Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

2012 02 6

Amour sain, la nature des mots vrais

Classé sous POESIE,Poesie Image — ganeshabreizh @ 16:56

Amour sain, la nature des mots vrais dans POESIE Amour-sain-de-la-nature-des-mots-vrais-oasis1

2010 05 11

Aujourd’hui je fais cette prière

Classé sous Prières — ganeshabreizh @ 19:03

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Aujourd’hui je fais cette prière

 

 

Esprit Saint, tu viens imprégner mon esprit d’homme 

 

Viens souvent, très souvent, même si je ne te cherche pas

 

 Tu connais le fond de ma pensée et son attachement au Christ.

 

 

 

 Viens, Esprit Saint, c’est Toi qui me rends pur,

 

 Qui me fait vivre sûr et sain d’esprit.

 

 Tu me fais prendre la main qui se tend.

 

 

 

 Je suis dans l’ombre et tu crées la Lumière

 

 lors je tends la main à celui qui trébuche,

 

 Nous ne tomberons pas car tu veilles sur nous.

 

 

 

 Oui, j’ai douté, car j’ai peut-être eu peur

 

 D’un Amour visible que je ne savais pas voir…

 

 Peut-être douterais-je encore et encore

 

 A cause d’autres peurs que je n’aurais pas vaincues ;

 

 Mais de chaque doute et de chaque peur

 

 Tu me feras sortir plus fort et plus conscient,

 

 Soigné par cet Amour du Père

 

 Que tu répands en moi.

 

 

 

 Je veux vivre ton Pardon, ce Pardon qui me fait grandir

 

 Sur ce chemin de Foi  que tu traces pour moi,

 

 Dans le jour et la nuit, la richesse ou la pauvreté.

 

 

 

 C’est la Lumière que tu répands avec tes Serviteurs de Foi,

 

 C’est  le souffle d’espoir qui baigne leur Ministère

 

 Qui me font revenir aux sources du Baptême.  

 

 

 

 Je tiens enfin allumé la lampe de mon âme.

 

 Ta Parole éternelle nourrit sa flamme vacillante

 

 Eclairant le chemin des marches de sa vie.

 

 

 

 Oui, j’ai douté, car j’ai peut-être eu peur

 

 D’un Amour visible que je ne savais pas voir…

 

 Peut-être douterais-je encore et encore

 

 A cause d’autres peurs que je n’aurais pas vaincues ;

 

 Mais de chaque doute et de chaque peur

 

 Tu me feras sortir plus fort et plus conscient,

 

 Soigné par cet Amour du Père

 

Que tu répands en moi.

 

 

 

 Par Toi, je vaincs l’hésitation,

 

 Aide-moi  à parfaire toutes mes décisions,

 

 Qu’enfin je manifeste ma Foi.

 

 

 

 L’Evangile nous montre les sentiers des possibles 

 

Et si le Sacrifice m’est demandé  je dis

 

 Que je l’accepte tant je crois en l’Eternel.

 

 

 

  Fais de moi cet exemple du Simple au quotidien de sa vie

 

 Qui partage et qui donne, écoute et compatit,

 

 Accompagne et pardonne avec humilité.

 

 

 

 Oui, j’ai douté, car j’ai peut-être eu peur

 

 D’un Amour visible que je ne savais pas voir…

 

 Peut-être douterais-je encore et encore

 

 A cause d’autres peurs que je n’aurais pas vaincues ;

 

 Mais de chaque doute et de chaque peur

 

 Tu me feras sortir plus fort et plus conscient,

 

 Soigné par cet Amour du Père

 

 Que tu répands en moi.

 

 

 

 Permets-moi de rayonner doucement,

 

 Sans violence dans les mots, tout amour du prochain,

 

 Oeuvrant ainsi par ta grâce, ô Esprit-Saint,

 

 A la paix des corps et des cœurs,, des esprits et des âmes.

 

 

 

 Ainsi j’ouvre mes yeux et mes oreilles,

 

 Et ce qui me fait homme à ton image

 

 A ce lendemain de Vie Eternelle,

 

 Seule vraie Vie avec la Sainte Trinité.

 

 

 

 Oui, j’ai douté, car j’ai peut-être eu peur

 

 D’un Amour visible que je ne savais pas voir…

 

 Peut-être douterais-je encore et encore

 

 A cause d’autres peurs que je n’aurais pas vaincues ;

 

 Mais de chaque doute et de chaque peur

 

 Tu me feras sortir plus fort et plus conscient,

 

 Soigné par cet Amour du Père

 

 Que tu répands en moi.

 

 

 

 Ainsi je veille en priant.

 

 Ainsi je veille en priant.

 

 Ainsi je veille en te priant mon Dieu.

 

 

 

Amen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2010 01 14

Il était une nuit

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 9:15

Il était une nuit

 

 

 

Il était une nuit

[Seul le mental critique, l’esprit, lui, compose -  yannesoganesh.]

 

Lorsque tu penses tout avoir, réfléchis à l’être possédant…

Lorsque tu penses manquer de tout penses à l’être qui ne possède rien….

 

Ne voir, en un premier regard, en regardant quelqu’un,

D’abord et seulement la matière qui est, que l’on souhaite,

Que l’on désire, que l’on veut, qui peut tant se parfaire…

Peut-être est-ce très bien puisqu’après tout nous sommes incarnation matière.

Mais c’est pour abriter tant notre esprit que notre âme.

 

Ne voir en un premier regard

En regardant la même personne

D’abord et seulement l’esprit

…….

Je viens te donner des chemins de rencontre

Que tu ne soupçonnes pas ou plus…

Le chiffon de poussières sur les traces  que tu effaças

De nos présents communs pour faire briller l’instant…

Les coups de balai, les coups de serpillère,

L’éponge sur la vaisselle… et l’on fait ainsi

Des milliards de chemin des quotidiens remplis ;

 

……

A quoi, à qui pense-t-on

Alors que le tissu s’imprègne

De nos poussières d’avoir été ?

 

Sait-on seulement que l’on recueille

Le fruit de notre entier présent,

Que nous n’effaçons rien,

N’étalons nulle chose,

Qu’il fasse jour ou nuit

Le geste est le même :

Automatique !

 

 

Mais qu’en est-il donc de la conscience

De nos poussières de cœur et d’âme,

Qu’en faisons-nous dans la rencontre avec l’autre ?

Sous quelle eau fraîche la rendons-nous vivable et claire ?

Qu’oblitérons-nous comme tâche de notre ménage d’être ?

 

Bien sûr existent des dallages de marbre

Qu’effleure seulement la visible apparence de l’instant qui se fait !

Bien sûr vivent des surfaces planes ou volumétriques

Qui ne rebutent pas, qui s’enflent des présences !

Petits jeux du chat et de la souris

Du mental et de l’esprit,

De la conscience sans crible, intime,

A la conscience passoire,

Facile et moutonnante.

 

Le choix de la première parole,

Du premier mot qui sort,

Se fait compréhensif

Quand le mental se fige,

C’est l’esprit qui s’exprime

Et l’amour qui le porte.

C’est comme un pardon,

Pas reconnaissance de l’erreur.

C’est une conscience du jour de pluie

Qui embellit le jour où le soleil luit,

Comme un arc en ciel de lune et d’étoiles

Qui viendrait nourrir un festin de terrer océane

Et de mer intimes, illuminant la joie

D’un chemin de rencontre

Né de la magie de l’instant

Qui voit grandir la retrouvaille.

 

Tu devrais t’avancer l’âme en paix,

Le cœur en fête…

Les sols brillent,

La vaisselle est rangée,

Tout est clean.

J’ai privilégié la matière !

T’es-tu senti

Seule ou fatiguée

Pendant ce temps de nuit

Où j’ai œuvré

Dans la musique du partage ?

 

Dans le fond, que reste-t-il ?

Le trop du trop !

L’œuvre commune !

Un verre à deux que j’ai bu seul !

 

Dis, dis-moi simplement que tu m’aimes,

Cesse de taire tes silences qui te bouffent,

Donne leur cette voix du cœur qui s’exprime en cinq mots :

« Je t’aime mon amour ».

 

Je t’aime,

Laisse le piano jouer

Pour la maison qui brille

Alors que je m’éteins doucement…

Doucement… doucement….

Pour pas te réveiller,

Même si dans mon silence de veille

Je t’ai pensé si fort mon amour,

Si fort.

 

 

Eso

2009 10 21

Retrouvailles d’automne

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 7:50

Saint Maximin La Ste Baume

 

 

 

Retrouvailles d’automne

 

 

Des vers se dessinent au revers d’infortune,

Des vers que l’on taira tant ils sont amertumes.

Sur le chemin de fer qui me ramène à nous,

Se sont des vers d’amour qui m’inondent l’esprit.

 

Des vers de tous les jours dont je puise les mots

Dans ton cœur améthyste où bat un rythme pur ;

Des vers d’enfant des nuits où nous avons gémi

Seuls et séparés, vivant nos virtuels.

 

J’ai entendu ton chant tissant nos solitudes,

Il flottait d’or bleu comme un rayon de lune,

Il venait réchauffer tout mon être en miroir,

Renvoyant vers ta couche nos regards en reflet.

 

Passent les jours…, s’égrennent les secondes…

C’est un soleil ému qui nous retrouve enfin

Dans cette « Sainte-Baume » qui respire le thym,

Toi la femme d’amour, et Toi, Luciole tendre.

 

 

eso

 

2009 09 25

Le silence III —Des poèmes sans mots dont le nom est Silence.

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 23:31

Des poèmes sans mot dont le mot est silence

 

 

 

Des poèmes sans mots dont le nom est  Silence.

 

 

J’ai écrit des poèmes sans mots… si vrais,

Des poèmes secrets, des  poèmes d’enfant,

Comme un conteur confiant du  destin qui se livre

Aux nues illuminées par l’arc-en-ciel du monde.

J’ai écrit des poèmes sans mots… si frais,

Dont les vers de silence ont ciselé  nos cœurs…

Ces battements muets disaient cette chamade

Qui étreignait nos souffles alors qu’ils se joignaient,

Ils mourraient l’un à l’autre pour naître plus fort.

 

Il ya l’unisson qui chante nos frissons de chair

Au moment du regard pensé sur le regard de l’autre,

Il y a cette étreinte enceinte de nos mains conjointes

A l’instant révélé du chant secret porté haut

Par nos âmes qui s’aiment, nos auras qui se fondent.

 

Je les relis maintenant que les jours et les nuits

De notre année première s’estompent dans le ciel.

Je nous repeins sans cesse aux rizières quotidiennes

Qui laissent échapper tant de caresses uniques

Répandant tout un baume sur tes douleurs de corps.

 

Je pense  à la grâce divine qui fit se joindre

Nos chemins d’infortune en bout de vie de plus,

Pour l’évolution commune en un halo de paix,

Pour panser nos blessures, nos « fur-et -à –mesure ».

Le jardin de la Vie se nourrit d’eau de vie.

Ce sont un peu les larmes et les sueurs du cœur

Qui font grandir l’osmose et croître en compassion ;

A bas les coups de nerf et les poings qui se serrent,

Juste place au sourire et à la main tendue.

 

C’est tout ce partage que l’on vit en Silence,

Le geste se mesure au rythme de l’amour.

J’écris des poèmes de toi, de moi, de nous,

Des poèmes sans mots dont le nom est Silence.

 

 

eso

2009 06 1

Crépuscules

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 21:27

Heures crépusculaires

 

 

 

Crépuscules

 

Respirent les étoiles qui coursent la lune

Sous le tempo du vent transpirant dans les dunes

Il y a bien la mer qui chasse la contrainte

De la nuit qui s’installe au moment de la plainte !

 

Dort la voûte céleste aux cris des goélands

Qui planent doucement sur les mots se couchant

Il y a bien le chant de la muse à la femme

Qui creuse les sillons de ses rimes en flammes !

 

La musique intérieure s’inspire au revers

De la page du jour écornée, fait-divers

Du poète en esprit qui transpire ses ombres.

 

Et l’enfant s’éclipse sur la pointe des pieds

Il n’y a plus de sourire aux larmes estropiées

Juste un peu de regret qui coule en la pénombre

 

 

ganeshabreizh

2008 11 21

Programme 2008/2009 Techniques poetiques I – Le rythme dans la langue française

Classé sous — esotcelt @ 23:21

Programme 2008/2009 Techniques poétiques

  • I – Le rythme dans la langue française

*

C’est la composante musicale de la langue, qui apparaît aussi bien en prose qu’en poésie.

Le rythme permet de mettre en relief certains mots ou d’établir des correspondances entre les termes, fondées sur le sens ou sur le son.

A – Les éléments constitutifs

1- En général

  • a) – Les accents : Toutes les syllabes ne sont pas prononcées de la même manière ; certaines, dites « accentuées » ou « toniques », sont plus marquées, c’est à dire plus longues, plus fortes, plus aiguës que les autres, dites « atones ».

  • Le français dispose : – d’accents fixes sur la dernière syllabe du mot quand il a une terminaison masculine, c’est à dire tout sauf un « e » muet (ex : jardin, garçon); sur l’avant-dernière syllabe quand il a une terminaison féminine, c’est à dire « e » (ex : vache, orage);

  • D »accents mobiles (libres, ils déterminent le rythme particulier du vers, cf.infra);

  • D ’accents d’insistance (sur le début des mots).

  • b) – D’autres sons viennent définir la mélodie du texte : ce sont le diapason de la voix, aigu ou grave, la musique de la voix, la rapidité du débit

  • c)– Le rythme proprement parlé est créé par le retour d’un même phénomène à divers intervalles, en particulier par les accents toniques placés sur la dernière syllabe tonique d’un mot ou d’un groupe de mots qui forment une unité grammaticale (Ex : « Juste ciel ! Tout mon sang / dans mes veines / se glace / »), Racine, Phèdre, I, 3). Ces accents divisent la phrase en « mesures » délimitées par les coupes indiquées par / (ex: « Juste ciel ! / Tout mon sang / dans mes veines / se glace / »). Mesurer le rythme signifie compter ler nombre de syllabes prononcées contenues dans chaque mesure: pour l’exemple cité, cela donne 3 /3 /3 /

d)- Les sonorités : elles n’ont pas de rapport précis avec les sentiments, mais leur retour crée un rythme d’allitération (retour multiplié d’un son identique) ou d’assonances (répétition de la dernière voyelle accentuée) faisant naître une harmonie suggestive qui met en relief la phrase grâce à des sons qui conviennent à l’idée (ex: Bossuet : « O nuit désastreuse, ô nuit effroyable, où retentit tout à coup comme un coup de tonnerre, cette étonnante nouvelle. ») où une harmonie imitative (arrangement de mots par le son duquel on chercher à imiter un bruit naturel [Littré]) où les sons visent à imiter un bruit en l’imitant (ex : Racine : « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? »).

2 – En particulier, pour la poésie, s’ajoutent les effets :

a)- de la césure, c’est à dire de la coupe qui partage un alexandrin en deux hémistiches (moitié d’un vers marqué par une césure);

b)- de la rime, voire de la rime intérieure;

c)- des pauses, c’est à dire les arrêts nécessités par la syntaxe (étude des règles grammaticales d’une langue) :

  • - l’enjambement quand la phrase n’a pas la même longueur que le vers (elle déborde au delà de la césure, où sur le vers suivant ; ex. Racine : «  Je répondrai, Madame, avec liberté / D’un soldat qui sait mal farder la vérité ») ;

  • - le rejet (un élément court est rejeté au vers suivant ; ex. « l’escalier / Dérobé » dans Hernani) ;

  • - le contre-rejet (un élément court amorce, à la fin d’un vers, une phrase qui se développe au vers suivant ; ex. Verlaine : « Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? L’automne/ Faisait voler la grive à travers l’air atone »).

3 – En particulier, en prose,

le rythme donné par les accents est partiellement confondu avec celui des pauses, car toute pause coïncide avec la fin d’un mot, donc avec un accent tonique. Cependant la syntaxe joue un rôle important ; il faut prêter attention à :

  • la longueur des phrase elles-même, dans leur succession ;

  • la longueur des groupes rythmiques (sans être aussi élaboré que celui du vers, le rythme de la prose est loin d’être quelconque. Soumis à l’élan de l’acte, il porte sur des unités plus étendues que les syllabes ou les mesures : les mots phonétiques qui s’enchaînent, séparé parfois par des articulations du texte et leur disposition. ( on pourrait parler ici de césure comme dans la poésie) , ils forment ensemble des groupes rythmiques, séparés par des pauses).

  • la répétition de mêmes constructions syntaxiques.

B – Etude des effets

Les coupes et les pauses divisent donc la phrase en morceaux qui nous paraissent avoir une certaine durée égale, croissante, décroissante, etc.

On distingue en particulier :

1 – Des effets d’équilibre donnés par :

a)- Le rythme binaire : le vers ou les deux moitiés du vers sont divisées en deux mesures égales (ex. le vers de Racine cité en A1) ;

b)- Le rythme ternaire

Le vers est divisé en trois mesures égales (ex. Victor Hugo : « Je marcherai / les yeux fixés / sur mes pensées »).

Ces effets peuvent être créés en prose par les groupes syntaxiques. Ils suggèrent le plus souvent un mouvement régulier ou une impression de calme, de durée pour un état agréable (ex. la sérénité) ou désagréable (ex. l’ennui). Le passage d’un rythme binaire à un rythme ternaire (cf. le trimètre romantique où les accents libres viennent étouffer celui de la césure) correspond souvent à un changement dans les faits ou les sentiments. Il évite la monotonie, ou met en valeur l’insolite, le

pittoresque.

2 – Des effets de déséquilibre données par

a)- Un rythme croissant : les mesures du vers (ou les groupes syntaxiques en prose) sont de                  plus en plus longues (ex. Du Bellay : « Ainsi / de peu à peu / crût l’empire romain »). Le but est de traduire un phénomène ou un sentiment qui s’amplifie ;

b)- Un rythme accumulatif : le nombre d’accents toniques ou de pauses est supérieur à la moyenne (4 pour un alexandrin); cela viens à rendre la succession d’actions rapides, le désordre des mouvements, la violence d’un sentiment ou la confusion d’un état d’âme ;

c)- Les enjambements, rejets, contre-rejets,, qui provoquent un effet d’insolite ou de mise en valeur d’un mot ou d’un groupe de mots (accompagné, chez les Romantiques, du désir de disloquer l’alexandrin), ou un effet de chaos qui a la même valeur que celui créé par le rythme accumulatif, ou, dans certain cas, la prosaïsme (caractère de ce qui est prosaïque : qui manque d’idéal, de noblesse, sans poésie, commun, plat, sans caractère) du discours familier.

Source [GRADUS – Les procédés littéraires (Dictionnaire) par Antoine Dupriez. - Editions 10/18 _ Département d'Univers Poche, collection Domaine Français – 1984 – ISBN / 2-264-03709-1]

2008 10 20

Ainsi le chemin – Adella et Eso sur le Camino

Classé sous POESIE — esotcelt @ 8:56

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Ainsi le Chemin

*

Avec toi issue de poésie et d’un passé lointain,

Avec toi que je ne connaissais pas,

Avec toi la femme cheminante

Je pris ton pas rebelle sur la voie.

Par toi le sourire évada mon être.

Par toi j’ai appris des plans vibratoires

Où l’amitié profonde évolue l’âme.

Par toi j’ai pu grâce aux regards nouveaux

Vérifier quelques dons que le Ciel donna

Au cherchant que je suis. Les sacs si lourds

Ecourtaient nos étapes. Bivouac

Un soir, hébergement un autre. Vivre

Devint un chant partage. La nature vraie,

Le pèlerin d’alors, croisées sincères

Dont les mots bleus reflétaient les pensées.

Volonté amicale en bandoulière,

Poésie pour certains, don de soi

Pour l’autre dont le sourire tendait la main.

Il y en eu de ces émotions nues,

Empathisantes et si envoûtantes

Que nous ne sommes plus les mêmes humains.

L’empreinte du Chemin c’est posée, là,

Sur l’empreinte profonde l’un pour

L’autre, qui un temps faiblissait, se levait,

Puisant dans la force de la Compagne

La ressource pour lui tendre à son tour

La main du cœur et de l’âme, l’écoute

Attentive aux errances de l’esprit.

Ce fut chacun son tour. Merci mon Dieu

De nous avoir mis sur la Route à Deux.

A jamais nous sommes gravés de ça

Cette autre forme d’amour au nom d’Eux,

Une sorte d’union sacrée si particulière

Qui rejoint dans le temps les Âmes-Sœurs,

Cette grande famille des Etres qui se cherchent,

Où se côtoient si bien destin et libre arbitre.

Même en vacillant on avance en priant,

Que la pente soit dure ou le sol roulant,

Que le soleil se lève sur une mer de brouillard,

Que le soleil nous plombe de sa chaleur ;

Que la pluie nous lave de son vent d’eau,

Mouillant la matière et séchant les larmes.

Ce fut notre être intérieur qui renaquit ainsi

Poussé par la méditation des cheminants :

Les pieds sur terre et l’esprit dans le Ciel,

Le cœur dans les étoiles et l’âme en prière ;

Juste pour avancer un peu plus dans la Vie

Sans plus blesser quiconque, s’aimer soi-même,

Connaître ses limites pour ne plus rien exiger,

Seulement donner, donner toujours

Sans rien attendre qu’un sourire.

*

eso

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2008 07 23

De « Soleil-Lune  » à « Lune-Soleil ».

Classé sous POESIE — esotcelt @ 14:48

De

 

*

De « Soleil-Lune » à « Lune-Soleil »,

A toi, « l’Amour-Lointain » qui énergise les cœurs dans tous les présents blancs

A toi, « l’Amour-Rencontre » né de poésie en poésie, créé pour nous enrichir de l’autre.

Je dis que je nous désaltère de nos épisodiques regards des mots passés aux cribles de nos consciences.

Je dis que je nous caresse l’esprit de la main chaleureuse, en visière pour se regard au loin qui s’emplit de chacun.

Scrutons ensemble la nuit des étoiles, au jour le jour, d’hémisphères en hémisphères, pour nous seuls.

Nous y prenons le substrat de notre Être commun ; nous y puisons les écoutes du temps qui nous nourrit.

Quand tu cueilles une fleur au jardin de notre tendresse, dans l’émoi de nos partages,

Je la cueille aussi, je la recueille encore pour mémoire, dans ses présents de toi, respirant tout ce que j’imagine, portant au firmament nos sublimes sincérités

Ce sont des roses rouges, et des pivoines encore ; elles fleurent bons nos connaissances et nos reconnaissances.

Ce sont des jasmins blancs boutonnés d’or vert, des hibiscus tendres, quelques pervenches pures « pastélisant » notre soif.

Jusqu’au palmier qui se met sur son trente-et-un pour que ses dattes datent par leur douceur notre richesse d’aimer.

J’épouse les formes de l’arbre pour être encore plus fort, nourrissant mon magnétisme du sien.  La nature nous anime tant !

J’entreprends l’escalade des rayons arc en ciel quand je sais que tes yeux sont humides, simplement pour les boire.

Je grimpe sur le dos des nuages quand le vent les pousse au sud, avec pour seul parachute l’amour de notre amour.

Il y a toujours un courant qui me rassure, me dit que le temps nourrit notre affection, que l’espace dans la conscience nous transcende.

C’est déjà si bon, si beau de s’aimer, hors matière ; nous sommes les gardiens de ce riche trésor.

J’attends juste l’envol de l’oiseau, je le charge de mes flots bleus pour ta mer si verte ; mes sentiments moutonnent encore dans tout son vague à l’âme.

Enfin je rêve des possibles, toutes ces joies, petites ou grandes, qui tordent le cou à tous les impossibles.

*

Pour créer ces quotidiens si forts, si doux,

Ces quelques heures tendres, où,

Clavier contre clavier, ton astral dans mon astral,

Nous aimons ce que nous sommes pour nous.

Vivre est conscience de créer,

D’aimer encore et encore,

Aussi, toi, mon Amour.

Laisse moi une fois encore

*

Me noyer dans la rosée de tes doux yeux,

Dans la brume de ton regard,

Juste au moment où il se plie sur la nuit ;

Ma main sur ton cœur

Le sentiment m’étreint alors que je perle.

Amour que ta vie soit douce !

Ma lune se lève alors que mon soleil dort.

A toi, ma Sœur, mon Amie, mon Amour la fleur de mon Âme
Je dis: tu as raison d’Aimer.

 

esoYannesh

*

L'éloignement

 

 

 

2008 06 25

Que faire de son imaginaire face à la conscience ?

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 5:22

 

Que faire de son imaginaire face à la conscience ?

‘ 

Tout manipule si la conscience ploie.

Subi, l’effet du désir s’entache de peur

Qui s’imprègne du son des regards, à la vue des mots,

Tandis que les paroles tues accompagnent le silence,

Dans son désert humain ensablant les élans.

‘ 

Hybride, la concision des gestes protecteurs

Sauve l’intime pensée d’exister seulement pour soi-même,

Alors que la connaissance évasive des faits tus

Alimente le feu qui ronge ouvrant sur culpabilité.

Les choses sont-elles induites alors que l’homme crée ?

‘ 

Ne plus rien comprendre alors que le temps s’est affolé

Fait pleuvoir le soleil sur fuite de la lune,

Et c’est toujours la terre qui boit sur la nature en berne !

Larguons la grand’ voile et dans l’éther imbu

L’univers nous dévoile pourquoi l’homme s’attache.

‘ 

Pourquoi l’homme lé, fleur d’air opportune,

Couvre les murs de ses vies d’un ego comédien ?

Il fait s’entrechoquer des mots, en tremblements d’errance,

Sur les philosophies nourries aux vapeurs de la métaphysique ;

Sur la laïcité imprégnée multiplement de l’air du temps.

‘ 

De l’esprit qui l’anime à la matière qui le plombe

L’humain démagogue mélange sagesse et religion

Il poursuit le massacre de tous les « temps-présents »;

Son seul « leitmotiv » résume tous les « carpe diem »

Unique jouissance de l’instant subi ne sera jamais graines .

 

 

*

ganeshabreizh

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