Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

2007 11 29

La musique est si belle, pourquoi ne pas l’écouter et l’entendre ?

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 9:51

 Melodie du silencce avant la couleur de la note

La musique est si belle, pourquoi ne pas l’écouter et l’entendre ? 

 

 

A « Source-Création » est un esprit subtil

Qui émit dimensions au rythme de l’Utile

Pour une cible issue de conscience entendu

A promouvoir enfin les poésies des mots.

Dans la glace des cendres a jaillit l’étincelle

 

 

*

 

 

Le cœur est grand, très grand, immense intensité,

Il n’est pas fait de lien mais des multiples échos

Des écoutes et des dons du reçu, du perçu,

Du masqué, du vécu, sur la falaise du chant de l’âme.

Parenthèse de vie sur la phase de l’Être,

Qui, ayant été ouvert par Dieu créateur,

Ne se refermera jamais que sur Lui ;

Ponctuation du souffle initiant le « non-temps ».

Disharmonie des consciences de la nature humaine ?

 

Privilèges créant dimensions matérielles

Des perceptions diffuses du quotidien humain

Face à possibilité de choix impartial

D’où le raisonnement découle en impondéré

Le coeur est grand, très grand, immense intensité !

Il n’est pas fait de la main de multiples échos.

Que votre voix se joigne, immatériel point d’vue.

La  figure des mots s’exhale au corps défendant.

 

 

La musique est si belle,  pourquoi ne pas l’écouter et l’entendre !

 

 

L’esprit se dimensionne pour enfourcher l’écoute.

Donner sans rien prendre, unique percevoir.

De ce qui va permettre don de l’un à l’autre,

Sans conserver pour soi dimension d’exister ;

Les efforts entrepris depuis la création

De cette dimension : Nouvelle-Poésie ;

Qui peut  se rendre compte du temps offert ainsi ?

 

 

 

La musique est si belle, pourquoi ne pas l’écouter et l’entendre…

 

 

Aux butineurs de mots ensemençant le Web,

Juste pour exister au nom de l’anonyme,

Réduisant leurs Pseudos au bon vouloir du lire,

Ne se posant nulle part en étant de partout,

 Jusqu’à se diluer dans  l’aboulie subi

Avec secret espoir des commentaires bâties

Sur les fond préconçus, plus que sur fond reçu,

La toile est dangereuse pour qui veut s’exprimer

Sans donner en échange son ressenti de l’autre.

 

 

La musique est belle, pourquoi ne pas l’entendre ?

 

 

A partir du moment où le partage exclut

La conception du vrai sans donner de soi-même…

Le créateur du site se débat en admin’

Avec des idées mûres, des interrogations,

En souci constructif de la modération.

Appel est souvent fait au gratuit de l’instant.

Bien peu résonne enfin, et pourtant l’être est là…

Dans son ego du temps difficile à gérer.

 

 

La musique est belle, pourquoi ne pas l’entendre !

 

 

Dans sa timidité du Pseudo qui le cache

Est pourtant l’expression du vouloir proposer.

Juste un peu, pour la rencontre, l’écho du percevoir,

Créateur du soutien de la confiance en soi.

Le temps s’en suit et les sessions se suivent

Sans que les dons de soi parviennent à créer  

Le dépassement cru des barrières sociétales,

A la lecture des vus, des entendus construits

Et des « non-écoutés » pour les « à-priori ».

 

 

La musique est belle, pourquoi ne pas l’entendre … et y participer.

 

 

Lâchez-vous les Amis, la vie est simple et dense.

Blackboulez cet instinct qui vous mine et retient !

Donner tout uniment sans trop paillonner.

Dîtes-le si, Vous, vous êtes différent de vous,

De ce vous qui échappe à c’que vous recherchez,

Ce vous dimensionné au nom du temps géré.

  Surtout continuez, poursuivez le « lieu-dit ».

Où votre Être peut être ce que vous êtes en tout.

Le « malenchantement » n’est pas dans le site conçu.

 

 

La musique est belle, pour quoi ne pas l’entendre ?

 

 

Pour les idées diffuses de ceux qui impriment

Tant de facilités en culture gratuite,

La déception demeure à voir l’abandon

Du provisoire créé  par la fuite de l’être.

Face à l’inattendu, la découverte intime,

Du vide et du zéro qui ne sont point néant,

Profile le refus de l’alors perçu

Que des êtres attendent et ne sont point comblés…

Savons-nous seulement ce que nous attendons ?

 

 

La musique et belle, pourquoi ne pas l’entendre !

 

 

Enfin percevoir que notre attente est faite.

Son existence est sûre en notre réception

Pour autre que nous-mêmes, en reflet de soi-même.

Chacun s’exprime avec son être propre.

Tous et personne, aucun et chacun, peuvent voir,

La volonté de l’impact est écriture de cœur,

Le don de ces mots est reflet de pensée,

A ce titre l’humain doit être humilité.

 

 

Que la musique est belle ! Comme  nous l’entendons !

 

 

*

yannesoganesh

 

*

La mélodie dimensionnée

2007 09 13

De Cœur-Âme à Cœur-Âme ou Dialogue entre le Soi et l’Ego (A l’écho du poème de Cinderell’ « Au bout du chemin… »)

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 17:11

La lumière brille pour toi

Si vous souhaitez lire son poème  « Au bout du chemin » voici le lien:

http://auxmotspassant.boardsmessage.com/Poemes-f1/Au-bout-du-chemin-t428.htm

*

 

Alors que je lisais, je me suis arrêté, avec une voix intérieure ressentie, comme interpellé du coin de l’antérieur.
L’émotion vécue en participation est si forte !
Si l’on prend la mesure  des ces pas lents, que toi Poétesse tu nous fais  accomplir sur une trace pénétrante, dans les vers ainsi conçus qu’ils accompagnent notre « résonnance » en s’attendant l’un l’autre.
Alors, je recommence pour trouver la vibration qui me permet de suivre et de communier à cette écharpe de rosée vivante et consciente, et profonde.
J’aurai voulu m’arrêter là … sur le dernier vers « Unis à jamais pour la plus longue nuit… »  et ses points de suspension  qui laissent à l’esprit la main qui se tend pour qu’on la prenne avant que de trébucher sur un point dit final.
Alors je recommence, pour chercher les « respirations » dans les soupirs induits, que j’ai du dépasser pour calmer le partage, ou pour le densifier.
Poésie vraiment si pure et si humaine qu’elle initia en moi les mots qui suivent et que je t’offre :

 

Dialogue entre le Soi…et l’Ego

 

 

Le temps, notre vie ; l’espace, notre dimension ;
L’oubli en fruit de la mémoire occulte
Voient le sommeil acquis sans assoupissement.

Le balancier des consciences rythme tous nos silences,
Egrenant la vieillesse dans sa fraîcheur crispante,
Au cœur de l’Âme oméga se dessine.

Juste éclair des instants des années disparues avant que d’exister et n’étant pas encore,
Le geste de tendresse intime enclôt notre regard
Après que son soutien nous ait pris sous son aile.

« Être-non-Être » tu dois percevoir ce vivant,
Les signes précurseurs du passage ;
Ils valent pour les Deux un parallèle instant.

Les esprits suivent un chemin, les corps se transforment.
Voilà l’évolution ! Des doutes ressentis
La peine vaut son poids à l’écho de l’espoir.

Toute ride s’efface de la marée humaine
Alors qu’ « Amour-Confiant » nous livre à l’océan divin.
Nous pourrons cependant ployer pour ceux qui restent.

Un temps, juste un temps, nous ne sommes jamais seuls. 

yann(esoganesh)

2007 09 4

Farinelli, la voie d’une voix-énergie

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 19:32

Farinelli

*

 

Farinelli Farinelli, ou la voie d’une « voix-énergie »

*

La crinière du feu de l’être,

Cette frange d’un fleuve insensé ;

Le flux et reflux combinés

Transmue le commun du mortel en lettres.

*

Enfant de la maladie d’homme

Elle susurre au féminin

Ce que cèle le masculin.

L’équilibre est fleur économe.

*

Ainsi l’inconstant désir nu,

Suspens dévié au gré du su,

S’est plié en chant sécrété

Par le grain mouvant, grain de blé.

*

Tant d’hypothèses ont préconçues

Les réparties les plus connues !

Si peu de confiance ou conscience

Ignorent l’effet de la Présence.

*

Combien d’âmes ainsi sont nées

Evidement de marées ?

Pulsions hâtives ou réfléchies ?

Les êtres sont au goût d’ici !

*

Synergies, énergies voulues

Par les pores du Paraclet…

Imperceptibles mouvances crues…

Innocence d’univers prêt !

*

Mots pensées, verbe gracieux,

En générateur d’égrégore

L’humain galvaude tes corps,

Alors que réserve est voeux pieux.

*

Cette aura alors invisible,

Se nomme, se respire et s’entend,

Se voit, se saoule ; et se palpant

Elle dimensionne les possibles.

*

Alors je suis !

*

Farinelli

*

yannesoganesh

 

2007 08 7

A propos de ce Blog -Cancer (entre autres) « La maladie est l’effort que fait la nature pour guérir l’homme. Elle renferme l’or véritable qu’il n’a trouvé ailleurs. Tout ce qui n’arrive pas à la conscience revient sous forme de destinée (C.G.JUNG)

Classé sous A la découverte de ... — ganeshabreizh @ 13:31

Bienvenue, Bonjour  (en breton)

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Depuis  que le Volume II du GRENIER des MOTS -REFLETS a été créé, les deux greniers sont alimentés régulièrement.

Ils évoluent de concert

Toutes les photos qui ornent les GRENIERs, afin de souligner le symbolisme latent dans les textes qui vous sont proposés, sont le résultat de mon furetage sur Internet. Il se peut qu’un copyright existe pour certaines d’entre elles, dans ce cas , si leur propriétaire considère qu’elles ne doivent pas être ainsi utilisées, ou pour toute autre raison, un simple mot de leur part et je les retirerais immédiatement.

Avec ou sans commentaires ses blogs vivront et, qui sait, se verront les premiers maillons d’une chaîne de Volume des MOTS-REFLETS.

Néanmoins, chères visiteuses, chers visiteurs, tout mots d’encouragement de votre part sera le bienvenu et me donnera encore plus de coeur à l’ouvrage.

Vous pouvez apporter toutes les contradictions que vous voulez, même me faire des suggestions, tout commentaire recevra une réponse dans la mesure où il en demande un. Ici aucune censure n’est exercée si ce n’est à l’encontre de  propos délibérément immoraux, indécents, racistes, ou venant à l’encontre des Droits de l’homme.

Si vous ne voulez pas laisser de commentaire qui serait donc susceptible d’être lu par tous, vous pouvez prendre contact avec moi à l’adresse suivante : ganeshabreizh@yahoo.fr

Il me reste à vous souhaiter un bon voyage dans mes pages en espérant que les MOTS-REFLETS qui les animent réveillent en chacun le goût de la découverte au gré des émotions ressenties.

Que les bonnes vibrations vous accompagnent et vous libèrent de vos liens.

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ganeshabreizh

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[Vivre est conscience de créer]

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Une chandelle de lumière pour aider dans la lutte avec le Cancer

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« La maladie est l’effort que fait la nature pour guérir l’homme. Elle renferme l’or véritable qu’il n’a trouvé ailleurs. Tout ce qui n’arrive pas à la conscience revient sous forme de destinée (.C.G.JUNG)

CHANDELLE POUR LE CANCER
> > Tout ce qui est demandé c’est de garder cette flamme en circulation.
> > Même si ce n’est qu’une une seule personne de plus.
> > Faites-le au nom d’un être cher qui a succombé au cancer> >
> >
> > Une chandelle ne perd rien lorsqu’elle sert à en allumer une autre.
> > S’il vous plait, garder la flamme vivante!> >

Guérison

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Blog AlexPtitePomme
Elle est l’ange de soutien de ces anges souffrants…C’est un blog de soutien,pour les familles d’enfants malades.Ici se trouve la photo, les liens vers les blogs de ces anges,allez leur faire un gros bisoux,laissez leur votre soutien,quelques mots simple 

http://ptitepomme668.skyrock.com/ 

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http://www.dailymotion.com/video/x3acpf

 

Court métrage de Xavier Giannoli, sur un scénario des collégiens de l’ESTIC de Saint Dizier pour le concours Regards d’Espoir sur le Cancer.Une histoire vraisemblable, porteuse d’espoir et sans misérabilisme, capable de faire évoluer le regard que nous portons sur les personnes atteintes du cancer.http://www.regards-espoir.com/ 

 

 

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libstat : mesure audience pour site web
Annuaire, litterature, sites classés

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Within Temptation – In perfect harmony – 7 ’01

Lyrics (paroles)

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In a world so far away
At the end of a closing day
A little child was born and raised
Deep in the forest on a hidden place
Mother never saw his face

Ancient spirits of the forest
Made him king of elves and trees
He was the only human being
Who lived in harmony
In perfect harmony

The woods protected, fulfillled his needs
Fruit by birds, honey by bees
He found shelter under trees
He grew up in their company
They became his family

A thousand seasons
They passed him by
So many times, have said goodbye
And when the spirits called out his name
To join forever, forever to stay
A forest spirit he became

 

*La pensée est la porte vers l'espace, l'imagination est la porte vers l'infini

2007 03 7

A propos de la toile « Le Messager de l’aigle » (Nicolas Roerich)

Classé sous Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich — ganeshabreizh @ 18:24

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Au début de l’expédition des Roerich en Asie centrale, l’aîné des fils Georges, était âgé de 22 ans mais avait déjà achevé ses études, qu’il avait suivies à Londres, Columbia, Harvard et la Sorbonne ; cette formation allait être le point de départ d’une brillante carrière d’orientaliste. Dès 1924 il avait écrit un ouvrage sur la peinture tibétaine, puis il prépara ‘Trails to Inmost Asia’, récit d’expédition publié par Yale University Press en 1931. [Georges N. Roerich, ‘Tableaux tibétains’ (Paris : Librairie Orientaliste, Paul Geuthner, 1925)]. Il précise dans sa préface quels étaient les objectifs de ce projet :

« Nous eûmes l’occasion, en Asie centrale, d’observer l’une des plus immense chaîne de montagnes du haut monde, de voyager des mois durant à travers des hauts plateaux et des déserts arides de sables et de cailloux, et d’étudier les vestiges d’une culture disparue qui, en d’autres temps, liaient la Chine aux pays du bassin méditerrannéen. » [Georges N. Roerich, note de l'auteur, 'Trail to Inmost Asia', p.xi]

Georges Roerich définit en outre l’idée que se faisait son père de ce voyage, qui devait lui permettre « de rendre compte par la peinture des paysages et des peuples de l’Asie centrale » (ce qu’il fit en cinq cents tableaux), « d’estimer l’éventualité de nouvelles explorations archéologiques », et « de rassembler une large collection de matériel ethnographique et linguistique. »[ibid.) 

Le Message de l’aigle représente un lama méditant près d’une grotte, dans la montagne. La présence de l’aigle suggère que nous nous trouvons à une altitude vertigineuse et que le lama, qui reçoit le message de l’aigle, se trouve dans un état d’exaltation consciente. Au cour de son expédition, Roerich peignit des lamas, des moines, des yogis et des ermites dans leur retraite austère. C’était la première fois qu’un artiste occidental entretenait une telle tâche. Alexandra David-Neel, écrivain français du dix-neuvième siècle initiée à la vie monastique des bouddhistes tibétains fut l’une des rares personnes étrangères à témoigner de tels phénomène. Elle exprima par des mots ce que Roerich décrivait par la peinture : « des anachorètes vivant dans des grottes ou des huttes, situées en général à très haute altitude, parfois presque aussi haut que…les neiges éternelles…bien au-dessus de trois mille mètres, dans l’Himalaya et au Tibet. » [Alexandra David-Neel ‘Initiations and Initiates in Tibet’, traduction de Fred Rothwell (Londres : Rider, 1931), p. 211 & note 2].

Quand aux écrits d’Elena Roerich, ils soulignent les défis posés par le choix d’une vie spirituelle :

« La taupe est au chaud dans son trou.

L’aigle est transi dès avant le lever du jour ».

[‘Leaves and Morya’s Garden’ (Vol. 1, The call) p. 23]

La famille Roerich avait en effet quitté le confort de la vie new-yorkaise, pour se lancer dans une aventure dangereuse, durant laquelle ses membres durent affronter privations et manque de réserves. Sina Fosdick raconte que Roerich peignait parfois sur des caisses, comme c’est le cas ici, sur « de la toile de tente et même, sur les instances de Madame Roerich, sur du tissus découpé dans ses robes. » [Sina Fosdick entretien avec Kenneth Archer].

*

[Source : Nicolas Roerich "Roerich Est & Ouest" par Kenneth Archer - Edition Parkstone - Parkstone Presse - Bournemouth-Angleterre-1999.ISBN / 1-85995-4 78-2]

 

2007 02 17

Au présent (chanson)

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 16:33

 

Le bon arbre  à souhait - www.itp.nyu.edu

Au présent (chanson)

*

Avec les mots écrins de tous les jours
Pour un dialogue unique avec l’amour
Je choisi tes yeux gris pour lendemain
Je mange à tes lèvres ce que sans faim
La vie claire fait dévorer d’envie
Je ressens aux creux de tes épaules
La chaleur de tes mots qui me frôlent
Aussi sûr
Aussi mûr
Aussi pur.

REFRAIN :
J’ avais promis une chanson d’amour
Et c’est la vie d’amour qui vient s’offrir
Celle du fond qui veut changer le monde
Et laisse aux coins éperdus de la terre
Tous les mots cadeau en fils d’avenir
Une aura fraternelle universelle.

J’exécute au présent le vif-argent
Et prends le temps précieux de vivre vieux
Pour que l’âme laisse à ton coeur soucieux
L’amie intime au quotidien du temps
Jusqu’au soin de repousser notre lien
Aux limites du vent qui nous maintient
Aussi sûr
Aussi mûr
Aussi pur.

REFRAIN

Les mots bleus du dernier jour de ma vie
Ne veulent plus être des mots d’adieu
Ils font du mal en complaisante nuit
Ils doivent s’abstenir de tous actes odieux,
Silences d’aventures empesées, nues
Plus vivants que mort face à la naissance
Aussi sûr, aussi mûr, Aussi pur.
Plus vivants que mort grâce aux renaissances
Aussi pur, aussi mûr, aussi sûr.

ésotcelt

ganeshabreizh

*

J'éxécute au présent le vif-argent  /  Et prends le temps précieux de vivre vieux / ésotcelt-ganeshabreizh

2007 02 16

Stéphane Eicher – Combien de temps – 3’40

Classé sous A l'ecoute de ... — ganeshabreizh @ 14:30

 

http://www.dailymotion.com/video/2LT2JqKPqkv3d5cwW

*

Artiste européen, Stephan Eicher chante en allemand, en suisse allemand, en italien, en anglais, en français ou encore en bernois.

Les chansons (et arrangements des reprises) de ses premiers albums sont essentiellement à base d’instruments électroniques (ordinateurs, samplers, sequencers, synthés…), dans le genre new-wave qui a émergé au début des années 1980.

Après le succès de Eisbär (avec le groupe Grauzone) en Allemagne, il se fait connaître en France avec l’album ‘Les chansons bleues’ (1983), succès d’estime qui est suivi d’un premier tube ‘Two people in a room’ (album ‘I tell this night’ 1985) et de ‘Combien de temps’ (album ‘Silence’ 1987) composé avec Corinne Dacla.

Le succès d’estime et le noyau de fans sont déjà au rendez-vous mais le succès populaire et la reconnaissance « officielle » naissent vraiment de la rencontre entre Stephan Eicher et le romancier Philippe Djian, de leur amitié complice et de leur collaboration fructueuse. Ce dernier écrira en effet les textes de toutes les chansons françaises d’Eicher dès l’album My place’ en 1989 dont entre autres : ‘Déjeuner en paix’, ‘Pas d’ami comme toi’, Des hauts des bas’, etc.

L’artiste rock étoffe son univers musical et a désormais recours à des instruments de musique acoustique classiques (guitare, piano, etc.) parfois méconnus (tel le cymbalum, instrument à cordes frappées) sur l’abum ‘Engelberg’ ou même très anciens (le cromorne par exemple, instrument à vent à anche double et corps recourbé) sur l’album ‘Carcassonne’, et enregistre non plus en studio mais dans des hôtels qui l’accueillent plus chaleureusement.

Associant instruments traditionnels et sons et des rythmes modernes, il affirme une singularité musicale incontestable, bel hommage à un maître respecté : Moondog.

Après l’été 1994, durant lequel il donne 114 concerts, Stephan Eicher sort son premier album live ‘Non ci badar, guarda e passa’ accompagné d’une vidéo ‘guarda e passa’, sur lesquels on trouve bien sûr, les séquences live attendues, mais aussi des moments volés dans le car, les hôtels, les bars aux concerts improvisés, les quais de gare, les après concert… C’est un aperçu intimiste de l’ambiance exaltante, exubérante, glorieuse mais épuisante de cette tournée.

L’électronique album ’1000 vies’ qui suit, en 1996, déconcerte une part du public qui ne reconnaît plus dans la tournée ‘Backstage Concerto’ le Stephan Eicher qu’il a connu, mais le très réussi album ‘Louanges’ les réconcilie largement en 1999.

L’an 2001 voit la sortie d’un best of intitulé ‘Hotel*S’ complété dans sa version luxe, d’un CD comportant des chansons inédites, des versions oubliées ou inattendues.

En 2002, il compose en collaboration avec le violoncelliste Jean-Philippe Audin et le pianiste Achim Meier, la musique du film ‘Monsieur N.’ d’Antoine de Caunes. Il chante avec I Muvrini (‘un sonu pe campa’ – album Umani), Patricia Kaas (‘on pourrait’ de J.J. Goldman), la chanteuse québécoise Claire Pelletier (Ce que tu donnes), compose pour Johnny Hallyday ‘Ne reviens pas’ et trouve enfin le temps d’enregistrer en 2003 ‘Taxi Europa’, qui est décliné sous forme d’un cd normal, d’un Cd live et de deux DVD, l’un retraçant la genèse de ‘Taxi Europa’, le second reprenant principalement le concert donné à l’Ancienne Belgique à Bruxelles, dans le cadre du ‘Tour Taxi Europa’, où Stephan Eicher se met en scène sur grand écran.

Après une tournée quasi confidentielle, ‘projet solo’ où il joue en acoustique seul sur scène au milieu de ses machines, il présente au Blueballs Festival de Lucerne et en Corse quelques titres de son prochain disque qui devrait sortir au printemps 2007 sous le label Barclay.

1. L’ombre de mes cils un seul regard
L’ombre de mes cils comme un rempart
Le plaisir facile les amours d’un soir
Meurent d’un oubli subtil dans le nœud d’un foulard
Combien de temps combien de temps
Si on restait face à face sans un mot
Sans une gomme qui efface
Combien de temps combien de temps
Et je bois je bois
Et je suis saoul de toi saoul de toi

2. L’ombre de mes cris flèches invisibles
L’ombre de mes cris comme une cible
Les mots inutiles sourires illusoires
A vos questions futiles je réponds au hasard
Combien de temps combien de temps
Si on restait face à face sans un mot
Sans une gomme qui efface
Combien de temps combien de temps
Et je bois je bois
Et je suis saoul de toi

3. Ces jours-là j’ai de la peine
A vivre loin loin de toi
J’ai de la folie plein les veines
Je bois je bois et je suis saoul de toi
Combien de temps
Combien de temps combien de temps
Si on restait face à face sans un mot
Sans une gomme qui efface
Combien de temps combien de temps
Et je bois je bois et je suis saoul de toi

2007 01 30

I Muvrini – Je sème et je m’en vais – 3’31 et paroles

Classé sous A l'ecoute de ... — ganeshabreizh @ 17:30

 

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*

I Muvrini    
Erein eta joan

2002
    
 

Je connais la plus belle des chansons
Elle relie l’univers à nos maisons
Elle chante chaque terre chaque pays
dans ces mots que les temps leur ont appris
Elle cherche, elle court
Elle vient, elle va
Et repart chaque fois
È quand’elli si spenghjenu quallà
Un lume una altra voce ò un amà
Chi lu mondu più povaru ne va
Si pesa pè risponde a dignità
Elle cherche, elle court
Elle vient, elle va
Elle dit : Je sais, je sais
je sais, je sais, je sais
je sème et je m’en vais

Sumenu è mi ne vò
je sème et je m (en vais
Que semii e que me’n vòi
hadañ a ran hag ez an
Erein eta joan

Un core d’una speme chì risona
Di pace t’aghju scrittu una canzona
Elle dit mon pays a besoin du tien
Je te teconnaîtais sur nos chemins
Elle cherche, elle court
Elle vient, elle va
Et repart chaque fois

Cunosce i tesori è pò l’amori à l’abbandonu
Elle dit le monde est beau, le monde est grand s’il additionne
Elle cherche, elle court
Elle vient, elle va
Elle dit : Je sais, je sais
je sais, je sais, je sais
je sème et je m’en vais
Sumenu è mi ne vò
je sème et je m (en vais
Que semii e que me’n vòi
hadañ a ran hag ez an
Erein eta joan
Que semii e que me’n vòi
hadañ a ran hag ez an
Erein eta joan
Sumenu è mi ne vò
demà jo sembraré
Sumenu è mi ne vò
demà jo sembraré
Que semii e que me’n vòi
hadañ a ran hag ez an
Erein eta joan

2006 12 17

Victor Hugo – 2 poésies extraites de : Les Contemplations – Livre Troisième «Les luttes et les rêves »

Classé sous Inspiration de Poetes Connus — ganeshabreizh @ 16:16

 

Victor Hugo

 

Victor Hugo – 2 poésies extraites de : Les Contemplations – Livre Troisième «Les luttes et les rêves »

 

 

XI

 

?

 

 

Une terre au flanc maigre, âpre, avare, inclément,

Où les vivats pensifs travaillent tristement ,

Et qui donne à regret à cette race humaine

Un peu de pain pour tant de labeur et de peine ;

Des hommes durs, éclos sur ces sillons ingrats ;

Des cités d’où s’en vont en se tordant les bras,

La charité, la paix, la foi, sœurs vénérables ;

L’orgueil chez les puissants et chez les misérables ;

La haine au cœur de tous ; la mort, spectre sans yeux,

Frappant sur les meilleurs des coups mystérieux ;

Deux vierges, la justice et la pudeur, vendues ;

Toutes les passions engendrent tous les maux ;

Des forêts abritant des loups sous leurs rameaux ;

Là le désert torride, ici les froids polaires ;

Des océans émus de subites colères,

Pleins de mâts frissonnants qui sombrent dans la nuit ;

Des continents couverts de fumées et de bruit,

Où deux torches aux mains, rugit la guerre infâme,

Où toujours quelque part fume une ville en flamme,

Où se heurtent sanglants les peuples furieux ; -

 

Et que tout cela fasse un astre dans les cieux !

 

 

Octobre 1840

 

 

 

XII

 

Explication

 

La terre est au soleil ce que l’homme est à l’ange.

L’un est fait de splendeur ; l’autre est pétri de fange.

Tout étoile est soleil ; tout astre est paradis.

Autour des globes purs sont les mondes maudits ;

Et dans l’ombre, où l’esprit voit mieux que la lunette,

Le soleil paradis traîne l’enfer planète.

L’ange habitant de l’astre est faillible ; et, séduit,

Il peut devenir l’homme habitant de la nuit.

Voilà ce que le vent m’a dit sur la montagne.

 

Tout globe obscur gémit ; toute terre est un bagne

Où la vie en pleurant, jusqu’au jour du réveil,

Vint écrouer l’esprit qui tombe du soleil.

Plus le globe est lointain, plus le bagne est terrible.

La mort est là, vannant les âmes dans un crible,

Qui juge, et, de la vie invisible témoin,

Rapporte l’ange à l’astre ou le jette plus loin.

 

O globe sans rayons et presque sans aurores !

Enorme Jupiter fouettés de météores,

Mars qui semble de loin la bouche d’un volcan,

O nocturne Uranus, ô Saturne au carcan !

Châtiments inconnus ! rédemptions ! mystères !

Deuils ! ô lunes encore plus mortes que les terres !

Ils souffrent ; ils sont noirs ; et qui sait ce qu’ils font ?

L’ombre entend par moments leur cri rauque et profond,

Comme on entend , le soir, la plainte des cigales.

Mondes spectres, tirant des chaînes inégales,

Ils vont, blêmes, pareil au rêve qui s’enfuit.

Rougis confusément d’un reflet de la nuit,

Implorant un messie, espérant des apôtres,

Seuls, séparés, les uns en arrière des autres,

Tristes, échevelés par des souffles hagards,

Jetant à la clarté de farouche regard,

Ceux-ci, vagues, roulant dans les profondeurs mornes,

Ceux-là, presque engloutis dans l’infini sans bornes,

Ténébreux, frissonnants, froids, glacés, pluvieux,

Autour du paradis ils tournent envieux ;

Et, du soleil, parmi les brumes et les ombres

On voit passer au loin toutes ces faces sombres.

 

Novembre 1840

 

 

 

Textes extraits du Livre Les Contemplations – Victor Hugo

Préface de Léon-Paul Fargue

Edité chez Gallimard – NRF – collection Poésie

Livre Troisième : Les luttes et les rêves – Pp 147,148,149

 

 

 

INTRODUCTION à l’œuvre,

 

« Les Contemplations seront ma grande pyramide », annonçait Hugo à son éditeur. De fait, cette œuvre est, par excellence, la somme poétique de Hugo. Du même coup, elle se présente comme la somme du romantisme, l’achèvement et le couronnement d’un demi-siècle de poésie. Et l’on serait tenté, paraphrasant une formule célèbre, de dire qu’en 1856, avec « les Contemplations », c’est un monde poétique qui meurt et qu’en 1857, avec « Les Fleurs du Mal , c’est un monde poétique qui naît. Or il es bien vrai que « Les Contemplations » sont un coucher de soleil – du soleil flamboyant du lyrisme romantique inauguré par Lamartine ; mais il est encore plus vrai qu’avec elles se lève aussi l’étoile de l’aventure poétique du XX° siècle.

Nous nous efforcerons de le montrer ; auparavant, il faudra retracer, dans ces cheminements multiples, la lente genèse du recueil ; cette fois encore, « Les Contemplations » apparaîtront comme le terme et le couronnement d’une carrière ; en fait, ce couronnement, cet achèvement ont exigé la rupture.

 

L’histoire , que nous allons retracer à très grand traits, ne prendra son sens qu’avec l ‘analyse qui suggérera que la poésie des « Contemplations », tout en continuant, d’un côté, le lyrisme des recueils antécédents, rompt avec lui, d’un autre côté, amorçant, au-delà d’une poésie des harmonies, la poésie de la mort, de l’intime et essentielle fracture.*

 

Victor Hugo par Rodin

*

Romancier, dramaturge, poète, homme politique, dessinateur.

Victor Marie Hugo naquit à Besançon le 26 février 1802, il décéda à Paris le 22 mai 1885 à l’âge de 83 ans.

Sa mère s’appelait Sophie Trébuchet (1772-1821)

Son père était général d’empire Comte Joseph Sigisbert Hugo (Nancy 1773-Paris1828) , il était également écrivain.

La famille Hugo comptait aussi deux frères plus âgés : Abel Joseph Hugo (Paris1788-Paris1855) écrivain aussi, Sa connaissance de l’espagnol ne fut pas étrangère à l’inspiration poétique de Victor. Et Eugène Hugo, poète, (Nancy 1800 – Charenton 1837) une passion malheureuse pour la fiancé de son frère Victor l’éprouva beaucoup, il perdit la raison.

Joseph et Sophie se séparèrent et vers 1813 Sophie s’installa à Paris entretenant une liaison avec le général d’empire Victor Fanneau de la Horie qui devint ainsi le parrain et précepteur de Victor, favorisant par son éducation toutes sortes de lectures.

Lorrain du côté de son père et Vendéen du côté de sa mère , non baptisé et élevé sans religion, il a deviné de bonne heure la mésentente de ses parents.

Il es pauvre ; il se sent doué littérairement ; il veut réussir, âgé de 14 ans à peine, en juillet 1816, note sur un journal : « je veux être Chateaubriand ou rien » (Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie, Adèle Hugo, 1863. La phrase aurait été notée dans un cahier d’écolier. Il aurait écrit ces mots à la suite d’un concours de poésie perdu – le jury ne pouvant croire qu’un individu si jeune ait réalisé un tel poème) .Dès 1817, il essaie de se faire connaître, et il obtient une mention de l’Académie pour une pièce de vers qu’il a envoyée au concours ; en mai 1819, le « lys d’or » lui est décerné, récompense la plus haute des jeux Floraux de Toulouse. A vingt en (juin 1822), il publie son premier ouvrage, « Odes et Poésies diverses ». L’ouvrage a paru en juin, et le jeune homme se marie en octobre avec Adèle Foucher, courageusement, car ils n’ont guère pour vivre, sa femme et lui, que la pension de mille francs allouée par Louis XVIII à l’auteur, très royaliste, des « Odes ».

Hugo va travailler, avec un acharnement sans pareil, à devenir illustre et riche. Il entasse les œuvres :

-Poèmes : Nouvelles Odes, 1824.

Ballades ajoutées aux Odes,1826.

-Romans : Han d’Islande, 1823. Bug-Jargal, 1826. Le Dernier Jour d’un Condamné, 1829

Charles X lui a donné en 1825, le ruban rouge de la Légion d’Honneur.

Mais il ne s’engage à fond dans le romantisme qu’une fois la partie gagnée.

Le drame de Cromwell (1827) et sa retentissante Préface, le recueil lyriques des « Orientales » (1829), marquent sa nouvelle orientation : Il suit le vent, cesse de se dire catholique et se fait libéral, comme la jeunesse intellectuelle dont l’engouement assure sa gloire. Il change aussi dans son âme et presque à son insu, renonçant à d’anciennes candeurs ; l’éloignement physique de sa femme, pou lui, dès la fin de 1830, le conduit à se lier, en février 1833, avec Juliette Drouet qu’il ne quittera plus (elle mourra en 1883).

Après 1830 ——- Cette année-là, son aîné et rival, Lamartine, est reçu à l’Académie ——- , il met tout son effort à prouver que, des deux, c’est lui le vrai poète lyrique de la France (« les Feuilles d’automnes, 1831 ; « les Chants du crépuscule », 1835 ; « les Voix intérieures », 1837 ; « les Rayons et les Ombres », 1840) ; ses pièces se succèdent au théâtre (Hernani, 1830 ; Marion de Lorme, 1831 ; « Le roi s’amuse », 1832 ; Lucrèce Borgia et Marie Tudor, 1833 ; Angelo, 1835 ; Ruy Blas, 1838, lui valent des sommes considérables.

Le succès de ses romans (Notre Dame de Paris, 1831 ; Claude Gueux, 1834) n’est pas moins vif.

Le 7 janvier 1841, il est académicien.

S ‘ouvre alors dans sa vie une période stagnante. Hugo est un homme arrivé. Il a vendu à une société constitué pour cela même l’ »exploitation » de ses œuvres complètes, et il vis maintenant à devenir un personnage dans l’Etat. Le jeune protestataire « antibourgeois » de 1828-1834 s’est beaucoup assagi ; il s’est rapproché de la Cour ; l’amitié que lui témoigne le duc et, plus encore, la duchesse d’Orléans est un gage précieux d’avancement.

Louis-Philippe le nomme pair de France au mois d’avril 1845. De son talent, Victor Hugo a fait jusqu’ici l’instrument de son ambition, se définissant lui-même comme un « écho sonore », beau mot souvent cité, mais qui est l’aveu d’une « insubstance » . Il s’installe, se carre et s ‘empâte. Il est un « assis » . Pendant dix ans –de quarante à cinquante ans- , il ne produit presque plus rien, sinon des lettres descriptives, qu’il réunit, en 1842, sous le titre « le Rhin », et son drame des « Burgraves » , en 1843. A quoi bon s’affirmer encore ? Il a réussi.

Le déchirement même qu’est pour lui la mort de sa fille aînée, Léopoldine, le 4 septembre 1843, à Villequier, ne l’arrache point à l’espèce d’enlisement qu’il subit dans la facilité et les honneurs. Pourtant une part de lui-même reste vivante ; il a commencé un grand livre qui doit s’appeler « les Misères » ; mais il ne lui tarde point de l’achever, car l’ouvrage peut déplaire en haut lieu, et Victor Hugo caresse le rêve , lorsque le roi disparaîtra , d’être quelque chose comme l’éminence grise de la régence.

Les événement de 1848-1851 sont pour lui une commotion. Il ne s’était point, jusqu’ici, passionné pour la politique ni pour les problèmes religieux. La révolution de février, l’insurrection de juin surtout lui donnent à réfléchir.

Député de la Constituante, puis à la législative, fondateur du journal « L’Evénement » (1er août 1848), il a pris son rôle au sérieux, et cette question de la misère, qui le tracassait mollement depuis quelques années, devient à ses yeux obsédantes, car il l’a vue, selon son expression même, « exploser » devant lui. Naïvement, Hugo croit pouvoir compter sur ses collègues conservateurs, qui forment la majorité de la Chambre, et qui se disent presque tous catholiques, pour une actions immédiate en faveur des classes asphyxiées ; et il découvre avec stupeur que, derrière M. de Falloux et M. de Montalembert , la droite –le parti de l’Ordre- n’a qu’un seul souci : L’établissement, au plus vite, d’un régime policier capable d’assurer aux riches le silence obéissant des pauvres qui les entretiennent . Hugo rompt avec le parti de l’Ordre à l’heure où toutes les chances sont pour une dictature, et il se fait républicain lorsque la république se fait écrasée. En même temps, l’idée de Dieu, qui demeurait en lui terne et vague, s’allume. Il se persuade que tous ces « catholiques » qu’il voit à l’œuvre , en politique, ne croient point eux-mêmes à la foi dont ils font parade. Mais Dieu existe cependant : le Christ est sur le monde comme « une immense aurore », et l’attentat du 2-Décembre, où se mêle le parjure et l’assassinat, constitue plus qu’une transgression de la loi morale : une agression contre Quelqu’un. Le profond souffle qui emplit les pages de « Napoléon-le-Petit (écrit en quelque semaine au printemps 1852) gonfle déjà toute l’œuvre future de cet homme, révélé pour ainsi dire à lui-même par une indignation pareille au brusque embrasement de la Charité.

Ayant payé de sa personne, et assumé les risques suprêmes dans la résistance au coup d’Etat, Hugo, le 9 janvier 1852, a été mis au nombre des proscrits. Il a conquis maintenant son identité. Et parce qu’il a désormais des choses à dire qui lui tiennent à cœur, parce que ses livres ne sont plus comme hier les jeux profitables d’un littérateur, mais des actes, un cri, une annonciation, ses pouvoirs d’écrivain eux-mêmes se métamorphosent . L’authenticité prend la place de la rhétorique, et le talent se mue en génie. La dissemblance est fondamentale entre les œuvres de Victor Hugo antérieures à 1852 et celles qui suivent cette date-là : avant, c’est le poète lauréat et le fabricant très doué ; après, il a acquis la maîtrise.

Hugo n’est plus alors dans le divertissement, mais dans le témoignage. « les Châtiments »,1853 ; « les Contemplations », (1856 ; là, des pièces plus anciennes parmi beaucoup d’autres récentes), la « Légende des siècles, 1859 ; les »Misérables », 1862 ; les « Travailleurs de la mer, 1866 ; « l’Homme qui rit », 1869, tout ce qui compte, véritablement, dans ce que nous a donné Hugo, et qui est, certes, d’un autre ordre que « Marie Tudor » ou « les Burgraves », tout cela date de l’exil. Et telle est la puissance de style dont il dispose à présent que, dans cette récréation même qu’il s’accorde avec ses « chansons des rues et des bois » (1865), il réussit une merveille. Louis Veuillot – Veuillot l’ennemi- saluait ce livre-là en l’appelant « le plus bel animal de la langue française ».

Hugo resta dans son exil, d’abord obligatoire, puis volontaire à partir d’août 1859, tant que Louis Bonaparte, devenu Napoléon III, régna sur la France. Il avait passé ces dix huit années presque entièrement à Jersey (jusqu ‘en octobre 1855), puis à Guernesay, à « Hauteville House ». Il revint à Paris lorsque la république y reparut, après le désastre où l’empire s’était englouti (5 septembre 1870). Hugo n’approuva point la Commune (« une bonne chose mal faite »), mais défendit les communards lorsque la vengeance du parti de l’Ordre s’abattit sur eux ; pour avoir offert à ces vaincus traqués un refuge dans sa maison de Bruxelles, il fut expulsé par le gouvernement belge. La presse conservatrice française poursuivait son nom d’une haine furieuse ; et déjà, avant le 18 mars 1871, élu député de Paris, il s’était fait exécrer de la droite par son opposition à la politique d’abandon national réclamée par une Chambre toute occupée de compression sociale et de restauration monarchique. Démissionnaire de son mandant de député, il sera élu sénateur de Paris en 1876. Bien au-delà de sa mort, Hugo sera détesté par toux ceux que gênait son option politique, et qui, incapables de faire croire qu’il n’avait aucun talent, se sont évertués du moins à redire qu’il n’était en somme, par l’esprit, qu’un « primaire

A la fin de juin1878 , Hugo eut une petite « attaque » qui le laissa diminué. Si il n’expira qu’en 1885, ses six dernières années furent presque stériles ; mais il avait écrit tant de choses de 1852 à 1878 , que des livres de lui pouvaient encore paraître tous les ans :

« l’Année terrible », 1872.

« Quatrevingt-Treize », 1874.

« Actes et Paroles », 1875-1876.

« L’Art d’être grand-père », la « seconde série » de la « Légende des siècles » et « Histoir d’un crime »,1877-1878.

« la Pitié suprême », 1879.

« Religion et religion et l’Ane »,1880.

« Les Quatre Vents de l’esprit », 1881.

« Torquemada », 1882.

La « troisième série » de la « Légende », 1883.

Sa tombe même semblait inépuisable, tant de grandes œuvres en sortaient toujours :

« Le Théâtre en liberté et la Fin de Satan »,1886.

« Choses vues et Tout la lyre », 1888.

« Dieu », 1891.

« Les Années funestes », 1898.

« La Dernière Gerbes », 1902.

Ses œuvres complètes, dans l’édition dite « de l’Imprimerie nationale », et comportant de nombreux « reliquats », fournirent encore, en 1942, tout un volume nouveau : « Océan, Tas de pierres, » et des textes complémentaires ont paru de 1951 à 1954 :

« Pierres, journal (1830-1848).

« Souvenirs personnels », 1848-1851.

« Carnets intimes »,1870-1871

On a monté en 1961 une de ses pièces inédites : « Mille francs de récompense ».

L’œuvre dessiné de Victor Hugo est dans la même ligne que sa vision de poète ; les deux se complètent et s’interpénètrent étroitement . Il a eu le pouvoir d’exprimer plastiquement les images suggérées par son imagination poétique.

Si des influences comme celles de Célestin Nanteuil, de Piranese ou des Goya le marquèrent, la fantasmagorie de ses lavis de sépia ou d’encre de Chine, avec quelques rehauts de couleurs, n’appartient qu’à son propre univers intérieur. Qu’il s’agisse d’un burg des bords du Rhin, d’un château médiéval surgit d’un clair-obscur romantique, ou de silhouettes décharnées d’arbres, sa maîtrise graphique est étonnante.

Il a pratiqué également la satire politique dans des dessins à la plume, non sans analogie de style avec certains caricaturistes anglais.(« le char de la Monarchie », au Musée Victor Hugo).

Il atteint à une ampleur tragique dans ces célèbres « pendus » , arrachés aux ténèbres par un rayon lunaire. La plus grande part des dessins de Victor Hugo est conservée au Musée Victor Hugo à Paris (Place des Vosges) et à Guernezey, ainsi qu’au Louvre.


 

Hugo avait connu dans sa vie intime de lourds chagrins. Des cinq enfants nés sous son toit, il en a vu quatre mourir : Léopold en 1823, Léopoldine en 1843, Charles en 1871, François-Victor en 1873 ; sa seconde fille Adèle, née en 1830, s’était enfuie en Nouvelle-Ecosse au mois de juin 1863 et avait étérapatriée en 1872, démente. Hugo avait formulé ainsi ses dernières volontés : « je refuse l’oraison de toute s les Eglises. Je demande une prière pour toutes les âmes. Je crois en Dieu. »

2006 11 13

La magie du sanglot

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 23:39

Junky - www.henry.sandi.net

Près la vie d’Absurdie, loin de son univers,
Un drogué efflanqué s’évertue dans l’amer
A rechercher un coeur pour l’apaisement cher.
Ils court les bars de nuits, courtise au féminin,
Aucune n’envisage d’aspirer son venin.
L’amour est interdit à se triste pantin.

De rejet en rejets, montré du doigt, banni,
Cet exclu de la vie s’enfonce dans sa nuit.
Hashish, marijuana l’ont poussé à l’envie
D’lsd, cocaïne, opium, amphétamine.
Les nausées de l’alcool en font une machine,
Il a tout essayé de ce qui hallucine.

Son incompréhension en conscience morbide
Lui fait haïr la mort cette traîtresse avide.
Il ne veut pas gésir sous cette pluie d’acide.
Un sursaut se répand dans son cerveau putride.
Très loin de l’univers où se répand l’hybride,
Ce caméléon rêve à la fille apatride.

Être qui le comprenne et retienne sa chute
Dans un monde inouï où tout est abrupt
Où rien est tout blanc, où chavire l’inculte,
Jusqu’aux murs gris-acier où se tague l’insulte,
Et accepte en cadeau ses possessions brutes
Que sont le rien d’un corps et d’un esprit en rut.

Cette épave attentive à une vie réelle,
Pour un peu de chaleur aux creux exponentiels,
Veut revivre et penser tout en haut de l’échelle,
En mots de société, les valeurs éternelles
Qui d’un clochard en loque sur son banc de poubelle
Réalise un humble au goût de mirabelle.

Par une lame en brèche aiguisée par la peur
L’emprise de la drogue amène au déshonneur
Ce suicidaire humain dont la volonté meurt.
Ce soir tout va finir, tout va cesser malgré
Le fol espoir d’amour qui a illuminé
L’espace d’un instant son regard d’égaré.

Enfin la commissure de ses lèvres exsangue
Voit couler le sang noir, signe de vie qui tangue.
Belle comme le jour au soleil levant,
Une fille d’Aurore en agenouillement,
Telle Sally Trench à ses pieds se lovant…

Il perçoit Sainte Jeanne Hippy, tente yeux souris
Un dernier soupir pour partager l’Esprit.
Elle comprend qu’il est à la frontière d’une vie
Et dépose mouillé le baiser de la paix
Sur l’ultime respir’ avec pour seul effet
De l’avoir rassuré lors du bond vers l’après.

*Réunion alma cuerpo - Blake -(illustration de l'Enfer de Dante) 

Ils se seront aimés la seconde d’un siècle.
Il a eu cette paix, elle a eu la douleur
Et leurs coeurs se dissolvent dans la nuit éthérée
Alors qu’au tas de cendre a pris place l’aigle.
D’avoir vu mort son frère, l’Enfant apeuré pleure
Et gémit d’avoir vécu ces deux êtres achevés.

Sa larme de cristal, gouttelette vermeil
S’écoule sur la cendre, renaît alors.
Et lui de vient fontaine de nacre en sommeil
Et eux statue d’Amour à l’éternel accord.

*
ésotcelt

ganeshabreizh

*                                                          *

Triste fée perdue (par Akahastur) www.forum-image-in-air3d.com  *Idyle - Wsiudmak49

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