Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

2008 03 18

Métissage universel [Poème lauréat du Printemps des Poètes 2008 de Nouvelle-Poésie – Créer en Duo avec Khadija (sur le site http://nouvelle-poésie.com)

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 2:01

universalityoftheworls.jpg

*

 

Métissage universel

*

 

jerry20uselmann2020ripple20in20hand.jpg

Se répandent cristallines

Les plaintes de ta guitare

Vibrato d’une âme câline

Rêvant la vie sans fard

Ton ramage me fascine

Messager du brouillard

Pour ta flamme si chagrine

Soudain mon luth s’égare

Chanson de la mutine

Défiant les remparts

A la nuit coralline

D’ocre et de nectar

Ton art je le dessine

 ’

Je savais que la paix était en toi

Il suffit de voir tes mains maghrébines

Pincer de leurs regards la vie d’effroi

Qui côtoie l’extrême d’un monde églantine.

Voilà que je saisi comme toi l’âme

De ma viole de gambe elle contrefait

Si bien la voix. Ton coeur est le sésame

Du partage oriental où la joie naît.

Je suis faible de toute certitude

L’occident m’a vu naître pour aimer,

Voit notre maîtrise à nous recomposer!

C’est aux notes du temps que la portée

Transcrit l’humeur abolie des faits nés…

 ’

Il y a bien longtemps d’esprits du passé.

 ’

Bienvenu sur terre de l’accueil et des contacts
Etranger, seul, tu l’étais ! Ici, tu es des nôtres,
Ensemble pour la concorde soyons « chantre-apôtre »,
Chantons la paix dans une fraternité intacte !

Hymne mélodieux, union de luth et de guitare,
Enfant d’Ihy et de Bragi, ce chant à deux
Dessine la rencontre bénie de deux impétueux
Adeptes de la tolérance, l’érigent en noble phare.

Tenons-nous la main, philanthropes du monde,
Forts de nos valeurs, brisons les chaînes de peur,
Redoutables frontières aux élans de nos cœurs.

Métissons rimes et vers en Poésie- Nouvelle
Eden de nos âmes au printemps éternel,
Buvons à l’amitié entre les peuples du monde.

 ’

Ainsi la rencontre initiée par les flammes du partage

Révèle aux esprits en éveil, aux cœurs chauds, à l’ouïe de l’âme,

Tableaux multiplex du Septentrion  et du « Méridionâme »,

Le scalde et son strophisme joints en l’œil d’Hathor : « Enfant-Joie-sage » ;

Et se fondent au feu de l’échange les portions du levant

Dans celles nées du couchant, du tropical à l’équinoxial.

Les pôles de cultures s’attirent en patchwork idéal

Fermentés de l’homme et de la femme, de l’adulte à l’enfant.

Au début de notre espace-temps naquit l’oralité pure

La voix mature de transmissions de toutes les traditions

Fruits des regards humains éclairés, ça et là, d’évolutions.

Ce fut par l’écriture que les humains croissant communiquèrent,

Hybridant leurs connaissances ; enfin, par amour fraternisèrent.

Les mots se transmirent, de révolte en révolte, aux jours qui parurent.

 ’

Il y a bien longtemps d’esprits du passé.

Khadija et ésotcelt

[Retrouvez-nous sur http://nouvelle-poesie.com]

 

*

La vie sans limite pour l'humanité impuissante

2008 02 11

Lettre ouverte à mon amour, Mademoiselle Renée, plusieurs fois renée et jamais morte en mon coeur – (Poème à l’esprit décalé pour la Saint Valentin 2008)

Classé sous POESIE — esotcelt @ 15:53

 

 Amour masqué broyant du noir à Paris alors que se disant en Afrique

 

Lettre ouverte à mon amour,
Mademoiselle Renée, plusieurs fois renée et jamais morte en mon coeur,

Je prends ma plume une fois de plus mon amour pour t’apprendre que j’attends toujours, dans les même tourment silencieux, le matin qui m’apportera les mots divins de ta chère personne, ces mots de partage qui relient nos distances..
Dans les rêves auxquels je m’abandonne pendant mes nuits veillées par l’enveloppant souvenir de notre dernier serment, je me fonds dans ta bouche et je vis.
Le jour, je n’ai en tête que le reflet de ton être, tu planes dans la forme des nuages et tu danses dans les flammes d’un feu africain.
Ce soir j’entends ton nom dans l’appel des oiseaux de mer ; je reconnais ta douce voix dans le soupir que le vent nocturne exhale contre ma fenêtre.
Je sens la force de ton amour, sa chaleur au tournant du matin qui se fond dans nos souffles communs.
Le même oiseau ne chante-t-il pas à ta fenêtre le désir tendre et ardent dont il se charge en passant sous la mienne ?
En tous les quotidiens, parmi des roses de porcelaine, le parfum que je respire, les couleurs et les formes que je bois, ne sont que pâles reflet de mon amour ; pour aimable que soient ces fleurs, leur beauté n’est qu’un enfant « tigé » tandis que la tienne à toute la grâce des grands cygnes blancs.

Lettre ouverte à mon amour, Mademoiselle Renée, plusieurs fois renée et jamais morte en mon coeur - (Poème à l'esprit décalé pour la Saint Valentin 2008) dans POESIE eyesaware
C’est pourquoi, mon « cœur-d-amour », je t’offre une fois encore en toute humilité, tout ce que je suis, tout ce que j’ai, tout ce que je ne serai jamais.
Je t’aime au nom de l’Amour et de toute la tendresse qui l’accompagne et te lègue tout ce qui accompagne notre dimension amoureuse.

esotcelt à « Paris » fait le 11 fevrier 2150
Pour ne pas être « ab intestat » au cas où je mourrais avant
.

2008 01 28

Emotions, essence de vie – Recueil de poésie écrit par Lunessences aux Editions Chloé des Lys – [Ainsi que le clip de Father chanté par Helène Ségara - 6'02"] et [documentaires sur le Tigre - Un premier de 2'51" emplies de symbolisme, suivi d'un second de 6'53" d'une réelle émotion] terminé par Nigthtwish et Lacrimosa dans deep silence complete – 4’03 » – +=+ Lacrimosa dans Alleine zu zweit – 3’28

Classé sous A la découverte de ... — ganeshabreizh @ 20:47

Essence de lune aquatique

Lunessences

*

 C’est en corrélation avec celui du soleil que se manifeste le symbolisme de la lune. Ses deux caractères les plus fondamentaux dérivent, d’une part, de ce que la lune est privée de lumière propre et n’est qu’un reflet de soleil  ; d’autre part, de ce qu’elle traverse des phases différentes et change de forme. C’est pourquoi elle symbolise la dépendance et le principe féminin (sauf exception), ainsi que la périodicité et le renouvellement.

A ce double titre, elle est symbole de transformation et de croissance.

*

Voici, je viens avec un plaisir immense vous emmener sur les pas d’un univers aux sens de Lunessences, à la découverte de ses contraires et de l’amour qu’elle a des mots dans tous ses quotidiens de vie et de pensée.

ganeshabreizh

***

http://www.dailymotion.com/video/x2jjon

Father – Hélène Ségara – 4’11 »

 

*

 

 Mon père,

Ses joues ravagées de sillons profonds, sa peau couleur terre aride, le nez bosselé et courbé comme le bec d’un aigle laissant échapper des narines évasées, la bouche aux lèvres charnues dessinant encore aujourd’hui le même sourire accueillant depuis tant d’années, m’attendrissent.
Ses sourcils broussailleux gris maintenant abritent encore l’éclat d’acier de ses yeux, qui n’ont rien perdu de leur douceur malgré le temps.

Ce paysage vieilli, couleur sépia, si cher à mon cœur d’enfant me sourit, à moi, l’adulte écervelée et nomade, oubliant les peurs et les déceptions infligées.
Ce cœur, d’amour rempli, me regarde tendrement par delà les épreuves et le temps, m’aime comme avant, il abreuve de bonté et de douceur l’enfant qu’il reconnaît et a toujours aimé.

Une perle de pluie naît au coin de ses yeux d’océan tourmenté, elle raconte le bonheur passé, elle raconte l’amour donné et reçu, les heures passées à bercer l’enfant qui a grandi, comme l’espérance de pouvoir le gourmander longtemps, gentiment.
Son discours est plus lent et sa voix moins tonnante, qu’importe, il est là, devant l’entrée, il m’attend et ses bras sont aussi chauds et accueillants que dans mes souvenirs.
Je n’espère plus, je vis.
Je l’aime, le sait-il ?

                                                    Lunessences

(10/05/2004)

*

Emotions, essence de vie - Recueil de poésie écrit par Lunessences édité par les Editions Chloé des Lys (1ère et 4ème de couverture) 

*

interview effectué par Aragorn du Forum Ames-Poétiques:

Cela faisait un moment que je voulais une interview de Lunessences, à force de persévérence j’ai enfin réussis à la décider…Et pour rien vous cachez je ne suis pas déçus…Vous trouverez quelqu’un qui à vécu avec un oeil réfléchit sur ce qu’est la vie, ce qu’on doit d’en faire…Une personne qui garde un peu de son jardin secret…Quelqu’un de bien vous allez voir.

Pour commencer Lune, le résumé du film de ta vie c’est quoi?
Une adolescence qui ne dérogea pas aux règles de la majorité des jeunes,
quelques petites bêtises au collège et au lycée, une ambition démesurée
qui a fait un saut de 10 étages quand j’ai compris certaines réalités
de la vie. Des études donc interrompues mais aujourd’hui sans regret.
Maman de bonne heure, vivre en liberté devinrent mes objectifs. Très
maman poule j’ai appliqué la loi des femelles sauvages, protection et
prévention pour ma progéniture en leur apprenant très tôt à être
indépendant. Aujourd’hui mes enfants ont respectivement 27 et 23 ans,
et j’avoue qu’ils ont bien profité des enseignements de la vie.

Lunessences au quotidien, c’est qui, c’est quoi, c’est comment?
Lunessences (je vais me là jouer à la Delon) est une « chieuse », exigeante envers elle-même et envers les autres. C’est une femme parfois, une
insatisfaite tout le temps. Lunessences c’est terrible, car tellement
simple pourtant….

Une personne qui a marqué ton enfance?
Sans réfléchir : mon père.

Et à quoi rêvait Lunessences petite fille?
Je rêvais d’être une fée ou un avocat.

Ta scolarité et toi? C’était haine, amour, long fleuve tranquille…
J’ai toujours adoré l’école, apprendre, connaître, tout comprendre sauf les maths (j’ai horreur de ça !). Beaucoup de plaisirs dans ma scolarité, mais elle fût sabordée par l’envie d’indépendance et de liberté que j’éprouvais, donc j’ai stoppé très tôt mes études. Fini le long fleuve tranquille !

Te souviens-tu du jour où tu as franchis l’âge adulte?
Je m’en souviens parfaitement puisque c’était le 25 août 1980.

Pourquoi cette date, pourquoi le 25 Août 1980?
Date de naissance de ma fille.

La vie pour toi au jour le jour c’est plutôt? La vie en rose, I will survivre, je t’aime, Staying alive ou je marche seul…
Je pense un peu comme tout le monde, un jour avec, un jour sans. J’essaye
en général de me donner toutes les chances ou tous les outils pour
vivre le mieux possible, et pour cela c’est : « the eye of the tiger ».
Il y a des risques à vivre de cette façon là, en particulier d’apprécier la solitude.

Qu’est ce qu’il te fait avancer dans la vie?
Mes objectifs me font avancer, uniquement. Si je n’ai plus de projets je meurs.

Et avec le temps qu’as-tu perdu?
Ma confiance envers l’autre et ma fraîcheur.

Lunessences au quotidien c’est plutôt la passion ou bien la raison?
La passion nous fait sentir la vie battre en nous, vivifiante, elle est son expression extrême. La raison je n’en ai pas.

Une couleur qui te définirait le mieux?
En rouge et noir, mais j’adore le rose fuschia.

Et puis trois de tes qualités et trois de tes défauts?
Exigeante-autoritaire-méfiante-prudente- paradoxalement naïve et enfantine.

Un choix un seul, chocolat, cigarette, alcool ou amour?
Un choix cornélien, un peu d’Absinthe parfois, mais toujours un bout de chocolat et une cigarette après l’amour.

Et bien oui, cela serait trop facile sinon…Une question d’ordre plus générale maintenant tu es plutôt Tv, radio, livre?
Les trois : La télé pour les films,
La radio pour la musique,
Les livres, pour l’enseignement et la mémoire de l’humanité.

Tu invites trois personnalités actuellement dans l’actualité à manger chez toi, tu choisis qui?
Un spécialiste dans le droit au travail,
Un dans la défense des Droits de l’homme,
Et Casanova.

Al Gore frappe à ta porte, c’est quoi ta réaction?
Dehors ! Va signer le protocole de Kyoto, on verra après, hypocrite et menteur !

Attention Al Gore c’est un prix Nobel…En parlant de prix Nobel Je t’en offre un, lequel choisis-tu?
Prix Nobel : Aucun, ils ne servent à rien sauf aux buts mercantiles et publicitaires.

Qu’aimerais-tu inventer?
La société a pour valeur majeure le profit à tout prix, donc je souhaiterais
réinventer l’altruisme, surtout pour en droguer les Etats-Unis.

Le destin, fiction ou réalité?
Destin espéré ou voulu, on se le donne, le hasard n’existe pas. Il faut du
courage et beaucoup d’amour de soi pour se le forger, hélas, j’en ai
manqué.

Un regret, un seul et unique?
Ne pas avoir compris et accepter plus tôt que l’on a la vie que l’on se donne.

Une épitaphe?
Ne gît pas ici ! ou alors « oh non pas encore !! »

Merci beaucoup Lunessences de t’être ouvert à nous de cette façon, une bien jolie interview il est vrai…On va t’adorer encore plus maintenant…  

Aragorn

*

Lien de l’interview pour suivre les commentaires sur le forum:
http://amespoetique.niceboard.com

*

 La notion de tigre interviens dans l’Être Lunessence aussi dois-je l’évoquer.

Le tigre évoque, d’une manière générale, les idées de puissance et de férocité ; ce qui ne comporte pas que des signes négatifs. C’est un animal chasseur, et en celà un symbole de la caste guerrière. Dans la géomancie comme dans l’alchimie chinoise, le tigre s’oppose au dragon ; mais s’ il est , dans le premier cas, un symbole malfaisant, il figure dsans le second un principe actif, l’énergie, par opposition au principe humide et passif, le plomb opposé au mercure, le souffle au semen.

Les cinq tigres, symboles desforces protectrices, sont les gardiens des quatre points cardinaux et du centre. On donne d’ailleurs à pluseurs reprise, dans l’histoire et la légende chinoise, l’appellation de cinq tigres (wou ho) à des groupes de guerriers valeureux, protecteurs de l ‘empire. L’apparition d’un tigre blanc est un signe de la vertu royale. Le tigre est plus spécialement un animal du Nord, du solstice d’hiver, où il dévore les influences maléfiques. S’il est parfois la monture d’un Immortel, c’est qu’il est doué lui-même de longévité. Sa force symbolise encore, dans le Bouddhisme, celle de la foi, de l’effort spirituel, traversant la jungle des péchés, elle même figurée par une forêt de bambous….

*

 

Image de prévisualisation YouTube

[C’est tout simplement génial pour qui sait se transposer dans lesymbolisme du Tigre
Belle réalisation.
amicalement
ganeshabreizh
]

 

*

Monstre de l’obscurité et de la nouvelle lune, il est ausi une des figures du monde supérieure, le monde de la vie et  de la lumière naissante. On le voit souvent reproduis laissant échapper de sa gueule  l’être humain, représenté par un enfant. Il es t l’ancêtre su clan, assimilé  à la lune renaissante : la lumière qui revient (Carl Hentze dans Mythes et symboles lunaires, Anvers, 1932 et Mircea Eliade dans Traité d’histoire des religions, Paris, 1949, nouvelle édition, 1964).

…….

 

http://www.dailymotion.com/video/xbohl

 

*

Sur le banc du destin

Autre texte pour vous permettre de sentir la necessité qu’il y a  à lire son expression poétique:

Destin…

 

Assise sur un banc, dans cette ville de bruits inutiles,
 j’ai lancé un pont d’espoir et de douleur
 vers des souvenirs qui usent mon cœur.
Images d’odeurs qui font pleurer mes yeux au bord de ta fenêtre.

J’attends, j’attends ma vie depuis que tu es parti, faiblesse d’une femme au cœur tari,
fêlure d’une existence longue de mélancolie.
J’attends… Un rire, une voix, un signe qui jamais ne viendra.
Ame torturée qui ne sais plus vivre,
Cœur aride qui ne peut que survivre…Je suis.

Aujourd’hui, plus jamais ne serai ce que tu as connu, le temps a fait son œuvre, doucement sans bruit s’en est allé… Et s’est perdu.
Assise sur un banc, je regarde ma vie,
ressac éternel pour une erreur commise, un amour interdit
prière indécente pour un amour sacrilège voire libertin
d’un ange et d’une catin.

 

                                                               05/08/2006     

                                        Lunessences 
Copyright SGDL 2006
Tous droits réservés   

 

*

http://www.dailymotion.com/video/x1b84o

 

Nightswish et Lacrimosa – Deep silence complete – 4’03″

*

 

                            Ainsi en musique Lunessences vous dit au revoir et à bientôt sur la terres de sa poésie pour un nouveau partage qu’elle commence immédiatement par un dernier texte :

   Ecorchée vive

Il vit haut perché, là où la lune est née, cet homme froid que j’ai touché, hostile et glacial à tout ce qui n’était pas nous.

Je l’ai aimé pour sa beauté d’âme, et j’ai succombé sous le joug de sa chair.
Seigneur de mes nuits je l’ai baptisé et ma peau suinte encore ses caresses et nos ébats.
Il est ce que je suis et ce que je serai,
il est l’homme de toutes les nuits,
il est l’ivresse jusqu’à plus soif,
il est douleur d’aimer,
il est l’esprit fait homme, l’enfant au creux de mon ventre…

L’envie de son corps, de sa peau, ne se tait ni jour, ni nuit,
le désir de gémir sous ses étreintes me tenaille,
écorche ma chair…encore.
la folie me guette, l’odeur de son intimité affole mes sens.

Ange féroce et doux qui m’avez appris cette amoureuse rage, ne soyez plus aveugle et sourd à la luxure de mes suppliques !!
Mais le temps passe et l’automne de ma vie ôte déjà les agréments de ma chair.

                                                                                    Lunessences

                                                                             27/03/2004 

*

Tiger moon, la lune du tigre  

*

Lunessences par sa Lune du

Tigre salue en vous toutes vos parts de

Soleil et de Lune, elles sont autant de

parts de masculin et de féminin qui

l’habitent.

*

Ainsi le fun de la poésie s’accomplit dans un ultime partage en recherche fusionnelle d’échange avec:

 Lacrimosa – Allaine zu zweit – 3’28 »

*

http://www.dailymotion.com/video/x3rp1

*

 

Je n’ai vraiment pas envie de vous quitter alors retrouvons-nous sur toutes les pages des « Grenier Des Mots-Reflet » aussi souvent que vous  voudrez partager ; c’est gràce  à vous qu’ils existent au singulier de leurs pluriels.
ganeshabreizh-esotcelt-cherchant-kegineryann-yannesoganesh

*

A fleur de peau lunaire et solaire

 

                           

2008 01 4

Qui vais-je émouvoir ? Que vais-je toucher?

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 2:57

 

 

*

Se dire moins bon qu’un autre

Quand à la compassion

N’est pas à dire quand la main se tend

Pour caresser l’enfant ou la tête du chien .

Nous sommes des mendiants de la connaissance

Qui juste avant le plongeon nous demandons,

Non pas ai-je raison ou tort,

Mais la rencontre est-elle si forte que nous le fassions.

Toujours les choix se posent

De faire ou de passer son chemin,

D’agir en soi-disant bien,

D’œuvrer en soi-disant mal.

L’albatros et le goéland s’élancent vers les cieux ;

Toujours plus haut, plongeant plus loin,

Sont ivres d’espaces et de vent,

De mer et d’essais repoussant les limites.

Qu’est l’être observateur

Pour juger de l’un ou de l’autre ?

Il y a tant de voyeurs et de juges

Qui de leurs portes ne balaient pas le pas !

Il y a tout ce qui glace et tout ce qui réchauffe.

Pour les uns c’est le chaud, pour les autres le froid,

Et la tiédeur se fait au contact des deux,

Juste ce qu’il faut pour que l’obscurité s’éclaire.

Nantis de leur paraître

Ils toisent l’autre de leur faux être

Tel un prédateur nanti

D’aucune animalité, non plus d’humanité

L’arbre et la prairie, l’air, le ciel et la terre

Ne font qu’un de l’univers instruit.

N’est que la dimension des abysses de chacun

Pour révéler que l’homme ne domine rien.

C’est la vie qui se charge

De la culture des gens,

Encore faut-il qu’ils fassent rimer

Conscience avec écoute d’ « Enfance » !

Bien sûr ce sont les automnes, les hivers

Avec leurs brumes enveloppantes…

Encore, printemps et étés

Se balançant aux rythmes des cultures qui…

Se dire moins bon qu’un autre

Quant à l’amour porté

N’est pas à vivre quand le regard perle

A la vue d’une blessure profonde !

Juste ces quelques vers pour te dire que tu es.

Et tout ce qui est à sa raison d’être et sa nécessité ;

Une question d’entendement sur notion d’existence.

L’équilibre est fragile mais source de conscience.

Jusqu’au jour où la stabilité n’aura plus d’existence

Non pas parce que le plus dominera le moins,

Vice et versa implicite ; juste attendu explicite,

De la conscience « unicitaire » l’emportant sur la dualité.

Qui vais-je toucher en poésie d’immatériel et de symboles ?

Je suis comme beaucoup un révolté cherchant,

Non pas le révolutionnaire qui cherche à dominer l’autrement,

Juste ouvrir la porte sur dimensions de l’être et son immatérialité.        

         ’

 Il y a tant de poussière
Et tant de souffle encore.
Le feu du sourire tendre
Couve encore sous la cendre des mots.

 

*

ésotcelt. 

ganeshabreizh

 

2007 12 31

J’étais là

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 16:25

 

*

J’étais là cette nuit

Quand le pas de ta main

Martelait de ses mots

Le papier qui retient.

Le silence  était lourd

Ne savait comment prendre

L’expression qui naissait,

Même mon chien l’ignorait.

J’étais là en cette nuit d’idée !

Tu ne me voyais pas

Car ancré tu étais

Dans un virtuel gris

Au goût de démesure.

Ta poésie du vrai

Sentais l’inachevé

De tout tes « en-avant »

Hésitant, volontaire !

J’étais là en cette nuit d’idée !

Les pensées implicites

Se firent plus subtiles,

Avant-goût dérangeant

Du sentiment qui naît.

Ne faisant que te lire,

Tous les doigts de mon cœur

Palpaient infiniment

Les parcelles livrées.

J’étais là en cette nuit d’idée !

A s’exprimer sans cesse

Sur les pleurs et les manques,

Et tous ces artifices

Qui créent l’indifférence,

J’ai bondis hors clavier,

Heurtant de front la vie

Et revenant livrer

Mon numéro d’appel.

J’étais là en cette nuit d’idée !

J’attends certaine ivresse

Qui me délivrera.

Juste une sonnerie

Qui parlera de toi.

Et je mets en suspend

Mes interrogations,

Ma certitude à nu,

Juste espoir d’un présent.

J’étais là

Cette nuit

Pour nous.

*

ganeshabreizh

 

2007 11 29

La musique est si belle, pourquoi ne pas l’écouter et l’entendre ?

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 9:51

 Melodie du silencce avant la couleur de la note

La musique est si belle, pourquoi ne pas l’écouter et l’entendre ? 

 

 

A « Source-Création » est un esprit subtil

Qui émit dimensions au rythme de l’Utile

Pour une cible issue de conscience entendu

A promouvoir enfin les poésies des mots.

Dans la glace des cendres a jaillit l’étincelle

 

 

*

 

 

Le cœur est grand, très grand, immense intensité,

Il n’est pas fait de lien mais des multiples échos

Des écoutes et des dons du reçu, du perçu,

Du masqué, du vécu, sur la falaise du chant de l’âme.

Parenthèse de vie sur la phase de l’Être,

Qui, ayant été ouvert par Dieu créateur,

Ne se refermera jamais que sur Lui ;

Ponctuation du souffle initiant le « non-temps ».

Disharmonie des consciences de la nature humaine ?

 

Privilèges créant dimensions matérielles

Des perceptions diffuses du quotidien humain

Face à possibilité de choix impartial

D’où le raisonnement découle en impondéré

Le coeur est grand, très grand, immense intensité !

Il n’est pas fait de la main de multiples échos.

Que votre voix se joigne, immatériel point d’vue.

La  figure des mots s’exhale au corps défendant.

 

 

La musique est si belle,  pourquoi ne pas l’écouter et l’entendre !

 

 

L’esprit se dimensionne pour enfourcher l’écoute.

Donner sans rien prendre, unique percevoir.

De ce qui va permettre don de l’un à l’autre,

Sans conserver pour soi dimension d’exister ;

Les efforts entrepris depuis la création

De cette dimension : Nouvelle-Poésie ;

Qui peut  se rendre compte du temps offert ainsi ?

 

 

 

La musique est si belle, pourquoi ne pas l’écouter et l’entendre…

 

 

Aux butineurs de mots ensemençant le Web,

Juste pour exister au nom de l’anonyme,

Réduisant leurs Pseudos au bon vouloir du lire,

Ne se posant nulle part en étant de partout,

 Jusqu’à se diluer dans  l’aboulie subi

Avec secret espoir des commentaires bâties

Sur les fond préconçus, plus que sur fond reçu,

La toile est dangereuse pour qui veut s’exprimer

Sans donner en échange son ressenti de l’autre.

 

 

La musique est belle, pourquoi ne pas l’entendre ?

 

 

A partir du moment où le partage exclut

La conception du vrai sans donner de soi-même…

Le créateur du site se débat en admin’

Avec des idées mûres, des interrogations,

En souci constructif de la modération.

Appel est souvent fait au gratuit de l’instant.

Bien peu résonne enfin, et pourtant l’être est là…

Dans son ego du temps difficile à gérer.

 

 

La musique est belle, pourquoi ne pas l’entendre !

 

 

Dans sa timidité du Pseudo qui le cache

Est pourtant l’expression du vouloir proposer.

Juste un peu, pour la rencontre, l’écho du percevoir,

Créateur du soutien de la confiance en soi.

Le temps s’en suit et les sessions se suivent

Sans que les dons de soi parviennent à créer  

Le dépassement cru des barrières sociétales,

A la lecture des vus, des entendus construits

Et des « non-écoutés » pour les « à-priori ».

 

 

La musique est belle, pourquoi ne pas l’entendre … et y participer.

 

 

Lâchez-vous les Amis, la vie est simple et dense.

Blackboulez cet instinct qui vous mine et retient !

Donner tout uniment sans trop paillonner.

Dîtes-le si, Vous, vous êtes différent de vous,

De ce vous qui échappe à c’que vous recherchez,

Ce vous dimensionné au nom du temps géré.

  Surtout continuez, poursuivez le « lieu-dit ».

Où votre Être peut être ce que vous êtes en tout.

Le « malenchantement » n’est pas dans le site conçu.

 

 

La musique est belle, pour quoi ne pas l’entendre ?

 

 

Pour les idées diffuses de ceux qui impriment

Tant de facilités en culture gratuite,

La déception demeure à voir l’abandon

Du provisoire créé  par la fuite de l’être.

Face à l’inattendu, la découverte intime,

Du vide et du zéro qui ne sont point néant,

Profile le refus de l’alors perçu

Que des êtres attendent et ne sont point comblés…

Savons-nous seulement ce que nous attendons ?

 

 

La musique et belle, pourquoi ne pas l’entendre !

 

 

Enfin percevoir que notre attente est faite.

Son existence est sûre en notre réception

Pour autre que nous-mêmes, en reflet de soi-même.

Chacun s’exprime avec son être propre.

Tous et personne, aucun et chacun, peuvent voir,

La volonté de l’impact est écriture de cœur,

Le don de ces mots est reflet de pensée,

A ce titre l’humain doit être humilité.

 

 

Que la musique est belle ! Comme  nous l’entendons !

 

 

*

yannesoganesh

 

*

La mélodie dimensionnée

2007 10 5

Par des Mots d’errance » aux Editions Chloé Des Lys par Delphine Bouneb plus connue sous le nom de Sahel – Photopoème : Les Damnées – Composé par Sahel

Classé sous A la découverte de ... — ganeshabreizh @ 10:05

Sahel - Delphine BounebSahel desertSahel - Delphine Bouneb

*

Les damnées par Sahel

Pour vous permettre de découvrir d’autres textes de Sahel, voici deux liens qui vous y conduiront  

[Une fois sur le site  mentionnez le nom :  Sahel  -  (dans la cadre Rechercher du site , colonne de droite.)]

http://nouvelle-poesie.com/

et

(et dans le cadre Rechercher de la colonne de gauche du forum.)

http://auxmotspassant.boardsmessage.com/ 

*

 

Quelques mots à propos de Sahel  Quelques mots à propos de Sahel,

  Influence : Des Artistes De La Toile, Miossec, Musset ·                               ·                             

 Présentation : Jeune Saint-Priote, par rencontre de coeur, de tout juste 20 ans, cette ville m’a permis de m’épanouir et de vaincre ma grande timidité que les mots oseront plus avouer que la voix. Cela pourrait expliquer une première apparence hermétique de mes textes, mais j’avoue que quelque part, j’ai espoir que le lecteur, seul souverain, y trouvera ce qu’il ne cherchait pas plus que ce que je n’y mettrai.Il me demeure en vérité que le vers, par subtile caprice, parle à celui qui le suit, d’un chemin inconnu même de l’auteur..En Mars 2007, à la naissance de mon fils, « Par des Mots d’errance » mon tout premier recueil est édité aux Editions Chloé Des Lys. 

*

Pour découvrir le livre, je préfèrerai modestement citer le mail
d’encouragement qu’elle a pu recevoir de l’un de ses premiers lecteurs : « 

« … j’ai adoré …mais je n’ai pas tout compris » !

*

Un univers où, plonger dans l’obscurité une étincelle, racontera toujours au

lecteur, bien plus que n’y mettra même le plus grand des auteurs. Il
appartiendra à vous de le découvrir .

Il me demeure en vérité que le vers, par subtile caprice, parle à celui qui
le suit, d’un chemin inconnu même de l’auteur.

    A l’exemple de « Réminiscences », j’ai emprunté à l’obscurité plus qu’au
pessimisme, le ton d’une
confidence en tentant l’esquisse d’un tableau à la manière d’un peintre
déchiré par les couleurs de
notre époque où chaque jour se déverse dans la torpeur générale la
vulgarisation des larmes des
victimes et les silences assourdissants des innocents.

J’ai posé en ce recueil, en modeste pinceaux de vers, plus qu’une
interrogation et plus que nos énièmes dénonciations, l’appel en chacun de ne

pas
oublier que nul ne peut éteindre la dernière étincelle, celle qui scintille
tant que tout n’est plus
qu’obscurité. Aussi, inspirée des mots du Poète espagnol, Gerardo Diego,
« créer ce que jamais nous ne verrons, c’est cela la ¨Poésie », j’ai voulu
isoler un vers au sein de chaque poème entre humeurs torrentielles et
horizons affamés, pour le murmure d’un espoir.

« Par des mots d’errance » est un tout premier recueil de 23 Poèmes. Mon
objectif ? Faire découvrir aux lecteurs que même les plus jeunes d’entre
nous ont des choses à dire, quel qu’en soit la forme, quel qu’en soit le
poids. Comment peuvent-ils dire que tous écrivent et peu lisent?  Sans
prétention, par ce livre et ce pas vers

le lecteur, je n’ai qu’une demande à celui-ci, qui parcourt ses mots, s’il
vous plait, sortez et
recherchez un jeune auteur inconnu, au premier livre, le premier que vous
trouverez.
Montrez-lui, qu’ici ses vers bien que non issus d’un nom célèbre, n’ont pas
été vains.

    Alors, et seulement, si des jeunes auteurs ne sont pas oubliés, je me
dirai que j’aurai su vous
parler de ce qu’est ma plume. C’est cela pour moi, « Par des Mots d’errance ».

Delphine BOUNEB
 

*

 

Couverture du Recueil de Poésies écrites par Delphine Bouneb : Par des Mots d'errance.

Par des Mots d’errance » aux Editions Chloé Des Lys.

En Mars 2007 est sort imon tout premier recueil de Poésie,

23 textes inédits aux éditions Chloé Des Lys,

par BOUNEB Delphine alias Sahel sur la toile.

 Pour l’obtenir, envoyez un mail à : chloe.deslys@scarlet.be M

Merci à tous Mes amitiés, Sahel.

*

Voici quelques liens pour en savoir plus sur cette poétesse :

http://chloedeslysblog.canalblog.com/archives/2007/04/24/4724996.html

http://text.sfrjeunestalents.fr/artiste/Sahel/

http://www.litterature.tv/article.php3?id_article=375&titre=Par-des-mots-d-errance

*

Sahel desert

2007 09 13

De Cœur-Âme à Cœur-Âme ou Dialogue entre le Soi et l’Ego (A l’écho du poème de Cinderell’ « Au bout du chemin… »)

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 17:11

La lumière brille pour toi

Si vous souhaitez lire son poème  « Au bout du chemin » voici le lien:

http://auxmotspassant.boardsmessage.com/Poemes-f1/Au-bout-du-chemin-t428.htm

*

 

Alors que je lisais, je me suis arrêté, avec une voix intérieure ressentie, comme interpellé du coin de l’antérieur.
L’émotion vécue en participation est si forte !
Si l’on prend la mesure  des ces pas lents, que toi Poétesse tu nous fais  accomplir sur une trace pénétrante, dans les vers ainsi conçus qu’ils accompagnent notre « résonnance » en s’attendant l’un l’autre.
Alors, je recommence pour trouver la vibration qui me permet de suivre et de communier à cette écharpe de rosée vivante et consciente, et profonde.
J’aurai voulu m’arrêter là … sur le dernier vers « Unis à jamais pour la plus longue nuit… »  et ses points de suspension  qui laissent à l’esprit la main qui se tend pour qu’on la prenne avant que de trébucher sur un point dit final.
Alors je recommence, pour chercher les « respirations » dans les soupirs induits, que j’ai du dépasser pour calmer le partage, ou pour le densifier.
Poésie vraiment si pure et si humaine qu’elle initia en moi les mots qui suivent et que je t’offre :

 

Dialogue entre le Soi…et l’Ego

 

 

Le temps, notre vie ; l’espace, notre dimension ;
L’oubli en fruit de la mémoire occulte
Voient le sommeil acquis sans assoupissement.

Le balancier des consciences rythme tous nos silences,
Egrenant la vieillesse dans sa fraîcheur crispante,
Au cœur de l’Âme oméga se dessine.

Juste éclair des instants des années disparues avant que d’exister et n’étant pas encore,
Le geste de tendresse intime enclôt notre regard
Après que son soutien nous ait pris sous son aile.

« Être-non-Être » tu dois percevoir ce vivant,
Les signes précurseurs du passage ;
Ils valent pour les Deux un parallèle instant.

Les esprits suivent un chemin, les corps se transforment.
Voilà l’évolution ! Des doutes ressentis
La peine vaut son poids à l’écho de l’espoir.

Toute ride s’efface de la marée humaine
Alors qu’ « Amour-Confiant » nous livre à l’océan divin.
Nous pourrons cependant ployer pour ceux qui restent.

Un temps, juste un temps, nous ne sommes jamais seuls. 

yann(esoganesh)

2006 12 17

Victor Hugo – 2 poésies extraites de : Les Contemplations – Livre Troisième «Les luttes et les rêves »

Classé sous Inspiration de Poetes Connus — ganeshabreizh @ 16:16

 

Victor Hugo

 

Victor Hugo – 2 poésies extraites de : Les Contemplations – Livre Troisième «Les luttes et les rêves »

 

 

XI

 

?

 

 

Une terre au flanc maigre, âpre, avare, inclément,

Où les vivats pensifs travaillent tristement ,

Et qui donne à regret à cette race humaine

Un peu de pain pour tant de labeur et de peine ;

Des hommes durs, éclos sur ces sillons ingrats ;

Des cités d’où s’en vont en se tordant les bras,

La charité, la paix, la foi, sœurs vénérables ;

L’orgueil chez les puissants et chez les misérables ;

La haine au cœur de tous ; la mort, spectre sans yeux,

Frappant sur les meilleurs des coups mystérieux ;

Deux vierges, la justice et la pudeur, vendues ;

Toutes les passions engendrent tous les maux ;

Des forêts abritant des loups sous leurs rameaux ;

Là le désert torride, ici les froids polaires ;

Des océans émus de subites colères,

Pleins de mâts frissonnants qui sombrent dans la nuit ;

Des continents couverts de fumées et de bruit,

Où deux torches aux mains, rugit la guerre infâme,

Où toujours quelque part fume une ville en flamme,

Où se heurtent sanglants les peuples furieux ; -

 

Et que tout cela fasse un astre dans les cieux !

 

 

Octobre 1840

 

 

 

XII

 

Explication

 

La terre est au soleil ce que l’homme est à l’ange.

L’un est fait de splendeur ; l’autre est pétri de fange.

Tout étoile est soleil ; tout astre est paradis.

Autour des globes purs sont les mondes maudits ;

Et dans l’ombre, où l’esprit voit mieux que la lunette,

Le soleil paradis traîne l’enfer planète.

L’ange habitant de l’astre est faillible ; et, séduit,

Il peut devenir l’homme habitant de la nuit.

Voilà ce que le vent m’a dit sur la montagne.

 

Tout globe obscur gémit ; toute terre est un bagne

Où la vie en pleurant, jusqu’au jour du réveil,

Vint écrouer l’esprit qui tombe du soleil.

Plus le globe est lointain, plus le bagne est terrible.

La mort est là, vannant les âmes dans un crible,

Qui juge, et, de la vie invisible témoin,

Rapporte l’ange à l’astre ou le jette plus loin.

 

O globe sans rayons et presque sans aurores !

Enorme Jupiter fouettés de météores,

Mars qui semble de loin la bouche d’un volcan,

O nocturne Uranus, ô Saturne au carcan !

Châtiments inconnus ! rédemptions ! mystères !

Deuils ! ô lunes encore plus mortes que les terres !

Ils souffrent ; ils sont noirs ; et qui sait ce qu’ils font ?

L’ombre entend par moments leur cri rauque et profond,

Comme on entend , le soir, la plainte des cigales.

Mondes spectres, tirant des chaînes inégales,

Ils vont, blêmes, pareil au rêve qui s’enfuit.

Rougis confusément d’un reflet de la nuit,

Implorant un messie, espérant des apôtres,

Seuls, séparés, les uns en arrière des autres,

Tristes, échevelés par des souffles hagards,

Jetant à la clarté de farouche regard,

Ceux-ci, vagues, roulant dans les profondeurs mornes,

Ceux-là, presque engloutis dans l’infini sans bornes,

Ténébreux, frissonnants, froids, glacés, pluvieux,

Autour du paradis ils tournent envieux ;

Et, du soleil, parmi les brumes et les ombres

On voit passer au loin toutes ces faces sombres.

 

Novembre 1840

 

 

 

Textes extraits du Livre Les Contemplations – Victor Hugo

Préface de Léon-Paul Fargue

Edité chez Gallimard – NRF – collection Poésie

Livre Troisième : Les luttes et les rêves – Pp 147,148,149

 

 

 

INTRODUCTION à l’œuvre,

 

« Les Contemplations seront ma grande pyramide », annonçait Hugo à son éditeur. De fait, cette œuvre est, par excellence, la somme poétique de Hugo. Du même coup, elle se présente comme la somme du romantisme, l’achèvement et le couronnement d’un demi-siècle de poésie. Et l’on serait tenté, paraphrasant une formule célèbre, de dire qu’en 1856, avec « les Contemplations », c’est un monde poétique qui meurt et qu’en 1857, avec « Les Fleurs du Mal , c’est un monde poétique qui naît. Or il es bien vrai que « Les Contemplations » sont un coucher de soleil – du soleil flamboyant du lyrisme romantique inauguré par Lamartine ; mais il est encore plus vrai qu’avec elles se lève aussi l’étoile de l’aventure poétique du XX° siècle.

Nous nous efforcerons de le montrer ; auparavant, il faudra retracer, dans ces cheminements multiples, la lente genèse du recueil ; cette fois encore, « Les Contemplations » apparaîtront comme le terme et le couronnement d’une carrière ; en fait, ce couronnement, cet achèvement ont exigé la rupture.

 

L’histoire , que nous allons retracer à très grand traits, ne prendra son sens qu’avec l ‘analyse qui suggérera que la poésie des « Contemplations », tout en continuant, d’un côté, le lyrisme des recueils antécédents, rompt avec lui, d’un autre côté, amorçant, au-delà d’une poésie des harmonies, la poésie de la mort, de l’intime et essentielle fracture.*

 

Victor Hugo par Rodin

*

Romancier, dramaturge, poète, homme politique, dessinateur.

Victor Marie Hugo naquit à Besançon le 26 février 1802, il décéda à Paris le 22 mai 1885 à l’âge de 83 ans.

Sa mère s’appelait Sophie Trébuchet (1772-1821)

Son père était général d’empire Comte Joseph Sigisbert Hugo (Nancy 1773-Paris1828) , il était également écrivain.

La famille Hugo comptait aussi deux frères plus âgés : Abel Joseph Hugo (Paris1788-Paris1855) écrivain aussi, Sa connaissance de l’espagnol ne fut pas étrangère à l’inspiration poétique de Victor. Et Eugène Hugo, poète, (Nancy 1800 – Charenton 1837) une passion malheureuse pour la fiancé de son frère Victor l’éprouva beaucoup, il perdit la raison.

Joseph et Sophie se séparèrent et vers 1813 Sophie s’installa à Paris entretenant une liaison avec le général d’empire Victor Fanneau de la Horie qui devint ainsi le parrain et précepteur de Victor, favorisant par son éducation toutes sortes de lectures.

Lorrain du côté de son père et Vendéen du côté de sa mère , non baptisé et élevé sans religion, il a deviné de bonne heure la mésentente de ses parents.

Il es pauvre ; il se sent doué littérairement ; il veut réussir, âgé de 14 ans à peine, en juillet 1816, note sur un journal : « je veux être Chateaubriand ou rien » (Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie, Adèle Hugo, 1863. La phrase aurait été notée dans un cahier d’écolier. Il aurait écrit ces mots à la suite d’un concours de poésie perdu – le jury ne pouvant croire qu’un individu si jeune ait réalisé un tel poème) .Dès 1817, il essaie de se faire connaître, et il obtient une mention de l’Académie pour une pièce de vers qu’il a envoyée au concours ; en mai 1819, le « lys d’or » lui est décerné, récompense la plus haute des jeux Floraux de Toulouse. A vingt en (juin 1822), il publie son premier ouvrage, « Odes et Poésies diverses ». L’ouvrage a paru en juin, et le jeune homme se marie en octobre avec Adèle Foucher, courageusement, car ils n’ont guère pour vivre, sa femme et lui, que la pension de mille francs allouée par Louis XVIII à l’auteur, très royaliste, des « Odes ».

Hugo va travailler, avec un acharnement sans pareil, à devenir illustre et riche. Il entasse les œuvres :

-Poèmes : Nouvelles Odes, 1824.

Ballades ajoutées aux Odes,1826.

-Romans : Han d’Islande, 1823. Bug-Jargal, 1826. Le Dernier Jour d’un Condamné, 1829

Charles X lui a donné en 1825, le ruban rouge de la Légion d’Honneur.

Mais il ne s’engage à fond dans le romantisme qu’une fois la partie gagnée.

Le drame de Cromwell (1827) et sa retentissante Préface, le recueil lyriques des « Orientales » (1829), marquent sa nouvelle orientation : Il suit le vent, cesse de se dire catholique et se fait libéral, comme la jeunesse intellectuelle dont l’engouement assure sa gloire. Il change aussi dans son âme et presque à son insu, renonçant à d’anciennes candeurs ; l’éloignement physique de sa femme, pou lui, dès la fin de 1830, le conduit à se lier, en février 1833, avec Juliette Drouet qu’il ne quittera plus (elle mourra en 1883).

Après 1830 ——- Cette année-là, son aîné et rival, Lamartine, est reçu à l’Académie ——- , il met tout son effort à prouver que, des deux, c’est lui le vrai poète lyrique de la France (« les Feuilles d’automnes, 1831 ; « les Chants du crépuscule », 1835 ; « les Voix intérieures », 1837 ; « les Rayons et les Ombres », 1840) ; ses pièces se succèdent au théâtre (Hernani, 1830 ; Marion de Lorme, 1831 ; « Le roi s’amuse », 1832 ; Lucrèce Borgia et Marie Tudor, 1833 ; Angelo, 1835 ; Ruy Blas, 1838, lui valent des sommes considérables.

Le succès de ses romans (Notre Dame de Paris, 1831 ; Claude Gueux, 1834) n’est pas moins vif.

Le 7 janvier 1841, il est académicien.

S ‘ouvre alors dans sa vie une période stagnante. Hugo est un homme arrivé. Il a vendu à une société constitué pour cela même l’ »exploitation » de ses œuvres complètes, et il vis maintenant à devenir un personnage dans l’Etat. Le jeune protestataire « antibourgeois » de 1828-1834 s’est beaucoup assagi ; il s’est rapproché de la Cour ; l’amitié que lui témoigne le duc et, plus encore, la duchesse d’Orléans est un gage précieux d’avancement.

Louis-Philippe le nomme pair de France au mois d’avril 1845. De son talent, Victor Hugo a fait jusqu’ici l’instrument de son ambition, se définissant lui-même comme un « écho sonore », beau mot souvent cité, mais qui est l’aveu d’une « insubstance » . Il s’installe, se carre et s ‘empâte. Il est un « assis » . Pendant dix ans –de quarante à cinquante ans- , il ne produit presque plus rien, sinon des lettres descriptives, qu’il réunit, en 1842, sous le titre « le Rhin », et son drame des « Burgraves » , en 1843. A quoi bon s’affirmer encore ? Il a réussi.

Le déchirement même qu’est pour lui la mort de sa fille aînée, Léopoldine, le 4 septembre 1843, à Villequier, ne l’arrache point à l’espèce d’enlisement qu’il subit dans la facilité et les honneurs. Pourtant une part de lui-même reste vivante ; il a commencé un grand livre qui doit s’appeler « les Misères » ; mais il ne lui tarde point de l’achever, car l’ouvrage peut déplaire en haut lieu, et Victor Hugo caresse le rêve , lorsque le roi disparaîtra , d’être quelque chose comme l’éminence grise de la régence.

Les événement de 1848-1851 sont pour lui une commotion. Il ne s’était point, jusqu’ici, passionné pour la politique ni pour les problèmes religieux. La révolution de février, l’insurrection de juin surtout lui donnent à réfléchir.

Député de la Constituante, puis à la législative, fondateur du journal « L’Evénement » (1er août 1848), il a pris son rôle au sérieux, et cette question de la misère, qui le tracassait mollement depuis quelques années, devient à ses yeux obsédantes, car il l’a vue, selon son expression même, « exploser » devant lui. Naïvement, Hugo croit pouvoir compter sur ses collègues conservateurs, qui forment la majorité de la Chambre, et qui se disent presque tous catholiques, pour une actions immédiate en faveur des classes asphyxiées ; et il découvre avec stupeur que, derrière M. de Falloux et M. de Montalembert , la droite –le parti de l’Ordre- n’a qu’un seul souci : L’établissement, au plus vite, d’un régime policier capable d’assurer aux riches le silence obéissant des pauvres qui les entretiennent . Hugo rompt avec le parti de l’Ordre à l’heure où toutes les chances sont pour une dictature, et il se fait républicain lorsque la république se fait écrasée. En même temps, l’idée de Dieu, qui demeurait en lui terne et vague, s’allume. Il se persuade que tous ces « catholiques » qu’il voit à l’œuvre , en politique, ne croient point eux-mêmes à la foi dont ils font parade. Mais Dieu existe cependant : le Christ est sur le monde comme « une immense aurore », et l’attentat du 2-Décembre, où se mêle le parjure et l’assassinat, constitue plus qu’une transgression de la loi morale : une agression contre Quelqu’un. Le profond souffle qui emplit les pages de « Napoléon-le-Petit (écrit en quelque semaine au printemps 1852) gonfle déjà toute l’œuvre future de cet homme, révélé pour ainsi dire à lui-même par une indignation pareille au brusque embrasement de la Charité.

Ayant payé de sa personne, et assumé les risques suprêmes dans la résistance au coup d’Etat, Hugo, le 9 janvier 1852, a été mis au nombre des proscrits. Il a conquis maintenant son identité. Et parce qu’il a désormais des choses à dire qui lui tiennent à cœur, parce que ses livres ne sont plus comme hier les jeux profitables d’un littérateur, mais des actes, un cri, une annonciation, ses pouvoirs d’écrivain eux-mêmes se métamorphosent . L’authenticité prend la place de la rhétorique, et le talent se mue en génie. La dissemblance est fondamentale entre les œuvres de Victor Hugo antérieures à 1852 et celles qui suivent cette date-là : avant, c’est le poète lauréat et le fabricant très doué ; après, il a acquis la maîtrise.

Hugo n’est plus alors dans le divertissement, mais dans le témoignage. « les Châtiments »,1853 ; « les Contemplations », (1856 ; là, des pièces plus anciennes parmi beaucoup d’autres récentes), la « Légende des siècles, 1859 ; les »Misérables », 1862 ; les « Travailleurs de la mer, 1866 ; « l’Homme qui rit », 1869, tout ce qui compte, véritablement, dans ce que nous a donné Hugo, et qui est, certes, d’un autre ordre que « Marie Tudor » ou « les Burgraves », tout cela date de l’exil. Et telle est la puissance de style dont il dispose à présent que, dans cette récréation même qu’il s’accorde avec ses « chansons des rues et des bois » (1865), il réussit une merveille. Louis Veuillot – Veuillot l’ennemi- saluait ce livre-là en l’appelant « le plus bel animal de la langue française ».

Hugo resta dans son exil, d’abord obligatoire, puis volontaire à partir d’août 1859, tant que Louis Bonaparte, devenu Napoléon III, régna sur la France. Il avait passé ces dix huit années presque entièrement à Jersey (jusqu ‘en octobre 1855), puis à Guernesay, à « Hauteville House ». Il revint à Paris lorsque la république y reparut, après le désastre où l’empire s’était englouti (5 septembre 1870). Hugo n’approuva point la Commune (« une bonne chose mal faite »), mais défendit les communards lorsque la vengeance du parti de l’Ordre s’abattit sur eux ; pour avoir offert à ces vaincus traqués un refuge dans sa maison de Bruxelles, il fut expulsé par le gouvernement belge. La presse conservatrice française poursuivait son nom d’une haine furieuse ; et déjà, avant le 18 mars 1871, élu député de Paris, il s’était fait exécrer de la droite par son opposition à la politique d’abandon national réclamée par une Chambre toute occupée de compression sociale et de restauration monarchique. Démissionnaire de son mandant de député, il sera élu sénateur de Paris en 1876. Bien au-delà de sa mort, Hugo sera détesté par toux ceux que gênait son option politique, et qui, incapables de faire croire qu’il n’avait aucun talent, se sont évertués du moins à redire qu’il n’était en somme, par l’esprit, qu’un « primaire

A la fin de juin1878 , Hugo eut une petite « attaque » qui le laissa diminué. Si il n’expira qu’en 1885, ses six dernières années furent presque stériles ; mais il avait écrit tant de choses de 1852 à 1878 , que des livres de lui pouvaient encore paraître tous les ans :

« l’Année terrible », 1872.

« Quatrevingt-Treize », 1874.

« Actes et Paroles », 1875-1876.

« L’Art d’être grand-père », la « seconde série » de la « Légende des siècles » et « Histoir d’un crime »,1877-1878.

« la Pitié suprême », 1879.

« Religion et religion et l’Ane »,1880.

« Les Quatre Vents de l’esprit », 1881.

« Torquemada », 1882.

La « troisième série » de la « Légende », 1883.

Sa tombe même semblait inépuisable, tant de grandes œuvres en sortaient toujours :

« Le Théâtre en liberté et la Fin de Satan »,1886.

« Choses vues et Tout la lyre », 1888.

« Dieu », 1891.

« Les Années funestes », 1898.

« La Dernière Gerbes », 1902.

Ses œuvres complètes, dans l’édition dite « de l’Imprimerie nationale », et comportant de nombreux « reliquats », fournirent encore, en 1942, tout un volume nouveau : « Océan, Tas de pierres, » et des textes complémentaires ont paru de 1951 à 1954 :

« Pierres, journal (1830-1848).

« Souvenirs personnels », 1848-1851.

« Carnets intimes »,1870-1871

On a monté en 1961 une de ses pièces inédites : « Mille francs de récompense ».

L’œuvre dessiné de Victor Hugo est dans la même ligne que sa vision de poète ; les deux se complètent et s’interpénètrent étroitement . Il a eu le pouvoir d’exprimer plastiquement les images suggérées par son imagination poétique.

Si des influences comme celles de Célestin Nanteuil, de Piranese ou des Goya le marquèrent, la fantasmagorie de ses lavis de sépia ou d’encre de Chine, avec quelques rehauts de couleurs, n’appartient qu’à son propre univers intérieur. Qu’il s’agisse d’un burg des bords du Rhin, d’un château médiéval surgit d’un clair-obscur romantique, ou de silhouettes décharnées d’arbres, sa maîtrise graphique est étonnante.

Il a pratiqué également la satire politique dans des dessins à la plume, non sans analogie de style avec certains caricaturistes anglais.(« le char de la Monarchie », au Musée Victor Hugo).

Il atteint à une ampleur tragique dans ces célèbres « pendus » , arrachés aux ténèbres par un rayon lunaire. La plus grande part des dessins de Victor Hugo est conservée au Musée Victor Hugo à Paris (Place des Vosges) et à Guernezey, ainsi qu’au Louvre.


 

Hugo avait connu dans sa vie intime de lourds chagrins. Des cinq enfants nés sous son toit, il en a vu quatre mourir : Léopold en 1823, Léopoldine en 1843, Charles en 1871, François-Victor en 1873 ; sa seconde fille Adèle, née en 1830, s’était enfuie en Nouvelle-Ecosse au mois de juin 1863 et avait étérapatriée en 1872, démente. Hugo avait formulé ainsi ses dernières volontés : « je refuse l’oraison de toute s les Eglises. Je demande une prière pour toutes les âmes. Je crois en Dieu. »

2006 10 10

Un confluent des mots – (Acrostiche dédicacé au Site de poésie : Mots d’ errance)

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 16:56

Quand les mots s'embrasent

*

M ûrisserie d’authentique présence

O ù nidifie nos couvains d’existence

T estant l’acquit de lecture assouvie

S ous le couvert de communion sourie.

D e poésie nourrissante harmonie

E n nouvelles fleuries et mots de vie

R epose une éternelle incandescence,

R ose insufflée en muse connaissance,

A vec l’infini pour toute insouciance

N ourri de l’échange sans abstinence.

C e lieu Noir et Or vous parle de chance

E n vous réfléchissant vos Mots d’Errance.

*

cherchant

ganeshabreizh

*
123

Fée |
Rikach-inspiration |
yvanlepape |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le Rêve Errant
| Jean-michel BARRAT Artiste ...
| MIDO