Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

2012 01 12

Fi de toute mélancolie !

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 14:24

Fi de toute mélancolie ! dans POESIE Fi-de-la-m%C3%A9lancolie

Fi de toute mélancolie !

Quand la voix intérieure, cette image cachée
De tout nos « soi-même » et de nos inconnus,
Manifeste, ainsi, comme un détachement,
Une part de nous-mêmes se livre à l’exercice
Induit par la musique d’une renaissance.

Vient se finir le temps de certaines souffrances,
Vient l’accompagnement vers l’absolu intense :
Il faut cesser ce flou, cet entre deux qui mine,
Où l’esprit se refuse au chant d’âme câline.

Oui, Ô poétesse, prends ta plume nourrie
De tous les lâcher-prise que tu as vu germer
Et laisser s’éloigner par lassitude ultime
D’un à quoi bon « je-sais » mais je ne le peux plus !

Dénoue enfin les liens, ils ne servent à rien,
Qu’à éteindre une flamme qui toujours se ranime.
Ta flamme, poétesse, est celle qui anime
Tant de sourires vrais autour de toi qui viens.

Transforme alors un peu tes cercles lumineux
En spirales de vie, en « respir’ » d’aujourd’hui,
Ce n’est pas sur demain que le présent s’appuye,
Renvoie le mental, maintenant l’esprit se meut.
C’est ça aussi, le lâcher-prise pour être.

Etoile du matin, relève un peu la tête,
Pour dresser fièrement ce regard de toi-même
Qui nous fait par tes mots rêver nos lendemains
Tant ta poésie berce un peu plus chaque jour
Les soupirs retenus et les « vouloirs » enfin,
Exacte vie subtile de tout ce que tu es.

Je retiens encore un peu de ce souffle puissant
D’être qui se libère et livre à son intimité
Les valeurs enfin bues qui ont fui l’illusion.

yann

2011 01 26

DE LA POESIE A LA PRIERE [ 2 - Il y a cette nuit … mais le jour où tu descendras…]

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 21:05

Il y a cette nuit … mais le jour où tu descendras…

 

 

Bien sûr, je pense, je pense à tous les temps ;

Je réfléchis c’est sûr mais ne trouve aucun temps

Pour trouver avec facilité réponse à ma question.

Je le fais quand je peux, dans l’interrogation,

Mais ces moments du jour pulsant le quotidien

M’empêchent de régler mon pas de vie d’humain

Sur l’horloge du temps qui régit les possibles.

Alors que tout mon être ce tend vers cette Bible

Où je puise incessant la joie d’être Chrétien.

Il me reste la nuit dans le jour qui s’éteint,

Pour libérer mes mains, les croiser pour prier

Dans le silence nu d’un cœur si fatigué.

Je rends mes armes d’homme au Dieu qui, m’a fait naître

Et je bénis la nuit qui va le voir être

Ô Toi qui brille avec éclat

Car le jour où tu descendras…

 

 Il y aura du bleu dans le coeur des étoiles

Et des gerbes de feu qui pleuvront sur la terre,

Le ciel s’embrasera des tons de cette toile

Que l’on verra tendue bien au-delà des mers.

 

 Il y aura des pas résonnant aux jardins

De ces vies sans soleil mais où le vent est doux,

Quand s’éloignent soupirs et larmes de chagrin

Là-bas sur le chemin où les péchés sont fous.

 

 Il y aura du sel sur les lèvres du jour,

Nous faisant oublier le fade d’un Antan,

Et du vert Espérance se riant, tout Amour,

Dans le creux d’un jardin en éternel printemps.

 

 Il y aura du miel en écharpe de pluie,

Sous la voûte du temps rivant à nos regards

Ce flamboyant rivage aux portes de la nuit,

D’un véritable Amour qui jamais ne repart.

 

  Alors je te prie dans la nuit de mes doutes

Alors que ma conscience naît , ta Parole en écoute,

La nuit revêt comme un manteau dans sa sombre apparence,

Il me couvre léger du poids de l’espérance.

Ta naissance en approche de l’Avent dans l’ombre

Eclaire l’horizon qui noiera mes décombres.

Ce miracle divin parle à l’intelligence,

Il fuit les émotions, toute imagination.

Le temps de toute nuit est temps de renaissance,

Il livre l’esprit à l’examen de conscience,

Libérant l’homme ; la femme ; d’autres imprégnations ,

Homme, femme, souviens-toi de ta création.

 

 Il y aura des mots aux silences fleuris,

Qui ne franchiront pas la barrière d’un son,

Mais que tu entendras rouler en chant de Vie,

Quand ils viendront loger en ton être profond.

 

 Il y aura des chaînes se brisant enfin ,

Dans une aura d’automne qui se meurt déjà,

Et dont les cendres chaudes se soupirent en vain,

S’éparpillant au loin dans un goût de frimas.

 

 Car le jour où tu descendras…

Ce jour où tu viendras…

 

 Il y aura l’Amour jusqu’au bout de nos doigts,

Dénué de pensées qui ne seraient pas toi .

Et alors nous pourrons, en une profonde Foi,

Donner enfin nos coeurs, en écho de ta Voix.

 

 Toute nuit prendra fin dans l’amour de sa Loi.

La poésie de l’homme en rejoignant sa foi

Rendra à Dieu la grâce de tout son don d’Amour.

Elle fera sa louange sans aucun détour

Et la nuit se fondra en Lumière Christique

Accomplissante  image de « l’Eucharistique »

 

 

 

Yann et Patricia

20101215

 

 

2011 01 2

DE LA POESIE A LA PRIERE [ 3 - la dignité du peuple sauvé]

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 21:57

 

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DE LA POESIE A LA PRIERE

[ la dignité du peuple sauvé]

 

 

 

Ô Peuple chrétien rend grâce à Dieu

Tu as reçu l’onction qui te fait peuple sauvé !

 

Jésus, Fils de Dieu; nouvel Adam sur la terre,

Merci d’avoir créé ton Eglise chrétienne

Pour que l’Humanité s’unisse en prière.

Tes disciples, les apôtres d’un temps ont fait siennes

Tes Paroles de Vie conduisant à la Foi;

Maintenant ce sont tes prêtres ; les gardiens de ta Loi.

Ta naissance vient libérer l’Homme-Nouveau ;

La nuit d’un temps s’achève : le salut naît dans un berceau,

Et le jour qui se lève disperse à jamais

Les ténèbres et l’ombre abolissant tous les « oui-mais »:

Le doute noir et la contradiction s’effacent,

Au coeur du peuple sauvé la lumière se place.

 

Peuple sauvé qui depuis si longtemps écoute

Les prières et les chants qui s’élèvent aux cieux,

Te voilà désormais aux abords de la route

Où se perche la voix aux accents glorieux.

 

Ô Seigneur de l’univers, si bon et aimant,

Si juste et protecteur, si présent… si présent…

Vois ton peuple sauvé à genoux tout entier, humblement.

Tous ces Chrétiens en marche ont les mêmes coeurs et âmes,

Les bras levés vers toute ta majesté,

Le coeur empli de leur « Alléluia »,

L’âme indiciblement libérée,

Dans une adoration communiante

D’une seule voix forte d’un amour absolu,

Il vient ainsi rendre grâce au Dieu vivant;

Créateur et sauveur, guérisseur et libérateur,

Dire et chanter tout son respect sacré.

 

Peuple sauvé, tu l’attendais avec Amour

Brodant sur soie de jour tes espoirs au lointain,

Doutant parfois aussi du prometteur retour

Mais réchauffant ton Ame aux éclats du destin.

 

Dans l’espoir emplissant son esprit,

Dans une juste attente de ta dernière Epiphanie,

Ton peuple sauvé s’agenouille en vigilance.

Hommes, femmes, enfants,

Plein d’égard les uns pour les autres;

Ils se préparent à recevoir

L’insigne présent de ta Parousie,

Signe du jugement dernier,

Préfiguration de la résurrection de la chair.

 

Gloire a Toi… Gloria…Alléluia, Alléluia.

 

Notre prière se fait si légère et profonde,

Exprimant le respect et la vénération pour ta Sainte-Face.

Comme au bord d’une extase, l’oreille attentive,

Nos bras s’écartent et nos mains se lèvent,

Nos regards sont tournés vers Toi, Très Sainte Trinité,

Et chaque battement de nos coeurs en liesse

Transporte notre chant de louange.

 

L’homme est digne parce que créé par Dieu à son image,

L’homme est digne parce qu’il suit la Loi du Seigneur;

L’homme est digne parce que par son intelligence il prie,

Et quand il prie, c’est tout son corps qui prie,

Mains jointes ou bras levés avec force,

Tendresse sur les lèvres sincères qui exhalent les mots,

Main dans la main de l’autre respirant juste à ses côtés.

 

Peuple sauvé, écoute ! tes souffrances s’en vont

Roulant comme cailloux sur les plages du temps,

Ouvre bien grand ton cœur au souffle du Pardon,

Et voit comme il est doux de se savoir croyant.

 

L’homme digne ne craint pas le silence

Qui précède ou suit la prière;

Même le silence de l’homme est prière

Pour Dieu qui sonde son esprit,

Dieu est dans le silence,

Les fruits de la prière viendront,

Soyons patients et fermes dans la foi.

 

Peuple sauvé ne cesse jamais de prier.

Lever les yeux c’est déjà prier;

Soupirer, respirer c’est encore prier,

Se taire ou murmurer aussi est prière,

Même l’écoute est prière;

Elle est prière consentante et attentive;

Et généreuse parce qu’elle est humblement partage.

 

Peuple sauvé, Peuple en chemin d’éternité,

Que tes mains s’entrelacent et murmurent les mots

De ces humbles moments que tu sauras porter

Au dessus d’un bleu ciel, comme un royal flambeau.

 

Peuple sauvé, peuple de Dieu nous sommes.

Prenons le temps, de la prière spontanée

Sa voix simple et sans calcul ressemble

Au cri d’enfant aimant vers son père attentif.

 

Si nous voulons chanter la gloire du Seigneur,

Chantons-là…

Mieux même …

Crions-là…

Vers Toi, mon Dieu.

 

Amen

 

 

Yann et Nostalgie

20101215

2008 12 9

Je me « rose » de Toi

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 12:03

 

Rose Ciel 

*

Je me « rose » de toi.

 

 

 

*

Tu as lancé l’oiseau,
Ne le retiens pas
Entre tes deux mains blanches !
Respire juste pour
Ne pas l’aliéner
Alors qu’il te « respire »

*

Les petits mots lui manquent,
Il n’en a pas vécu.
Que l’envol de l’être
Soit le reflet intime
De ton coeur et ton âme.
Le mental et l’esprit ?

*

Laisse-les se battre !
Les vouloirs et désirs ?
Abandonne-les, là,
Aux reflets du miroir !

*

Il n’y a que toi femme
Pour prendre ton envol,
Bien au-delà du feu
Que brûle le désir.

*

Il n’y a que toi fleur.
Et je me « Rose » de toi
Pour te chérir plus encore
Tous les jours de la vie.

*

eso

 

 

Petite réponse à http://www.nouvelle-poesie.com/texte-7823-Poemes-Libres-L-envol-la-chanson-de-l-oiseau—ii.php

2008 11 21

Programme 2008/2009 Techniques poetiques I – Le rythme dans la langue française

Classé sous — esotcelt @ 23:21

Programme 2008/2009 Techniques poétiques

  • I – Le rythme dans la langue française

*

C’est la composante musicale de la langue, qui apparaît aussi bien en prose qu’en poésie.

Le rythme permet de mettre en relief certains mots ou d’établir des correspondances entre les termes, fondées sur le sens ou sur le son.

A – Les éléments constitutifs

1- En général

  • a) – Les accents : Toutes les syllabes ne sont pas prononcées de la même manière ; certaines, dites « accentuées » ou « toniques », sont plus marquées, c’est à dire plus longues, plus fortes, plus aiguës que les autres, dites « atones ».

  • Le français dispose : – d’accents fixes sur la dernière syllabe du mot quand il a une terminaison masculine, c’est à dire tout sauf un « e » muet (ex : jardin, garçon); sur l’avant-dernière syllabe quand il a une terminaison féminine, c’est à dire « e » (ex : vache, orage);

  • D »accents mobiles (libres, ils déterminent le rythme particulier du vers, cf.infra);

  • D ’accents d’insistance (sur le début des mots).

  • b) – D’autres sons viennent définir la mélodie du texte : ce sont le diapason de la voix, aigu ou grave, la musique de la voix, la rapidité du débit

  • c)– Le rythme proprement parlé est créé par le retour d’un même phénomène à divers intervalles, en particulier par les accents toniques placés sur la dernière syllabe tonique d’un mot ou d’un groupe de mots qui forment une unité grammaticale (Ex : « Juste ciel ! Tout mon sang / dans mes veines / se glace / »), Racine, Phèdre, I, 3). Ces accents divisent la phrase en « mesures » délimitées par les coupes indiquées par / (ex: « Juste ciel ! / Tout mon sang / dans mes veines / se glace / »). Mesurer le rythme signifie compter ler nombre de syllabes prononcées contenues dans chaque mesure: pour l’exemple cité, cela donne 3 /3 /3 /

d)- Les sonorités : elles n’ont pas de rapport précis avec les sentiments, mais leur retour crée un rythme d’allitération (retour multiplié d’un son identique) ou d’assonances (répétition de la dernière voyelle accentuée) faisant naître une harmonie suggestive qui met en relief la phrase grâce à des sons qui conviennent à l’idée (ex: Bossuet : « O nuit désastreuse, ô nuit effroyable, où retentit tout à coup comme un coup de tonnerre, cette étonnante nouvelle. ») où une harmonie imitative (arrangement de mots par le son duquel on chercher à imiter un bruit naturel [Littré]) où les sons visent à imiter un bruit en l’imitant (ex : Racine : « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? »).

2 – En particulier, pour la poésie, s’ajoutent les effets :

a)- de la césure, c’est à dire de la coupe qui partage un alexandrin en deux hémistiches (moitié d’un vers marqué par une césure);

b)- de la rime, voire de la rime intérieure;

c)- des pauses, c’est à dire les arrêts nécessités par la syntaxe (étude des règles grammaticales d’une langue) :

  • - l’enjambement quand la phrase n’a pas la même longueur que le vers (elle déborde au delà de la césure, où sur le vers suivant ; ex. Racine : «  Je répondrai, Madame, avec liberté / D’un soldat qui sait mal farder la vérité ») ;

  • - le rejet (un élément court est rejeté au vers suivant ; ex. « l’escalier / Dérobé » dans Hernani) ;

  • - le contre-rejet (un élément court amorce, à la fin d’un vers, une phrase qui se développe au vers suivant ; ex. Verlaine : « Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? L’automne/ Faisait voler la grive à travers l’air atone »).

3 – En particulier, en prose,

le rythme donné par les accents est partiellement confondu avec celui des pauses, car toute pause coïncide avec la fin d’un mot, donc avec un accent tonique. Cependant la syntaxe joue un rôle important ; il faut prêter attention à :

  • la longueur des phrase elles-même, dans leur succession ;

  • la longueur des groupes rythmiques (sans être aussi élaboré que celui du vers, le rythme de la prose est loin d’être quelconque. Soumis à l’élan de l’acte, il porte sur des unités plus étendues que les syllabes ou les mesures : les mots phonétiques qui s’enchaînent, séparé parfois par des articulations du texte et leur disposition. ( on pourrait parler ici de césure comme dans la poésie) , ils forment ensemble des groupes rythmiques, séparés par des pauses).

  • la répétition de mêmes constructions syntaxiques.

B – Etude des effets

Les coupes et les pauses divisent donc la phrase en morceaux qui nous paraissent avoir une certaine durée égale, croissante, décroissante, etc.

On distingue en particulier :

1 – Des effets d’équilibre donnés par :

a)- Le rythme binaire : le vers ou les deux moitiés du vers sont divisées en deux mesures égales (ex. le vers de Racine cité en A1) ;

b)- Le rythme ternaire

Le vers est divisé en trois mesures égales (ex. Victor Hugo : « Je marcherai / les yeux fixés / sur mes pensées »).

Ces effets peuvent être créés en prose par les groupes syntaxiques. Ils suggèrent le plus souvent un mouvement régulier ou une impression de calme, de durée pour un état agréable (ex. la sérénité) ou désagréable (ex. l’ennui). Le passage d’un rythme binaire à un rythme ternaire (cf. le trimètre romantique où les accents libres viennent étouffer celui de la césure) correspond souvent à un changement dans les faits ou les sentiments. Il évite la monotonie, ou met en valeur l’insolite, le

pittoresque.

2 – Des effets de déséquilibre données par

a)- Un rythme croissant : les mesures du vers (ou les groupes syntaxiques en prose) sont de                  plus en plus longues (ex. Du Bellay : « Ainsi / de peu à peu / crût l’empire romain »). Le but est de traduire un phénomène ou un sentiment qui s’amplifie ;

b)- Un rythme accumulatif : le nombre d’accents toniques ou de pauses est supérieur à la moyenne (4 pour un alexandrin); cela viens à rendre la succession d’actions rapides, le désordre des mouvements, la violence d’un sentiment ou la confusion d’un état d’âme ;

c)- Les enjambements, rejets, contre-rejets,, qui provoquent un effet d’insolite ou de mise en valeur d’un mot ou d’un groupe de mots (accompagné, chez les Romantiques, du désir de disloquer l’alexandrin), ou un effet de chaos qui a la même valeur que celui créé par le rythme accumulatif, ou, dans certain cas, la prosaïsme (caractère de ce qui est prosaïque : qui manque d’idéal, de noblesse, sans poésie, commun, plat, sans caractère) du discours familier.

Source [GRADUS – Les procédés littéraires (Dictionnaire) par Antoine Dupriez. - Editions 10/18 _ Département d'Univers Poche, collection Domaine Français – 1984 – ISBN / 2-264-03709-1]

2008 10 20

Ainsi le chemin – Adella et Eso sur le Camino

Classé sous POESIE — esotcelt @ 8:56

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Ainsi le Chemin

*

Avec toi issue de poésie et d’un passé lointain,

Avec toi que je ne connaissais pas,

Avec toi la femme cheminante

Je pris ton pas rebelle sur la voie.

Par toi le sourire évada mon être.

Par toi j’ai appris des plans vibratoires

Où l’amitié profonde évolue l’âme.

Par toi j’ai pu grâce aux regards nouveaux

Vérifier quelques dons que le Ciel donna

Au cherchant que je suis. Les sacs si lourds

Ecourtaient nos étapes. Bivouac

Un soir, hébergement un autre. Vivre

Devint un chant partage. La nature vraie,

Le pèlerin d’alors, croisées sincères

Dont les mots bleus reflétaient les pensées.

Volonté amicale en bandoulière,

Poésie pour certains, don de soi

Pour l’autre dont le sourire tendait la main.

Il y en eu de ces émotions nues,

Empathisantes et si envoûtantes

Que nous ne sommes plus les mêmes humains.

L’empreinte du Chemin c’est posée, là,

Sur l’empreinte profonde l’un pour

L’autre, qui un temps faiblissait, se levait,

Puisant dans la force de la Compagne

La ressource pour lui tendre à son tour

La main du cœur et de l’âme, l’écoute

Attentive aux errances de l’esprit.

Ce fut chacun son tour. Merci mon Dieu

De nous avoir mis sur la Route à Deux.

A jamais nous sommes gravés de ça

Cette autre forme d’amour au nom d’Eux,

Une sorte d’union sacrée si particulière

Qui rejoint dans le temps les Âmes-Sœurs,

Cette grande famille des Etres qui se cherchent,

Où se côtoient si bien destin et libre arbitre.

Même en vacillant on avance en priant,

Que la pente soit dure ou le sol roulant,

Que le soleil se lève sur une mer de brouillard,

Que le soleil nous plombe de sa chaleur ;

Que la pluie nous lave de son vent d’eau,

Mouillant la matière et séchant les larmes.

Ce fut notre être intérieur qui renaquit ainsi

Poussé par la méditation des cheminants :

Les pieds sur terre et l’esprit dans le Ciel,

Le cœur dans les étoiles et l’âme en prière ;

Juste pour avancer un peu plus dans la Vie

Sans plus blesser quiconque, s’aimer soi-même,

Connaître ses limites pour ne plus rien exiger,

Seulement donner, donner toujours

Sans rien attendre qu’un sourire.

*

eso

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2008 09 17

Jewel Spirit…

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 8:17

 

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*

 

 

 

 

Jewel spirit….

 

 

Le saule a rencontré la rose bleue.

 

Les regards ont croisé sur sol ami

 

Les voies anciennes de la poésie,

 

Les mains du coeur se sont serrées un peu.

 

 

*

 

Les mots ont reconnu tout en partage.

 

Initiés, ça et là, au gré des voix,

 

L’effeuillement confiant au bout des doigts

 

De l’âme, le chant des peines en cage.

 

 

*

 

Un scarabée vivant jouant de l’être,

 

Soleil levant de renaissance infuse,

 

Vient de naître en l’intime fait qui use.

 

Les questions s’agglutinent aux fenêtres.

 

 

*

 

La rose bleue adoucit ses épines,

 

L’âme adoucit la rétractilité,

 

Offre le coquillage d’avoir été.

 

La perle noire attentive chemine.

 

 

*

 

Il y a tant de vies dans ce refus nu

 

Imprégné de conscience « espérante »,

 

Non pas que la douleur s’efface mendiante,

 

Juste un peu de temps pour vivre le connu

 

 

*

 

Une bouffée d’air frais au goût de menthe

 

Cueillie en chevalier des mûriers

 

Enrobe l’amitié de ses milliers

 

D’attentions douces et communiantes.

 

 

*

 

Depuis, la rose bleue sourit et vit

 

Le chemin intérieur, fort de tendresse ;

 

La respiration naît avec hardiesse

 

Par conscience du saule au coeur meurtri.

 

 

*

 

A tâtons les esprits vont, communiquent,

 

Embaument du passé, les présents lus ;

 

Les souffrances et les joies dès lors vécues.

 

Semences d’avenir si authentique.

 

 

*

 

C’est le choix du destin de livrer vide

 

L’être à l’être en rencontre, en plein de soi,

 

Juste pour s’apprendre, lire ces Moi,

 

Faire de ses chemins  » l’efface-ride « .

 

 

 

*

ganeshabreizh

*

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2008 07 23

De « Soleil-Lune  » à « Lune-Soleil ».

Classé sous POESIE — esotcelt @ 14:48

De

 

*

De « Soleil-Lune » à « Lune-Soleil »,

A toi, « l’Amour-Lointain » qui énergise les cœurs dans tous les présents blancs

A toi, « l’Amour-Rencontre » né de poésie en poésie, créé pour nous enrichir de l’autre.

Je dis que je nous désaltère de nos épisodiques regards des mots passés aux cribles de nos consciences.

Je dis que je nous caresse l’esprit de la main chaleureuse, en visière pour se regard au loin qui s’emplit de chacun.

Scrutons ensemble la nuit des étoiles, au jour le jour, d’hémisphères en hémisphères, pour nous seuls.

Nous y prenons le substrat de notre Être commun ; nous y puisons les écoutes du temps qui nous nourrit.

Quand tu cueilles une fleur au jardin de notre tendresse, dans l’émoi de nos partages,

Je la cueille aussi, je la recueille encore pour mémoire, dans ses présents de toi, respirant tout ce que j’imagine, portant au firmament nos sublimes sincérités

Ce sont des roses rouges, et des pivoines encore ; elles fleurent bons nos connaissances et nos reconnaissances.

Ce sont des jasmins blancs boutonnés d’or vert, des hibiscus tendres, quelques pervenches pures « pastélisant » notre soif.

Jusqu’au palmier qui se met sur son trente-et-un pour que ses dattes datent par leur douceur notre richesse d’aimer.

J’épouse les formes de l’arbre pour être encore plus fort, nourrissant mon magnétisme du sien.  La nature nous anime tant !

J’entreprends l’escalade des rayons arc en ciel quand je sais que tes yeux sont humides, simplement pour les boire.

Je grimpe sur le dos des nuages quand le vent les pousse au sud, avec pour seul parachute l’amour de notre amour.

Il y a toujours un courant qui me rassure, me dit que le temps nourrit notre affection, que l’espace dans la conscience nous transcende.

C’est déjà si bon, si beau de s’aimer, hors matière ; nous sommes les gardiens de ce riche trésor.

J’attends juste l’envol de l’oiseau, je le charge de mes flots bleus pour ta mer si verte ; mes sentiments moutonnent encore dans tout son vague à l’âme.

Enfin je rêve des possibles, toutes ces joies, petites ou grandes, qui tordent le cou à tous les impossibles.

*

Pour créer ces quotidiens si forts, si doux,

Ces quelques heures tendres, où,

Clavier contre clavier, ton astral dans mon astral,

Nous aimons ce que nous sommes pour nous.

Vivre est conscience de créer,

D’aimer encore et encore,

Aussi, toi, mon Amour.

Laisse moi une fois encore

*

Me noyer dans la rosée de tes doux yeux,

Dans la brume de ton regard,

Juste au moment où il se plie sur la nuit ;

Ma main sur ton cœur

Le sentiment m’étreint alors que je perle.

Amour que ta vie soit douce !

Ma lune se lève alors que mon soleil dort.

A toi, ma Sœur, mon Amie, mon Amour la fleur de mon Âme
Je dis: tu as raison d’Aimer.

 

esoYannesh

*

L'éloignement

 

 

 

2008 05 1

Né ici quelque part ou ailleurs !

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 2:58

Né ici quelque part ou ailleurs ! 

Quelque part, le poète est…

Aussi un lecteur de…

Mots, un dégustateur souffrant et s’apaisant du …

Verbe, hédoniste particulier de sa muse en…

Bride abattue chevauchant la caractéristique ému en …

Croupe nue de la page blanche qui caracole en abstruses

Connotations absconses, échange de poils qu’il voudrait brosser

Alors que le vent, des consciences interrogées,

Où intelligemment mises à nue sous le boisseau

S’étreignent dans le rire des rimes et des vers qui les chatouillent.

 

 

 

 

Quelque part, disais-je, le poète…

Se révèle mutin, enjôleur de brouillon.

Il se répand un peu, ce tantinet soumis à la seconde mouche

Qui vole au secours de l’abeille qui passe alors que le bourdon

Picore le miel des oiseaux  fous d’amour qui butinent la terre.

Il rencontre le vers de terre qui s’ « alombrique » de mottes d’herbes en mottes d’ailes.

Naît  la libre folie qui traduit tous les rêves nourris de graines d’enfance et de labours, de connaissances.

Il fait jour et nuit pour ce poète ému, cet humain cultivateur avant tout tant

Il fait gerber de sons pour le blé qu’il sème en son aube vierge;

Son nocturne naissant, les âges de sa vie viennent y réfléchir leurs brides et leur libres sueurs froides.

 

 

La poétesse en homonyme masculine de sa féminité innée

Porte le regard de plume nourrie de ce compréhensif

Qui s’est alimenté des « interpellatifs » cheveux balayant  les …

Doutes issus des luttes ancrées des non sus et des oblitérés reflets

De tous ses interrogatifs culturels assénés  aux noms des préjugés ancrés.

Ainsi naît son pouvoir de dépasser tous les discriminés, les rassembler;

De les  entourer; de leur révéler tous les pouvoirs de l’être

Pour exister, et transmettre les valeurs acquises au nom de la souffrance.

Sa lecture naît de ses degrés d’apprendre ; elle conçoit le dire et le taire.

Le dire encore et le taire un peu plus créent les degrés du savoir respecter.

 

 

 

 

Pour le passager du verbe, le quêteur du simple vers et du complexe nu,

Le transcrit révélant est reflet inné du vibré délivré par l’enfant lorsqu’il s’ouvre.

Les yeux, les oreilles, les sens donnent au regard qu’ils  croisent

Comme au magnétisme animal et humain, ce chant de la nature est pur, et si pur.

L’art du transcrire est de livrer le brut en fi des fioritures,

Décoffrage de tous ces vagues à l’âme, complétude des silences,

Ni conçus, ni préconçus, juste sage phagocytant le nécrophage individu de vie.

Il se nourrit des paupières engoncées d’encre au goût d’algues,

Leurs suints de rencontres s’écoulent en matricielles cultures ou religions ;

Il reste au passager à vivre l’écoute, le respect, le partage de tout ce qui commence par des phéromones, au nom de tous lss non, au non de tous les oui : ces pourquoi ne serait-ce pas !

 

 

 

 

Les sucs du passé des corps et des esprits, des cœurs et des âmes

Sont inscrits dans tous les sens du poète lecteur et du lecteur poète

Du poète aussi bien poétesse que cette poétesse est poète.

Inscrit dans la moelle de tout ce qui vit et se nourrit de mort,

Dans tout ce qui meurt et se nourrit de vie demeure cet « A » de haine

Et qui veut dire Amour et ce « H » aspiré qui un peu inspiré

Habille la Nature de  » l’Hêtre », cet Arbre se nourrissant

D’un cosmos vivant, régénérescence et perpétuelle évolution.

Le poète est l’écrivain juxtaposé à l’Âme du Monde,

C’est par  son branchement vital de vivre et de mourir qu’il s’exprime, continue de mourir et de vivre les toujours fantasmés!

 

 

 

 

 

 

Il met les doigts « tentaculés » de lettres et d’empreintes « poétales »

Dans la prise de l’instant où s’exprime ce courant germé

De tous les continus et les alternatives attitudes bercées de tous les riens et les néants.

Il aime ce papier carbone qui réfléchit son monde.

Poète où poétesse, les deux, les trois ou les quatre à la fois,

Androgyne de la création pure générant cette émotion ultime, qui se cache et s’exprime…

Poésie d’équilibre en instance d’éternel don, et d’entière recherche,

Je te dis aujourd’hui tes quatre vérités alors que la nuit fuit.

 

 

 

 

 

De l’émettre et du lire, du certain au sourire maquillé de grammaire et du mot liberté, 

Le balancier fluctue,  notions d’exacerber, et se berce ingénu de ce qu’il lâche aux lions,
 De l’observé au  percevoir jusque dans son inverse animal et humain !

Ne serait-ce que la goutte immatérielle glu de l’espace d’un temps

Nourrissant, biens qu’illusoire et transfert de pouvoir

Le partage d’un homme ou celui d’une femme, c’est l’enfant qui respire.

La communion nourrit la source de l’un la fuite de l’autre, ou tend son équilibre,

Issu d’un cru, d’un entendu, d’un attendu, d’un nu, de tous ses « in situ » qui ne situe personne.

 

 

yannesoganesh

[Ce poème est dédié à tous les auteurs qui figurent aujourd'hui sur ma liste d' Auteurs préférés du Site Nouvelle-Poésie et que vous pouvez consulter sur mon profil, et plus particulièrement à Ice-Raphaël - Sahel - Joséphine, sans qui je ne serais pas ce que je suis aujourd'hui.] – [Mention spéciale à tous les auteurs des poèmes "coupsdecoeur" que j'ai répertoriés au fur et à mesure de mes lectures _Mais j'ai en ai encore tant à faire, lire et dire pour tous vous connaître_ Mentions plus que spéciales à Khadija, Runiques et AlteregO  et Legrand pour leurs dimensions respectives.] y a trop d’absent qui brillent par la rareté de leur apparition et de leur expression, il tiennent néanmoins une place à part entière dans mon coeur)

2008 03 18

Renan Luce chante La Lettre – 3’14

Classé sous A l'ecoute de ... — ganeshabreizh @ 5:04

Renan Luce est un jeune chanteur et auteur-compositeur. Ses textes font penser à Georges Brassens que l’artiste avoue admirer, ainsi qu’à Renaud avec qui il partage son talent pour l’humour, la dérision et la tendresse. Il dépeint le quotidien avec humour et poésie, dans la lignée d’artistes de sa génération tel Bénabar.Il est né le 5 mars 1980 à Paris mais a vécu toute son enfance et son adolescence en Bretagne, près de Morlaix (Finistère). Il a commencé sa formation musicale en participant avec son frère Damien et sa sœur Claire à une chorale, puis a débuté le piano classique au conservatoire de Brest puis de Saint-Brieuc. Il remplace alors le piano par le saxophone et apprend seul la guitare en composant ses premières chansons. Après 2 ans de classe préparatoire à Rennes où il se produit dans des bars et quelques festivals (1e partie de Matmatah), il est admis à l’École Supérieure de Commerce de Toulouse.Dans le cadre de ses études, il compose 2 chansons et les enregistre sur un disque vendu au profit d’une association humanitaire qui aide une école de Madagascar. Après ses 3 années d’études à Toulouse, il s’installe à Paris et décide rapidement de se consacrer exclusivement à la création de chansons et au spectacle.Il est à la vie le compagnon de Lolita Séchan la fille du chanteur Renaud.

http://renanluce.artistes.universalmusic.fr/

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http://www.dailymotion.com/video/x2ptgr

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  Renan Luce

http://renanluce.artistes.universalmusic.fr/

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