Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

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2009 12 28

Le chemin des rencontres

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 1:59

en route vers la rencontre dans le flou du destin

 

…en route vers la rencontre dans le flou du destin…

   

Les chemins des rencontres

 

 

Imagine un désert où les sables se « dunent ».

On le pense uniforme en son immensité

Mais le grain vole au vent en chemin d’infortune

Effaçant pas à pas la trace « infréquentée ».

 

Des lueurs d’ouvertures se ferment aux ombres.

Ces éclairs plein de vie, prémices d’espérance

Dans l’espace et le temps, sortent de la pénombre.

L’esprit né se réveille en l’humain en partance…

 

Le mental balbutie sa sociale existence

Rythmant de son égo les rapports avec l’être.

Naît ainsi dans le flou le parchemin si dense

Des vies, des subis, les connaître et soumettre,

Issus des poussières grises du destin

Ce si singulier maître qui se fait tant pluriel.

Les êtres des rencontres, routards clandestins,

Sont les bougies des cœurs  quêtant l’existentiel.

 

Ce chemin tortueux, existence en dédale,

Est fait de pistes nues que la raison compense,

Où l’inconscient se frotte aux consciences vénales.

C’est la conscience éthique, riche cohérence

Qui vient croiser le fer en paliers de douleur,

Aires de réflexions aux croisements d’échanges,

Portes de l’union libre ou du lien débiteur.

Vous mes rencontres, graines de challenge,

Mes rencontres d’air, de terre, d’eau, de feu,

Masculine en pouvoir ployant sous l’archétype,

Féminine en vouloir attendant l’être preux,

De vos vibrations d’être mon âme s’équipe

Et je noie dans le néant celles qui paraissent.

 

La rencontre et croisement de chacun de nous

Ont fait dans l’infini ce que sont nos faiblesses

Et riche de l’amour, notre force surtout.

 

Imagine un désert où les sables se « dunent ».

On le pense uniforme en son immensité

Mais le grain vole au vent en chemin d’infortune

Effaçant pas à pas la trace « infréquentée ».

 

Des lueurs d’ouvertures se ferment aux ombres.

Ces éclairs plein de vie, prémices d’espérance

Dans l’espace et le temps, sortent de la pénombre.

L’esprit né se réveille en l’humain en partance…

 

 

 

Esotcelt

20091225

2008 06 17

A propos de Symbolisme – Les Couleurs – I – Noir, le Noir : la couleur Noire !

Classé sous — ganeshabreizh @ 6:59

 

Noir, le Noir : la couleur Noire !

 

 

*

Contre couleur du Blanc, le Noir est son égal en valeur absolue.

Comme le Blanc il peut se situer aux deux extrémités de la gamme chromatique, en tant que limite des couleurs chaudes comme des couleurs froides. ; selon sa matité ou sa brillance, il devient alors l’absence ou la somme des couleurs, leur négation ou leur synthèse.

Symboliquement, il est le plus souvent entendu sous son aspect froid négatif.

Contre-couleur de toute couleur, il est associé aux ténèbres primordiales, à l’indifférencié originel. En ce sens il rappelle la signification du blanc neutre, du blanc vide, et sert de support à des représentations symboliques analogues, telles que les chevaux de la mort, tantôt blanc, tantôt noirs. Mais le blanc neutre et chtonien est associé, dans les images du mondes, à l’axe Est-Ouest, qui est celui des départs et des mutations, tandis que le noir se place, lui, sur l’axe Nord-Sud, qui est celui de la transcendance absolue et des pôles.

Selon que les peuples placent leur enfer et le dessous du monde vers le Nord ou vers le Sud, l’une ou l’autre de ces directions est considérée comme noire. Ainsi le Nord est-il noir pour les Aztèques, les Algonkin, les Chinois, le Sud pour  les Mayas, et le Nadir, c’est-à-dire la base de l’axe du monde les indiens Pueblo.

*

Installé ainsi en dessous du monde, le noir exprime la passivité absolue, l’état de mort accomplie et invariante entre ces deux nuits blanches où s’opèrent, sur ses flancs, les passages de la nuit au jour et du jour à la nuit.

Le noir est donc couleur de deuil, non point comme le blanc, mais d’une façon plus accablante. Le deuil blanc a quelque chose de messianique. Il indique une absence destinée à être comblée, une vacance provisoire. C’est le deuil des Rois et des Dieux, qui vont obligatoirement renaître : le Roi est mort, vive le Roi ! correspond bien à cette cour de France où le deuil se portait en blanc. 

Le deuil noir, lui, est, pourrait-on dire, le deuil sans espoir. « Comme une Rien sans possibilités, comme un Rien mort après la mort du soleil, comme un silence éternel, sans avenir, sans l’espérance même d’un avenir, résonne intérieurement le noir», écrit Kandinsky [Vassili Kandinsky, Du spirituel dans l'art, Paris, 1954.]

Le deuil noir c’est la perte définitive, la chute sans retour dans le Néant : L’Adam et Eve du Zoroastrisme, abusés par Ahriman, s’habillent de noir lorsqu’ils sont chassés du Paradis.

Couleur de la condamnation, le noir devient aussi la couleur du renoncement à la vanité de ce monde, d’où les manteaux noirs qui constituent une proclamation de foi dans le Christianisme et dans l’Islam : Le manteau noir des Mawlavi – les Derviches tourneurs du Soufisme (taçawuff) – représente la pierre tombale. Lorsque l’initié le quitte  pour entreprendre sa danse giratoire, il apparaît vêtu d’une robe blanche, qui symbolise sa renaissance au divin, c’eset à dire à la Réalité Véritable : entre temps les trompettes du jugement ont sonné.

En Egypte, « ’après Horapollon, une colombe noire était le hiéroglyphe de la femme qui reste veuve jusqu’à sa mort.» [Frédéric Portal, Des couleurs symboliques dans l'Antiquité, le Moyen-Age et les Temps Modernes, Paris, 1837].Cette colombe noire peut être considérée comme l’Eros frustré, la vie niée. On sait la  fatalité manifestée par le navire aux voiles noires, depuis l’épopée grecque jusqu’à celle de Tristan.

Mais le monde chtonien, le dessous de la réalité apparente, est aussi le ventre de la terre où s’opère la régénération du monde diurne. « Couleur de deuil en Occident, le noir est à l’origine le symbole de la fécondité, comme dans l’Egypte ancienne ou en Afrique du Nord : la couleur de la terre fertile et des nuages gonflés d’eau de pluie. » [Jean Servier, l'Homme et l'Invisible, p. 96 Paris, 1964]. S’il est en noir comme les eaux profondes, c’est aussi parce qu’il contient la capital de la vie latente, parce qu’il est le grand réservoir de toutes choses : Homère voit l’Océan noir. Les Grandes Déesses de la Fertilité, ces vieilles déesses-mères, sont souvent noires en vertu de leur origine chtonienne : les Vierges noires reconduisent ainsi les Isis, les Athon, les Déméter et les Cybèles, les Aphrodites noires. Orphée dit, selon Frédéric Portal (ib.) : « Je chanterai la nuit, mère des dieux et des hommes, la nuit origine de toutes choses créées, et nous la nommerons Vénus. » Ce noir revêt le ventre du monde, où, dans la grande obscurité gestatrice, opère le rouge du feu et du sang, symbole de la force vitale. D’où l’opposition fréquente du rouge et du noir sur l’Axe Nord-Sud, ou, ce qui revient au même, le fait que rouge et noir peuvent apparaître comme deux substituts, ainsi que le fait remarquer Jacques Soustelle, [la Pensée cosmologique des anciens Mexicains, Paris, 1940.] à propos de l’image du monde des Aztèques. D’où aussi la représentation des Dioscures montés sur deux chevaux, l’un noir et l’autre rouge, sur un vase grec décrit par Frédéric Portal, et aussi, sur un autre vase, également décrit par cet auteur, le costume de Camillus, les grand psychopompe des Etrusques, qui a le corps rouge, mais des ailes, des bottines et une tunique noire.

*

Les couleurs de « La Mort », Arcane 13 du Tarot, sont significatives. Cette mort initiatique, prélude d’une véritable naissance, fauche le paysage de la réalité apparente – paysage des illusion périssables – d’une faux rouge, tandis que ce paysage est lui-même peint en noir. L’instrument du trépas représente la force vitale et sa victime le néant : fauchant la vie illusoire, l’Arcane 13 prépare l’accès à la vie réelle.

Le symbolisme du nombre confirme ici celui de la couleur ; 13, qui succède à 12, chiffre du cycle accompli, introduit à un nouveau départ, amorce un renouvellement.

Dans le langage du blason, la couleur noire se nomme sable,  ce qui exprime ses affinités avec la terre stérile, habituellement représentée par un jaune ocre, qui est parfois aussi le substitut du noir : c’est ce même jaune de terre ou de sable qui représente le nord, froid et hivernal, pour certains peuples amérindiens, ainsi que pour les Tibétains et les Kalmouk. Le sable signifie prudence, sagesse et constance dans la tristesse et les adversités [Frédéric Portal, des Couleurs symboliques dans l'Antiquité, le Moyen-Age et les Temps Modernes, p. 177, Paris, 1837]. Du même symbolisme relèverait le fameux vers du Cantique des Cantiques : « Je suis noire et pourtant belle, fille de Jérusalem », qui selon des exégètes de l’Ancien Testament, est le symbole d’une grande épreuve. Il n’est peut être pas que cela, car le noir brillant et chaud, issu du rouge, représente, lui, la somme des couleurs. Il devient la lumière divine par excellence dans la pensée des mystiques musulmans. Mevlana Djalâlud-Din Rûmi, le fondateur de l’ordre des Mawlavi ou Derviches Tourneurs, compare les étapes de progressions intérieures du Soufi vers la béatitude à une échelle chromatique. Celle-ci part du blanc, qui représente le Livre de la Loi coranique, valeur de départ passive, par ce qu’elle précède l’engagement du Derviche sur la voie du perfectionnement. Elle aboutit au Noir par le rouge : ce Noir, selon la pensée de Mevlana, est la couleur absolue, l’aboutissement de toutes les autres couleurs, gravies comme autant de marches, pour atteindre au stade suprême de l’extase, où la Divinité apparaît au mystique et l’éblouit. Là aussi le Noir brillant est donc très exactement identique au Blanc brillant. Sans doute peut-on interpréter de la même manière la pierre de la Mecque, elle aussi d’un noir brillant.

On le retrouve en Afrique avec cette profonde patine aux reflets rougeâtres, qui recouvre les statuettes du Gabon gardiennes des sanctuaires où sont conservés les crânes des ancêtres.

Au profane, ce même noir brillant et rougeâtre est le noir « moreau »  des coursiers  de la tradition populaire russe, symbolisant l’ardeur et la puissance de la jeunesse.

Le mariage du noir et du blanc est une hiérogamie ; il engendre le gris moyen, qui, dans la sphère chromatique, est la valeur du centre, c’est-à-dire de l’homme.

*

En Extrême-Orient, la dualité du noir et du blanc est, d’une façon générale, celle de l’ombre et de la lumière, du jour et de la nuit, de la connaissance et de l’ignorance, du yin et du yang, de la Terre et du Ciel.

En mode hindou, c’est celles des tendances « tamas » (descendante ou dispersive) et « sattva » (ascendante ou cohésive), ou encore celle de la caste des « shudra » et de la caste des Brahmanes (d’une façon générale, le blanc est la couleur du sacerdoce). Toutefois, « Shiva » (« tamas ») est blanc et « Vishnu » (« sattva ») est noir, ce que les textes expliquent par l’inter dépendances des opposés, mais surtout par le fait que la manifestation extérieure du principe blanc apparaît noire et inversement, de même qu’elle est inversée par la réflexion sur le « miroir » des Eaux.

Le noir est, de façon générale, la couleur de al Substance universelle (« Prakriti »), de la « materia prima », de l’indifférenciation primordiale, du chaos originel, dees eaux inférieures, du nord, de la « mort » : ainsi de la « nigredo » hermétique aux symbolismes hindou, chinois, japonais (ce en quoi il ne s’oppose d’ailleurs pas toujours au blanc mais, par exemple en Chine, au jaune ou au rouge).

Le noir possède incontestablement en ce sens un aspect d’obscurité et d’impureté. Mais inversement, il est le symbole supérieur de la non-manifestation et de la « virginité » primordiale : à ce sens se rattachent le symbolisme des Vierges noires médiévales, celui aussi de Kâlî, noire parce qu’elle réintègre dans l’informel la dispersion des formes et des couleurs.

Dans la « Bhagavad Gîta », c’est véritablement « Krishna », l’immortel, qui est le « sombre », tandis qu’ « Arjuna », le mortel, est le « blanc », images perspectives du « Soi » universel et du « moi » individuel. Nous rejoignons d’ailleurs ici le symbolisme de « Vishnu » et de « Shiva ». L’initié hindou s’assied sur une peau à poils noirs et blancs, signifiant encore le non-manifesté et la manifestation. Dans la même perspective, René Guénon a noté l’important symbolisme des « visages noires » éthiopiens, des « têtes noires » chaldéennes et aussi chinoies (kien-cheou), ainsi que de la « kem », ou « terre noire » égyptienne, toutes ces expressions ayant certainement un sens « central et primordial », la manifestation qui rayonne du centre apparaissant « blanche » comme la lumière.

Car en fait, le « hei » chinois évoque à la fois la couleur noire et la perversion et le repentir ; le noircissement rituel du visage est un signe d’humilité, il vise à solliciter le pardon des fautes. De même, « Malkût » est le second « Hé » du Tétragramme. Exilée et dolente, cette lettre, de taille normale, se rétrécit jusqu’à n’être qu’un petit point noir, qui évoque la forme de la lettre « yod », la plus petite de l’alphabet hébreu.

L’œuvre au noir hermétique, qui est une « mort » et un retour au « chaos » indifférencié, aboutit à l’œuvre au blanc, finalement à l’ « œuvre au rouge » de la libération spirituelle. Et l’embryologie symbolique du Taoïsme fait monter le « principe humide » des noirceurs de l’ « abîme » (k’an) pour l’unir au « principe igné », en vue de l’éclosion de la « Fleur d’Or » : la couleur de l’or est le blanc.

[Louis Chochod, Occultisme et Magie en Extrême-Orient, Paris, 1949.]

[Jean Danielou, le Mystère de l'Avent, Paris, 1948.]

[Mircea Eliade, Forgerons et Alchimiste, Paris, 1956.]

[Pierre Grison, le Traité de la Fleur d'Or du suprême Un, Paris, 1966.]

[René Guénon, le Symbolisme de la Croix, Paris, 1931.]

[René Guénon, Symboles fondamentaux de la Science Sacrée, Paris, 1962.]

[Jean Herbert, Aux sources du Japon : le Shintô, Paris, 1964.]

[Henri Maspero, le Taoïsme, Paris, 1950.]

*

Du point de vue de l’analyse psychologique, dans les rêves diurnes ou nocturnes, comme dans les perceptions sensibles à l’état de veille, le noir est considéré comme l’absence de toute couleurs, de toute lumière. Le noir absorbe la lumière et ne la rend pas. Il évoque, avant tout, le « chaos », le néant, le ciel nocturne, les ténèbres terrestres de la nuit, le mal, l’ « angoisse », la tristesse, l’inconscience et la Mort.

Mais le noir est aussi la « terre fertile », réceptacle du « si le grain ne meurt » de l’Evangile, cette terre qui contient les tombeaux, devenu ainsi le séjour des morts et préparent leur renaissance. C’est pourquoi les cérémonies du culte de Pluton, Dieu des Enfers, comprenaient des sacrifices d’animaux noirs, ornés de bandelettes de même couleur. Ces sacrifices ne pouvaient avoir lieu que dans les ténèbres et la tête de la victime devait être tournée vers la terre.

 Le noir rappelle aussi les profondeurs abyssales, les « gouffres » océaniques (« Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune » [Oceano Vox - Victor Hugo]) ; ce qui amenait les anciens à sacrifier des taureaux noirs à Neptune.

En tant qu’évocateur du néant et du chaos, c’est-à-dire de la confusion et du désordre, i lest l’ « obscurité des origines » ; il précède la création dans toutes les religions. Pour la Bible, avant que la « lumière soit, la terre était informe et vide, les ténèbres recouvraient la face de l’Abîme ». Pour la mythologie gréco-latine, l’état primordial du monde était le Chaos ; Le Chaos engendra la Nuit qui épousa son frère l’Erèbe : ils eurent un fils l’Ether.

Ainsi à travers Nuit et Chaos, commence à percer la lumière de la création : l’Ether. Mais entre temps, la Nuit avait engendré, outre le Sommeil et la Mort, toutes les misères du monde comme la pauvreté, la maladie, la vieillesse, etc. Cependant, malgré l’angoisse provoquée par les ténèbres, les Grecs qualifiaient la Nuit d’ « Euphronè », c’est-à-dire la « Mère de bon conseil ». Nous-même disons ; « la Nuit porte conseil. »

C’est qu’en effet, c’est principalement la nuit que nous pouvons progresser en faisant notre profit des avertissements donnés par les rêves, ainsi qu’il est conseillé dans la Bible (Job, 33, 14) et dans le Coran (Sourate, 42).

Si le noir s’attache à l’idée du Mal, c’est-à-dire à tout ce qui contrarie ou retarde le plan d’évolution voulu par le Divin, c’est que ce noir évoque, ce que les Hindous appellent l’Ignorance, l’ « ombre » de Carl Gustav Jung, le diabolique Serpent-Dragon des Mythologies, qu’il faut vaincre en soi pour assurer sa propre métamorphose, mais qui nous trahit à chaque instant.

Ainsi sur quelques très rares images du Moyen Age, Judas le traître apparaît nimbé de noir ;

Ce noir associé au Mal et à l’ « Inconscience » se retrouve dans des expressions telles que : « tramer de noirs desseins », la « noirceur de son âme », un « roman noir ». Quant à « être noir », c’est précisément se trouver dans l’inconscience de l’ivresse. Et si nos turpitudes et nos jalousies sont projetées sur quelqu’un, il devient notre « bête noire ».

Le noir comme couleur marquant la mélancolie, le pessimisme, l’affliction ou le malheur, se rencontreà toutes minutes dans le langage quotidien  nous « broyons du noir »,  nous avons des « idées noires », nous somme d’une « humeur noire », nous nous trouvons dans une « purée noire ». Les écoliers anglais appellent « Black Monday » le lundi de la rentrée des classes et les Romains marquaient d’une « pierre noire » les jours néfastes.

Lorsque le Noir évoque la mort, c’est bien dans les toilettes de deuil et dans les vêtements sacerdotaux des messes des morts ou du Vendredi Saint que nous le retrouvons.

Enfin le noir se joint aux couleurs diaboliques pour évoquer, avec le rouge, la matière en ignition. Satan est appelé le Prince des Ténèbres et Jésus lui-même est parfois représenté en Noir, lorsqu’il est tenté par le Diable, comme recouvert du voile noir de la tentation.

Dans son influence sur le psychisme, le Noir donne une impression d’opacité, d’épaississement, de « lourdeur ». C’est ainsi qu’un fardeau peint en noir apparaîtra plus lourd qu’un fardeau peint en blanc. Cependant un tableau aussi sombre (c’est le cas de le dire) des évocations de la couleur noire n’empêche pas celle-ci de prendre une aspect positif. En tant qu’image de la mort, de al terre, de la sépulture, de la « traversée nocturne » des mystiques, le Noir est aussi attaché à la promesse de l’aurore et l’hiver à celle du printemps. Nous avons en outre que, dans la plupart des Mystères antiques, le Myste  devait passer par certaines épreuves de nuit ou subir des rites dans un obscur souterrain. De même, de nos jours, les religieux et les religieuses meurent au monde dans un cloître.

Le Noir correspond au « Yin » féminin chinois, terrestre, instinctif et maternel. On l’a noté, plusieurs déesses Mères, plusieurs Vierges, sont noires ; la Diane d’Ephèse, la Kali hindoue ou Isis sont représentées en noir : une pierre noire symbolisait la Magna Mater sur le mont Palatin : la Ka’ba de La Mecque, en tant qu’ Anima Mundi, est constituée par un cube de pierre noire et d’innombrables pèlerins vénèrent des Vierges noires dans toutes l’Europe.

Dans le même ordre d’idée, le Cavalier de l’Apocalypse qui monte le cheval noir tient une balance à la main et doit mesurer le froment, l’orge, lhuile et le vin, répartissant ainsi, en une période de famine, les produits récoltés sur le sol terrestre fécond de la Grande Mère du Monde.

Dans les rêves, l’apparitions d’animaux noirs, de « nègres » ou d’autres personnages foncés, montre que nous prenons contact avec notre propre « Univers instinctif primitif » qu’il s’agit d’éclairer, de domestiquer et dont nous devons canaliser les forces vers des objectifs plus élevés.

 

[Autres Sources : Dictionnaire des symboles, mythes, rêves, coutumes, gestes, formes, figures, couleurs, nombres.

Jean Chevalier et Alain Gheerbrant

Editions Robert Laffont / Jupiter - Collection Bouquins - Ed 1982/.

ISBN - 2.221.50319.8 ]

 

2007 10 9

Au pied du mur !

Classé sous Reflexions - Apartes — ganeshabreizh @ 23:17

 

Conscience de l'inconscience prépare si elle ne résoud rien dans l'immédiat 

Etre est avoir conscience de son ou ses handicaps. Même réduit par la portée de celui-ci dans certaines dimensions, il ouvre sur tant d’autres !
Il y a tant de handicap !
Pouvons-nous penser qu’il n’y en a pas de plus difficiles à supporter que d’autres dans l’absolu ?
Les notions que nous en avons, pour la plupart, et que nous recevons ou vivons pour notre relative part, que nous percevons sont fonction d’une écoute personnelle et individuelle (participant, vivant, croisant, voyant, croyant.).
Être à l’écoute de soi-même revient à être à l’écoute des autres, l’apprentissage commence absolument par là, on ne peut comprendre les autres si on ne se comprend pas soi-même.
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, à chaque jour suffit “sa-joie-et-sa-peine” , indissociables.
Vient le jour X, Lambda pour d’autres, qui va demander à l’Être de se dépasser d’une façon ou d’une autre, en fonction d’impératifs certains et incontournables ou difficiles à contourner. Les nécessités sont connues, les aides restent absentes, les exigences demeurent, l’action doit se faire.
Ainsi mis au pied du mur, la question se pose : “Veux-je” , “Puis-je” , “Suis-je capable” ?
La seule façon pragmatique de le savoir est de réfléchir au processus qui doit amener à l’action “obligatoire-sinon”.
L’esprit doit être clair pour décider, et s’ il ne l’est pas ? Il faut discuter avec soi-même (non pas contre soi-même, pour soi-même, ou pour ou contre les autres), et dichotomiser avec les états de conscience vraie ; il n’y a pas d’autre observateur que soi-même ; on ne peut rien se cacher, la conscience vit.
Issue du raisonnement constitué par cet échange avec soi, les modalités d’une action se profilent, se dessinent ; l’action équilibrée constructive est à ce prix. Prendre connaissance de soi-même et s c omprendre pour dire, faire, agir, être et non point paraître.
Au fur et à mesure de cet échange intime naissent les possibilités renforcées par les « vouloir-progressivement » de la certitude de pouvoir faire…au moins…, de pouvoir et de vouloir, se dépasser ; sinon rien ne se fait et l’être sombre.

*


On sait, après avoir fait ses choix, quelles seront au minimum et au maximum, les conséquences résultant de l’action que l’on va entreprendre.

Porté par la vie on le fait.

Ce peut être simplement mettre un pied devant l’autre, respirer, ouvrir les yeux (indépendamment de l’instinct) ; serrer une main, avoir un geste de tendresse ou d’amour, accepter d’écouter ou d’entendre, de voire sans oeillères ou survoler, courir un cinq milles mètres, se lever, se coucher ; arrêter de fumer, cesser de boire , de se droguer, tout au moins bannir les excès ; pardonner, canaliser sa violence, contrôler son expression verbale ou écrite ; ainsi que tous les contraires qui en découlent et sont autant de marches à monter, dans un sens ou dans un autre, pour l’évolution de chacun en complément de l’évolution commune. Accepter le constat de soi-même Sans se donner d’excuse de vécu et de ne pas avoir, soi-disant, choisi de venir au monde dans ces conditions.

Le refuge, c’est « ici-et-maintenant »!

Dans le cas contraire, nous ne leurrons jamais que nous-même!

Ainsi l’Être apprend, et s’apprend au quotidien!

Au lieu de dire : « Il », « Elle » « on » m’a trahi, et de chercher à se venger, plus ou moins consciemment, en conséquence d’une certaine conscience issue d’un raisonnement plus ou moins dirigé, ne doit-on pas se dire et dire : « Je ne trompe que moi-même, n’étant pas parfait ?

La vie est ainsi, choisissons-nous de dire ! Avec ses hauts et ses bas !

Et, rien ne change, ni n’évolue dans notre relatif.

Imaginons un instant la vie sous la forme d’une arme : grenade, bombe. Allons-nous, face à cette arme, lorsque nous la rencontrons, la dégoupiller ou mettre un coup de pied dedans au risque de la faire exploser avec ces conséquences, simplement pour le plaisir de voir ce que cela fait ? Allons-nous composer avec, chercher à savoir de quoi il s’agit , prendre le temps de la réflexion, sans mentaliser, avant d’agir, de nous comporter en « animal-instinct » ?

Une évidence existe : Quand on ne sait pas on ne sait pas. Ce qui ne nous parvient pas en seuil de conscience, alors qu’existant dans l’inné à la naissance, certaines parties de se savoir inné non mobilisé par l’éducation disparaît par faute d’avoir été solicité et lorse qu’on veut à nouveau l’acquérir ou le rendre à la conscience ls difficulté deviennent insurmontables, pour ne pas dire impossibles tant la société n’est pas focalisée sur ses manquements.

C’est une constatation absolue, une réalité relative.

Alors l’enfant que nous sommes [voulu ou entretenu (par nous-même ou les autres, quels qu'ils soient)] face à l’inconnu, ou au difficilement appréhendable, prends, doit prendre les moyens d’apprendre.

C’est enfant que cela commence.

yannesoganesh

Esprit-conscient

2007 03 2

Symbolisme et chiffre : le nombre 2 (deux)

Classé sous — ganeshabreizh @ 9:11

 

Symbolisme et chiffre : Le nombre 2

 

 

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Symbole d’opposition, de conflit, de réflexion, ce nombre indique l’équilibre réalisé ou des menaces latentes. Il est le chiffe de toutes les ambivalences et les dédoublements ; Il est la première et la plus radicale des divisions (le créateur et la créature, le blanc et le noir, le masculin et le féminin, la matière et l’esprit, etc.), celle dont découlent toutes les autres, il était attribué dans l’antiquité à la Mère ; il désigne le principe féminin. Et parmi ses redoutables ambivalences, il peut être le germe d’une évolution créatrice aussi bien que d’une involution désastreuse.Masculin féminin astrologique

 

Le nombre deux symbolise le dualisme, sur le quel repose toute la dialectique, tout effort, tout combat, tout mouvement, tout progrès. Mais la division est le principe de la multiplication, aussi bien que de la synthèse. Et la multiplication est bipolaire, elle augment ou diminue, selon le signe qui affecte le nombre.

 

Les deux exprime donc un antagonisme, qui de latent devient manifeste ; une rivalité, une réciprocité, qui peut être de haine autant que d’amour : une opposition, qui peut être contraire et incompatible, aussi bien que complémentaire et féconde.

 

Une image double dans la symbolique, deux lion, deux aigles, etc., renforce, en la multipliant, la valeur symbolique de l’image ou, à l’inverse, en la dédoublant, montre les divisions internes qui l’affaiblissent.

Naples under double eagle                         * Déité égyptienne-Aker-Double lion-Gardant les deux extrémités du jour.

 

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Toute la symbolique africaine repose sur un dualisme fondamental, considéré comme la loi cosmique par excellence : il y a dans l’homme la mort et la vie, le bien et le mal ; du même Gueno (dieu) viennent le bien et le mal ; toute chose à son aspect positif (diurne) et son aspect négatif (nocturne) ; à noter aussi la rivalité de a gauche et de la droite, du haut et du bas, de l’inférieur et du supérieur en chaque être et dans ses relations avec tout être, des points cardinaux opposés deux par deux, du jour et de la nuit, des sexes…[Hampate Ba, Amadou, Kaydara (document de l’Unesco).]

 

Dans le système arithmosophique des Bambara (du Mali), le chiffre de la dualité initiale et de la gémellité est un symbole d’union, d’amour ou d’amitié. [Germaine Dieterlen, Essai sur la religion des Bambara, Paris, 1951]

 

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Dans le monde celtique, un certain nombre de figures mythiques vont par deux, groupant ainsi des caractères opposés ou complémentaires. Le travail d’exploration et d’interprétation de la mythologie celtique n’est pas assez avancé pour qu’on en puisse nommer un grand nombre avec certitude, mais le couple, la dualité essentielle est, en pays celtique, celle du druide et du guerrier, souvent réunie ou concentrée en une seule entité divine. L’un représente la force, l’autre la sagesse de la tradition. Toute les séries ou constructions mythologiques respectent ce principe dualiste, qui s’intègre facilement dans une série de symboles numéraux couvrant le champ théologique. [Ogam, 12, 209-234 et 349-382, Tradition Celtique, Rennes, 1948.]

 

 

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En ce qui concerne le dualisme Chinois, il convient de se référer à la notion de Yin et Yang que voici :

Le caractère yin se compose de yin (exprimant la présence des nuages, le temps couvert) et de fou (la colline, le versant) ; yang se compose de yang (désignant le soleil élevé au-dessus de l’horizon, son action) et du même radical fou. Il s’agit donc originellement du versant ombreux et du versant ensoleillé d’une vallée, dont l’étude a pu être une des bases d’étude de la géomancie. Par extension, yin et yang désignent l’aspect obscur et l’aspect lumineux de toutes choses : l’aspect terrestre et l’aspect céleste ; l’aspect négatif, et l’aspect positif : l’aspect féminin et l’aspect masculin ; c’est en somme l’expression du dualisme et du complémentarisme universel. Yin et Yang n’existent que l’un par rapport à l’autre. Ils sont inséparables, et le rythme du monde, celui même de leur alternance : Yi yin, yi yang, dit le Hi-tseu : un yin, un yang, une fois yin, une fois yang.

 

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Yin s’exprime dans le Yi-king par la ligne interrompue – -, Yang par la ligne continue – . Leur combinaison forme les trigrammes, les hexagrammes. Trois (ou six) lignes yin, c’est k’ouen, la perfection passive, la Terre ; trois (ou six) lignes yang, k’ien, la perfection active, le Ciel, Terre et Ciel, c’est la polarisation de l’Unité primordiale, du Grand Faite T’ai-ki : Un produit deux dit le Tao (aphorisme 42). L’Unité se polarise, se détermine en yin et yang : c’est le processus de la manifestation cosmique, la séparation en deux moitiés de l’Oeuf du Monde. Je suis Un qui devient Deux, dit une inscription égyptienne antique. D’une autre façon, si l’on se limite au domaine de la manifestation, yang et yin évoque respectivement l’unité et la dualité, la monade et la dyade des Pythagoriciens, l’impair et le pair.

 

Yin yang

Le symbolisme du Yin-Yang s’exprime par un cercle divisé en deux moitiés égales par une ligne sinueuse, une partie noir (yin), l’autre blanche (yang), dont on peut remarquer que la longueur deal séparation médiane est égale à celle de la demi-circonférence extérieure ; que le contour de chaque moitié yin et yang est donc égale au périmètre total de la figure. Un tel diagramme évoque la formule du kabbaliste Knor de Rosenroth : Le Ciel et la Terre étaient attachés l’un à l’autre et s’étreignaient mutuellement. L’alternance, l’union statique du yin et du yang s’expriment aussi par l’échiquier, le mandala quaternaire simple de Shiva. Le T’ai-ki t’ou de Tcheou Touen-yi les représente par trois anneaux concentriques, qu’un diamètre sépare en moitiés, alternativement noires et blanches. Mais leur aspect dynamique, productif (des cinq éléments et des dix mille êtres), en même temps que leur interprétation ne peuvent s’exprimer mieux que par le yin-yang, dont il faut encore observer que la moitié yin comporte un point yang et la moitié yang un point yin, signe de l’interdépendance des deux déterminations, trace de la lumière dans l’ombre et de l’ombre dans la lumière. Du point de vue spirituel, selon Frithjof Schuon, c’est le signe de la Présence réelle dans la nuit de l’ignorance et de l’individualité ou de la nuit dans l’universalité et le jour de la Connaissance. La ligne médiane peut représenter la trace d’une hélice évolutive, ce qui exprime le symbolisme du yin-yang en tant que cycle de la destinée individuelle : c’est l’élément d’une spirale de pas infinitésimale, les deux extrémités de la spire (entrée et sortie de la figure) correspondant à la naissance et à la mort.

 

Au Japon, Jikkan et Jûnishi correspondent au yin et au yang chinois. Il faut encore signaler un symbole très proche : le tomoe (ou plus précisément le mitsu-tomoe) japonais (qu’on dit originaire de Corée). C’est une forme plus dynamique encore du déroulement cyclique, qui représente les tendances cosmiques sous un aspect ternaire, familier à l’Inde. On a aussi noté que les joyaux impériaux du Japon (magatama) avaient la forme du demi yin-yang, proche de celle du croissant lunaire. Le yin-yang avait été mis autrefois en rapport avec les phases de la lune. Il s’agit évidemment encore d’un aspect de l’évolution cyclique, mais qui apparaît ici de nature subsidiaire, car la lune, astre nocturne, est toujours yin par rapport au soleil yang.

 

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Mitsu-tomoe

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[Sources :

 

Dr. Albert Chamfrault, Traité de médecine chinoise, Angoulême, 1957.

 

Marcel Granet, La pensée chinoise, Paris, 1934.

 

René Guénon, Le symbolisme de la Croix, Paris, 1931.

 

René Guénon, Le règne de la quantité et les signes des temps, Paris, 1945.

 

Jean Herbert, Aux sources du Japon : Le Shintô, Paris, 1964.

 

Jacques Lionnet, Les origines de la civilisation chinoise d’après les légendes, in Etudes Traditionnelles, Septembre 1956 numéro 334.

 

Matgioi (Albert Puyou Comte de Pouvourville), La voie métaphysique, Paris, 1936.

 

Gershom C. Scholem, la Kabbale et sa symbolique (traduction de Jean Boesse), Paris, 1966.

 

Paul Schilder, L’image du corps, Paris, 1968.

 

R. P. Léon Wieger, Caractères chinois, Hien-hien, 1932.

 

Richard Wilhelm, I Ging, das Buch der Wandlungen, Düsseldorf, 1956.

 

Yüan-Kuang et Ch. Canone, Méthode pratique de civilisation chinoise par le Yi-King, Paris, 1950.]

 

*

 

Ce symbole condense la plus profonde philosophie et la plus caractéristique de l’esprit chinois. Il n’éprouve guère le besoin de faire appel à des idées abstraites de nombre, de temps, d’espace, de cause, de rythme. Pour traduire ces notions, les Chinois ont ce symbole concret qui, avec le Tao, exprime tout l’ensemble de l’ordonnance du Monde et de celle de l’Esprit. Pour eux, il n’y a pas le temps d’une part et l’espace de l’autre ; ils ne peuvent les concevoir indépendamment des actions concrètes. L’action d’un homme, qu’elle soit manuelle ou intellectuelle, ne peut exister sans eux, de même que le temps et l’espace ne peuvent se concevoir sans action de l’homme.

 

Ils décomposent le temps en périodes et l’espace en régions, les périodes et les espaces sont qualifiés tantôt de yin, tantôt de yang suivant qu’ils sont clairs ou sombres, bons ou mauvais, intérieurs ou extérieurs, chauds ou froid, masculins ou féminin, ouverts ou fermés, etc.

 

Le yin et le yang sont l’analyse et l’image des représentations spatio-temporelles.

 

Très tôt, les chinois s’en sont servis pour l’utilisation religieuse des sites et des occasions ; ces symboles commandaient alors la liturgie et le cérémonial, de même que l’art topographique et chronologique.

 

Le Yin et le Yang, bien qu’ils représentent deux contraires, ne s’opposent jamais, de façon absolue, parce qu’entre eux il y a toujours une période de mutation qui permet une continuité ; tout, homme, temps, espace est tantôt yin, tantôt yang ; simultanément, tout tient des deux par son devenir même et son dynamisme, avec sa double possibilité d’évolution et d’involution.

 

La littérature chinoise se rapporte toujours, sous des allusions plus ou moins claires, au Yin et au Yang.

 

Peux-tu ouvrir et clore les Célestes Battants. (Lao-Tse).

 

Dans le livre de Mao-Tse-Tung, La stratégie de la guerre révolutionnaire, on lira :

 

La Chine est un grand pays où la nuit tombe à l’Ouest, quand le jour se lève à l’Est ; où la lumière se retire au Midi, tandis que le Nord s’éclaire.

 

Et plus loin :

 

L’échec est souvent l’accoucheur du succès.

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Selon l’arithmosophie d’Allendy, deux est le nombre de la différenciation relative, de la réciprocité antagoniste ou attractive. [Dr. René Allendy, 19, Le symbolisme des nombres, Paris, 1948.] Comme tout progrès ne s’opère que par une certaine opposition, tout au moins par la négation de ce que l’on veut dépasser, deux est le moteur du développement différencié et du progrès. Il est l’autre en tant qu’autre. De même si la personnalité se pose en s’opposant, comme on l’a dit, deux est le principe moteur sur la voie de l’individualisation. Les symboles binaires ou les couples (se référer au symbolisme des jumeaux), sont innombrables dans toutes les traditions ; ils sont à l’origine de toute pensée, de toute manifestation, de tout mouvement.

 

*

 

Dans la culture iranienne, on retrouve le chiffre deux attaché aux thèmes suivants :

- le jour et la nuit présenté comme deux aspects de l’éternel retour du temps et du mouvement célestes ;

- le monde d’ici-bas et le monde de l’au-delà, symbolisé par deux demeures ou deux palais (do-sarâ) ;

- la vie terrestre représentée par une demeure faite de poussière, où existent deux portes, l’une pour entrer et l’autre pour sortir, c’est à dire mourir ;

- la brièveté de la vie illustrée par un séjour de deux jours (do-rûza-mâqam) dans ce monde ;

- Les divergences et les différends entre les homes de chaque époque ont été traduits par un climat où règnent deux atmosphères (do-havâî).

 

*

 

Dans les descriptions populaires poétiques de la beauté d’une femme, certaines parties de son corps et de son visage sont associées deux par deux à des images que l’on retrouve dans tous les contes populaires. En voici un exemple :

 

« Deux boucles d’oreilles de perles ornaient ses deux lobes, deux tresses comme deux bouquets de narcisses caressaient la rose de son visage où deux grains de beauté faisaient penser à deux Indous noirs s’asseyant au bord de la source de ses lèvres ; ses deux yeux ressemblaient à deux narcisses, ses deux lèvres à deux cornalines suaves, et ses sourcils étaient dessinés comme deux arcs…. ses deux seins comme deux citrons doux d’Omman se devinaient sous sa chemise de soie… ; ses deux jambes avaient la grâce de deux colonnes d’ivoire, etc. »

 

En témoignage de son respect ou de son amour, au cours de libations, le héros mets les deux genoux sur le sol, en offrant des deux mains une coupe de vin à sa princesse ou à sa bien-aimée.

Pour exorciser les esprits malfaisants ou pour briser l’enchantement d’un château, le héros récite deux rak’at de prières musulmanes.

fateha - first rak'at

 

Pour bien rendre l’image d’un démon, l’accent est toujours mis sur ses deux cornes.Démon

Les principales expressions persanes utilisant le chiffre deux sont très nombreuses et tendent toutes à montrer que les vertus du sujet sont doublées, décuplées, portées en quelque sorte au carré ou à l’infini. Le deux multiplie la puissance à l’infini, dans la symbolique persane. Par exemple, le messager à deux chevaux signifie une extrême rapidité ; une tente à deux compartiments, l’extrême confort, etc.

[Voir par exemple Nizami, Haft-paykar, ed.Vahid Dastgerdi (2° édition), Téhéran 1334 H.s. p. 354, 101-147 ; Mohammad Kâzen, ‘Alamârâ-ye Nâderî, Moscou, 1960, p. 586.]

 

 

 

 

[Autre Source : Dictionnaire des Symboles, Mythes, Rêves, Coutumes, Gestes, Formes, Figures, Couleurs, Nombres

Editions Robert Laffont/Jupiter

Collection Bouquins

Paris, 1969, 1982

ISBN : 2.221.50319.8]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2007 02 15

Conscience – 1 – Définition et analyse (18 citations)

Classé sous Pensees - Meditations - Citations — ganeshabreizh @ 12:03

 

CONSCIENCE

 

[Définition et analyse]

 

1- « La conscience c’est l’intuition qu’ a l’esprit de ses états et de ses actes . »

(André Lalande – 1867-1963, Vocabulaire technique et critique de la philosophie) [Lalande développa un rationalisme qui fait de la raison un ensemble de normes intellectuelles en progrès continu.]

 

*

 

2-« La conscience est un ensemble de réactions de l’individu à ses propres actes. »

(Pierre Janet – Philosophe, médecin et psychologue français [figure majeure de la psychologie clinique française du XIXème siècle] 1859-1947, De l’angoisse à l’extase, 1925).

 

*

 

3–« La prise de conscience d’un acte consiste toujours à lui superposer une action nouvelle. Ainsi la prise de conscience du succès est une conduite de triomphe qui se greffe sur l’action de réussir. »

(Pierre Janet – ibid.)

 

*

 

4-« Toute conscience, Husserl l’a montré, est conscience de quelque chose. Cela signifie qu’il n’est pas de conscience qui ne soit position d’un objet transcendant. »

(Jean-Paul Sartre –Philosophe et écrivain français [Existentialisme, phénoménologie] – 1905-1980, L’Être et le Néant, 1943 [essai d’ontologie phénoménologique])

 

*

 

5-« « Être une conscience c’est s’éclater vers le monde »

(Jean-Paul Sartre – ibid.)

 

*

 

6-« Ce qui élève l’homme par rapport à l’animal, c’est la conscience qu’il a d’être un animal…Du fait qu’il sait qu’il est un animal, il cesse de l’être. »

(Georg Wilhelm Friedrich Hegel – 1770-1831 – Philosophe allemand représentatif de l’idéalisme allemand, [célèbre pour son analyse de la dialectique du Maître et de l’esclave, pour la phénoménologie de l’esprit ainsi que pour la célèbre dialectique].)

 

*

 

7-« La conscience est l’acte inhérent à toute pensée de poser un objet pour un sujet. »

(Octave Hamelin – 1856-1907 – Philosophe français – Essai sur les Eléments principaux de la Représentation – 1907- [il est aussi un historien de la philosophie]).

 

*

 

8-« Il n’y a que les gens malsains pour se sentir exister. »

(Pierre Maine de Biran (de son vrai nom Marie-François-Pierre Gonthier de Biran) 1766-1824 – Journal –[d’abord sensualiste (Condillac, Locke) il se tourne ensuite ver l’intellectualisme et devint finalement un théosophiste mystique.]

 

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9-« Une conscience qui se ré-fléchit est déjà un e mauvaise conscience ; la conscience ne peut se saisir que dans ses déchirements. »

(Maurice Pradines – 1874-1958 – Philosophe français et professeur -Traité de psychologie générale, 1943-1946) [Il a développé une philosophie de la connaissance à la lumière d’une problématique de la sensation.]

 

*

 

10-« On peut appeler la conscience une ironie naissante, un sourire de l’esprit. »

(Vladimir Jankélévitch – 1903-1985 – Philosophe et musicologue français – L’ironie ou la bonne conscience, 1936) [son œuvre est centré autour de trois axes de réflexion : la métaphysique du « je ne sais quoi » et du « presque rien », la morale de l’intention bienfaisante et l’esthétique de l’ineffable.]

 

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11-« L’être de la conscience c’est une être pour lequel il est dans son être question de son être. »

(Jean-Paul Sartre – Ibid.)

[(Cette formule exprime une expérience très familière : Avoir conscience de soi, c’est se mettre en question, se dédoubler. J’ai conscience d’être untel. Le moi se dédouble en un moi spectacle et un sujet spectateur. Ainsi pour Sartre la conscience introduit une inquiétude, un doute, une mauvaise foi. Avoir conscience d’être timide ce n’est plus être timide ingénument. Avoir conscience d’être timide c’est jouer sa timidité devant un spectateur (sa propre conscience)]

 

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12-« La conscience suppose une séparation de moi d’avec moi. »

(Alain (de son vrai nom : Emile-Auguste Chartier) – 1868-1951 – Philosophe, journaliste et professeur français – « Histoire de mes pensées » dans les arts et les dieux, Paris, Gallimard, 1937)

 

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13-« La conscience ramasse un être dispersé…Elle est une synthèse, caractère qui a le plus frappé l’opinion de tous les temps puisqu’elle l’a inscrit dans le terme même (cum-science) dont elle le désigne. »

(Maurice Pradines – Ibid.)

 

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14-« La conscience est un trait d’union entre ce qui a été et ce qui sera, un pont jeté entre le passé et l’avenir. »

(Henri Bergson – 1859 – 1941 – Philosophe français, prix Nobel de littérature en 1927 – L’évolution créatrice, 1907)

[Hostile au positivisme scientiste et matérialiste, mais aussi aux philosophies intellectualistes, il a voulu opérer un retour aux données de l’intuition, coïncidence immédiate et spontanée avec un objet, permettant d’atteindre l’être profond des choses, lequel est durée pure et spirituelle, mais aussi liberté jaillissante.]

 

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15-« La conscience correspond exactement à la puissance de choix dont le vivant dispose ; elle est coextensive à la frange d’action possible qui entoure l’action réelle. »

(Henri Bergson – Ibid.)

 

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16-« Savoir c’est savoir qu’on sait. »

(Alain [Emile Chartier] – Ibid. mais : Les idées et les âges, 1927.)

 

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17-« La conscience d’une douleur n’est pas douloureuse mais vraie. »

(Jules Lachelier – 1832-1918 – Philosophe français – Psychologie et Métaphysique, 1885)

 

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18-« Il n’y a pour une conscience qu’une façon d’exister, c’est d’avoir conscience qu’elle existe. »

(Jean-Paul Sartre – 1905-1980 – L’imagination, 1936)

 

2006 11 6

Archétypal

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 3:14

Archetypal Conciousness par Krisztina Lazar - www.lila.info

Percevoir aujourd’hui sans fard et sans ennui

La détresse inuhmaine pourtant au jour pleine

De la nuit transmutée, de la nuit survécue.

Vivre en vague sociale un trauma d’exister,

Sans amour ancestral : la foi, âtre blessé;

Coups du sort initiés par l’amitié en transe,

Evolution d’été, saison créant l’enfance;

La musique de ton âme joue l’instrument,

Dieu, coeur où l’amalgame brûle l’adieu

Ta conscience élabore un chemin main tendue.

Comme tu vis la mort ton essence s’honore,

Dans les fils et les filles tu poses sans prix

Le devenir des trilles en passion inouie.

Vecteur porteur d’Eterna, en vue du temps soumis

Finalité d’Eon, démesure d’intellect,

Ils angélisent une croyance en demain,

Par prières déjà manifestent leur faim.

***         Archetyp ma n - www.rpgartist.comUniversal archetypal structure (www.edj.net)                                                                                                               

Connaissance et savoir, réflexions et pensées

S’engendrent en miroir…Reflets crient l’Ethéré!

Des dimensions foulées je retiens la famille

Où le bonheur blessé a l’inconscient en ramille,

Renaissance d’aimer, transmigration de l’âme,

Incarnation jurée, recherche de la flamme.

La vie se compare là à l’être évanoui

Au profit d’au delà : création, devenir.

La notion de l’astral a grandi face au Christ.

Un des conflits papals où la loi se rend triste.

Il reste à transcender son Moi profond et pur,

Suffit-il d’élever au rang d’essence sûre

La contribution, absolution, résolution?

Même si la consomption des espèces aboutit!

Ne peut-on prêter vie à « raison » d’exister »

Que si l’homme a agi et la femme prié?

Que si leurs enfants vivent en souvenirs secrets,

Lumières des eaux-vives, émanations, projets?

ganeshabreizh

*Archetypal dream healing symbol (NASAsm) www.jung-soul.com

2006 10 26

Réflexion sur le langage

Classé sous — ganeshabreizh @ 12:22

Veill-Rêve-Sommeil profond-Tunya (www.bld.net)

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Réveil…ouverture vers la conscience du robinet de l’inconscient…
Penser…émission…réflexion avant de trouver un fil conducteur,
singulier ou pluriel

Je crois que je suis devenu un passeur de mots!

Action…Constatation…les pensées se diluent au contact de la plume
alors qu’elles étaient si présentes dans le rêve éveillé.

Pour vous, visiteuses du Grenier, à vous, visiteurs du Grenier, que je vous
connaisse ou non, soit que vous laissiez la trace anonyme d’un chiffre sur
le compteur de visite ou de mots qui vous sont personnels, je vais essayer de
mettre une patine sur cette logorrhée qui m’envahit à chaque fin de cycle du
sommeil et très souvent lors de l’endormissement, juste avant le « lâcher-prise ».

Ainsi je viens de me heurter à la matière de l’esprit, et à l’esprit de
la matière. La reflexion s’avance à mots feutrés, hésitant puis insistant
aussitôt acceptés ou rejetés dans leur association qui fait naître l’idée.
Vous savez ?
Il s’agit de cette image virtuelle en formation après laquelle on vole
d’interrogation en interrogation, de certitude en désillusion sur sa validité,
qui se compose et se décompose pour se recomposer à l’envie, comme si une idée
ne pouvait être qu’une création avant de naître en recréation suivant les filtres
de la conscience.
Cet état de fait est vivant.
Il vibre au chant des lettres qui animent les mots initiant un « abstrait » comme
une marée bruissante sur la grève d’un bord de « Mère », flux,étal, reflux, étal ;
comme un feu d’artifice dont les couleurs sillonnent dans tous les sens la toile
de mon ciel ; comme le murmure des murmures en froissement, en bruissement de
Nature sous la ramée du savoir et de la connaissance qui en émerge.

Ce qui existe dans ma tête existe ailleurs de par sa source, mais je n’ai pas de
nom pour cette dimension à moins d’imaginaire création… ou utopie.
Y aurait-il vanité de ma part à tenter de cerner à ma façon l’inexplicable
fourmillement d’un langage ? Non, ou bien je me sentirai lobotomiser dans ce que
j’appelle ma dernière liberté : Penser!
Je me heurte souvent au sens profond des mots. J’ai le choix, nous avons tous
le choix, d’utiliser ou non l’immense variété du vocabulaire de la vie (dans
laquelle j’associe la mort) que nous avons à notre disposition au fur et à mesure
de notre croissance, dans autant de langage que nous comprendrons nous-même, ou
qui nous permettrons de nous faire comprendre de l’autre, de cet interlocuteur qui
peut être humain, animal, végétal, minéral et extraterrestre pour ne fermer aucune
des portes constituant les univers des microcosmes ou les macrocosmes.

*(à suivre)

2006 10 4

Les joies (Johann Wolfgang von Goethe)

Classé sous Inspiration de Poetes Connus — ganeshabreizh @ 3:48
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Libellule

Volant autour de la source,

La changeante libellule

M’ éjouit depuis longtemps :

Tantôt sombre et tantôt claire,

Comme le caméléon.

Tantôt rouge et tantôt bleue,

Tantôt bleue et tantôt verte.

Oh ! Si je pouvais, du moins,

Voir de tout près ses couleurs !

Elle bourdonne et plane et point ne cesse !

Mais, chut ! Au tronc du saule elle se pose.

Ah ! Je la tiens ! Ah ! Je la tiens ! Sur l’heure,

Je l’ examine avec précision,

Et je ne vois que du bleu triste et sombre …

Voilà ton lot, ô l’ analyste de tes Joies !

*

Johann Wolfgang von Goethe

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Poème extrait de POESIES / GEDICHTE

des origines au Voyage en Italie

(Page 177)

AUBIER – Collection Bilingue

Edition 1951 

Saule

Johann Wolfgang von Goethe

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.
Johann Wolfgang von Goethe (né à Francfort le 28 août 1749 et mort le 22 mars 1832 à Weimar à l’âge de 82 ans) est un poète, romancier et dramaturge allemand, également scientifique et grand administrateur.

Biographie
Johann Wolfgang von Goethe  Johann Wolfgang von Goethe
Son père était conseiller de Francfort – il aurait d’ailleurs été très dur et sévère. Le jeune Goethe était davantage attaché à sa mère. Dans sa ville natale, il s’éprit de la jeune et belle Lili Schoenemann. Il reçoit une éducation humaniste rigoureuse (il avait dû apprendre notamment plusieurs langues dont le grec ancien, le latin, le français…). Goethe a étudié le droit à Leipzig de 1765 à 1768 et à Strasbourg de 1770 à 1771. Il y rencontre Johann Gottfried Herder, et eut une idylle avec Frédérique Brion. En 1772, il est reçu docteur, revient à Francfort, et devient magistrat à Wetzlar. En 1773, il commence à écrire. Au cours d’un voyage avec Basedow et Lavatter sur la Lahn, il compose devant le château-fort de Lahneck le poème Geistesgruss, poème traduit par Madame de Staël. En 1775, il s’installe à Weimar en tant qu’attaché à la cour du duc, puis en 1786, à Rome. Il entame une liaison avec Charlotte von Stein de sept ans son aînée, qui dura dix ans. Il lui écrivit 1 700 lettres.

Deux ans plus tard, il revient à Weimar, devient ministre du Duc et s’installe avec Christiane Vulpius, qu’il épouse en 1806. En 1791, il devient directeur du théâtre ducal jusqu’en 1817. En 1792, il est à la bataille de Valmy aux côtés du duc de Saxe-Weimar.
En 1794, il se lie d’amitié avec Schiller, et participe à la revue de ce dernier, Les Heures.

En 1808, il rencontre Napoléon Bonaparte à Erfurt qui le décore de la Légion d’honneur.
Il rencontre, en 1813, le philosophe Arthur Schopenhauer avec qui il discute de sa théorie des couleurs. Visiteur assidu du salon littéraire tenu par sa mère Johanna, il y rencontre artistes et philosophes dont Heinrich Reiss et le peintre Füssli. En 1814, il se prend de passion pour Marianne von Willemer. En 1822, il demande en mariage Ulrike von Levetzow (16 ans ), qui refuse. Il est d’ailleurs intéressant de noter que les expériences de Goethe avec les femmes ont influencé les personnages féminins dépeints dans ses œuvres : ainsi le personnage de Lotte dans Les Souffrances du jeune Werther correspond en partie à Charlotte von Stein; la jeune Ulrike von Levetzow lui inspire le personnage de Marguerite dans Faust. Il finit sa vie célèbre sous le nom de « Sage de Weimar ».

Il est l’auteur d’une œuvre prolifique qui le rattache à deux mouvements littéraires, le Sturm und Drang et le classicisme de Weimar (Weimarer Klassik), ainsi que d’une théorie de la lumière et de la découverte d’un os de la mâchoire.

Il est notamment l’auteur des Souffrances du jeune Werther (die Leiden des jungen Werther), Les affinités électives (Wahlverwandschaften), Faust I et II, Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister (Wilhelm Meisters Lehrjahre) ainsi que de nombreux poèmes dont beaucoup sont si célèbres que des vers en sont entrés comme proverbes dans la langue allemande : Willkommen und Abschied (« es schlug mein Herz, geschwind zu Pferde / es war getan fast eh gedacht »), Mignon (« kennst du das land wo die Zitronen blühen… », Connais-tu le pays où fleurit le citronnier), Erlkönig, Le roi des aulnes (« Wer reitet so spät durch Nacht und Wind / es ist der Vater mit seinem Kind… ») Der König in Thule, etc.

L’histoire naturelle [modifier]
Goethe dans la campagna romana (Tischbein – 1786)

Goethe s’intéresse à la botanique et publie un essai sur la métamorphose des plantes : Versuch die Metamorphose der Pflanzen zu erklären (1790). Dans celui-ci, Goethe tente d’établir une théorie générale sur la morphologie des végétaux en reconnaissant l’analogie de certaines formes comme les cotylédons, la forme des fleurs ou des feuilles. Il esquisse également une théorie de l’évolution chez les végétaux et relie la morphologie avec la phylogénie. Cette vision est très en avance sur les idées généralement tenues sur les végétaux à son époque. Il est ainsi l’un des premiers (et peut-être le premier) à employer le terme de métamorphose en botanique.

L’arbre fétiche de Goethe était également celui de la ville de Weimar, le Ginkgo biloba.

Œuvres
Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur Johann Wolfgang von Goethe.
Wikisource propose un ou plusieurs textes de Johann Wolfgang von Goethe dans le domaine public

Le serpent vert
Traité des couleurs
La métamorphose des plantes et autres écrits botaniques, précédé de l’introduction de Rudolf Steiner (1884), Editions Triades.
Correspondance
Correspondance : Goethe, Carlyle (édition de Charles Eliot Norton ; traduction de Georges Khnopff). – Paris : Éditions du Sandre, 2005. – 183 p., 22 cm. – ISBN 2-914958-22-6. Inclut le texte d’une correspondance du 24 juin 1824 au 6 mai « 1832″ et quelques annexes.
Claudia Schweizer, Johann Wolfgang von Goethe und Kaspar Maria von Sternberg, Münster 2004, ISBN 3-8258-7579-2
Poésies
Prométhée (Prometheus) (1774)
Ballades (1787)
Le Roi des Aulnes (1782)
L’Apprenti sorcier
Élégies romaines (1788 – 1790)
Épigrammes vénitiennes (1790)
Xénies (1796) avec Schiller
Hermann et Dorothée (1798)
Achilléide
Le Roman de Renard
Le Divan occidental-oriental (1819)
Lieds (Chansons)
Odes
Vers inspirés par la vue du crâne de Schiller
Romans]
Les Souffrances du jeune Werther (Die Leiden des jungen Werther) (1774);
Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister (Wilhelm Meisters Lehrjahre) (1796);
Les Affinités électives (Die Wahlverwandschaften) (1809)
Théâtre [modifier]
L’amant capricieux (Die Laune des Verliebten) ;
Goetz de Berlichingen (Götz von Berlichingen)(1773)
Clavigo (1774)
Stella (1776)
Iphigénie en Tauride (1779)
Egmont (1789)
Torquato Tasso
Le grand Cophte (1790)
Le Général citoyen (1793)
Les Révoltés (1793)
La Fille naturelle(1804)
Faust I (1808) et II (1832, posthume)
Autobiographie
Poésie et vérité (1811 – 1833)
Autres
Voyage en Suisse et en Italie
Campagne de France (1822)
Maximes et réflexions (1833)
Entretiens de Goethe et d’Eckermann (1822 – 1833)
Entretiens d’Émigrés allemands – LE CONTE (1795) – Editions Novalis, 1993
Textes divers [modifier]
Discours en l’honneurs de Wieland
Importance de l’individuel
Kotzebue
Sur moi-même ; fragments
Proposition amiable
Fréron
Du goût
Palissot
Piron
Voltaire
Sur le Laocoon
La Cène de Léonard de Vinci
Vérité et vraisemblance dans les œuvres d’art
Poésies de Jean-Henri Voss
Poésies alemaniques par J-P Hebel
Sans-culottisme littéraire
Sur la langue allemande
Traduction de Lucrèce par de Knebel
Pour les jeunes poètes
Encore un mot pour les jeunes poètes
Bibliographie
Édouard Rod: Essai sur Goethe, Paris, Perrin, 1898
Karl Otto Conrady: Goethe – Leben und Werk, Artemis Verlag Zürich 1994, 1040 Seiten.
Richard Friedenthal: Goethe – sein Leben und seine Zeit, Piper-Verlag München
Nicholas Boyle: Goethe. Der Dichter in seiner Zeit. Aus dem Engl. übers. von Holger Fliessbach. Frankfurt am Main: Insel 2004.
Bd. 1: 1749–1790. (Insel-Taschenbuch. 3025) ISBN 3-458-34725-9
Bd. 2: 1790–1803. (Insel-Taschenbuch. 3050) ISBN 3-458-34750-X
George Henry Lewes: Goethe’s Leben und Schriften. übers. von von Julius Frese. Berlin : Duncker 1857.
Gero von Wilpert: Goethe-Lexikon. Stuttgart 1998, Kröner, ISBN 3-520-40701-9
Goethe, Johann Wolfgang, in: Allgemeine Deutsche Biographie, Leipzig, München 1875–1912, Bd. 9, S. 413ff.
Wolfram Voigt/Ulrich Sucker: Johann Wolfgang von Goethe. BSB B. G. Teubner Verlagsgesellschaft, Reihe: Biographien hervorragender Naturwissenschaftler, Techniker und Mediziner Band 38, Leipzig 1987
Renate Wieland: Schein Kritik Utopie. Zu Goethe und Hegel. München (edition text + kritik) 1992, ISBN 3-88377-419-7
Ettore Ghibellino: Goethe und Anna Amalia – eine verbotene Liebe, A.J. Denkena-Verlag, Weimar 2003, ISBN 3-936177-02-3
Peter Matussek: Goethe zur Einführung. Hamburg: Junius, 2002, 2. Aufl., ISBN 3885069725
Jürgen Hartmann: Goethe und die Ehrenlegion/ Goethe et la Légion d’Honneur Mainz: Schmidt Universitätsdruckerei, 2005, ISBN 3-93 5647-27-1
Bortoft : La démarche scientifique de Goethe – Editions Triades, 2001
Rudolf Steiner
L’Esprit de Goethe, EAR
Une théorie de la connaissance chez Goethe, EAR
Goethe et sa conception du monde – EAR
Goethe, le Galilée de la science du vivant, Editions Novalis 2002. – Cet écrit rassemble les introductions réalisées par Rudolf Steiner lors des éditions de l’œuvre scientifique de Goethe, publiée entre 1882 et 1897.
Jad Hatem, Satan, monothéiste absolu selon Goethe et Hallaj, Éditions du Cygne, Paris, 2006
Anecdote
Sur son lit de mort, Goethe agonisait ; il rouvrit alors les yeux, tendant un bras et lançant « Encore un peu de lumière… », puis s’éteignit.

  
 

En 1926, la psychologue Catherine Morris Cox a publié une étude sur les hommes et femmes, ayant vécu entre 1450 et 1850, réputés être les plus intelligents. Leur QI a été estimé d’après les écrits et travaux qu’ils ont laissés. Philosophes, mathématiciens, écrivains, musiciens, etc: ce sont souvent des personnalités qui excellaient dans plusieurs domaines. Selon elle, le poète allemand Goethe surclasserait tout le monde avec un QI de 210, suivi de près par Blaise Pascal (195), Galilée (185), Descartes et Nietzsche (180), Mozart (165) et Einstein avec « seulement » 160.
Certains de ses poèmes ont été source d’inspiration pour des groupes allemands comme Rammstein.
Liens internes
Goethe-Institut
Littérature germanique
Goetheanum
Rudolf Steiner
Lien externe
Une bio-bibliographie
Quelques citations de J. W. von Goethe Les citations.net
J. W. von Gœthe, Poésie et vérité : Livre I (Goethe par lui-même : sa première enfance), Œuvres complètes de Johann Wolfgang von Gœthe, tome 8 : Mémoires, Traduction nouvelle par Jacques Porchat, Libraire Hachette et Cie, Paris, 1862, Première partie, pp. 4-38.
J. W. von Goethe, Le serpent vert, “Entretiens d’émigrés allemands : Conte”, Œuvres de Goethe, tome VII : “Les années de voyage”, traduction nouvelle par Jacques Porchat, Paris, Librairie de L. Hachette et Cie, 1860, pp. 501-532.

   

Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Johann_Wolfgang_von_Goethe

 

 

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