Le GRENIER des MOTS-REFLETS – Vol.I

2012 01 12

Fi de toute mélancolie !

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 14:24

Fi de toute mélancolie ! dans POESIE Fi-de-la-m%C3%A9lancolie

Fi de toute mélancolie !

Quand la voix intérieure, cette image cachée
De tout nos « soi-même » et de nos inconnus,
Manifeste, ainsi, comme un détachement,
Une part de nous-mêmes se livre à l’exercice
Induit par la musique d’une renaissance.

Vient se finir le temps de certaines souffrances,
Vient l’accompagnement vers l’absolu intense :
Il faut cesser ce flou, cet entre deux qui mine,
Où l’esprit se refuse au chant d’âme câline.

Oui, Ô poétesse, prends ta plume nourrie
De tous les lâcher-prise que tu as vu germer
Et laisser s’éloigner par lassitude ultime
D’un à quoi bon « je-sais » mais je ne le peux plus !

Dénoue enfin les liens, ils ne servent à rien,
Qu’à éteindre une flamme qui toujours se ranime.
Ta flamme, poétesse, est celle qui anime
Tant de sourires vrais autour de toi qui viens.

Transforme alors un peu tes cercles lumineux
En spirales de vie, en « respir’ » d’aujourd’hui,
Ce n’est pas sur demain que le présent s’appuye,
Renvoie le mental, maintenant l’esprit se meut.
C’est ça aussi, le lâcher-prise pour être.

Etoile du matin, relève un peu la tête,
Pour dresser fièrement ce regard de toi-même
Qui nous fait par tes mots rêver nos lendemains
Tant ta poésie berce un peu plus chaque jour
Les soupirs retenus et les « vouloirs » enfin,
Exacte vie subtile de tout ce que tu es.

Je retiens encore un peu de ce souffle puissant
D’être qui se libère et livre à son intimité
Les valeurs enfin bues qui ont fui l’illusion.

yann

2011 09 23

Quand la vraie vie t’interpelle ! Ou « La spirale-ascendante »

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Quand la vraie vie t’interpelle !

Ou « La spirale-ascendante »

 

Regarde un instant, dans le rétroviseur du temps,

Tu sais, ce temps,  que tu vis en dénie, en fleur d’ailleurs,

Ce temps d’outre monde, en cette société floue du paraître.

Regarde, et vois les transfuges de ceux qui se mentent à eux-mêmes.

Vois ces traces de nos pas mesurées à l’aune de nos bulles,

Ces traces de nos pas infusées calmement en regard de conscience.

Vois comme certaines s’estompent alors que d’autres se renforcent,

Se sculptent en quelque sorte, face au tailleur d’âme que chacun de nous est.

 

N’interprète plus… la vie n’est pas un rêve conscient.

Respire mon amour et « respîr—vit-d’abord-dans-l’expir »

Supprime enfin les résidus intimes de tous les « airs-de-toi »:

Ceux qui te parasitent et plombent un vouloir être,

Ceux qui de la société t’ouvrent portes faciles,

Livrant ta cohérence active à la facilité brute : mirage matériel.

N’interprète pas le profond des « traces-pensées »,

La densité de leurs formes n’a dépendu que de nos êtres.

 

Prends-la telle une évolution solaire sur un plan de spirale,

Ne la mesure-pas à l’aune du n’importe quoi,

Imprègne-toi d’elle, repense chaque pas en avant de l’esprit ;

En écho se révèle autant de pas en retrait fou,

D’un mental machinal: cette boisson de l’homme sourd,

Soumettant tout son être à la facilité.. se laissant diriger.

Ainsi naissent les ponts de l’éveil, quand la conscience naît

Pour  transcender enfin ce revivre vital du Soi.

 

Yann

20110923

 


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2009 04 28

L’Enfant qui initia la Terre – I – Gestation

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 10:18

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« On porte la vie, mais la Vie ne se donne pas, elle se confie »(yannesoganesh)

L’ Enfant qui initia la Terre

*

I  -  La Gestation

 

 

 » Au fil ténu de l’eau du temps

L’espace accordé d’un grand vent

Où crût la rose sans épine,

L’ Enfant donna la vie sans ruine. »

Il y eut ses larmes aux couleurs d’abandon,

Des sanglots de mer au son d’un soleil qui meurt

Les mains englouties dans un abîme sans fond.

Des éternités d’homme extirpant au bonheur

Les souffrances subies pour y lover l’ amour,

Comme un rayon de miel, spirales envoûtantes,

Recueillement universel de l’humain gourd

Vers son être intérieur aux vibrations montantes.

« Enfantant à son tour des lumières si pures

La marche des destins gravées dans les arbres,

Comme une danse, opalescente nourriture

D’un brouillard qui devint clairvoyance du marbre. »

Il y eut tant de voix pour chanter les nuances,

Pour que l’espace et le temps s’unissent enfin,

Pour que cessent tous les Samsaras. Sans préséance

Les échos percutèrent la muraille aux confins

Des ultimes égo débattant du mental ;

Cessèrent les dernières violences ; les cris,

Les haines sombrèrent en flux transcendental.

Apaisant le silence ! il panse les meurtris.

« Alors un sommeil vint, auréole violine ;

La tempérance parme en précieux univers

Illumine sa Terre d’une aura utérine.

L’athanor hermétique s’ouvrira au travers. »

Les voix s’éteignirent. Il ondoie de nouveau…

Sur les lèvres matricielles s’ouvre un sourire

Laissant la place mûre à l’ esprit en vive-eau

Fusionnement de la conscience, point de mire,

Dans les prairies de l’âme libre de s’unir

Au « Grand-Tout » pour créer l’indicible utopie,

Perfection du chemin, voie de son « infinir »

Que l’on tend innocent ver la neg-entropie.

ganeshabreizh

 

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2008 11 17

Il y a tant d’amour feu et d’oubli, d’habitude dans le toujours aimé des jours qui passent

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 21:29

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*

Il y a tant d’amour feu et d’oubli, d’habitude dans le toujours aimé des jours qui passent

Parceque tu peux comprendre je réponds à ton Être

Cette part de toi même qui demeure sans paraître.

Il n’y a pas de titre, juste une image absolue :

Coeur en filigrane sur les années mal vécues.

Toute graine d’espoir déposée en un coeur ouvert,

Toute douceur et puissance en regard nu entrouvert,

Intensifiant l’alors de l’émotion crue ce miroir

De la vie inversée pressentie mais non vouloir:

Juste reflet bleu de l’esprit en quête d’un non vu,

Peut, dans le construit de l’esprit qui se livre imprévu,

Fonder l’étai des présents à venir en nourrissant,

Infimes parcelles des temps antérieurs agissant,

Intime une création d’Amour indéfinissable,

Livrée pour faire en sorte que « l’inaccommodable »,

Tous les jours un peu plus, se rendent pour vaincre l’épreuve,

Pour tous les amours aimés et les amours vivre fleuve.

 ’

Lorsque l’on devient pour l’autre l’esprit, le sang, la foi,

La loi, l’endroit aussi bien que l’envers, l’oubli de soi

Vient créer l’entrevoir du lien destructeur, d’irraison,

Cette racine empoisonnée qui fait se désaimer l’Être à foison.

L’amour cru devient alors prison de vivre pour qui,

Ne sachant plus durer qu’en référence d’un acquis,

Imagine en souffle de vie qu’il ne faille qu’un être

Pour exister toujours au rythme du vécu en Hêtre,

Le dernier souffle te verra esclave d’ illusions ;

Puisque ta croyance aura survécu sans révisions,

Ce sont tes relatifs qui auront nourri tes voulus

Alors que 1a conscience vibrant le su absolu

Demandait à l’esprit de vaincre le mental racine

Juste pour exister un peu en « âme-médecine ».

Il suffirait de presque rien, juste un lâcher-prise blanc

Et le sel de terre, de mer panse le ciel en sang.

Il reste à adoucir l’instant en berçant les présents

D’autant de vibrations ailées que de pas en avant,

C’est la spirale qui s’ouvre, pas de retour arrière,

Il n’y a point de paix car il n’y a pas eu de guerre.

Pour adoucir l’instant lambda des réponses émises

Aux questions inconnues de l’indéfinissable crise

Du temps, et de l’espace, passe et ne traverse pas,

La croisée des chemins se fait en nos mea-culpa,

Ces quotidiens sommeils qui deviennent soleils brillants

Servant d’amer sûr et de phare aux hommes divaguant.

Quand on s’arrêtera à l’instant du regard pensé,

C’est dans les profondeurs oubliées du jamais sassé

Que l’on pourra puiser à l’ombre suie de nos mémoires,

L’instant créateur qui fera vivre un non-être espoir.

Nous voici au palier de l’agir, entre égo régnant,

Le Soi partageant sans compter de la vie le prégnant.

Il y a tant d’amour feu et d’oubli, d’habitude dans le toujours aimé des jours qui passent

Que les jours eux-mêmes initient en complétude leurs nuits propres à l’abri de quêtes lâsses.

Tu es la lettre majuscule qui enrichit l’écriture des corps chus et des bouts d’âmes

Et moi, je ne suis rien, que la ponctuation de toutes dimensions pour en chérir la flamme.

*

yannesoganesh

*

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2008 10 30

Tu es cette chanson de vie

Classé sous POESIE — ganeshabreizh @ 21:53

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Tu es cette chanson de vie


*

Tu es la terre verte, tu es la mer si bleue,

Et je suis cettte graine d’amour,

Et je suis toutes tes vagues.

Tu es notre croissance et son fleurissement,

Et nous nous nourrissons de notre amour

Jusqu’à nous vivre, jusqu’à la fin des temps.


C’est pour toi que la vie existe,

Par toi que l’enfant resplendit.

J’ai des larmes de bonheur,

Elles coulent sur mes joues,

Tu les bois de tes lèvres

Comme je le fais des tiennes,

Elles sont le sel de nos émotions vraies.


Tu es le temps du temps

Et je suis ta clepsydre

Et comme tu coules en moi

Je me nourris de toi tant je te goûte.

Tu es aussi le vent du destin,

Ce vent des jours de tous les jours du temps

Qui gonfle la voile de mon amour en spirale.

C’est lui qui m’amena à toi à travers le pot-au-noir.


C’est pour toi que la vie existe,

Par toi que l’enfant resplendit.

J’ai des larmes de bonheur,

Elles coulent sur mes joues,

Tu les bois de tes lèvres

Comme je le fais des tiennes,

Elles sont le sel de nos émotions vraies.

Tu es la rose exotiquement pure

Irisée des nuances du bleu terre, ciel et mer.

Ce sont les étamines de tes yeux sombres,

Ce sont tes regards d’horizon tendre

Qui font que sur le chemin de la vie,

Je suis pas à pas, d’existence en existence,

Leur étoile solaire, éternel soleil levant.

Jusqu’au chant de ta voix absolue que j’épouse !

Jusqu’au frisson je suis puisque tu es mes joies !


C’est pour toi que la vie existe,

Par toi que l’enfant resplendit.

J’ai des larmes de bonheur,

Elles coulent sur mes joues,

Tu les bois de tes lèvres

Comme je le fais des tiennes,

Elles sont le sel de nos émotions vraies.


Alors que tu respires et que ton souffle naît,

Tu deviens l’atmosphère qui nous permet de vivre.

Je suis l’air frais et l’air chaud, la caresse du temps,

La rivière du vent qui coule vers toi doucement ;

Tu es mon pays, le seul qui fasse l’Univers,

Mes bras se tendent pour l’amour de son expansion,

Car je sais que bien plus, mon amour, tu es l’offrande de foi,

De l’âme à l’âme pour que nous voyagions ensemble


C’est pour toi que la vie existe,

Par toi que l’enfant resplendit.

J’ai des larmes de bonheur,

Elles coulent sur mes joues,

Tu les bois de tes lèvres

Comme je le fais des tiennes,

C’est pour toi que la vie existe,

Par toi que l’enfant resplendit.

J’ai des larmes de bonheur,

Elles coulent sur mes joues,

Tu les bois de tes lèvres

Comme je le fais des tiennes,

Elles sont le sel de nos émotions vraies.

*
eso

*

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2008 07 5

Le silence

Classé sous Reflexions - Apartes — ganeshabreizh @ 4:24

  Quelques petits mots sur le silence,

Le silence et le mutisme sont de signification très différente.

Le silence est un prélude d’ouverture et de révélation, le mutisme est la fermeture à la révélation, soir par refus de la percevoir ou de la transmettre, soit par punition de l’avoir brouillée dans le tapage des gestes et des passions.

Le silence ouvre un passage, le mutisme le coupe.

Selon les traditions, il y eut un silence avant la création ; il y aura silence à la fin des temps.

Le silence enveloppe les grands événements, le mutisme les cache ; l’un donne aux choses grandeur et majesté ; l’autre les déprécie et les dégrade.

L’un marque un progrès (évolution spiralée), l’autre une régression (évolution linéaire, horizontale).

Le silence, disent les règles monastiques est une grande cérémonie. Dieu arrive dans l’âme qui fait régner en elle le silence, mais il rend muet qui se dissipe en bavardage et ne pénètre pas en qui s’enferme et se bloque dans le mutisme.

Le silence est partie intégrale de la méditation, il ouvre sur la voie intérieure, dans la conscience d’être.

Quelques mots du silence : (pour l’enfant au moment du coucher) :Chut! les Anges vont venir!

L’écoute

La vibration avec

Lâcher prise

Aimer

Ne rien dire

Regarder

Observer

Tendre la main

Le salut muet de la rencontre

Le souffle de la vie

[Essayez, vous verrez, il y en a encore tant à découvrir, vous pouvez me laisser vos propres mots du silence en commentaire, juste pour que nous partagions nos silences, je vous en ferais un poème.]

*

ganeshabreizh

[Gros clin d'oeil à Sahel la poétesse et Alex, fifille d'amour]

 

2007 03 2

Symbolisme et chiffre : le nombre 2 (deux)

Classé sous — ganeshabreizh @ 9:11

 

Symbolisme et chiffre : Le nombre 2

 

 

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Symbole d’opposition, de conflit, de réflexion, ce nombre indique l’équilibre réalisé ou des menaces latentes. Il est le chiffe de toutes les ambivalences et les dédoublements ; Il est la première et la plus radicale des divisions (le créateur et la créature, le blanc et le noir, le masculin et le féminin, la matière et l’esprit, etc.), celle dont découlent toutes les autres, il était attribué dans l’antiquité à la Mère ; il désigne le principe féminin. Et parmi ses redoutables ambivalences, il peut être le germe d’une évolution créatrice aussi bien que d’une involution désastreuse.Masculin féminin astrologique

 

Le nombre deux symbolise le dualisme, sur le quel repose toute la dialectique, tout effort, tout combat, tout mouvement, tout progrès. Mais la division est le principe de la multiplication, aussi bien que de la synthèse. Et la multiplication est bipolaire, elle augment ou diminue, selon le signe qui affecte le nombre.

 

Les deux exprime donc un antagonisme, qui de latent devient manifeste ; une rivalité, une réciprocité, qui peut être de haine autant que d’amour : une opposition, qui peut être contraire et incompatible, aussi bien que complémentaire et féconde.

 

Une image double dans la symbolique, deux lion, deux aigles, etc., renforce, en la multipliant, la valeur symbolique de l’image ou, à l’inverse, en la dédoublant, montre les divisions internes qui l’affaiblissent.

Naples under double eagle                         * Déité égyptienne-Aker-Double lion-Gardant les deux extrémités du jour.

 

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Toute la symbolique africaine repose sur un dualisme fondamental, considéré comme la loi cosmique par excellence : il y a dans l’homme la mort et la vie, le bien et le mal ; du même Gueno (dieu) viennent le bien et le mal ; toute chose à son aspect positif (diurne) et son aspect négatif (nocturne) ; à noter aussi la rivalité de a gauche et de la droite, du haut et du bas, de l’inférieur et du supérieur en chaque être et dans ses relations avec tout être, des points cardinaux opposés deux par deux, du jour et de la nuit, des sexes…[Hampate Ba, Amadou, Kaydara (document de l’Unesco).]

 

Dans le système arithmosophique des Bambara (du Mali), le chiffre de la dualité initiale et de la gémellité est un symbole d’union, d’amour ou d’amitié. [Germaine Dieterlen, Essai sur la religion des Bambara, Paris, 1951]

 

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Dans le monde celtique, un certain nombre de figures mythiques vont par deux, groupant ainsi des caractères opposés ou complémentaires. Le travail d’exploration et d’interprétation de la mythologie celtique n’est pas assez avancé pour qu’on en puisse nommer un grand nombre avec certitude, mais le couple, la dualité essentielle est, en pays celtique, celle du druide et du guerrier, souvent réunie ou concentrée en une seule entité divine. L’un représente la force, l’autre la sagesse de la tradition. Toute les séries ou constructions mythologiques respectent ce principe dualiste, qui s’intègre facilement dans une série de symboles numéraux couvrant le champ théologique. [Ogam, 12, 209-234 et 349-382, Tradition Celtique, Rennes, 1948.]

 

 

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En ce qui concerne le dualisme Chinois, il convient de se référer à la notion de Yin et Yang que voici :

Le caractère yin se compose de yin (exprimant la présence des nuages, le temps couvert) et de fou (la colline, le versant) ; yang se compose de yang (désignant le soleil élevé au-dessus de l’horizon, son action) et du même radical fou. Il s’agit donc originellement du versant ombreux et du versant ensoleillé d’une vallée, dont l’étude a pu être une des bases d’étude de la géomancie. Par extension, yin et yang désignent l’aspect obscur et l’aspect lumineux de toutes choses : l’aspect terrestre et l’aspect céleste ; l’aspect négatif, et l’aspect positif : l’aspect féminin et l’aspect masculin ; c’est en somme l’expression du dualisme et du complémentarisme universel. Yin et Yang n’existent que l’un par rapport à l’autre. Ils sont inséparables, et le rythme du monde, celui même de leur alternance : Yi yin, yi yang, dit le Hi-tseu : un yin, un yang, une fois yin, une fois yang.

 

*

 

Yin s’exprime dans le Yi-king par la ligne interrompue – -, Yang par la ligne continue – . Leur combinaison forme les trigrammes, les hexagrammes. Trois (ou six) lignes yin, c’est k’ouen, la perfection passive, la Terre ; trois (ou six) lignes yang, k’ien, la perfection active, le Ciel, Terre et Ciel, c’est la polarisation de l’Unité primordiale, du Grand Faite T’ai-ki : Un produit deux dit le Tao (aphorisme 42). L’Unité se polarise, se détermine en yin et yang : c’est le processus de la manifestation cosmique, la séparation en deux moitiés de l’Oeuf du Monde. Je suis Un qui devient Deux, dit une inscription égyptienne antique. D’une autre façon, si l’on se limite au domaine de la manifestation, yang et yin évoque respectivement l’unité et la dualité, la monade et la dyade des Pythagoriciens, l’impair et le pair.

 

Yin yang

Le symbolisme du Yin-Yang s’exprime par un cercle divisé en deux moitiés égales par une ligne sinueuse, une partie noir (yin), l’autre blanche (yang), dont on peut remarquer que la longueur deal séparation médiane est égale à celle de la demi-circonférence extérieure ; que le contour de chaque moitié yin et yang est donc égale au périmètre total de la figure. Un tel diagramme évoque la formule du kabbaliste Knor de Rosenroth : Le Ciel et la Terre étaient attachés l’un à l’autre et s’étreignaient mutuellement. L’alternance, l’union statique du yin et du yang s’expriment aussi par l’échiquier, le mandala quaternaire simple de Shiva. Le T’ai-ki t’ou de Tcheou Touen-yi les représente par trois anneaux concentriques, qu’un diamètre sépare en moitiés, alternativement noires et blanches. Mais leur aspect dynamique, productif (des cinq éléments et des dix mille êtres), en même temps que leur interprétation ne peuvent s’exprimer mieux que par le yin-yang, dont il faut encore observer que la moitié yin comporte un point yang et la moitié yang un point yin, signe de l’interdépendance des deux déterminations, trace de la lumière dans l’ombre et de l’ombre dans la lumière. Du point de vue spirituel, selon Frithjof Schuon, c’est le signe de la Présence réelle dans la nuit de l’ignorance et de l’individualité ou de la nuit dans l’universalité et le jour de la Connaissance. La ligne médiane peut représenter la trace d’une hélice évolutive, ce qui exprime le symbolisme du yin-yang en tant que cycle de la destinée individuelle : c’est l’élément d’une spirale de pas infinitésimale, les deux extrémités de la spire (entrée et sortie de la figure) correspondant à la naissance et à la mort.

 

Au Japon, Jikkan et Jûnishi correspondent au yin et au yang chinois. Il faut encore signaler un symbole très proche : le tomoe (ou plus précisément le mitsu-tomoe) japonais (qu’on dit originaire de Corée). C’est une forme plus dynamique encore du déroulement cyclique, qui représente les tendances cosmiques sous un aspect ternaire, familier à l’Inde. On a aussi noté que les joyaux impériaux du Japon (magatama) avaient la forme du demi yin-yang, proche de celle du croissant lunaire. Le yin-yang avait été mis autrefois en rapport avec les phases de la lune. Il s’agit évidemment encore d’un aspect de l’évolution cyclique, mais qui apparaît ici de nature subsidiaire, car la lune, astre nocturne, est toujours yin par rapport au soleil yang.

 

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Mitsu-tomoe

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[Sources :

 

Dr. Albert Chamfrault, Traité de médecine chinoise, Angoulême, 1957.

 

Marcel Granet, La pensée chinoise, Paris, 1934.

 

René Guénon, Le symbolisme de la Croix, Paris, 1931.

 

René Guénon, Le règne de la quantité et les signes des temps, Paris, 1945.

 

Jean Herbert, Aux sources du Japon : Le Shintô, Paris, 1964.

 

Jacques Lionnet, Les origines de la civilisation chinoise d’après les légendes, in Etudes Traditionnelles, Septembre 1956 numéro 334.

 

Matgioi (Albert Puyou Comte de Pouvourville), La voie métaphysique, Paris, 1936.

 

Gershom C. Scholem, la Kabbale et sa symbolique (traduction de Jean Boesse), Paris, 1966.

 

Paul Schilder, L’image du corps, Paris, 1968.

 

R. P. Léon Wieger, Caractères chinois, Hien-hien, 1932.

 

Richard Wilhelm, I Ging, das Buch der Wandlungen, Düsseldorf, 1956.

 

Yüan-Kuang et Ch. Canone, Méthode pratique de civilisation chinoise par le Yi-King, Paris, 1950.]

 

*

 

Ce symbole condense la plus profonde philosophie et la plus caractéristique de l’esprit chinois. Il n’éprouve guère le besoin de faire appel à des idées abstraites de nombre, de temps, d’espace, de cause, de rythme. Pour traduire ces notions, les Chinois ont ce symbole concret qui, avec le Tao, exprime tout l’ensemble de l’ordonnance du Monde et de celle de l’Esprit. Pour eux, il n’y a pas le temps d’une part et l’espace de l’autre ; ils ne peuvent les concevoir indépendamment des actions concrètes. L’action d’un homme, qu’elle soit manuelle ou intellectuelle, ne peut exister sans eux, de même que le temps et l’espace ne peuvent se concevoir sans action de l’homme.

 

Ils décomposent le temps en périodes et l’espace en régions, les périodes et les espaces sont qualifiés tantôt de yin, tantôt de yang suivant qu’ils sont clairs ou sombres, bons ou mauvais, intérieurs ou extérieurs, chauds ou froid, masculins ou féminin, ouverts ou fermés, etc.

 

Le yin et le yang sont l’analyse et l’image des représentations spatio-temporelles.

 

Très tôt, les chinois s’en sont servis pour l’utilisation religieuse des sites et des occasions ; ces symboles commandaient alors la liturgie et le cérémonial, de même que l’art topographique et chronologique.

 

Le Yin et le Yang, bien qu’ils représentent deux contraires, ne s’opposent jamais, de façon absolue, parce qu’entre eux il y a toujours une période de mutation qui permet une continuité ; tout, homme, temps, espace est tantôt yin, tantôt yang ; simultanément, tout tient des deux par son devenir même et son dynamisme, avec sa double possibilité d’évolution et d’involution.

 

La littérature chinoise se rapporte toujours, sous des allusions plus ou moins claires, au Yin et au Yang.

 

Peux-tu ouvrir et clore les Célestes Battants. (Lao-Tse).

 

Dans le livre de Mao-Tse-Tung, La stratégie de la guerre révolutionnaire, on lira :

 

La Chine est un grand pays où la nuit tombe à l’Ouest, quand le jour se lève à l’Est ; où la lumière se retire au Midi, tandis que le Nord s’éclaire.

 

Et plus loin :

 

L’échec est souvent l’accoucheur du succès.

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Selon l’arithmosophie d’Allendy, deux est le nombre de la différenciation relative, de la réciprocité antagoniste ou attractive. [Dr. René Allendy, 19, Le symbolisme des nombres, Paris, 1948.] Comme tout progrès ne s’opère que par une certaine opposition, tout au moins par la négation de ce que l’on veut dépasser, deux est le moteur du développement différencié et du progrès. Il est l’autre en tant qu’autre. De même si la personnalité se pose en s’opposant, comme on l’a dit, deux est le principe moteur sur la voie de l’individualisation. Les symboles binaires ou les couples (se référer au symbolisme des jumeaux), sont innombrables dans toutes les traditions ; ils sont à l’origine de toute pensée, de toute manifestation, de tout mouvement.

 

*

 

Dans la culture iranienne, on retrouve le chiffre deux attaché aux thèmes suivants :

- le jour et la nuit présenté comme deux aspects de l’éternel retour du temps et du mouvement célestes ;

- le monde d’ici-bas et le monde de l’au-delà, symbolisé par deux demeures ou deux palais (do-sarâ) ;

- la vie terrestre représentée par une demeure faite de poussière, où existent deux portes, l’une pour entrer et l’autre pour sortir, c’est à dire mourir ;

- la brièveté de la vie illustrée par un séjour de deux jours (do-rûza-mâqam) dans ce monde ;

- Les divergences et les différends entre les homes de chaque époque ont été traduits par un climat où règnent deux atmosphères (do-havâî).

 

*

 

Dans les descriptions populaires poétiques de la beauté d’une femme, certaines parties de son corps et de son visage sont associées deux par deux à des images que l’on retrouve dans tous les contes populaires. En voici un exemple :

 

« Deux boucles d’oreilles de perles ornaient ses deux lobes, deux tresses comme deux bouquets de narcisses caressaient la rose de son visage où deux grains de beauté faisaient penser à deux Indous noirs s’asseyant au bord de la source de ses lèvres ; ses deux yeux ressemblaient à deux narcisses, ses deux lèvres à deux cornalines suaves, et ses sourcils étaient dessinés comme deux arcs…. ses deux seins comme deux citrons doux d’Omman se devinaient sous sa chemise de soie… ; ses deux jambes avaient la grâce de deux colonnes d’ivoire, etc. »

 

En témoignage de son respect ou de son amour, au cours de libations, le héros mets les deux genoux sur le sol, en offrant des deux mains une coupe de vin à sa princesse ou à sa bien-aimée.

Pour exorciser les esprits malfaisants ou pour briser l’enchantement d’un château, le héros récite deux rak’at de prières musulmanes.

fateha - first rak'at

 

Pour bien rendre l’image d’un démon, l’accent est toujours mis sur ses deux cornes.Démon

Les principales expressions persanes utilisant le chiffre deux sont très nombreuses et tendent toutes à montrer que les vertus du sujet sont doublées, décuplées, portées en quelque sorte au carré ou à l’infini. Le deux multiplie la puissance à l’infini, dans la symbolique persane. Par exemple, le messager à deux chevaux signifie une extrême rapidité ; une tente à deux compartiments, l’extrême confort, etc.

[Voir par exemple Nizami, Haft-paykar, ed.Vahid Dastgerdi (2° édition), Téhéran 1334 H.s. p. 354, 101-147 ; Mohammad Kâzen, ‘Alamârâ-ye Nâderî, Moscou, 1960, p. 586.]

 

 

 

 

[Autre Source : Dictionnaire des Symboles, Mythes, Rêves, Coutumes, Gestes, Formes, Figures, Couleurs, Nombres

Editions Robert Laffont/Jupiter

Collection Bouquins

Paris, 1969, 1982

ISBN : 2.221.50319.8]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2006 11 18

Méditation I – Coeur…Amour… »Non-lien » et Chakra du Coeur

Classé sous Pensees - Meditations - Citations — ganeshabreizh @ 18:14

*Le chakra du coeur par Christophe Dacier  - www.visionsetaura.free.fr

L’image ci-dessus est un très beau chakra du cœur avec un mouvement spiralé 
et les couleurs pastel des sphères spirituelles (rose, bleu, indigo…).

Ce genre de chakra peut avoir dans ses couches les plus extérieures 
donc cosmiques des dimensions de plusieurs mètres.

Le mauve du centre indique la profondeur de l’amour, le bleu est le signe de la compassion, 
le rose pâle est le signe d’une dimension spirituelle d’harmonie 
(liée aux déesses Lakshmi ou Vénus). 
Une personne aura des couleurs différentes selon ses lignées spirituelles.

Christophe Dacier

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Tendre espoir de la flamme

Ne cesse pas  d’aimer

Le coeur de son Amour

Puisqu’il ne peut lui appartenir

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Ganeshabreizh

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Chakra du coeur (vue de côté) par Christophe Dacier - www.visionset aura.free.fr

Voici une vue de coté en coupe du chakra du cœur, celui-ci fonctionne correctement, il est alimenté dans sa racine par l’énergie rouge des chakras inférieurs. Il est aussi alimenté par le jaune du mental et le bleu des méditations par les chakras qui sont au dessus. Sa racine est harmonieuse, elle est suffisamment rigide pour apporter une structure et assez souple pour s’adapter à de nouvelles situations.

Les différentes strates extérieures correspondent  à divers plans de conscience et de méditation, ces dernières sont régulières.

Christophe Dacier

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Chakra du coeur en coupe (Dysfonctionnement)- par Christophe Dacier - www.visionsetaura.free.fr

Voici une vue de coté en coupe d’un chakra du cœur présentant de graves troubles.

L’alimentation en énergie est très fine (trait rouge venant des chakras inférieurs), mais très dense, ce qui peut donner une impulsivité dans les relations amoureuses. Le trait jaune descendant du mental est très large, ce qui donne aussi une prise de contrôle du mental sur un domaine où il n’a rien à faire : les amours. 

Dans le dos, sur la colonne vertébrale il existe un gros bouchon noir d’énergies qui ne circulent pas (et qui ne sont pas reconnues), d’où une impossibilité à reconnaître qui est bon à aimer, au moins dans les amours humaines, car dans les plans spirituels l’amour est lié à l’existence et se donne sans compter sans attendre et n’est pas atteignable par les manipulations diverses – ce n’est pas le même plan.

Nous voyons dans le cône qui est dans le corps physique des taches noires qui sont des émotions bloquées (elles n’ont pas obligatoirement pour origine le propriétaire du chakra mais il lui appartient de s’en débarrasser).

Les strates extérieures correspondent aux plans extérieures et aux relations. Nous observons des vides, qui sont des domaines de la  vie qui ne sont pas investis (par exemple une incapacité à ressentir de l’amour d’une autre personne ou d’un autre être vivant – enfant, arbre dans une certaine proximité). Je vois aussi une couche très dense qui indique un surinvestissement affectif, voire une avidité. Ce surinvestissement affectif est une compensation, ce qui peut donner un comportement amoureux apprécié mais non équilibré. Dans le quotidien, cette personne peut avoir un grand besoin – jamais satisfait – d’être aimé avec diverses stratégies de séduction au détriment d’elle même. Ce qui induit qu’il y aura un changement ou un retournement de situation dans la relation amoureuse, parfois des violences, des tromperies, des mensonges.

Christophe Dacier.

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