Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

2006 11 2

Emeline (Acrostiche), Petit ange de vie

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 18:04

***********************************Petit ange de vie

Diddl ange****************tendresse

*

E ntoure de tes bras tendres

M aman qui fait de tes jours

E t de tes nuits les sourires de demain.

L aisse à ton papa l’ivresse d’être là

I nitiateur de la tendresse paternelle

N ‘ oublie pas dans les rêves de tes nuits

E trange Isabelle qui te protège d’en haut.

‘ 

V is tous les jours de ta vie avec amour

A doucis de tes bons yeux les moments de colères

S i tu doutes, recherche la vérité,

S i tu la vois, demande toi si elle est vraie;

O n peut mettre tant de bien et de mal

R ien que pour obtenir ton sourire!

T u es belle et celle par qui le bonheur viendra.

‘ 

C rois en la vie, crois en la tendresse.

H aine ne peut être que signe de doute.

E mets des ondes positives et joue.

D ans ta vie beaucoup seront près de toi

E t n’oublie pas ceux qui sont loin,

M ême si tu ne les vois pas,

A vec amour ils pensent à toi.

I l suffira à ton courage

L es mots du lendemain pour être.

 

Dadou

ganeshabreizh

*

Tendresse***Diddle Ange

2006 10 26

Réflexion sur le langage

Classé sous — ganeshabreizh @ 12:22

Veill-Rêve-Sommeil profond-Tunya (www.bld.net)

*

Réveil…ouverture vers la conscience du robinet de l’inconscient…
Penser…émission…réflexion avant de trouver un fil conducteur,
singulier ou pluriel

Je crois que je suis devenu un passeur de mots!

Action…Constatation…les pensées se diluent au contact de la plume
alors qu’elles étaient si présentes dans le rêve éveillé.

Pour vous, visiteuses du Grenier, à vous, visiteurs du Grenier, que je vous
connaisse ou non, soit que vous laissiez la trace anonyme d’un chiffre sur
le compteur de visite ou de mots qui vous sont personnels, je vais essayer de
mettre une patine sur cette logorrhée qui m’envahit à chaque fin de cycle du
sommeil et très souvent lors de l’endormissement, juste avant le « lâcher-prise ».

Ainsi je viens de me heurter à la matière de l’esprit, et à l’esprit de
la matière. La reflexion s’avance à mots feutrés, hésitant puis insistant
aussitôt acceptés ou rejetés dans leur association qui fait naître l’idée.
Vous savez ?
Il s’agit de cette image virtuelle en formation après laquelle on vole
d’interrogation en interrogation, de certitude en désillusion sur sa validité,
qui se compose et se décompose pour se recomposer à l’envie, comme si une idée
ne pouvait être qu’une création avant de naître en recréation suivant les filtres
de la conscience.
Cet état de fait est vivant.
Il vibre au chant des lettres qui animent les mots initiant un « abstrait » comme
une marée bruissante sur la grève d’un bord de « Mère », flux,étal, reflux, étal ;
comme un feu d’artifice dont les couleurs sillonnent dans tous les sens la toile
de mon ciel ; comme le murmure des murmures en froissement, en bruissement de
Nature sous la ramée du savoir et de la connaissance qui en émerge.

Ce qui existe dans ma tête existe ailleurs de par sa source, mais je n’ai pas de
nom pour cette dimension à moins d’imaginaire création… ou utopie.
Y aurait-il vanité de ma part à tenter de cerner à ma façon l’inexplicable
fourmillement d’un langage ? Non, ou bien je me sentirai lobotomiser dans ce que
j’appelle ma dernière liberté : Penser!
Je me heurte souvent au sens profond des mots. J’ai le choix, nous avons tous
le choix, d’utiliser ou non l’immense variété du vocabulaire de la vie (dans
laquelle j’associe la mort) que nous avons à notre disposition au fur et à mesure
de notre croissance, dans autant de langage que nous comprendrons nous-même, ou
qui nous permettrons de nous faire comprendre de l’autre, de cet interlocuteur qui
peut être humain, animal, végétal, minéral et extraterrestre pour ne fermer aucune
des portes constituant les univers des microcosmes ou les macrocosmes.

*(à suivre)

2006 10 10

Un confluent des mots – (Acrostiche dédicacé au Site de poésie : Mots d’ errance)

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 16:56

Quand les mots s'embrasent

*

M ûrisserie d’authentique présence

O ù nidifie nos couvains d’existence

T estant l’acquit de lecture assouvie

S ous le couvert de communion sourie.

D e poésie nourrissante harmonie

E n nouvelles fleuries et mots de vie

R epose une éternelle incandescence,

R ose insufflée en muse connaissance,

A vec l’infini pour toute insouciance

N ourri de l’échange sans abstinence.

C e lieu Noir et Or vous parle de chance

E n vous réfléchissant vos Mots d’Errance.

*

cherchant

ganeshabreizh

*

2006 10 7

Bereshit

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 12:57

Souffle créateur

Il y eut la Pangée…

Les aboiements des chiens dans la fuite s’estompent.
La nuit orphique s’abandonne en les couloirs.
La lune étoilée, isolée en grande pompe
Agenouille les draps sur le lits des espoirs.

Alors on a prié…

On prend pour le silence
Les mots qui se sont tus,
Temps mis en non-violence,
Jours d’obscurité nue.

Et l’on a médité…

Les métaphores fléchées en aurore de l’autre
Ont conscience de l’être qui a convaincu.
Les cris ont chu enfin et les regards se vautrent
Contact impersonnel, conscience d’avoir pu.

Conjugué…

Les pensées se libellent avec en signature
L’impression du vivant, la troisième personne
D’un singulier pluriel où en écho résonnent
La paix, l’amour, l’inné, la main de l’écriture.

Rencontré…

Lorsque les phrases du désert sonnent à l’huis
En visiteuse étrange des esprits à l’écoute
Elles révèlent à l’âme une pure escorte
Plus douce et subtile pour la fin de la route.

Il y eut l’involution…

Le symbole solaire s’est pâlement voilé
Pour ne pas éblouir la liberté du vent,
Son diamant d’un impur bonheur préoccupé
A fait croître l’enfant en une cangue d’an.

Rongé d’évolution…

Les archétypes fondent et donnent aux langages
Une pâte à lever qui sans Ego traduit
Donnera ce bon pain dont mie et croûte enfuies
Délayera la bouche et l’oreille sur le Soi sage.

Gâtée de science…fiction…

Tous psychanalysés, les temps de la Psychée
Font naître au maintenant un présent à venir
Ce début de conscience enfin introspectée
Qui d’amour greffera l’entier des souvenirs.

Pour quelle révolution…

Les révoltes sauvages envahissent l’oubli
Inquisitions, shoah, tyran, racisme, guerres,
Grand nettoyage ethnique, esclavagisme enfin,
Déraisons des Etats, génocides d’enfer.

Et quelle absolution…

Toute tuerie de Peuple aura blanchi les os.
La matière et le temps, les esprits apaisés
Auront soigné les morts…vivants respectés,
Infini le pardon deviendra sacerdoce.

Voici qu’une heure sonne…

La bête est repue, disparues les peurs, les haines
Atomisées par les vibrations, esprit d’Or…
Exit les gémonies des silences d’alors!
L’homme bon a le mal mourant,
L’être mauvais a le bien renaissant,
Le funèbre n’a de glas que l’éclat de son rire…
Un moteur de moto vrombit
Le réveil est brutal.
Ah! L’utopie!
N’y a-t-il que du regret
Dans la vibration de ce mot?
Les larmes ont toutes la vie.
Le monde est sec.
Tout va …
Se transformer
En vérité divine.

Que l’homme se réveille!

*

ésotcelt

ganeshabreizh

Souffle créateur

2006 10 4

A propos des Mots et du Langage – [Lama Anagarika Govinda pour La Magie du mot et la puissance de la langue]

Classé sous — ganeshabreizh @ 4:23

La magie du mot et la puissance de la langue.


Par Lama Anagarika Govinda

Extrait du livre : les fondements de la mystique tibétaine

Edité chez Albin Michel dans la collection Spiritualités vivantes

N° 21

ISBN 2-226-00260-x


Tout le visible tient à l’ invisible

                                    L’ audible à l’inaudible

                                    Le tangible à l’ intangible.

                                    Et peut-être le pensable à l’ impensable

                                                                               (NOVALIS)

Les mots sont la marque de l’ esprit, les points finaux ou plus exactement les étapes de séries indéfinies d’ expériences qui, sortant du plus inimaginable passé, parviennent au présent et constituent de leur côté les points de départs de nouvelles séries indéfinies qui touchent à un futur tout aussi peu imaginable . Ils sont cet « audible qui tient à l’inaudible », le  »pensé » et le « pensable » qui émergent de l’Impensable .

   L’ essence du mot ne s’ épuise donc ni dans son utilité en tant que transmetteur du sens ou de l’ idée, ni dans sa signification présente ; il possède en même temps des propriétés qui dépassent le représentable, tout comme la mélodie d’ un chant, bien que lié à un contenu concevable, ne s’ identifie pas à celui-ci et ne peut être remplacé par lui . Et c’ est précisément cette propriété irrationnelle qui émeut notre sentiment profond, exalte notre être le plus intime et le fait vibrer avec les autres .

   L’ enchantement qu’ exerce sur nous la poésie repose sur ce facteur irrationnel, associé au rythme qui coule d’ une pareille source . Telle est la raison pour laquelle la magie poétique est plus puissante que le contenu objectif de ses paroles, plus puissante que 

l’ entendement avec toute sa logique, à la toute-puissance de laquelle nous croyons si fermement .

   Le succès des grands orateurs ne dépend pas seulement de ce qu’ ils disent, ais plutôt de la manière dont ils le disent . Si les humains pouvaient être convaincus par la logique et la démonstration scientifique, voilà bien longtemps que les philosophes auraient converti à leurs doctrines la plus grande partie de l’ Humanité ! Et, d’autre part, les Ecritures sacrées des religions universelles n’auraient jamais exercé une si énorme influence, car ce qu’elles communiquaient sous forme de pensées pure est faible, comparé aux créations des grands savants et des grands philosophes . Nous pouvons donc dire à bon droit que la puissance de  ces saintes Ecritures repose sur la magie du mot , c’est-à-dire sur la force occulte que connaissaient les Sages d’ antan, car ils se ttrouvaient tout près des source de la parole .

   La naissance du langage fut aussi celle de l’humanité . Chaque mot était l’équivalent phonétique d’une expérience, d’ uj événement, d’ un stimulus intérieur ou extérieur . Un puissant effort, un exploit créateur était inclus dans cette formation de sons qui a du

s’ étendre sur de longues périodes et grâce à laquelle l’homme est parvenu à s’élever

au-desus de la bête .

   Si l’Art peut être tenu pour la création nouvelle et l’ aspect plastique de la Réalité par le moyen de l’ expériene humaine, de même pouvons-nous considérer la création de la parole comme le plus haut exploit artistique de l’ humanité . Chaque mot, à l’ origine était un foyer

d’ énergies dans lesquelles la transmutation de la réalité en modulations de la voix humaine, expression vivante de l’ âme, se produisait . Par cette création verbale, l’homme prit possession de l’ univers . Plus encore : il découvrit une nouvelle dimension , un monde à     l’ intérieur de lui-même par lequel s’ ouvrit à lui la perspective d’une plus haute forme de

vie, dépassant l’ état présent de l’ humanité autant que la conscience de l’ homme civilisé dépasse l’ animal .

   Le pressentiment  – la certitude même – d’ états d’ être aussi élevé est lié à certaines expériences d’ une nature à ce point fondamentale qu’ elle ne peuvent ni s’ expliquer ni se décrire . Elles sont tellement subtiles qu’ on ne saurait les comparer à rien à quoi pourrait s’attacher un pensée ou une représentation . Et pourtant ces expériences sont plus réelles que n’ importe quoi pouvant être par nous vu, pensé, touché, senti, goûté ou entendu, et cela parce qu’ elles sont remplies de ce qui précède et embrasse toutes les sensations particulières, de sorte qu’ elles ne peuvent s’ identifier avec aucune de celles-ci . C’ est pourquoi, seuls des symboles peuvent suggérer le sens de ces expériences . Et ces symboles ne sont pas des inventions arbitraires, mais bien des formes spontanées d’ expression surgiesdes plus profondes régions de l’ esprit humain .

   Ils sortent du voyant sous forme de vision et du chanteur sous forme de son et se présentent directement dans l’ enchantement de la vision et du son . Leur présence essentielle constitue le tout dela puissance sacerdotale du poète-voyant (kavi) . Ce que proclame sa bouche n’est pas dans les mots communs, (shabda) les sons dont ce composent le discours ; c’est « mantra »  : contrainte en vue de créer l’image mentale, contrainte exercée sur ce qui est , pour qu’il soit tel qu’ il es dans son Être essentiel . C’ est

aussi expérience. C’ est immédiate et réciproque pénétration du connaissant et du connu .

Tout comme dans la première parole existait la force évocatrice avec laquelle l’ immédiat fondit sur le poète-voyant sous la forme de la parole et de la vision, force avec laquelle le poète maitrisa l’immédiat par mots et par images, ainsi et pour tous les temps, celui qui sait utiliser les paroles-mantras possédera la puissance de conjuration, le moyen magique d’agir

sur la réalité immédiate-révélation des Dieux, jeux des forces.

   « Dans le mot « mantra » se trouve la racine « man », penser (du grec « menos », lat. « mens ») unie à l’ élément « tra » qui forme des mots outils . Ainsi, pour « mantra » : outil à penser, chose menant à une image mentale . Par sa résonance, il appelle son contenu à 

l’ immédiate réalisation . Le « mantra » est puissance et nom simple opinion que l’esprit peut contredire ou éluder . Ce qu’ énonce le « mantra » est ainsi , est là, se produit . Ici ou nulle part, les paroles sont des actes dont la réalisation est immédiates » . -[Heinrich Zimmer, "l'Inde éternelle"]

   Ainsi, le mot était, à l’heure de sa naissance un centre de force et de réalité ; seule l’ habitude en a fait un simple moyen d’expression conventionnel et stéréotypé . Le mot-mantra a , jusqu’à un certain point, échappé à ce sort parce qu’il n’avait aucune signification concrète et que par conséquent, il ne se prêtait pas à des buts utilitaires .

   Cependant, bien que les mots-mantras aient continué à vivre, leur tradition s’est presqu’ éteinte et rare, de nos jours, sont ceux qui ont encore conscience de la vraie nature des mots mantriques et qui savent s’ en servir . L’ humanité moderne n’ est même pas capable de se représenter combien la magie du mot et de la parole a été vécue dans les civilisations antiques et quelle puissante influence elle a exercé sur la vie dans son ensemble, surtout sur le plan religieux .

   Dans l’ ère de la Radio et des journaux où les mots, parlés ou écrits, se projettent par millions et sans choix dans le monde entier, la valeur du vocable est si bas descendue qu’ il est difficile de donner à l’ homme d’ aujourd’ hui une idée -même lointaine- de l’attitude respectueuse que l’homme des temps plus spiritualisés et les civilisations religieuses observaient à l’égard du mot, porteur de la tradition sacrée et incarnation de l’ esprit . 

   Les derniers vestiges de telles civilisations résonnent encore dans les pays d’ Orient . Mais un seul pays a réussi à maintenir vivantes jusqu’ à ce jour les traditions mantriques ; c’ est le Tibet .I ci ce n’ est pas seulement le mot qui est un symbole sacré, mais aussi chaque lettre de l’ alphabet, chaque son . Même servant à des fins profanes, ses origines ni sa valeur ne sont jamais oubliées ou négligées complètement . Le mot écrit est toujours traité avec respect ; il n’ est jamais jeté distraitement en des endroits où il pourrait être piétiné par les hommes ou patr les animaux . Et quand il s’ agit de paroles ou d’écrits  de nature religieuse, le moindre de leurs fragments est traité comme une précieuse relique et non pasdétruit arbitrairement, même devenu sans objet . Il est déposé dans des sanctuaires ou des coffrets, ou bien en des grottes, en vue de sa dissolution naturelle .

   Cela peut, à qui l’ observe de l’ extérieur, paraître une superstition primitive, s’il considère

de tels procédés en les isolant de leurs rapports avec leurs arrière-plans métaphysiques, car

ce qui est ici en cause ce n’est pas le morceau de papier et les signes qu’il porte, mais l’attitude de l’ esprit qui s’exprime dans chacun de ces procédés et qui a son fondement dans l’évocation d’ une haute réalité toujours présente qui agit en nous efficacement , suscitée par tout contact avec ses symboles .

   Le symbole n’ est ainsi jamais retiré des profondeurs pour être ravalé au niveau d’ une simple moyen d’ usage quotidien ou d’une simple « édification dominicale » ; c’est quelque chose de vivant et d’actuel, auquel est soumis ce qui es profane, matériel et utilitaire . Oui,

ce que nous appeleons « profane » et « matériel » est, par cette attitude dépuillé de ces caractères et devient l’ expression d’ une réalité cachée derrière les apparences et qui, seule, confère un sens à notre vie et à notre action, incorporant la moindre et la moins apparente des choses dans la vaste corrélation de tout ce qui advient et de tout ce qui existe .

    » Dans le moindre tu trouveras un Maître que tu ne pourras, du plus profond de toi-même,

jamis assez servir  » (RILKE) . Si cette attitude spirituelle s’interrompait en quelque point, elle perdrait son unité et, de ce fait, sa consistance et ses forces .

   Le voyant , le poète, le chanteur, le créateur spirituel, l’ âme sensible, le saint, tous connaissent l’essence de la forme dans le mot et dans le son, dans le visible et le tangible .

Ils ne trahissent pas ce qui est petit, car ils savent y discerner ce qui est grand  . Sur leurs lèvres le m ot devient mantra, les sons et les signes dont il est formé deviennent porteurs de

forces mystérieuses ; à leurs yeux le visible devient symbole, l’objet devient instrument créateur de l’esprit et la vie un fleuve profond, coulant d’ une éternité à l’ autre :  » Tout est sceau ; tout est miroir ; tout, pourtant, est voilé au regard brouillé « , comme dit si admirablement  Melchior Lechter.

   Il est bon de nous rappeler de temps à autre que cette attitude  de l’ Orient avait aussi droit de cité en Europe et que jusqu’ à ces temps-ci, la tradition du mot intérieur e de l’ efficacité du symbole avait ses hérauts . Je me borne  à rappeler le concept mantrique du

 » mot  » de Rainer Maria Rilke, qui a saisi l’ essence de la mantrique dans ses plus grandes

profondeurs .

   Au lieu où, lentement, hors du bien-oublié

   Ce qui fut éprouvé remonte jusqu’ à nou,

   Maitrisé, doux, hors de toute limite,

   Et vécu dans l’impondérable

   Là commence le Mot, tel que nous l’ entendons ;

   Sa valeur, pourtant, nous dépasse,

   Car l’ Esptrit qui nou veut seuls

   Veut aussi être sûr de tous nous réunir .

(C’était le Chapitre 1 du livre ,pages 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21)

A propos de Spiritualités -[ORIA et L' Evangile de la Colombe.]

Classé sous — ganeshabreizh @ 4:17

*******************************************************************************************************

Calligraphie d'Abdelatif Habib-www.flwi.ugent.be

La connaissance est lumière, l’ignorance est obscurité.

(Calligraphie d’Abdelatif Habib-www.flwi.ugent.be)

*

- Des mots de l’évangile de la Colombe par Oria -

« Alors sont venues les limites

Des quatre coins du Monde elles sont venues

pour être berceau du Créé. »

Cet Alphabet de la Connaissance, le Cavalier voulait apprendre à l’ épeler… et de

l’ Evangile de la Colombe, emplir son coeur et couvrir les chemins de cette marche qu’ il savait longue .

L’ Etranger avait accepté de diriger ses pas vers le faîte de la Montagne, et d’ oter la buée de son regard voilé par le froid pétrifié par les apparences .

Il lui avait dit :  » Tu es le chemin que tu construis, et il est ton pas qui le foule . Mais entre la flèche et la cible qui l’ attend, il est un espace invisible, amoureux de la cible et de la flèche…

Souviens-toi de cela: :  » amoureux de la cible et de la flèche « . Il lui avait dit aussi : Ne te révolte pas, que la tourmente ne s’ attache pas à tes pas , qu’ elle ne laisse pas sur la Terre d’ épineuses empreintes .

Il lui avait dit encore : Les paroles qui jailliront de moi édifieront le Meilleur de Toi-même, et cependant, souvent te croiras-tu gisant dans le fossé de tes erreurs humaines et ses bases s’ ébranleront avec fracas .

Ne te révolte pas…Car si tu tournes sur toi-même et détournes tes yeux de l’ Etre, tu chuteras.

Ecoute moi . Il est un Livre ouvert où je t’ apprendrais à puiser . Mais n’ oublie pas : tout se donne à celui dont le Coeur est fait pour restituer .

Je graverai des mots en ta mémoire, des images que tu ne comprendras pas dès ce jour, mais ces paroles en Toi demeureront vivantes .

Ce matin là, il ouvrit l’ Evangile à ses premières pages … et le Cavalier, se tenant à ses pieds, écouta .

Il lui conta l’ histoire des trois Oiseaux qui depuis le grand Nid invisible s’ élancèrent

dans le mouvement de la Vie…

Il dessina l’ image de leurs ailes . Celles se dépliant, celles se repliant .

Il lui parla des deux frontières nécessaires : celle qui clôt le Champ, celle qui fait le Coeur du Sanctuaire .

Et du muable il lui parla, de l’ immuable il lui parla de même et du Soutien de tout cela.

Il parla de cette couleur, tentée par le désir d’épanchement…

Il parla de cette couleur, tentée par le retour sur elle-même.

Il parla de la Force Troisième. De cela toujours « en deça » qui réglait la passion des deux ailes .

De l’Oiseau Blanc, de l’ Oiseau Noir il lui parla, mais ne dit rien du combat de leurs ailes .

Non…d’ aucune guerre il ne parla. Il évoqua l’ Enlacement… Il mit l’ attention sur

l’ Echange. Il prononça le mot Amour …

www.spiritualites-egypte.org

O grand Oiseau Triple !

Toi qui ne descendras jamais de ton aire

peut-il cesser un jour

le rythme lent de ta respiration ?

Rien n’ existe, si ce n’ est la volonté de Toi-même

pour te donner la Vie

Rien n’ existe, si ce n’ est la volonté de Toi-même

pour te donner la Mort

Cependant O grand Oiseau Triple

manifesté Tu l’ es pourtant …

S’ il est partout la manifestation de Toi-même

Tu es.

La Conscience d’ un seul aspect de Toi donne Vie

celle d’ un autre aspect le reprend .

Tu es Toi-même Inconscient

des transformations engendrées

en un aspect premier

de l’ impulsivité de ton respir .

O grand Oiseau Triple !

Il est des mondes où des coeurs se demandent :

Doit on donner l’ impulsion de la Vie

Inconséquence ou Effusion d’ Amour ?…

Le Cavalier écoutait avec attention , et la musique de ces paroles l’ émerveillait .

- Oh, Etranger, cela est-il science véritable ?

- Sur le chemin de la Science Véritable cela est .

- Sur le chemin qui monte ou celui qui descend ?

- Sur le chemin… toujours le même . Il n’ est pas deux échelles, Cavalier .

- N’ y a-t-il point de suite à cette histoire ?

- En des mondes ou en d’ autres, une histoire toujours recommencée…

Rêve du Graal - - Cyril Carau - www.abstraisme.free.fr

Rêve du Graal de Cyril Carau – www.abstraisme.free.fr

*

Méfie-toi, cependant, et garde-toi de « séparer ». Il m’ apparaît que tu mesures, il m’ apparaît que tu soupèses depuis le point où tu es toi-même « pesé » .

La Sagesse n’ est pas dans l’ une ou l’ autre des couleurs révélées, mais elle est, Cavalier, dans la parfaite Connaissance des deux ailes .

Le Cavalier n’ entendait pas cela… Mais apprendre la suite de l’ histoire l’ impatientait :

O grand Oiseau Triple ! du mouvement de tes plus grandes forces, mouvement de l’ onde qui va et vient, mouvement de l’ aile qui s’ élève et se replie, dans un sursaut, une impulsion instinctive, des milliers d’ oiseaux surgirent et surgissent toujours de ces mouvements incessants…

Je connais les Enfants de Toi, O grand Oiseau Triple .

Ces nuées si blanches et si pures qu’ elles ne peuvent par elles-mêmes donner la Vie .

Par elles, d’ innombrables chemins furent tracés,et ouverte la Voie pour leurs frères .

Labourant l’ immensité de l’ Espace, semant dans les sillons de leur passage le témoignage de leur pure Origine .

Et du battement de leurs ailes, s’ écoulent les perles invisibles de leur pureté…

O invisibles perles ! toujours allant et toujours venant , vous parcourez

l’ Invisible des Mondes, vous nourrissez les ondes du rappel de leur Dieu .

O grand Oiseau Triple ! ne pouvant se poser nulle part, ne pouvant stationner de par leur pure forme, elles retournent près de ton Coeur,

veillant et surveillant… Car proche de ton Coeur, grand Oiseau, est leur place .

Et les autres nuées de Toi, je les connais de même, lorsqu’ elles s’ en vont de par le vaste Espace, curieuses des états se manifestant… Se penchant sur les chemins préparés, et s’ imprégnant des influences .

Utilisant la Semence de la nuée première, créant et se modelant elle-même, et sur un même rythme se projetant, cette nuée d’ Enfants, voilà

O grand Oiseau, qu’ elle s’ affaire .

Et voilà que s’ élancent, comme un cheval fougueux aux millions d’ ailes, tes Fils aux formes innombrables…

Quand se sont aplanis les chemins, modelé le visage de chaque Monde .

Et eux aussi , et d’ autres encore ils font Ton Oeuvre .

Lacher-prise - Oiseau blanc - www.eternelpresent.ch

Ce que le Cavalier avait appris ce matin-là, c’ est qu’ il fallait à toute existence deux limites . Que toute résistance favoriserait le mouvement . que le Secret était de lâcher prise . En son Coeur très profond se révélait le sens de ces paroles… A la surface de son être, seuls deux mots émergèrent pourtant : celui de Noir, celui de Blanc.

Extrait de L’ Evangile de la Colombe – (pages 30, 31, 32, 33, 34)

écrit par ORIA

Publié aux éditions Albin Michel

Collection Espaces libres – N° 17

ISBN 2-226-05272-0

ORIA, née en 1950, vit depuis1975 à Montségur, haut lieu de l’ aventure Cathare. Elle est l’auteur de La Paix est mon royaume et La Révolte Essentielle . Au cours de ses conférences, elle dispense un enseignement spirituel hors de tout dogme et éclairé par l’ inspiration fulgurente du « vivant » .

cavalier

T’en souviens-t-il de ce temps là (Francis Lalanne)

Classé sous Inspiration d'Auteurs — ganeshabreizh @ 3:42

T’ en souvient-il de ce temps là Francis Lalnne avec des enfants

Ce temps d’avant d’ être des hommes ?

Trois frères hauts comme trois pommes,

Nous découvrions tes mots, Art !

Et sous le signe de Mozart,

L’ amour seul nous donnait le la…

Le temps passait sans turbulence

Et, pour mieux exprimer le silence,

Pour mieux apprendre à le parler,

A l’ écouter, à l’ écouler,

Je faisais de tout un poème :

Tartines dans le café à la crème ;

Morceaux de pain et de chocolat ;

Et dans ce calme jamais plat

Tout mon petit monde était là :

Les chats, les chiens et les cochons d’ Inde,

Et “Juliette “, et “Rosalinde”,

Et les copains de chaque jour

Que l’ on s’ était fait à l’ école ;

Vieux meubles, sous les abats jours,

Bagarres pour une bricole,

Jean-Félix toujours quelque part

La guitare à l’ oeil comme au doigt ;

René entre deux cinémas,

S’ entraînant au septième art

Et filmant son copain Thomas

En super-huit comme il se doit…

Et puis les câlins de maman…

Et puis notre famille à table ;

Papa, ce héros de roman

Toujours immense et redoutable,

Son front large et mystérieux,

Qui nous menait, du bout des yeux,

Sur le chemin de la sagesse

En nous comblant avec largesse ;

T’ en souvient-il de ce temps-là,

Enfant qui dors au fond de moi ?

Je ne te vois plus sous mon toi ;

Je ne te vois plus dans la glace ;

Un autre, un grand , a pris ta place ;

Un adulte , un monstre, un mutant

Aux traits marqués par chaque instant .

Et lorsque je revois ta bouille,

Sur mes photos , je la gribouille

Pour ne plus avoir mal au vent

De ce temps qui me vient d’avant ;

Qui fait de l’homme un mort vivant…

Aujourd’ hui je fais le chanteur,

Félix est un grand concertiste,

Et René, réalisateur,

Tous les trois frères sur la piste ;

Et tout se poursuit quelque part…

C’ est pour ça que l’ on fait l’ artiste ;

Pour garder vivant ce poupard

Du temps de la case départ…

Un air, trois notes, LA LA LA,

T’ en souvient-il de ce temps là ?

*******************************************************************

Extrait de Les carnets de Lucifer par Francis Lalanne

Chez Les Belles Lettres

*******************************************************************

ISBN : 2-251-44021-6 Article 2005

Mes enfants très chéris

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 3:07

Je donne à votre vie ces quelques vers d’amour,
Afin d’illuminer votre être au jour le jour.
Peu importe à l’esprit l’heure où le soleil chût
Si en ce samedi vos mots sont parvenus
Et permirent au coeur de desserrer l’étreinte
Où l’ont plongé l’attente et le doute, sans feinte.

Hermès était passé : Quelques lettres gisaient,
Blanches et timbrés, dans la boîte à souhait.
De la main je les pris et, plus ou moins distrait
Par les chiennes en furie, les couvaient,il est vrai,
D’un regard attendri, et pensait un instant
Aux enfants qui manquaient à l’appel du levant.

Le graphisme attendu brillait par son absence.
Un jour de plus passait au creux de l’espérance,
Lorsqu’à la mie-journée une main féminine
A découvert au sol, comme une blanche hermine,
Celle qui échappa à mon oeil de fouine,
Mettant un point final aux affres qui me minent.

L’encre bleue de vos yeux, coulée sur le papier,
Imprègne de son feu votre joie d’écolier.
Travailleur et joueur, poète à tes heures,
Aîné en garçon mûr tu t’exerces en chercheur.
Appliqué, éveillé, yogi et footballeur,
Benjamin, petit d’homme, tu avances sans heurt.

Le père que je suis belle-maman aussi,
Apprécions sans réserve tous les efforts fournis.
Quand de votre présent vous faîtes notre nid
Dans votre quotidien nous créons le souci.
Il vous faut pardonner aux parents que nous sommes
L’intransigeance mise à vous apprendre l’homme.

C’est d’éducation que je veux vous parlez
Et faire référence au Rabelais caché.
J’apporte si après une explication
Aux questions posées par cette citation :
« Les hommes sont mortels seulement dans leur corps
Les enfants par l’esprit leur survivent alors. »

L’adulte en mission a reçu de la vie
Celle inexorable d’éduquer les petits,
La flamme est allumée, protège sa vaillance.
Il donne son savoir, développe sa conscience,
Avec attention il sert de référence
Transformant enfance au-delà d’adolescence.

La connaissance entraîne évolution en l’âme
« Science sans conscience est bien ruine de flamme. »
Construire avec moral amène à fortifier.
Donnant la confiance, permettant d’oublier
Qu’au moteur de la foi le feu est nourricier.

Dans le geste qui sauve sans superstition,
Le plus clair, le plus beau, digne de création,
Est le signe de croix, loi de compensation,
Dans notre univers ultime symbolisation.
Parce qu’au nom du Père en se touchant le front
Ala force cosmique notre hymne nous jouons.
Parce qu’au nom du fils échoit notre plexus
La force tellurique offre l’antivirus.
Au nom du Saint-Esprit touchant l’épaule gauche,
Appelle à l’équilibre où deux forces s’ ébauchent.
Amen est sur la droite en concrétisation,
Résultats compensés, puissance en mission,
En V de vérité, en V de volonté
Symbole de naissance en une énergie clé.

Nantis de ces préceptes empreints de la sagesse,
Il vous faut maintenant en saisir la justesse,
Regarder dans la glace. Un être vous sourit.
Servez de résonance où la vigueur jaillit.
La personnalité à laquelle nous croyons ?
Il faut la magnifier en cherchant son action.

*

ésotcelt

ganeshabreizh

*

Fraternité

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 2:53

Il me souvient au gré des matins qui se lèvent

Certains jours attendus, emplis de notes brèves,

Plus riche de regards que de mots soupirés,

Sertis d’une caresse en nos corps achevés.

Notre amour s’est emmitouflé, si pur et graîne,

Au creux énergisant de nos âmes certaines.

La symbiose y est née, jumelle d’avenir,

Empreinte et rechargée d’une flamme à pétrir.

Ta fleur a échangé sa pensée d’anémone

Avec le ciel serein de mon coeur qui résonne.

D’où toute la rosée recevant une perle

Donna-t-elle son parfum de voile que je ferle?

Donner et recevoir est plus grande leçon.

Je délivre avec joie le pluriel d’abandon.

Être heureux, naître heureux et rendre l’autre heureux

Je souffle ces secrets aux vents des amoureux.

*

ésotcelt

ganeshabreizh

rosée

123456

Fée |
Rikach-inspiration |
yvanlepape |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le Rêve Errant
| Jean-michel BARRAT Artiste ...
| MIDO