Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

2014 05 5

Faux-pas de l’esprit… comme un questionnement

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 12:16

Faux pas de l'esprit... comme un questionnement (Photopoème) ok

 

Faux-pas de l’esprit… comme un questionnement

*

Vivre la solitude accompagnée d’une muse habitée…

Cela en fait du monde pour un poète en image, isolé,

Rattrapé par les mots qui viennent l’habiter au soir qui naît,

Quand les ombres s’estompent… que la lumière fuit, qui sait !

 

Un endormissement de l’être qui s’éteint enfin,

Pensant, poète avoir alors tout écrit, ne ressentant plus rien…

Les mains dans l’oreiller d’une nuit qu’on étreint

Pour pouvoir mieux encore apaiser de nos maux toute faim…

 

Cela ne se fait pas, de ne pas reconnaître les faux pas de l’esprit

Qui cogne et s’enlise par lasses hébétudes des veilles enfermées !

Rappelles-toi les coups du sort et les halètements du sommeil qui gémit

Alors que dans les lits de ta pensée cruelle tu ne reconnais plus celle qui a germée.

 

Elle n’a plus les mêmes métaphores et les rimes s’effacent alors que tu soupires.

Ô mon ami des mots, saisi le rêve issu de tes nuits sans sommeil.

La merveille du temps, c’est de ployer l’écoute de nos vents,

Et de carguer la voile de toutes nos absences d’ire.

Prend la canne tendue par le lecteur assidu qui commente la page et la prend comme enfant.

 

Les faux-pas de l’esprit sont un questionnement issu de nos oublis

Sur l’absence et le vivre, l’écrire et le taire, de ces choses diffuses ;

Comme balbutiements de l’être dépassé pour un temps infini,

Alors qu’a peine né le poète se meure aux présents de sa muse.

 

Yann

2009 10 21

Retrouvailles d’automne

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 7:50

Saint Maximin La Ste Baume

 

 

 

Retrouvailles d’automne

 

 

Des vers se dessinent au revers d’infortune,

Des vers que l’on taira tant ils sont amertumes.

Sur le chemin de fer qui me ramène à nous,

Se sont des vers d’amour qui m’inondent l’esprit.

 

Des vers de tous les jours dont je puise les mots

Dans ton cœur améthyste où bat un rythme pur ;

Des vers d’enfant des nuits où nous avons gémi

Seuls et séparés, vivant nos virtuels.

 

J’ai entendu ton chant tissant nos solitudes,

Il flottait d’or bleu comme un rayon de lune,

Il venait réchauffer tout mon être en miroir,

Renvoyant vers ta couche nos regards en reflet.

 

Passent les jours…, s’égrennent les secondes…

C’est un soleil ému qui nous retrouve enfin

Dans cette « Sainte-Baume » qui respire le thym,

Toi la femme d’amour, et Toi, Luciole tendre.

 

 

eso

 

2008 04 18

Suffisance en solitude

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 0:53

 

 L'homme seul accompagné

*

 

L’éclair de ce bonsoir

Broyant ma nuit limpide,

Le saut dans mon vide,

Ajoutent à l’au revoir

La saison du silence.

Il suffirait aux vagues

Un poisson silencieux

Pour y calmer l’adieu

Du fond qui divague

Oublieux des distances.

Il suffit à mon cœur

Sa raison de t’aimer

Pour savoir rassasier

Le toujours ravageur

Du souci des absences.

ganeshabreizh

2008 03 29

Anecdote matinale

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 2:03

 

Réveil

 

*

 

Le jour se lève, l’oiseau chante le déclin de la lune opportune.

L’esprit s’ébroue alors que l’œil s’ouvre, que les muscles  se tendent.

Les odeurs de la maison encore emplie de nuit

Répercutent leurs traces sur le café qui passe au son de l’eau.

 ’

La douche crépite sa « vivifiance » sur la peau qui fleurit son réveil.

Bonjour de solitude ! As-tu bien dormi mon amour ?

Les secondes du chien égrènent ses jappements, le chat s’étire au poil ;

S’éclaire alors  un des plus beau sourire dans la glace au moment du sortir.

‘ 

Le temps suspend sa nuit et dit bonjour au jour

*

ganeshabreizh

2008 01 28

Emotions, essence de vie – Recueil de poésie écrit par Lunessences aux Editions Chloé des Lys – [Ainsi que le clip de Father chanté par Helène Ségara - 6'02"] et [documentaires sur le Tigre - Un premier de 2'51" emplies de symbolisme, suivi d'un second de 6'53" d'une réelle émotion] terminé par Nigthtwish et Lacrimosa dans deep silence complete – 4’03 » – +=+ Lacrimosa dans Alleine zu zweit – 3’28

Classé sous A la découverte de ... — ganeshabreizh @ 20:47

Essence de lune aquatique

Lunessences

*

 C’est en corrélation avec celui du soleil que se manifeste le symbolisme de la lune. Ses deux caractères les plus fondamentaux dérivent, d’une part, de ce que la lune est privée de lumière propre et n’est qu’un reflet de soleil  ; d’autre part, de ce qu’elle traverse des phases différentes et change de forme. C’est pourquoi elle symbolise la dépendance et le principe féminin (sauf exception), ainsi que la périodicité et le renouvellement.

A ce double titre, elle est symbole de transformation et de croissance.

*

Voici, je viens avec un plaisir immense vous emmener sur les pas d’un univers aux sens de Lunessences, à la découverte de ses contraires et de l’amour qu’elle a des mots dans tous ses quotidiens de vie et de pensée.

ganeshabreizh

***

http://www.dailymotion.com/video/x2jjon

Father – Hélène Ségara – 4’11 »

 

*

 

 Mon père,

Ses joues ravagées de sillons profonds, sa peau couleur terre aride, le nez bosselé et courbé comme le bec d’un aigle laissant échapper des narines évasées, la bouche aux lèvres charnues dessinant encore aujourd’hui le même sourire accueillant depuis tant d’années, m’attendrissent.
Ses sourcils broussailleux gris maintenant abritent encore l’éclat d’acier de ses yeux, qui n’ont rien perdu de leur douceur malgré le temps.

Ce paysage vieilli, couleur sépia, si cher à mon cœur d’enfant me sourit, à moi, l’adulte écervelée et nomade, oubliant les peurs et les déceptions infligées.
Ce cœur, d’amour rempli, me regarde tendrement par delà les épreuves et le temps, m’aime comme avant, il abreuve de bonté et de douceur l’enfant qu’il reconnaît et a toujours aimé.

Une perle de pluie naît au coin de ses yeux d’océan tourmenté, elle raconte le bonheur passé, elle raconte l’amour donné et reçu, les heures passées à bercer l’enfant qui a grandi, comme l’espérance de pouvoir le gourmander longtemps, gentiment.
Son discours est plus lent et sa voix moins tonnante, qu’importe, il est là, devant l’entrée, il m’attend et ses bras sont aussi chauds et accueillants que dans mes souvenirs.
Je n’espère plus, je vis.
Je l’aime, le sait-il ?

                                                    Lunessences

(10/05/2004)

*

Emotions, essence de vie - Recueil de poésie écrit par Lunessences édité par les Editions Chloé des Lys (1ère et 4ème de couverture) 

*

interview effectué par Aragorn du Forum Ames-Poétiques:

Cela faisait un moment que je voulais une interview de Lunessences, à force de persévérence j’ai enfin réussis à la décider…Et pour rien vous cachez je ne suis pas déçus…Vous trouverez quelqu’un qui à vécu avec un oeil réfléchit sur ce qu’est la vie, ce qu’on doit d’en faire…Une personne qui garde un peu de son jardin secret…Quelqu’un de bien vous allez voir.

Pour commencer Lune, le résumé du film de ta vie c’est quoi?
Une adolescence qui ne dérogea pas aux règles de la majorité des jeunes,
quelques petites bêtises au collège et au lycée, une ambition démesurée
qui a fait un saut de 10 étages quand j’ai compris certaines réalités
de la vie. Des études donc interrompues mais aujourd’hui sans regret.
Maman de bonne heure, vivre en liberté devinrent mes objectifs. Très
maman poule j’ai appliqué la loi des femelles sauvages, protection et
prévention pour ma progéniture en leur apprenant très tôt à être
indépendant. Aujourd’hui mes enfants ont respectivement 27 et 23 ans,
et j’avoue qu’ils ont bien profité des enseignements de la vie.

Lunessences au quotidien, c’est qui, c’est quoi, c’est comment?
Lunessences (je vais me là jouer à la Delon) est une « chieuse », exigeante envers elle-même et envers les autres. C’est une femme parfois, une
insatisfaite tout le temps. Lunessences c’est terrible, car tellement
simple pourtant….

Une personne qui a marqué ton enfance?
Sans réfléchir : mon père.

Et à quoi rêvait Lunessences petite fille?
Je rêvais d’être une fée ou un avocat.

Ta scolarité et toi? C’était haine, amour, long fleuve tranquille…
J’ai toujours adoré l’école, apprendre, connaître, tout comprendre sauf les maths (j’ai horreur de ça !). Beaucoup de plaisirs dans ma scolarité, mais elle fût sabordée par l’envie d’indépendance et de liberté que j’éprouvais, donc j’ai stoppé très tôt mes études. Fini le long fleuve tranquille !

Te souviens-tu du jour où tu as franchis l’âge adulte?
Je m’en souviens parfaitement puisque c’était le 25 août 1980.

Pourquoi cette date, pourquoi le 25 Août 1980?
Date de naissance de ma fille.

La vie pour toi au jour le jour c’est plutôt? La vie en rose, I will survivre, je t’aime, Staying alive ou je marche seul…
Je pense un peu comme tout le monde, un jour avec, un jour sans. J’essaye
en général de me donner toutes les chances ou tous les outils pour
vivre le mieux possible, et pour cela c’est : « the eye of the tiger ».
Il y a des risques à vivre de cette façon là, en particulier d’apprécier la solitude.

Qu’est ce qu’il te fait avancer dans la vie?
Mes objectifs me font avancer, uniquement. Si je n’ai plus de projets je meurs.

Et avec le temps qu’as-tu perdu?
Ma confiance envers l’autre et ma fraîcheur.

Lunessences au quotidien c’est plutôt la passion ou bien la raison?
La passion nous fait sentir la vie battre en nous, vivifiante, elle est son expression extrême. La raison je n’en ai pas.

Une couleur qui te définirait le mieux?
En rouge et noir, mais j’adore le rose fuschia.

Et puis trois de tes qualités et trois de tes défauts?
Exigeante-autoritaire-méfiante-prudente- paradoxalement naïve et enfantine.

Un choix un seul, chocolat, cigarette, alcool ou amour?
Un choix cornélien, un peu d’Absinthe parfois, mais toujours un bout de chocolat et une cigarette après l’amour.

Et bien oui, cela serait trop facile sinon…Une question d’ordre plus générale maintenant tu es plutôt Tv, radio, livre?
Les trois : La télé pour les films,
La radio pour la musique,
Les livres, pour l’enseignement et la mémoire de l’humanité.

Tu invites trois personnalités actuellement dans l’actualité à manger chez toi, tu choisis qui?
Un spécialiste dans le droit au travail,
Un dans la défense des Droits de l’homme,
Et Casanova.

Al Gore frappe à ta porte, c’est quoi ta réaction?
Dehors ! Va signer le protocole de Kyoto, on verra après, hypocrite et menteur !

Attention Al Gore c’est un prix Nobel…En parlant de prix Nobel Je t’en offre un, lequel choisis-tu?
Prix Nobel : Aucun, ils ne servent à rien sauf aux buts mercantiles et publicitaires.

Qu’aimerais-tu inventer?
La société a pour valeur majeure le profit à tout prix, donc je souhaiterais
réinventer l’altruisme, surtout pour en droguer les Etats-Unis.

Le destin, fiction ou réalité?
Destin espéré ou voulu, on se le donne, le hasard n’existe pas. Il faut du
courage et beaucoup d’amour de soi pour se le forger, hélas, j’en ai
manqué.

Un regret, un seul et unique?
Ne pas avoir compris et accepter plus tôt que l’on a la vie que l’on se donne.

Une épitaphe?
Ne gît pas ici ! ou alors « oh non pas encore !! »

Merci beaucoup Lunessences de t’être ouvert à nous de cette façon, une bien jolie interview il est vrai…On va t’adorer encore plus maintenant…  

Aragorn

*

Lien de l’interview pour suivre les commentaires sur le forum:
http://amespoetique.niceboard.com

*

 La notion de tigre interviens dans l’Être Lunessence aussi dois-je l’évoquer.

Le tigre évoque, d’une manière générale, les idées de puissance et de férocité ; ce qui ne comporte pas que des signes négatifs. C’est un animal chasseur, et en celà un symbole de la caste guerrière. Dans la géomancie comme dans l’alchimie chinoise, le tigre s’oppose au dragon ; mais s’ il est , dans le premier cas, un symbole malfaisant, il figure dsans le second un principe actif, l’énergie, par opposition au principe humide et passif, le plomb opposé au mercure, le souffle au semen.

Les cinq tigres, symboles desforces protectrices, sont les gardiens des quatre points cardinaux et du centre. On donne d’ailleurs à pluseurs reprise, dans l’histoire et la légende chinoise, l’appellation de cinq tigres (wou ho) à des groupes de guerriers valeureux, protecteurs de l ‘empire. L’apparition d’un tigre blanc est un signe de la vertu royale. Le tigre est plus spécialement un animal du Nord, du solstice d’hiver, où il dévore les influences maléfiques. S’il est parfois la monture d’un Immortel, c’est qu’il est doué lui-même de longévité. Sa force symbolise encore, dans le Bouddhisme, celle de la foi, de l’effort spirituel, traversant la jungle des péchés, elle même figurée par une forêt de bambous….

*

 

Image de prévisualisation YouTube

[C’est tout simplement génial pour qui sait se transposer dans lesymbolisme du Tigre
Belle réalisation.
amicalement
ganeshabreizh
]

 

*

Monstre de l’obscurité et de la nouvelle lune, il est ausi une des figures du monde supérieure, le monde de la vie et  de la lumière naissante. On le voit souvent reproduis laissant échapper de sa gueule  l’être humain, représenté par un enfant. Il es t l’ancêtre su clan, assimilé  à la lune renaissante : la lumière qui revient (Carl Hentze dans Mythes et symboles lunaires, Anvers, 1932 et Mircea Eliade dans Traité d’histoire des religions, Paris, 1949, nouvelle édition, 1964).

…….

 

http://www.dailymotion.com/video/xbohl

 

*

Sur le banc du destin

Autre texte pour vous permettre de sentir la necessité qu’il y a  à lire son expression poétique:

Destin…

 

Assise sur un banc, dans cette ville de bruits inutiles,
 j’ai lancé un pont d’espoir et de douleur
 vers des souvenirs qui usent mon cœur.
Images d’odeurs qui font pleurer mes yeux au bord de ta fenêtre.

J’attends, j’attends ma vie depuis que tu es parti, faiblesse d’une femme au cœur tari,
fêlure d’une existence longue de mélancolie.
J’attends… Un rire, une voix, un signe qui jamais ne viendra.
Ame torturée qui ne sais plus vivre,
Cœur aride qui ne peut que survivre…Je suis.

Aujourd’hui, plus jamais ne serai ce que tu as connu, le temps a fait son œuvre, doucement sans bruit s’en est allé… Et s’est perdu.
Assise sur un banc, je regarde ma vie,
ressac éternel pour une erreur commise, un amour interdit
prière indécente pour un amour sacrilège voire libertin
d’un ange et d’une catin.

 

                                                               05/08/2006     

                                        Lunessences 
Copyright SGDL 2006
Tous droits réservés   

 

*

http://www.dailymotion.com/video/x1b84o

 

Nightswish et Lacrimosa – Deep silence complete – 4’03″

*

 

                            Ainsi en musique Lunessences vous dit au revoir et à bientôt sur la terres de sa poésie pour un nouveau partage qu’elle commence immédiatement par un dernier texte :

   Ecorchée vive

Il vit haut perché, là où la lune est née, cet homme froid que j’ai touché, hostile et glacial à tout ce qui n’était pas nous.

Je l’ai aimé pour sa beauté d’âme, et j’ai succombé sous le joug de sa chair.
Seigneur de mes nuits je l’ai baptisé et ma peau suinte encore ses caresses et nos ébats.
Il est ce que je suis et ce que je serai,
il est l’homme de toutes les nuits,
il est l’ivresse jusqu’à plus soif,
il est douleur d’aimer,
il est l’esprit fait homme, l’enfant au creux de mon ventre…

L’envie de son corps, de sa peau, ne se tait ni jour, ni nuit,
le désir de gémir sous ses étreintes me tenaille,
écorche ma chair…encore.
la folie me guette, l’odeur de son intimité affole mes sens.

Ange féroce et doux qui m’avez appris cette amoureuse rage, ne soyez plus aveugle et sourd à la luxure de mes suppliques !!
Mais le temps passe et l’automne de ma vie ôte déjà les agréments de ma chair.

                                                                                    Lunessences

                                                                             27/03/2004 

*

Tiger moon, la lune du tigre  

*

Lunessences par sa Lune du

Tigre salue en vous toutes vos parts de

Soleil et de Lune, elles sont autant de

parts de masculin et de féminin qui

l’habitent.

*

Ainsi le fun de la poésie s’accomplit dans un ultime partage en recherche fusionnelle d’échange avec:

 Lacrimosa – Allaine zu zweit – 3’28 »

*

http://www.dailymotion.com/video/x3rp1

*

 

Je n’ai vraiment pas envie de vous quitter alors retrouvons-nous sur toutes les pages des « Grenier Des Mots-Reflet » aussi souvent que vous  voudrez partager ; c’est gràce  à vous qu’ils existent au singulier de leurs pluriels.
ganeshabreizh-esotcelt-cherchant-kegineryann-yannesoganesh

*

A fleur de peau lunaire et solaire

 

                           

2007 02 28

A la découverte de Jean Cocteau

Classé sous Decouverte de Jourdan-Migonney-Cocteau-Roerich — ganeshabreizh @ 17:02

 

 

*

 

 

Jean CocteauJean Cocteau

1889-1963

 

*

 

Un demi-siècle durant, de 1910 à1960, le nom de Jean Cocteau n’a cessé de briller au premier plan de l’actualité artistique et mondaine. Sorte de funambule, volubile et omniprésent, son personnage a tour à tour amusé, subjugué ou exaspéré ses contemporains. Toute sa vie il fut « le prince frivole », l’éternel adolescent perpétuellement en avance sur les modes – qu’il fume l’opium ou qu’il revendique son homosexualité- . Celui qui étonne et qui dérange. IL accompli le prodige de réussir dans tous les arts et dans toutes les formes du spectacle avec l’incroyable facilité et l’apparente improvisation de qui se joue.

 

*

Jean Cocteau naquit le 5 juillet 1889 à Maisons – Lafitte, dans une famille d’agents de change. Il fut élevé au sein de cette bourgeoisie sur laquelle flottait alors un délicieux parfum artistique et où il était de bon ton de se frotter aux peintres, aux musiciens et aux acteurs. Des fées qui présidaient à sa naissance, le petit Jean avait reçu en don tous les arts avec, au suprême degré, l’art de plaire et l’ambition de faire un jour partie de l’aristocratie, celle que donne la noblesse ou que confère la réussite.

 

Le 4 avril 1908, le grand tragédien Edouard De Max organisa au Théâtre Femina une matinée poétique à laquelle se pressa le Tout – Paris. La séance était consacrée aux œuvres d’un jeune poète inconnu. Ce poète, c’était bien sûr Jean Cocteau dont le nom de vint célèbre du jour au lendemain

 

Il fréquenta les duchesse du Faubourg Saint Germain et les gloires littéraires du moment : Catulle Mendès, Anna de Noailles, Marcel Proust, Reynaldo Hahn, Lucien Daudet et Maurice Rostand.

 

Puis brusquement, il tourna le dos (!) à ces gloires consacrées pour rejoindre des individus qui habitaient Montmartre ou Montparnasse et dont les audaces faisaient hurler : Ils avaient nom Picasso, Max Jacob, Igor Stravinski, il devint leur ami et se fit le propagandiste zélé de l’art nouveau qu’ils inventaient.

 

Après avoir participé au lancement des Ballets Russes avec Diaghilev et Nijinski, il deviendra le meneur de jeu d’un mouvement musical dont il rédigea le manifeste (1918) : Le Groupe des Six dont le père spirituel était Erik Satie et qui comprenait Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc et Germaine Tailleferre. Ces musiciens se proposaient de retrouver les qualités spécifiques de la musique française- clarté, sobriété, concision – que menaçaient les grandes ombres de Wagner et du romantisme de Debussy et de l’impressionnisme.

georges Auric (1899-1983) Compositeur français *Louis Durey (1888-1979) Compositeur français de formation autodidacte*Arthur Honegger (1892-1955) Compositeur Suisse

Le Groupe des Six

Darius Milhaud (1892-1974) Compositeur français (443 opus) *Francis Poulenc (1892-1963) Compositeur français considéré comme autodidacte.*Germaine Tailleferre (1892-1983) Compositrice française

 

 

Cocteau est un prodigieux faire-valoir, un bateleur, un « public-relations » comme on dit aujourd’hui. Ce seront alors les scandales de « Parade » (1917) et des « Mariés de la Tour Eiffel » (1921).

Jean Cocteau révèlera au public les œuvres d’un enfant surdoué Raymond Radiguet, dont il fera publier le « Diable au Corps » et qui mourra à 20 ans.Raymond Radiguet (1903-1923) Romancier: Le diable au corps - Le bal du Comte d'Orgel (posthume)

 

*

 

En dépit d’une santé précaire, l’activité de Cocteau est hallucinante. Tour à tour romancier, poète, dramaturge, scénariste, acteur, metteur en scène de théâtre et puis de cinéma, critique, essayiste, auteurs d’arguments de ballets, créateur de décors et de costumes de théâtre, dessinateur d’affiches, de portraits, lithographe, céramiste, portier, il crée des modèles pour les verriers de Murano, pour les vitraux d’églises.

 

*

 

Où trouve-t-il l’énergie et l’intuition qui lui permettent d’être toujours, partout le premier, de capter les idées qui rôdent, de sentir les talents ? A peine croit-on le saisir, le cerner, l’immobiliser qu’il est déjà ailleurs. S’il avait vécu plus longtemps, Cocteau aurait été ce qu’on nomme aujourd’hui un phénomène médiatique.

 

*

 

Il possédait à l’extrême le sens de la publicité, du slogan. Ses phrases étonnent aujourd’hui encore :

« Les miroirs feraient bien de réfléchir avant de renvoyer les images. »

 

« Le tact dans l’audace, c’est de savoir jusqu’où on peut aller trop loin. »

 

« Les poètes trouvent d’abord et ne cherchent qu’après. »

 

« Le poète est un mensonge qui dit toujours la vérité. »

 

« Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d’en être l’organisateur. »

 

« Nous sommes le rêve d’un dormeur endormi si profondément qu’il ne sait même pas qu’il nous rêve. »

 

« J’ai vécu très au-dessus des moyens de mon épouse. »

 

*

 

Jean Cocteau est l’un des hommes clés de la première moitié de notre siècle. En obéissant au mot de Diaghilev « Etonne-moi ! », il a exprimé mieux qu’un autre l’âme inquiète de l’entre-deux-guerres.

 

*

A cet homme de scandales, et de provocations, les honneurs officiels n’ont pas manqué :

En 1949, il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur.

En 1955, le 10 janvier, il succède à Colette à l’Académie Royale de Langue et de Littérature Française de Belgique et le 3 mars il entre à l’Académie Française.

En 1956, il est fait Docteur Honoris Causa de l’Université d’Oxford et, en 1957, Membre Honoraire du National Institute of Arts and Letters.

En 1960, il est élu Prince des Poètes.

En 1961, il est élu Commandeur de la Légion d’Honneur

Une phrase de son discours de réception à l’Académie Française

(20 octobre 1955) mérite d’être cité :

 

« Qui donc avez-vous laissé s’asseoir à votre table ? Un homme sans cadre, sans papier, sans halte. C’est-à-dire qu’à un apatride, vous procurez des papiers d’identité, à un vagabond une halte, à un inculte le paravent du dictionnaire, un fauteuil à une fatigue, à une main que tout désarme, une épée. »

 

*

 

Cet homme si public aimait pourtant la solitude, cet infatigable bavard savait se taire, ce provocateur avait rencontré Dieu.

Dans des Chapelles, il aimait Lui parler, en peignant d’étonnantes fresques, comme autant de prières à Sa gloire.

Voici où l’on peut admirer les décorations murales de Jean Cocteau :

 

Saint-Jean-Cap-Ferrat (06)

Villa Santo-Sopir (Le génie du sommeil)

Décoration de la villa de Francine Weissweiller « santo-sospir » (1950)

*

 

Villefranche-sur-Mer (06)

Chapelle Saint-Pierre (1956)

 

Menton (06)

*

Salle des mariages de l’Hôtel de Ville (1957)

 

Milly-la-Forêt (91)

L'autel de la Chapelle St-Blaise des Simple-Milly la forêt

Chapelle Saint-Blaise-des-Simples (1959)

*

 

Londres

Eglise Notre-Dame-de-France (1959)

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Megève (74)

Hôtel du Mont-Blanc.

Fresques du Bar « Les Enfants Terribles »

*

 

Cap d’Ail (06)

Théâtre de plein air décoré de mosaïques (1960)

*

 

Metz (57)

 

Vitraux de l’Eglise St-Maximin (1962)

Vitraux de l'Eglise St-Maximin de Metz

 

*

 

Fréjus (83)

Notre Dame de Jérusalem de Fréjus

Chapelle Nore-Dame-de-Jérusalem à la Tour de Mare (1962 – inachevée)

 

*

Jean Cocteau

*

Cocteau est mort d’une attaque cardiaque le 11 octobre 193, deux heures après la mort de sa grande amie Edith Piaf qui avait créé en 1940 son « Bel indifférent ».

Il repose – enfin ! – dans le chœur de la Chapelle St-Blaise-des-Simples. A Milly-la-Forêt.

 

[Source : Tout sur tout – Petit dictionnaire de l’insolite et du sourire –Edition France Loisirs, Paris, 1986 – ISBN : 2-7242-2229-6]

 

2006 11 26

La solitude

Classé sous Pensees - Meditations - Citations — ganeshabreizh @ 14:53

 Angel

La solitude est la seule suite d’instants où l’on puisse réellement s’écouter, s’entendre parler, sans dire un mot, et penser, en se regardant dans le blanc de l’âme.

 

*

ganeshabreizh

*

L'unique banc sur blanc de l'âme à l'écoute du ramage de l'arbre solitaire.

2006 10 8

Se découvrir

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 21:39

Un trou …

Peu importe la profondeur

Et la couleur qui s’y trouve.

Y être

Avec son corps

Son coeur.

Il est l’heure,

L’âme s’entrouvre.

Son trou…

Mise à nu du sentiment

Terrestre, humain

Tombée au crochet de la vie.

Il suffit au souffle enfant

D’oxygéner demain

Pour créer l’occis,

Le ferment.

Planter le regret,

Déraciner la vengeance,

Extirper l’amertume,

Vider la solitude,

Laisser aux autres le jugement humain,

Accepter de Dieu celui de son essence.

Renaître après s’être dépouillé.

*

Cherchant

ganeshabreizh

*

Trou dans la croûte minérale

Christine

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 19:31

Nymphe

*

C ombien de fois ai-je appelé

H ache ce volcan solitude,

R ire amoureux, joie pétrifiée !

I ci ma nymphe et mon espoir

S culptant son visage penché.

T u as pu faire de mon âme

I nsistance d’astre blessé…

N age mon coeur vers la main qui

E lit en tremblant ton secours

*

Cherchant

ganeshabreizhn

Arrachement aux soupirs

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 10:59

Solitude

Detresse -Solitude

*************************************************************************************

Dans la chaleur des nuits

J’ai rêvé d’une main

Qui entraînait mon coeur

Sans une ombre, sans fleur,

Et cette main pleurait

En chantant sa rengaine.

Puis j’ai du murmurer

Le nom d’un tendre oiseau.

Bleu de douceur en fusion

Il m’a pris cette griffe

Qui me tuait l’espace

D’aimer le jour sans cri.

Absent de tout amour

Je me suis réveillé

Personne à mes côtés.

Ma bouche déformait

Un reflux solitude

Au froid de l’absolu nu.

Amère pensée ma traîne

Puisse-tu ramener

La renégate sans feinte.

Après tant de promesses

Puisses-tu recoller

Mes morceaux de détresse.

*

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