 07 5

Le silence

Classé sous Reflexions - Apartes — ganeshabreizh @ 4:24

  Quelques petits mots sur le silence,

Le silence et le mutisme sont de signification très différente.

Le silence est un prélude d’ouverture et de révélation, le mutisme est la fermeture à la révélation, soir par refus de la percevoir ou de la transmettre, soit par punition de l’avoir brouillée dans le tapage des gestes et des passions.

Le silence ouvre un passage, le mutisme le coupe.

Selon les traditions, il y eut un silence avant la création ; il y aura silence à la fin des temps.

Le silence enveloppe les grands événements, le mutisme les cache ; l’un donne aux choses grandeur et majesté ; l’autre les déprécie et les dégrade.

L’un marque un progrès (évolution spiralée), l’autre une régression (évolution linéaire, horizontale).

Le silence, disent les règles monastiques est une grande cérémonie. Dieu arrive dans l’âme qui fait régner en elle le silence, mais il rend muet qui se dissipe en bavardage et ne pénètre pas en qui s’enferme et se bloque dans le mutisme.

Le silence est partie intégrale de la méditation, il ouvre sur la voie intérieure, dans la conscience d’être.

Quelques mots du silence : (pour l’enfant au moment du coucher) :Chut! les Anges vont venir!

L’écoute

La vibration avec

Lâcher prise

Aimer

Ne rien dire

Regarder

Observer

Tendre la main

Le salut muet de la rencontre

Le souffle de la vie

[Essayez, vous verrez, il y en a encore tant à découvrir, vous pouvez me laisser vos propres mots du silence en commentaire, juste pour que nous partagions nos silences, je vous en ferais un poème.]

*

ganeshabreizh

[Gros clin d'oeil à Sahel la poétesse et Alex, fifille d'amour]

 

2008 06 25

Que faire de son imaginaire face à la conscience ?

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 5:22

 

Que faire de son imaginaire face à la conscience ?

‘ 

Tout manipule si la conscience ploie.

Subi, l’effet du désir s’entache de peur

Qui s’imprègne du son des regards, à la vue des mots,

Tandis que les paroles tues accompagnent le silence,

Dans son désert humain ensablant les élans.

‘ 

Hybride, la concision des gestes protecteurs

Sauve l’intime pensée d’exister seulement pour soi-même,

Alors que la connaissance évasive des faits tus

Alimente le feu qui ronge ouvrant sur culpabilité.

Les choses sont-elles induites alors que l’homme crée ?

‘ 

Ne plus rien comprendre alors que le temps s’est affolé

Fait pleuvoir le soleil sur fuite de la lune,

Et c’est toujours la terre qui boit sur la nature en berne !

Larguons la grand’ voile et dans l’éther imbu

L’univers nous dévoile pourquoi l’homme s’attache.

‘ 

Pourquoi l’homme lé, fleur d’air opportune,

Couvre les murs de ses vies d’un ego comédien ?

Il fait s’entrechoquer des mots, en tremblements d’errance,

Sur les philosophies nourries aux vapeurs de la métaphysique ;

Sur la laïcité imprégnée multiplement de l’air du temps.

‘ 

De l’esprit qui l’anime à la matière qui le plombe

L’humain démagogue mélange sagesse et religion

Il poursuit le massacre de tous les « temps-présents »;

Son seul « leitmotiv » résume tous les « carpe diem »

Unique jouissance de l’instant subi ne sera jamais graines .

 

 

*

ganeshabreizh

2008 06 23

A force de ne vivre que l’ « errare humanum est »…

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 19:47

A force de ne vivre que l’ « errare humanum est »…

L’océan, je le place dans l’homme, cette mouvance vague.

La mer, je la retrace dans sa dimension nourricière, œuvre apaisante ;

La terre, comme interface entre la femme tectonique et l’Etre qui s’élague ;

Avec mon air, moi je me love en toi la vie, androgyne entité enivrante.

Aux sociétés en rut, abruptes, mises au pied du mur des temps passés,

Nées d’autant de matérialités addictives, esclavagistes et sournoises ;

Aux ethnies en percevoir des subis, en décalage des traditions usées,

Transpirantes à l’angoisse de l’écrasement, j’écris ces mots qui apprivoisent …

Il y a tellement de copies conformes « héréditées » aux reflets des vécus que

Les ancres devenues liens se scellent au fond humain, folie de bateaux ivres.

Les pouvoirs se voulant réformant pour demain oublient dans le présent nu que

Se profilent amères les œillères d’écailles en pansement d’égo à poursuivre.

L’autorité, larvée sous langue de bois, équivaut au bandage lâche, et protecteur,

Comme cautère sur jambe de bois, redessinant l’artificielle pensée des promesses.

Les discours se perdent en lambeaux d’existence dans les méandres des cœurs,

Des peuples, où pleuvent bons vouloirs et angélismes, comme pour une kermesse !

Sans rien résoudre, les hommes passent, le mal se tord de douleur

Sous les coups de l’humain qui se dit prêt à régenter le tout ;

Prenant le temps d’observer, il dit déjà : « pas le temps ! », et contempteur

S’exclame ; « comment fait la nature qui prend espace et temps partout ? »

Dame Nature se nourrit d’absolu, aux humains elle cède tous les relatifs,

Apparence seulement qui ne heurte plus la conscience d’aucun.

Même avec intuition d’absolu, l’homme veut bien trop vivre en abusif,

Cumuler les « richesses » qu’il désire… pour l’Esprit c’est petit, c’est commun.

L’erreur serait-elle ici ? privilégier la matière à l’esprit ? inversement ?

Dans la fuite en avant d’un toujours plus incontrôlé ? à dominer l’Environ ?

Nous ne sommes que passagers terrestres, passager des vies en dimensionnement.

Au nom du progrès tout n’est pas permis, regardons le paysage de notre Achéron.

 

 

…perseverare diabolicum.

ganeshabreizh

2008 05 1

Né ici quelque part ou ailleurs !

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 2:58

Né ici quelque part ou ailleurs ! 

Quelque part, le poète est…

Aussi un lecteur de…

Mots, un dégustateur souffrant et s’apaisant du …

Verbe, hédoniste particulier de sa muse en…

Bride abattue chevauchant la caractéristique ému en …

Croupe nue de la page blanche qui caracole en abstruses

Connotations absconses, échange de poils qu’il voudrait brosser

Alors que le vent, des consciences interrogées,

Où intelligemment mises à nue sous le boisseau

S’étreignent dans le rire des rimes et des vers qui les chatouillent.

 

 

 

 

Quelque part, disais-je, le poète…

Se révèle mutin, enjôleur de brouillon.

Il se répand un peu, ce tantinet soumis à la seconde mouche

Qui vole au secours de l’abeille qui passe alors que le bourdon

Picore le miel des oiseaux  fous d’amour qui butinent la terre.

Il rencontre le vers de terre qui s’ « alombrique » de mottes d’herbes en mottes d’ailes.

Naît  la libre folie qui traduit tous les rêves nourris de graines d’enfance et de labours, de connaissances.

Il fait jour et nuit pour ce poète ému, cet humain cultivateur avant tout tant

Il fait gerber de sons pour le blé qu’il sème en son aube vierge;

Son nocturne naissant, les âges de sa vie viennent y réfléchir leurs brides et leur libres sueurs froides.

 

 

La poétesse en homonyme masculine de sa féminité innée

Porte le regard de plume nourrie de ce compréhensif

Qui s’est alimenté des « interpellatifs » cheveux balayant  les …

Doutes issus des luttes ancrées des non sus et des oblitérés reflets

De tous ses interrogatifs culturels assénés  aux noms des préjugés ancrés.

Ainsi naît son pouvoir de dépasser tous les discriminés, les rassembler;

De les  entourer; de leur révéler tous les pouvoirs de l’être

Pour exister, et transmettre les valeurs acquises au nom de la souffrance.

Sa lecture naît de ses degrés d’apprendre ; elle conçoit le dire et le taire.

Le dire encore et le taire un peu plus créent les degrés du savoir respecter.

 

 

 

 

Pour le passager du verbe, le quêteur du simple vers et du complexe nu,

Le transcrit révélant est reflet inné du vibré délivré par l’enfant lorsqu’il s’ouvre.

Les yeux, les oreilles, les sens donnent au regard qu’ils  croisent

Comme au magnétisme animal et humain, ce chant de la nature est pur, et si pur.

L’art du transcrire est de livrer le brut en fi des fioritures,

Décoffrage de tous ces vagues à l’âme, complétude des silences,

Ni conçus, ni préconçus, juste sage phagocytant le nécrophage individu de vie.

Il se nourrit des paupières engoncées d’encre au goût d’algues,

Leurs suints de rencontres s’écoulent en matricielles cultures ou religions ;

Il reste au passager à vivre l’écoute, le respect, le partage de tout ce qui commence par des phéromones, au nom de tous lss non, au non de tous les oui : ces pourquoi ne serait-ce pas !

 

 

 

 

Les sucs du passé des corps et des esprits, des cœurs et des âmes

Sont inscrits dans tous les sens du poète lecteur et du lecteur poète

Du poète aussi bien poétesse que cette poétesse est poète.

Inscrit dans la moelle de tout ce qui vit et se nourrit de mort,

Dans tout ce qui meurt et se nourrit de vie demeure cet « A » de haine

Et qui veut dire Amour et ce « H » aspiré qui un peu inspiré

Habille la Nature de  » l’Hêtre », cet Arbre se nourrissant

D’un cosmos vivant, régénérescence et perpétuelle évolution.

Le poète est l’écrivain juxtaposé à l’Âme du Monde,

C’est par  son branchement vital de vivre et de mourir qu’il s’exprime, continue de mourir et de vivre les toujours fantasmés!

 

 

 

 

 

 

Il met les doigts « tentaculés » de lettres et d’empreintes « poétales »

Dans la prise de l’instant où s’exprime ce courant germé

De tous les continus et les alternatives attitudes bercées de tous les riens et les néants.

Il aime ce papier carbone qui réfléchit son monde.

Poète où poétesse, les deux, les trois ou les quatre à la fois,

Androgyne de la création pure générant cette émotion ultime, qui se cache et s’exprime…

Poésie d’équilibre en instance d’éternel don, et d’entière recherche,

Je te dis aujourd’hui tes quatre vérités alors que la nuit fuit.

 

 

 

 

 

De l’émettre et du lire, du certain au sourire maquillé de grammaire et du mot liberté, 

Le balancier fluctue,  notions d’exacerber, et se berce ingénu de ce qu’il lâche aux lions,
 De l’observé au  percevoir jusque dans son inverse animal et humain !

Ne serait-ce que la goutte immatérielle glu de l’espace d’un temps

Nourrissant, biens qu’illusoire et transfert de pouvoir

Le partage d’un homme ou celui d’une femme, c’est l’enfant qui respire.

La communion nourrit la source de l’un la fuite de l’autre, ou tend son équilibre,

Issu d’un cru, d’un entendu, d’un attendu, d’un nu, de tous ses « in situ » qui ne situe personne.

 

 

yannesoganesh

[Ce poème est dédié à tous les auteurs qui figurent aujourd'hui sur ma liste d' Auteurs préférés du Site Nouvelle-Poésie et que vous pouvez consulter sur mon profil, et plus particulièrement à Ice-Raphaël - Sahel - Joséphine, sans qui je ne serais pas ce que je suis aujourd'hui.] – [Mention spéciale à tous les auteurs des poèmes "coupsdecoeur" que j'ai répertoriés au fur et à mesure de mes lectures _Mais j'ai en ai encore tant à faire, lire et dire pour tous vous connaître_ Mentions plus que spéciales à Khadija, Runiques et AlteregO  et Legrand pour leurs dimensions respectives.] y a trop d’absent qui brillent par la rareté de leur apparition et de leur expression, il tiennent néanmoins une place à part entière dans mon coeur)

2008 04 17

Des préjugés

Classé sous Pensees - Meditations - Citations — ganeshabreizh @ 15:25

 

 Pantin

*

A la flamme des préjugés

Chacun brûle sa liberté

ganeshabreizh

*

 

 VOLTAIRE  DICTIONNAIRE PHILOSOPHIQUE 
PRÉJUGÉS

Le préjugé est une opinion sans jugement. Ainsi dans toute la terre on inspire aux enfants toutes les opinions qu’on veut, avant qu’ils puissent juger.

Il y a des préjugés universels, nécessaires, et qui font la vertu même. Par tout pays on apprend aux enfants à reconnaître un Dieu rémunérateur et vengeur; à respecter, à aimer leur père et leur mère; à regarder le larcin comme un crime, le mensonge intéressé comme un vice, avant qu’ils puissent deviner ce que c’est qu’un vice et une vertu.

Il y a donc de très bons préjugés; ce sont ceux que le jugement ratifie quand on raisonne.

Sentiment n’est pas simple préjugé; c’est quelque chose de bien plus fort. Une mère n’aime pas son fils parce qu’on lui dit qu’il le faut aimer, elle le chérit heureusement malgré elle. Ce n’est point par préjugé que vous courez au secours d’un enfant inconnu prêt à tomber dans un précipice, ou à être dévoré par une bête.

Mais c’est par préjugé que vous respecterez un homme revêtu de certains habits, marchant gravement, parlant de même. Vos parents vous ont dit que vous deviez vous incliner devant cet homme; vous le respectez avant de savoir s’il mérite vos respects: vous croissez en âge et en connaissances; vous vous apercevez que cet homme est un charlatan pétri d’orgueil, d’intérêt et d’artifice; vous méprisez ce que vous révériez, et le préjugé cède au jugement. Vous avez cru par préjugé les fables dont on a bercé votre enfance; on vous a dit que les Titans firent la guerre aux dieux, et que Vénus fut amoureuse d’Adonis; vous prenez à douze ans ces fables pour des vérités; vous les regardez à vingt ans comme des allégories ingénieuses.

Examinons en peu de mots les différentes sortes de préjugés, afin de mettre de l’ordre dans nos affaires. Nous serons peut-être comme ceux qui, du temps du système de Law, s’aperçurent qu’ils avaient calculé des richesses imaginaires.

Préjugés des sens. N’est-ce pas une chose plaisante que nos yeux nous trompent toujours, lors même que nous voyons très bien, et qu’au contraire nos oreilles ne nous trompent pas? Que votre oreille bien conformée entende: Vous êtes belle, je vous aime; il est bien sûr qu’on ne vous a pas dit: Je vous hais, vous êtes laide. Mais vous voyez un miroir uni; il est démontré que vous vous trompez, c’est une surface très raboteuse. Vous voyez le soleil d’environ deux pieds de diamètre; il est démontré qu’il est un million de fois plus gros que la terre.

Il semble que Dieu ait mis la vérité dans vos oreilles, et l’erreur dans vos yeux; mais étudiez l’optique, et vous verrez que Dieu ne vous a pas trompé, et qu’il est impossible que les objets vous paraissent autrement que vous les voyez dans l’état présent des choses.

Préjugés physiques.Le soleil se lève, la lune aussi, la terre est immobile: ce sont là des préjugés physiques naturels. Mais que les écrevisses soient bonnes pour le sang, parce qu’étant cuites elles sont rouges comme lui; que les anguilles guérissent la paralysie, parce qu’elles frétillent; que la lune influe sur nos maladies, parce qu’un jour on observa qu’un malade avait eu un redoublement de fièvre pendant le décours de la lune: ces idées et mille autres ont été des erreurs d’anciens charlatans, qui jugèrent sans raisonner, et qui, étant trompés, trompèrent les autres.

Préjugés historiques. La plupart des histoires ont été crues sans examen, et cette créance est un préjugé. Fabius Pictor raconte que, plusieurs siècles avant lui, une vestale de la ville d’Albe, allant puiser de l’eau dans sa cruche, fut violée, qu’elle accoucha de Romulus et de Rémus, qu’ils furent nourris par une louve, etc. Le peuple romain crut cette fable; il n’examina point si dans ce temps-là il y avait des vestales dans le Latium, s’il était vraisemblable que la fille d’un roi sortît de son couvent avec sa cruche, s’il était probable qu’une louve allaitât deux enfants au lieu de les manger; le préjugé s’établit.

Un moine écrit que Clovis, étant dans un grand danger à la bataille de Tolbiac, fit voeu de se faire chrétien s’il en réchappait; mais est-il naturel qu’on s’adresse à un dieu étranger dans une telle occasion? n’est-ce pas alors que la religion dans laquelle on est né agit le plus puissamment? Quel est le chrétien qui, dans une bataille contre les Turcs, ne s’adressera pas plutôt à la sainte Vierge qu’à Mahomet? On ajoute qu’un pigeon apporta la sainte ampoule dans son bec pour oindre Clovis, et qu’un ange apporta l’oriflamme pour le conduire; le préjugé crut toutes les historiettes de ce genre. Ceux qui connaissent la nature humaine savent bien que l’usurpateur Clovis, et l’usurpateur Rolon ou Rol, se firent chrétiens pour gouverner plus sûrement des chrétiens, comme les usurpateurs turcs se firent musulmans pour gouverner plus sûrement les musulmans.

Préjugés religieux.Si votre nourrice vous a dit que Cérès préside aux blés, ou que Vistnou et Xaca se sont faits hommes plusieurs fois, ou que Sammonocodom est venu couper une forêt, ou qu’Odin vous attend dans sa salle vers le Jutland, ou que Mahomet ou quelque autre a fait un voyage dans le ciel; enfin si votre précepteur vient ensuite enfoncer dans votre cervelle ce que votre nourrice y a gravé, vous en tenez pour votre vie. Votre jugement veut-il s’élever contre ces préjugés, vos voisins, et surtout vos voisines crient à l’impie, et vous effrayent; votre derviche, craignant de voir diminuer son revenu, vous accuse auprès du cadi, et ce cadi vous fait empaler s’il le peut, parce qu’il veut commander à des sots, et qu’il croit que les sots obéissent mieux que les autres: et cela durera jusqu’à ce que vos voisins, et le derviche, et le cadi, commencent à comprendre que la sottise n’est bonne à rien, et que la persécution est abominable.

 

Préjugéshttp://www.prejuges-stereotypes.net/main.htm

 

2008 04 14

Livre de la vie

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 13:59

 

 Livre de vie

*

 

 

Prends la vie comme un livre sans fin
Un chapitre par personne rencontrée
Il est des chapitres qui se terminent
Se sont les mots qui écrits répercutent
Les émotions, véhiculent les notes des chocs
C’est le vent du destin
La brise du libre arbitre
Qui fait tourner les pages,
Mettre un serment sous l’éteignoir.
C’est par l’autodafé du livre
Que les mots se noircissent et se brouillent.
Il en est quelques uns qui survivront encore
Dans l’esprit du souvenir
L’oubli n’existe pas même
Si l’être est ordonné.

 

*

 ganeshabreizh

 

2008 04 13

Non-Evanescence conscience et être (Slam)

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 19:50

Conscience intime

 

*

Tout ce qui est émotion du rire au pleurer

Te renvoie à tous tes manques et tes vouloirs

Tes assouvis et tes inassouvis

Les manques et les partages

Initiés, ourdis et jamais aboutis

Rappelle-toi les rêves de l’enfance

Les subis d’adolescence

Les transcender pour exister

Les arrivées de l’adulte au goût du parvenir

Les  oublis de l’être qui se frottent au conscient de l’inconscience totale des autres

Les appris qui combattent avec soi-même, pour n’avoir pas à lutter contre

Puisque c’est brûler l’énergie que d’élever la haine

Au rang de l’action sous couvert de régler l’injustice

 

Toi qui me lis emplis ton esprit et  ton cœur et ton âme

Des vibrations constructives de l’empathie d’être

Si les mains sont tendues ce n’est pas pour le regard

C’est pour les prendre entre les tiennes et les donner aux autres

Non pas pour les couper mais pour les laver de leurs blessures

Les extirper de l’indifférence les baigner des larmes qui lavent

Résultante de la conscience acquise aux feux des présents de chaque jour

Nourris par la part d’écoute que l’homme se donne à lui-même pour dévier

Du chemin tracé qui soulage ce qui l’amène à se pourrir la vie

 

Mon immortelle vie d’amour tu as soudé « cœur-âme-esprit » pour l’effet miroir

Je ne t’ai pas toujours suivi loin de là les brouillards du matériel

Ont tant empli les quotidiens de l’enfance et de l’adolescence

Les boucliers étaient restés dans les placards des parents des enseignants des amis

Ce n’est que le questionnement l’aventure de la philosophie de la métaphysique

Qui a nourri et engendré l’examen de conscience qui réveille intimement

Cet oubli des décisions de « L’avant-naître » tu sais petit cœur

Ce que tu oublies de tes choix de vie lorsque tu nais de la femme et de l’homme

Ce qui  fit que tu acceptas de re-franchir le pas pour te libérer enfin

De toute incarnation nouvelle

Maintenant que je suis Homme conscient libre de dire et de faire en ce sens retrouvé

J’écoute je tends la main je partage je provoque utilement avec les mots qui soignent

 

Je soutiens

J’agis

Je vis

Je suis

J’exécute les présents

J’aime enfin ce que je suis

Ce que les autres sont

Je bois leurs différences

Je m’enrichis  de les voir être

Comme ils sont

Juste un peu de voix pour exprimer

Juste un peu de don de soi-même pour partager

Pour échanger par les regards plus que par les mots

 

J’ai appris à regarder observer sans juger

Plutôt que de voir en être blasé qui dit tout savoir

Tout connaître et tout comprendre

Qui ne s’étonne plus de rien sinon d’être incompris

J’ai appris en côtoyant les travers et les tout-droits

Les regards fuyants  qui larmoient leurs absences

Et les yeux dans les yeux qui se voilent  de leurs présences

J’ai fui aussi des regards présents qui me buvaient le sang

Et des regards absents dans lesquels je me noyais

Je noyais l’incertain de mes connaissances de l’être

Sans pour autant maîtriser ce dont demain serait fait

 

Il  y eut des cœurs à cœur et des corps à corps

Des esprits en » fondu enchaîné » des âmes nues simples et discrètes

Ourlées de leur sincérité ou bien de leur folie de n’être que ceci

Maintenant je poursuis  la route vous savez ce chemin

A la fois tracé en pointillé pour que le libre arbitre tente

D’en diriger l’intime

Ce qui fait sa force

Et la puissance de l’être

Regarde Ami

Ce que tu ne peux changer

Mais sache vraiment ce que cela veut dire 

C’est le destin qui te le donne à vivre

C’est ton choix d’avant la naissance que tu retrouves

Ferme les yeux

Tous les yeux

Ceux qui regardent

Ceux qui oublient

Laisse les paupières s’entrouvrirent

Celles de ton être intime qui résonne enfin pour se souvenir

Les sons se profilent, les voies d’outre ciel s’impriment

La vie est là telle que tu as choisi de la vivre

Ne la renie pas elle est ta génération spontanée d’être

Et toi tout être que tu sois je t’aime d’être et d’avoir été ainsi

De ce que tu es ne  renie rien

Apprends juste à te connaître et à t’aimer

C’est ainsi que tu aimeras l’autre

Ce reflet de toi-même en autre dimension

Evoluons ensemble juste pour l’enfant qui naît

Et toi qui t’interroges enfin.

*

ganeshabreizh

Conscience cosmique

 

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